
Le financement extra-communautaire
des opérations militaires de l’UE ne devrait pas complètement modifié. La volonté de la présidence française de l’UE de réviser en profondeur ce mécanisme (dénommé
Athena) qui oblige tous les Etats membres à contribuer, en partie (environ 10% des frais sont
financés en commun, le reste étant à la charge des Etats participant directement à l’opération), n’a pu être atteint totalement. L’hostilité de certains pays – Allemagne en tête (voir
l'
entretien avec le ministre de la défense Jung en octobre dernier) – qui ne voulaient pas contribuer davantage à la Politique
européenne de sécurité et de défense (PESD) a eu raison des premières ambitions.
Pressée de boucler le dossier, et craignant qu’il n’avance guère sous la présidence suivante, la présidence française a donc « bâclé » le dossier. Et le texte, publié la veille de Noël (voir le
0114:FR:PDF" target="_blank">JO du 23 décembre), est
« plus proche du règlement actuel que du projet
présenté en début de présidence » comme l’explique finement un connaisseur du dossier.
L’idée de donner davantage d’autonomie au commandant d’opération et au comité spécial Athena (sans adoption par le Conseil) a été limitée. De même le versement d’une contribution anticipée par les
Etats membres a été abandonné. En revanche la liste des dépenses financées en commun a été augmentée. Un ajout qui correspond surtout à la consolidation de la pratique suivie, comme lors de
l’opération Eufor Tchad RCA.
plus de détails dans
Europolitique (article publié ce lundi)
Par Nicolas Gros-Verheyde
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Publié dans : La PESD: comment çà marche