Golfe d'Aden - Somalie pirates

Par Nicolas Gros-Verheyde - Publié dans : Golfe d'Aden - Somalie pirates
Samedi 7 novembre 2009
Après en avoir beaucoup parlé, voici des photos des drones américains MQ9 Reaper basés aux Seychelles. Ils seront au nombre de trois, a précisé le commandement Africom lors d'une présentation à la presse. Le premier drone a été activé dans l'archipel le 25 octobre (lire les drones US arrivent). « Avec ce déploiement, le signal est clair : aucune activité criminelle ne sera indétectable » a expliqué Joel Morgan, le ministre des Transports et la Pêche, qui préside le Comité de Haut niveau sur la lutte contre la piraterie. La première tâche confiée à ces drônes, en effet, outre la surveillance classique de l'Océan indien, la prise de photos de bateaux suspects ou autres, sera de pouvoir repérer une éventuelle base, mobile ou fixe, provisoire ou permanente, des pirates dans les iles des Seychelles ou alentours. « L'utilisation d'un tel outil de technologie sophistiquée est cruciale dans notre guerre totale contre la piraterie pour contrôler et protéger une aussi vaste zone que les océans ».

Une guerre contre la piraterie. L'archipel — qui compte 115 iles et 1,3 km2 de zone économique exclusive — est, en effet, frappé de plein fouet par la piraterie (1)« Nous sommes menacés à la fois par des actes physiques, en prenant des navires en otage dans notre zone économique exclusive, et également par l'impact économique de la piraterie sur le secteur maritime (marine marchande, pêches, croisières et industries des super yachts » explique Joël Morgan. Pour lui, c'est donc une vértiable "guerre" qui se mène contre la piraterie. Et cette lutte doit se mener sur plusieurs plans : « diplomatie, capacités militaires, surveillance, partage d'informations, ressources financières et humaines ». 

Un "hub" de la lutte contre la piraterie. Les Seychelles ont appelé depuis mois la communauté internationale à la rescousse. Et il y a du répondant. apparemment.  C'est effectivement aux Seychelles que les Européens d'Atalanta ont basé leurs avions de patrouille maritimes fournis par le Luxembourg, les Français leurs équipes de protection embarquées à bord de thoniers (français), rejoints déjà désormais par des privés de Minimal Risk qui protègent les thoniers basques (battant pavillon des Seychelles, l'archipel ayant autorisé le déploiement de gardes privés à bord des navires). Plusieurs forces — « USA, EUNAVFOR, OTAN, Inde, France Russie, Royaume-Uni et d'autres » effectuent aussi des patrouilles maritimes autour de l'archipel. L'ambition est de faire des Seychelles un « hub de la surveillance anti-piraterie et des actions anti-pirates » considère Joël Morgan.

Plusieurs accords Sofa signés ou en cours. Des négociations ont abouti à la signature de plusieurs SOFA (Status of Forces Agreement ou accords de protection des forces) : avec les Etats-Unis (en juillet 2009, un accord qui doit être ratifié dans les jours qui viennent par l'assemblée seychelloise), avec la France (en septembre 2009, pour la présence des Equipes de protection embarquées à bord des bateaux de pêche), et avec l'Union européenne (le texte est prêt, le principe de la signature également du coté de l'UE mais il reste encore quelques difficultés à résoudre - notamment au plan du soutien financier de l'UE -, j'y reviendrai). Des discussions sont également menées avec l'OTAN pour un accord similaire. Un MoU (Memorandum of Understanding) a également été signé avec le Royaume-Uni.


Démonstration de force US. Les drones basés aux Seychelles sont désarmés. Mais « cette possibilité existe » précise le commandement US en Afrique (Africom). Pour l'armée américaine, cette base « provisoire » est une démonstration, à la fois de la présence américaine en Afrique et de sa volonté de resserer les liens avec les Etats africainset les organisations de la région, mais aussi de « l'efficacité de l'utilisation des drones dans la surveillance des côtes et des mers ».

