La mission indépendante chargée d'établir la vérité sur le conflit en Géorgie présidée par la suisse Hendi Tagliavini, vient de rendre son rapport.
Le premier du genre. Son rapport est donc important à plus d'un titre. C'est le premier du genre dans l'histoire de l'Union européenne. Il intervient : 1) dans un conflit opposant la Russie à un autre pays du continent européen, 2) en application de l'accord signé entre l'Union européenne et la Russie, accord Medvedev - Sarkozy, vers un cessez-le-feu d'abord, puis un règlement pacifique du conflit 3) est publié presque "à chaud" : un peu plus d'un an après le début du conflit. Autant dire qu'il n'était pas évident.
La réponse est claire : les Géorgiens ont attaqué en premier, les violations du DIH sont le fait surtout de Sud-Ossètes. C'est un "tir nourri de l'artillerie géorgienne" qui a ouvert le conflit, dans la nuit du 7 au 8 août 2008. Suivi par d'autres mouvements de l'armée géorgienne visant Tskhinvali (Ossétie du sud) et les zones environnantes, qui furent bientôt sous le feu impliquant des unités militaires et éléments armés abkhazes, sud ossètes et russes. Et c'est dans un mouvement de contre-attaque que les Russes ont pénétré en Géorgie. (...) Beaucoup de violations du droit international humanitaire sont dus à l'action de groupes armés irréguliers venant du coté sud-ossète que les forces armées russes ne voulaient ou n'avaient pu contrôler de façon adéquate". Mais pour le rapport, ceci n'est que "le point culminant d'une longue période d'augmentation des tensions, de provocations et d'incidents". Et, encore aujourd'hui, "malgré la mise en place d'une mission d'observation de l'UE et les conversations de Genève, la sitaution reste tendue et volative et il existe beaucoup de craintes d'une reprise des hostilités".
(maj) Le soutien américain en arrière plan. Le rapport met en lumière, sinon en cause, l'assistance militaire américaine. "Les Etats-Unis ont mis en place un programme d'aide militaire extensif pour la Géorgie, sur le plan de l'entraînement, de l'équipement et assorti de moyens financiers. Cette aide militaire était en premier lieu destinée à assister la Géorgie pour reprendre le plein contrôle de la vallée de Pankisi dans le Caucase où des combattants tchétchènes avaient prétendument trouvé refuge, comme la Russie l'a déclaré. Ensuite, cette aide était destinée à préparer les forces armées géorgiennes à des missions internationales, au Kosovo, en Irak, en Afghanistan. A la fin, les forces armées de la Géorgie avaient doublé leurs forces en termes d'homes par rapport aux années Shevardnadze, étaient mieux entraînées et équipées qu'auparavant, et les forces étaient logées dans des bases militaires modernisées : la plus importante d'entre elles était à Senaki face à l'Abkhazie, et l'autre près de Gori face à l'Ossétie du Sud. Plus d'une centaine de conseillers militaires étaient aux cotés des forces armées géorgiennes quand le conflit a éclaté en août 2008, et on estime qu'un nombre plus large de spécialistes et conseillers US étaient actifs dans les différentes administration et structures du pouvoir géorgien. Un soutien militaire - en équipement et entraînement - avait également été fourni par un nombre d'autres papiers conduit par l'Ukraine, la république Tchèque et Israël."
Rapport à télécharger ici - chapitre 1 (résumé, introduction). complet à télécharger sur le site de la Mission.
Le premier du genre. Son rapport est donc important à plus d'un titre. C'est le premier du genre dans l'histoire de l'Union européenne. Il intervient : 1) dans un conflit opposant la Russie à un autre pays du continent européen, 2) en application de l'accord signé entre l'Union européenne et la Russie, accord Medvedev - Sarkozy, vers un cessez-le-feu d'abord, puis un règlement pacifique du conflit 3) est publié presque "à chaud" : un peu plus d'un an après le début du conflit. Autant dire qu'il n'était pas évident.
