Le ministre de la Défense
grec, Evangelos Vénizélos, a annoncé, la semaine dernière, vouloir explorer une nouvelle philosophie dans les relations greco-turques, en reconnaissant notamment que la Grèce ne devrait, ni
s’attendre, ni se préparer à une guerre généralisée avec la Turquie mais à des crises militaires de courte durée, susceptibles d’être exploitées sur le plan diplomatique
ultérieurement.
Lors d'une réunion avec la commission parlementaire des Affaires étrangères et de la Défense, jeudi à Athènes, il a ainsi estimé que les violations de la chasse turque au-dessus de la mer Egée (ou du moins ce que la Grèce considère comme des violations de son territoire) ne sont « rien d’autre que des
pressions politiques, visant à conduire la Grèce à la table des négociations diplomatiques, dans des conditions plus difficiles pour elle ». Pour le
ministre, si la Grèce s’attendait à une guerre généralisée, cela signifierait, en fait, remettre en question l’ensemble des relations internationales et ses
alliances (*).
Une volonté de détente avec les voisins. De façon plus générale, le Pasok - qui gouverne désormais en Grèce - semble vouloir ainsi enclencher un nouveau
climat plus détendu avec ses voisins. En témoigne également la tentative de régler, enfin, de façon définitive, la question du nom de la république voisine de Macédoine issue de l'ex-Yougoslavie.
Contentieux qui bloque l'adhésion de ce pays à l'OTAN comme les négociations vers l'adhésion à l'UE.
Un pays qui vit au-dessus de ses moyens. Il y a aussi des nécessités très terre-à-terre, bien économiques à cette révision géostratégique. Avec 2,8% du PIB
consacrés aux dépenses militaires, la Grèce a un des plus forts taux de dépense du continent devant la Bulgarie (2,6%), la France (2,3%), le Royaume-Uni (2,2%) (**). Et les dépenses ont fait un
bond de 11% entre 2007 et 2008. Mais le déficit public a atteint, lui aussi, un record : près de 13% selon le gouvernement. Et cela nécessite des mesures drastiques. Il paraît ainsi
certain que certaines dépenses militaires et, particulièrement, certains engagements d'équipement devront être réexaminées.
Une politique d'achats revue. On comprend ainsi la prudence avec laquelle le ministre de la défense grec a répondu à son homologue français, Hervé Morin qui lui rendait visite, lundi 23 novembre. La France est, en effet, en première ligne pour plusieurs équipements grecs lancés par l'ancien gouvernement (lire : La Grèce fait son marché en France (mais pas de Rafale?). Concernant les frégates, Vénizélos a expliqué sa volonté de continuer les négociations pour une "aussi grande implication grecque que possible dans le transfert de technologie et la meilleure valeur ajoutée grecque » Autrement dit de meilleurs contreparties pour la Grèce. Concernant les hélicoptères NH-90 et Puma, il y a encore nécessité de « recherche de solutions communes » ; aux Français de régler les problèmes qui surgissent sur le NH90, ce qui permettra d'avancer sur le Puma. Quant à l'achat d'avions de chasse, cela semble plutôt mal parti pour le Rafale. Et les déclarations du ministre sur la Turquie laissent plutôt entendre que la Grèce veut mettre une pédale douce sur ce type d'achat.
(*) On a l'impression que le commentaire écrit il y a 50 ans et que vient de republier Ekathimerini reste en partie toujours vrai : «On paper, both Greek and Turkish military units constitute half of NATO’s land forces. The Turks have 20 divisions and the Greeks 12 in NATO but, in both countries, the greatest proportion of their military is concerned with domestic security and is not available to NATO. The size of the area being defended is out of proportion. Greek and Turkish forces could play a decisive role in the event of any local dispute but would not be capable of acting as a deterrent to a powerful aggressor or keep it at bay for any length of time » écrivait Michalis Katsigeras en... 1959 !
(**) Source : OTAN, dépenses 2008
C'est un CSU,
Chrétien-démocrate bavarois,
(Brève d'été)
Sir David Richards succède à Richard Dannat comme chef d'Etat-Major de l'armée britannique. Né en 1952, engagé à 19 ans dans l'artillerie, il sert en Extrême-Orient et en Allemagne (29e Commando
Regiment Royal Artillery, 11e brigade blindée, 3e Regiment Royal Horse Artillerie...) sans compter les tours opérationnels en Irlande du Nord, où l'armée est appelée à la rescousse face au
"terroristes" de l'IRA. Promu brigadier général en 1996, il sert au quartier-général britannique d'opérations à partir de 1998 : il supervise notamment les interventions à Timor Est (1999) et au
Sierre Leone (2000). Chef du corps de réaction rapide allié en avril 2001, il sert en Afghanistan, à l'IFAS entre mai 206 et février 2007, période pendant laquelle l'OTAN étend sa présence au sud
et à l'est du pays. Puis il devient commandant en chef de l'armée de terre. Marié à Caroline, il a deux filles (Joanna et Pippa).
En Pologne, après la mort du capitaine
Daniel Ambrozinski en Afghanistan (1) et le coup de gueule, suivi d'une mise à la porte, du chef d'Etat major de l'armée de terre, la polémique fait rage. Et "
Inattendu. Ce qui s'est passé le
week-end dernier en Suède. Un bateau de la marine suédoise, un bateau de Combat 90, a fait une "embardée" et atterrit... sur la route bordant le canal. Il participait à la fête du canal, à
Söderköping (à l'est de la Suède) et allait à pleine vitesse quand, pour une raison inconnue, il a quitté "le canal" pour atterrir dans l'herbe, sur la berge, à quelques mètres des spectateurs. Un
spectacle non prévu par les organisateurs et... la marine !
La petite armée slovène serre la vis pour 2009 et réduit de 20%
son budget (1). Le budget prévu pour 2009 de 631 millions d'euros sera ainsi réduit à 589 millions d'euros. Voire 552 millions d'euros. En effet, il a été nécessaire d'augmenter l'enveloppe
consacrée aux traitements (20 milions d'euros).
Pris dans la tourmente qui a
atteint le gouvernement Browne, le ministre britannique de la Défense, John Hutton, a annoncé sa démision, pour des raisons qu'il n'a pas voulu expliciter autrement qu'étant personnelles.