Caractéristiques. Le MQ-9 Reaper est un drone de moyenne à haute altitude équipé d'un moteur turbopropulsé Honeywell TPE331-10GD. Long de 11 mètres, haut de 3,8 mètres et avec une envergure d'ailes de 20 mètres, il peut atteindre une vitesse de croisière de 200 noeuds/heure (370 km/h), une hauteur de 15240 mètres. Il a un rayon d'action de 3200 miles nautiques (soit environ 6000 km). Il est piloté à distance par deux personnes : le pilote et l'opérateur, basés dans une station de contrôle au sol (GCS). Il est équipé de senseurs "robustes", couleur/mnochrome et infrarouge, pouvant produire aussi des séries image par image ou en video. Le dispositif laser incorporé permet de fournir de façon précise les coordonnées géographiques.


(1) L'impact économique de l'arrivée des pirates autour de l'archipel est notable. Les Seychelles vivent essentiellement de la pêche (25% de la population active travaille dans la pêche) et du tourisme (15% de l'activité économique et 75% des échanges extérieurs). La conserverie locale est une des deuxièmes au monde en termes de production de thon. Depuis l'arrivée des pirates dans la zone, son activité a baissé de moitié (de 450 tonnes par jour environ à 260 Tonnes par jour selon son directeur italien que j'avais rencontré sur place courant octobre). Quant à l'activité maritime, elle a baissé de 30%, selon Joel Morgan (chiffre donné lors de notre rencontre en octobre à Victoria). Pour les navires de croisière, plus spécifiquement, qui faisaient relâche dans l'île, cette activité aurait chuté : de 1 par semaine à 1 par mois, selon un autre témoignage recueilli sur place. NB : l'ile, qui avait également développé une activité de "banque offshore", a également frappée durement par la crise financière mondiale, d'autant plus que la notion de "paradis fiscal" n'est plus aujourd'hui très en vogue au niveau international et est un point de crispation avec l'UE.
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Par Nicolas Gros-Verheyde - Publié dans : Golfe d'Aden - Somalie pirates
Jeudi 5 novembre 2009
Un navire grec MV Delvina (battant pavillon des Iles Marshall) vient d'être capturé, jeudi, dans le bassin somalien, annonce le QG d'Atalanta. Ce vraquier de 53.629 tonnes a un équipage de 21 personnes (7 Ukrainiens et 14 Philippins).  Le navire allait vers Zanzibar et a été attrapé à 300 miles au sud-est de Mombasa (09 sud et 45 Est), donc pas très loin très loin du canal de Mozambique. Une zone moins couverte par les navires de la flotte internationale anti-pirates. Ceux-ci avaient eux fort à faire, déjouant deux attaques, qui sont intervenues plus au nord.

Intervention du Bremen (EUNAVFOR). Quelques heures auparavant, un cargo battant pavillon libérien, le
MV BBC Thames, avait signalé être attaqué. La frégate allemande d'EUNAVFOR Atalanta avait été alertée et son hélicoptère survolait la zone. Les attaquants tentèrent alors de fuir, selon ce qu'en rapporte le QG d'Atalanta, Mais l'hélicoptère repéra vite un skiff dans la zone. Sur un signe des militaires, le skiff stoppa. Un navire de visite du Bremen trouva alors à bord armes, munitions et grenades RPG qui furent saisies. Mais les pirates ont été laissés en liberté.

Intervention du Gediz (OTAN). Aux petites heures de la matinée, un autre navire grec, le "Theoforos", un vraquier battant pavillon panaméen, avait essuyé une attaque, avec coups de feu de pirates et tirs de RPG, dans une autre zone, le Golfe d'Aden, à 70 miles des côtes, dans le couloir de sécurité international. Il a pu s'échapper, notamment grâce à l'intervention rapide de l'hélicoptère de la frégate turque Gediz (F-495, membre du SNMG2 de l'OTAN)  est intervenu, tirant des coups de semonce. 5 pirates ont été capturés selon l'Etat-Major turc. Et plusieurs armes saisies : 1 lance-roquettes RPG-7-roquettes, 3 AK-47 armes Kalashnikov, 1 fusil ainsi que des munitions et 3 bidons d'essence. (photo : armée turque)