La réponse est claire : les Géorgiens ont attaqué en premier, les violations du DIH sont le fait surtout de Sud-Ossètes. C'est un "tir nourri de l'artillerie géorgienne" qui a ouvert le conflit, dans la nuit du 7 au 8 août 2008. Suivi par d'autres mouvements de l'armée géorgienne visant Tskhinvali (Ossétie du sud) et les zones environnantes, qui furent bientôt sous le feu impliquant des unités militaires et éléments armés abkhazes, sud ossètes et russes. Et c'est dans un mouvement de contre-attaque que les Russes ont pénétré en Géorgie. (...) Beaucoup de violations du droit international humanitaire sont dus à l'action de groupes armés irréguliers venant du coté sud-ossète que les forces armées russes ne voulaient ou n'avaient pu contrôler de façon adéquate". Mais pour le rapport, ceci n'est que "le point culminant d'une longue période d'augmentation des tensions, de provocations et d'incidents". Et, encore aujourd'hui, "malgré la mise en place d'une mission d'observation de l'UE et les conversations de Genève, la sitaution reste tendue et volative et il existe beaucoup de craintes d'une reprise des hostilités".
(maj) Le soutien américain en arrière plan. Le rapport met en lumière, sinon en cause, l'assistance militaire américaine. "Les Etats-Unis ont mis en place un programme d'aide militaire extensif pour la Géorgie, sur le plan de l'entraînement, de l'équipement et assorti de moyens financiers. Cette aide militaire était en premier lieu destinée à assister la Géorgie pour reprendre le plein contrôle de la vallée de Pankisi dans le Caucase où des combattants tchétchènes avaient prétendument trouvé refuge, comme la Russie l'a déclaré. Ensuite, cette aide était destinée à préparer les forces armées géorgiennes à des missions internationales, au Kosovo, en Irak, en Afghanistan. A la fin, les forces armées de la Géorgie avaient doublé leurs forces en termes d'homes par rapport aux années Shevardnadze, étaient mieux entraînées et équipées qu'auparavant, et les forces étaient logées dans des bases militaires modernisées : la plus importante d'entre elles était à Senaki face à l'Abkhazie, et l'autre près de Gori face à l'Ossétie du Sud. Plus d'une centaine de conseillers militaires étaient aux cotés des forces armées géorgiennes quand le conflit a éclaté en août 2008, et on estime qu'un nombre plus large de spécialistes et conseillers US étaient actifs dans les différentes administration et structures du pouvoir géorgien. Un soutien militaire - en équipement et entraînement - avait également été fourni par un nombre d'autres papiers conduit par l'Ukraine, la république Tchèque et Israël."
Rapport à télécharger ici - chapitre 1 (résumé, introduction). complet à télécharger sur le site de la Mission.
Le chef de la mision des observateurs
européens en Géorgie (Eumm Georgia),
4e réunion du
mécanisme de prévention des incidents
Les 27 ministres des Affaires étrangères
de l'UE vont officiellement, le 27 juillet, prolonger la mission d'observation de l’UE en Géorgie (EUMM Georgia) d’un an (jusqu'à septembre 2010). Son format devrait rester globalement inchangé.
Mais le plan d’opération (OpPlan) est légèrement modifié. L'UE reste, en effet, après le départ de la MONUG (force des Nations-Unies en Géorgie), présente à la lisière de l'Abkhazie, et des
observateurs de l'OSCE, la seule force d'observation internationale présente dans la région.
Finis les Panhard bleus
français, les Mercedes bulgares ou les Dzik kakis Polonais... les observateurs de l'Union européenne (EUMM) au Field Office de Gori, face à l'Ossétie du Sud, vont pouvoir s'asseoir à bord d'un seul
type de véhicules: des Toyota Land cruisers, blindés de 4,5 tonnes, peints en blancs. Un changement bienvenu à plusieurs titres. Pour les véhicules qui, depuis le début de la mission, en octobre
2008, ont déjà effectué près de 1810 patrouilles et parcouru 176.000 kms, est venu le temps du repos. Mais surtout, cela va faciliter et accroître la visibilité de la mission de l'UE dans la
région.
Le chauffeur d'une
ambulance (1) qui accompagnait une des patrouilles de l'EUMM - la force d'observation de l'Union européenne en Géorgie - près de la frontière ou "limite administrative" avec l'Abkhazie, a été tué
ce matin par l'explosion d'une mine.
Cette enquête de deux journalistes russes
peut être lue comme un polar mais est plus que nécessaire pour comprendre la Russie d’aujourd’hui.
Le AMZ polonais sur la route © NGV
Les Hummer italiens repeints en blanc sur le parking de
Tbilissi © NGV