NB : Cette dernière intervention, et sa médiatisation coté turc, n'est pas anodine au plan politique, dans le contexte de tension larvée qui a sévi ces dernières semaines entre la Grèce et la Turquie et
l'arrivée d'un nouveau gouvernement du PASOK. Les prochains jours seront à observer avec attention notamment avec les tentatives pour renouer un dialogue plus approfondi entre Athènes et Ankara.
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Par Nicolas Gros-Verheyde - Publié dans : Golfe d'Aden - Somalie pirates
Jeudi 5 novembre 2009
L'heure du bilan d'un an arrive pour l'opération européenne anti-piraterie EUNAVFOR Atalanta qui sera, certainement reconduite pour une année supplémentaire, "jusqu'à décembre 2010", par les Ministres des Affaires étrangères et de la Défense, qui se réuniront à Bruxelles à la mi-novembre. Le groupe politico-militaire vient d'en résumer les principaux points. La plupart sont connus des lecteurs de ce blog. Mais certains éléments (coopération avec le Puntland, possible participation de nouveaux Etats tiers, suivi des suspects faits prisonniers...) sont intéressants. 

Effectifs. Actuellement 22 Etats (20 membres de l'UE et 2 Etats tiers) participent à l'opération et sont représentés soit au QG d'opération (OHQ) de Northwood, soit au QG de Force (FHQ) sur mer. Parmi eux, 11 Etats dont un non membre* (Belgique, France, Allemagne, Grèce, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Espagne, Suède, Royaume-Uni et Norvège*) ont envoyé des moyens sur place (1).
9 navires sont actuellement "sur zone" et 2000 hommes et femmes déployées à bord des navires et avions de patrouille maritime. Mais depuis décembre 2008 (début d'Atalanta), ce sont 33 navires de guerre (frégates et corvettes), 4 navires ravitailleurs et 5 avions de patrouille maritime ont participé à l'opération. Au niveau des futures participations, Atalanta confirme avoir envoyé une invitation formelle à l'Afrique du Sud et maintenir des contacts étroits avec l'Australie et la Nouvelle-Zélande. L'opération se déroule en lien étroit avec la CTF 151 (USA et autres Etats) et la mission de l'OTAN (CTF 508) (NB : notamment à travers l'accès au chat sécurisé). Une coopération s'est également établie avec la plupart des Etats dans la zone : Chine, Russie, Arabie Saoudite, Japon, Malaisie, Yemen, Oman, Egypte et Seychelles.

Succès pour l'escorte du PAM. Au 1er octobre, EUNAVFOR avait escorté 49 navires du Programme alimentaire mondial, soit 307.000 tonnes de nourriture permettant de nourrir plus de 1,6 Somalis, selon l'Union européenne. Une "tâche assurée avec un taux de réussite à 100%" explique le document. Elle a également assuré un soutien à l'opération de l'ONU/UA en Somalie (AMISOM) en assurant l'escorte de 6 navires de l'AMISOM. Une tâche qui devrait se développer dans l'avenir, l'ONU ayant décidé d'augmenter son soutien logistique à l'AMISOM. Concernant les navires marchands, la mise en place du couloir de transit recommandé international (IRTC), et le dispositif des groupes de transit (avec escorte de navires marchands prise en charge par chaque navire des forces internationales à tour de rôle, et division de la zone en "box" géographiques permettant d'assurer une meilleure couverture), largement impulsé par l'opération européenne, a permis de sécuriser la zone.


L'arrestation et traduction de pirates. C'est un des points innovants de l'opération européenne (par rapport aux autres interventions). Un accord de transfert a été passé avec le Kenya et un autre avec les Seychelles. Une aide de 1,75 millions d'euros a été fournie au Kenya pour soutenir son secteur judiciaire (2). "Les discussions continuent avec les autres pays de la région pour établir d'autres arrangements de transfert et poursuite des pirates suspects". Au niveau du bilan, "70 suspects ont été capturés, 68 transférés au Kenya, 2 en Espagne", selon le bilan Atalanta (mon bilan est légèrement différent car il prend en compte également les pirates capturés en opération Atalanta mais transférés sous pavillon national : Seychelles avant l'accord, et Puntland-Somalie par arrangement tacite national de la France, voir la page actualisée).
Concernant les procédures suivies, "des instructions spécifiques ont été données pour le traitement de ceux qui sont détenus à bord". Et au Kenya, un suivi des personnes transférés a été effectué. "A la demande d'Atalanta, la Croix-Rouge kenyane et une ONG locale ont visités les prisonniers"

La réduction de la piraterie, Puntland et Somaliland. Les militaires européens restent réalistes. L'opération Atalanta "ne va pas résoudre le problème de la piraterie". Ils
rappellent aussi, non sans raison, que la zone couverte (Golfe d'Aden, sud de la Mer rouge, une partie de l'Océan indien jusqu'aux Seychelles) représente l'équivalent de la Méditerranée. "L'éradicion de la piraterie dans la région ne pourra être réalisée seulement avec la stabilisation de la Somalie." C'est tout l'enjeu de "l'approche globale" que mène actuellement l'UE couvrant aussi bien "les aspects humanitaire, développement, de sécurité et politique" et du soutien de l'UE au gouvernement fédéral de transition de Somalie, maintes fois réaffirmé (3). Pour la première fois, noir sur blanc, l'UE reconnait avoir établi des contacts (je pourrais ajouter : réguliers) avec les régions autonomes du Puntland et du Somaliland, "en toute transparence avec le GFT" (Une des pistes suivies, en effet, par l'UE consisterait à soutenir la stabilité dans ces deux régions qui semblent plus facilement aptes également à organiser la lutte anti-piraterie).

(1)
NB : 11 autres ont des effectifs en personnel plus limités souvent à l'Etat-Major (Bulgarie, Chypre, Finlande, Hongrie, Irlande, Lettonie, Malte, Pologne, Roumanie, Slovénie et Croatie*)

(2) NB : L
'octroi d'une aide - 800.000 euros - pour les Seychelles semble toujours en cours et difficile à conclure selon d'autres éléments qui me sont parvenus

(3) Dans son document programmatique sur la Somalie, la Commission européenne a prévu une somme de 215,8 millions d'euros pour la Somalie au titre du Fonds européen du Développement. Somme à laquelle il faut ajouter 45 millions d'euros versée cette année pour l'aide humanitaire (estimation pour 2009). Et, au niveau politique, Javier Solana a reçu récemment le Premier ministre de Somalie pour lui réaffirmer le soutien de l'UE (télécharger la déclaration).
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Par Nicolas Gros-Verheyde - Publié dans : Golfe d'Aden - Somalie pirates
Mercredi 4 novembre 2009
Après l'attaque de deux navires, mardi, un hélicoptère de la frégate allemande, Karlsruhe, guidé par un avion de patrouille maritime, a pu localiser un bateau suspect. Un bateau de visite s'est alors approché du skiff. Mais avant d'aborder, les marins allemands ont pu observer que "les personnes à bord balançaient par-dessus bord différents objets" selon un communiqué du QG d'Atalanta. 4 hommes ont été arrêtés et interrogés. Ils ont proclamé qu'ils étaient "des pêcheurs". Mais "aucun objet de pêche ni aucune arme n'a été trouvé à bord" explique le communiqué. Le doute était cependant permis. Puisque certains objets relevant de l'attirail de pirates ont pu être saisis. Après un interrogatoire approfondi, les quatre hommes ont été relâchés.
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Par Nicolas Gros-Verheyde - Publié dans : Golfe d'Aden - Somalie pirates
Mardi 3 novembre 2009
C'est un Italien qui doit prendre le 9 décembre prochain le commandement de l'opération anti-piraterie de l'UE "Atalanta" au large de la Somalie. Son nom est désormais connu et peut donc être annoncé : il s'agit du Contre-Amiral Giovanni Gumiero. Il assurera ainsi la direction du FHQ sur un navire-amiral, le commandement de l'opération restant confié au contre-amiral britannique, Hudson.

Gumiero a commandé jusqu'à peu (juin 2009) un des groupements permanents maritimes de l'OTAN (le SNMG2) et a à ce titre participé à l'opération de lutte anti-piraterie de l'OTAN (Allied Provider) menée d'octobre à décembre 2008, à bord du navire amiral Durand de la Penne. Il a été relayé à ce poste par le Commodore (Uk) Steve Chick qui commande actuellement l'opération Ocean Shield de l'OTAN.

Né à Rome en juillet 1955, il a rejoint l'Académie italienne navale en 1975 et s'engage en 1979. Il a servi dans plusieurs sous-marins (
ITS Toti, ITS Bagnolini, ITS Marconi, ITS Romei, ITS Sauro) et navires (ITS Danaide, ITS Vittorio Veneto). Il a commandé le l'ITS Romei (1986 - 1987), l'ITS Sauro (1989 - 1991), l'ITS Danaide (1993 - 1994) et l'ITS Vittorio Veneto (2001 - 2002).

A bord du Danaide, il participe à l'opération "Sharp Guard", opération conjointe entre l'OTAN et l'Union de l'Europe Occidentale, chargée s'assurer de l'application des sanctions économiques et de l'embargo sur les armes décidés par le Conseil de sécurité des Nations unies contre l'ex-Yougoslavie.

Sa carrière s'est essentiellement faite dans la marine italienne. Il commence comme officier d'Etat-Major Opérations - section planification au QG de Rome de la force navale
(CINCNAV) puis comme officier responsable du bureau Opération de l'Autorité opérationnelle et de commandement sous-marin de l'armée italienne, de 1994 à 1995 (MARICOSOM). En septembre 1996, il passe à l'OTAN au commandement suprême allié (SACLANT), comme officier chargé du programme des armements de lutte sous-marine. En septembre 1999, il est en charge à l'Etat-Major naval italien de l'OTAN/UEO puis de la fonction de planification des forces OTAN/UE. En novembre 2002, il est chef de la branche de politique navale à l'Etat-Major puis est désigné, en avril 2004, chef de la branche des relations internationales à l'Etat-Major des armées italiennes. En Septembre 2007, il est nommé commandant des forces italiennes anti-mines. Promu contre-amiral au 1er janvier 2008, il prend la tête du SNMG2 en juillet 2008. 
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Par Nicolas Gros-Verheyde - Publié dans : Golfe d'Aden - Somalie pirates
Mardi 3 novembre 2009
Deux navires marchands ont échappé, lundi (2 novembre) dans l'après-midi (14h GMT - 17 h locales),  à des attaques de pirates, à 360 miles au large de Mombasa (Kenya), apprend-on du QG d'Atalanta, la force européenne anti-piraterie. Le MV Hariette a été attaqué par deux petits skiffs pirates. Ceux-ci ont ouvert le feu avec des armes automatiques. Et l'équipage a pu voir des tirs de roquettes RPG. Les pirates ont essayé de monter à bord avec une échelle. Mais le capitaine a réussi des manoeuvres d'évitement qui ont permis de repousser les pirates. Personne n'a été blessé à bord.

Quelques heures plus tard, dans la même zone (07° sud, 47° est), c'était au tour d'un tanker battant pavillon néerlais, le
MV Jo Cedar, d'être attaqué. Trois skiffs pirates étaient, cette fois, à l'attaque. Avec tirs d'armes automatiques ont endommagé une passerelle du pont.

Un des avions de patrouille maritime d'EUNAVFOR, basé aux Seychelles, a été engagé pour observer la zone, ainsi qu'une frégate allemande Karlsruhe avec objectif "de rechercher et de neutraliser" le groupe d'attaque des pirates.
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Par Nicolas Gros-Verheyde - Publié dans : Golfe d'Aden - Somalie pirates
Mardi 3 novembre 2009
Finalement, après quelques tergiversations et conflit de juridiction, il y aura bien deux pirates jugés en Espagne pour l'enlèvement du thonier basque Alakrana le 2 Octobre au large de la côte somalienne. Le doute sur l'âge d'un des pirates est levé. Cabdiwelli Cabullahi, alias Abdu Willi a entre 19,7 et 20,5 ans, selon un test de la clavicule demandé par la Chambre criminelle de l'Audiencia Nacional jeudi dernier, annonce la presse espagnole (lire El Pais). Ce sera donc le juge central d'instruction, Santiago Pedraz, qui sera compétent, et non la juridiction pour mineurs, a décidé la Cour dans son arrêt rendu lundi matin. Mais la Cour a aussi levé un doute, qui pesait sur la procédure : les crimes ayant été commis sur un navire battant pavillon espagnol et la Convention sur le droit de la mer rendant la piraterie comme un crime universel dont la poursuite est de droit dans tout État, les juridictions espagnoles sont bien compétentes.

 

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Par Nicolas Gros-Verheyde - Publié dans : Golfe d'Aden - Somalie pirates
Lundi 2 novembre 2009
Les pirates ne se limitant plus au large de la Somalie, mais écumant tout l’Océan indien, l’archipel des Comores (au sud-ouest des Seychelles) craint d’être visé à son tour. C’est ce qu’a déclaré le chef d’État-major de l’armée comorienne le Brigadier général Salimou Amir à Mombasa, à l’occasion d’un exercice qui va rassembler du 21 au 26 novembre, 14 pays de la région, à Djibouti. “Nous nous attendons à ce que les pirates arrivent d’un jour à l’autre” a-t-il expliqué selon la presse kenyane qui rapport ses propos. Les Comores "attendent une aide de certains pays comme le Kenya ou les pays nordiques" pour les aider à lutter contre la piraterie. Objectif notamment : renforcer le corps de gardes-côtes comoriens. Si cette crainte est avérée, l’île française de Mayotte pourrait devenir un poste avancé de surveillance de la piraterie.

Même si elle ne peut pas accueillir dans son port les frégates, son lagon offre un accueil aux navires de guerre de tout gabarit. L’île vient d’être dotée d’un hélicoptère de la gendarmerie, termine son équipement de radars, et compte plusieurs vedettes rapides (gendarmerie, douanes, ), surtout destine à lutter contre l’immigration clandestine (en provenance de l’île voisine d’Anjouan) mais qui peut, au besoin, être utilisé pour lutter contre la piraterie. Elle compte un détachement de légionnaires et de marins charges notamment d’assurer la mission “d’action en mer” de l’État. Elle est également équipée de puissantes antennes d’observation de la DGSE.
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Par Nicolas Gros-Verheyde - Publié dans : Golfe d'Aden - Somalie pirates
Dimanche 1 novembre 2009
Plusieurs coups de feux ont été échangés entre des "pêcheurs" somaliens et le navire norvégien, partie prenante de la force européenne anti-piraterie Eunavfor Atalanta. Dans la nuit de samedi, le Fridjof Nansen était proche des côtes somaliennes, à 12 miles à l'est de Caluula, un village du nord-est de la Somalie (dans la région autonome du Puntland). "Une zone connue - selon Atalanta - pour des activités illégales de piraterie". Le bateau de visite s'est livré à un contrôle de plusieurs boutres de pêcheurs. Tout allait bien pour les premiers bateaux contrôles qui "se sont montrés coopératifs". En approchant du quatrième, des coups de feux ont été soudain tirés en direction des marins norvégiens. Ceux-ci ont répliqué immédiatement et se sont mis à bonne distance pour éviter l'escalade, à une distance d'environ 1000 mètres. Aucun norvégien n'a été blessé. En revanche des sources somaliennes citées par l'AFP font état de deux tués - un Somalien et un Yéménite - ainsi que trois blessés - dont deux Yéménites. Information non confirmée, mais non démentie au QG d'Atalanta à Northwood. Les Norvégiens "se sont mis à bonne distance d'environ 1000 mètres. Aussi ils ne pouvaient confirmer les informations sur des blessés (s'il y en a eu) et ils ont continué leur tâche d'accompagnement des bateaux du PAM".
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Par Nicolas Gros-Verheyde - Publié dans : Golfe d'Aden - Somalie pirates
Dimanche 1 novembre 2009
Après avoir déstocké à la fin de l'été (lire : Opération "déstockage" chez les pirates somaliens... Attention au retour, offensif), le temps pour les pirates somaliens de remplir leur besace est effectivement venu. En quelques semaines, ils ont capturé cinq navires. Ils réclament ainsi 7 millions de $ de rançon pour les deux britanniques, les Chandler, capturés sur un yacht (ils ont abandonné le yacht transférant leurs otages à terre). De quoi garnir la hotte du père Noël somalien. Le rythme est actuellement soutenu et garanti, à raison d'un ou deux bateaux par semaine : le singapourien Kota Wajat (le 15 octobre), le britannique Lynn Rival (le 22 octobre), le thaïlandais Thaï Union jeudi dernier (29 octobre). Et, samedi dans la nuit, c'est au tour d'un bateau de pêche yéménite d'avoir été capturé, au large d'Eyl, ont annoncé les pirates, selon Reuters. Les pêcheurs se seraient défendus et auraient tué un pirate et blessé un second. Les pirates attaquent tout azimut.

Deux thoniers basques échappent à une attaque.
Coup sur coup trois thoniers se sont trouvés attaqués. Vendredi, l'Iria Flavia, de la compagnie Albacora, a été poursuivi par un skiff rapide à environ 200 miles des Seychelles. Quand les pêcheurs ont vu qu'ils ont été suivis, ils ont accéléré. Ce qui a permis de déjouer l'attaque. Le navire s'est ensuite réfugié dans l'archipel (britannique) des Chagos. Samedi, aux petites heures de la matinée, c'était au tour de l'Artza, un bateau basque de Bermeo sous pavillon des Seychelles, d'être attaqué à environ 210 miles des côtes somaliennes (une zone plutôt dangereuse). Les agents de sécurité privée, présents à bord, ont riposté par des tirs (1). Les pirates ont alors abandonné la poursuite. Une patrouille de la Marine aurait d'ailleurs localisé le bateau-mère des pirates dans la zone, selon des sources espagnoles.

 

Et un thonier breton, à nouveau ! Deux heures, plus tard, le thonier breton, l'Avel Vad (de la compagnie France Thon / CMB), a été attaqué, à 350 miles des côtes somaliennes (dans la même zone environ que le thonier breton Cap Saint Vincent) par deux skiffs de couleur bleue. L’Avel Vad était en compagnie du Trévignon (les thoniers naviguent toujours en binôme désormais). Les marins avaient repéré assez tôt sur leur radar (vers 7h30 Zoulou, 10h30 locales) ce qui leur semblait être un « mother ship », un skiff équipé d’une bâche. Trois quart d’heure plus tard, l’hésitation ne semblait plus permise. « Au moins deux skiffs fonçaient vers le thônier ». Les équipes de protection embarquées, composées des fusiliers marins, ont donné « un avertissement par fusées éclairantes puis, engageant l’étape suivante, ont tiré des coups de sommation (en l’air). Il n’y a pas eu nécessité de passer à l’étape suivante, des tirs de semonce (dans l’eau) » explique un officier de l’État-Major français à Paris. Les pirates avaient déguerpis. Au QG d'Atalanta - l'opération antipiraterie de l'UE - on suit attentivement la situation espérant localiser les attaquants.

 

NB : cette information a été reprise par l'AFP qui s'est bien gardée de mentionner la source (Bruxelles2 ou Ouest-France). Ce n'est pas la première fois...

 

(1) Le gouvernement des Seychelles comme le gouvernement espagnol, plus récemment (vendredi), ont autorisé la présence d'hommes armés, de sécurité privés, à bord des thoniers battant pavillon des Seychlles ou de l'Espagne.

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Par Nicolas Gros-Verheyde - Publié dans : Golfe d'Aden - Somalie pirates
Jeudi 29 octobre 2009

Tôt ce matin, un navire de pêche thaïlandais, le Thai Union 3, a été attaqué et capturé par deux skiffs pirates à proximité de la zone économique exclusive des Seychelles, à 200 miles au nord des Seychelles (et 650 miles des cotes somaliennes), précise-t-on au QG de Northwood de l'opération Atalanta (l'opération anti-piraterie européenne) (1). L'avion de patrouille maritime de permanence d'EUNAVFOR, basé aux Seychelles a été envoyé. A 5h30 GMT (9h30 locales), un contact visuel a pu être établi, selon les premiers témoignages, et confirmé que les pirates avaient réussi leur attaque et étaient à bord. Les skiffs utilisés ayant été remontés. Avec ce navire, cela fait désormais 8 bateaux qui sont aux mains des pirates somaliens. Et les Seychelles sont désormais une des zones "à risque", tout autant que les côtes somaliennes. Et la recommandation est maintenant faite aux navires de passer à l'Est des Seychelles.

(1) Early this morning a Thailand flagged fishing vessel (Thai Union 3) was under attack by two skiffs in the Position about 200 nautical miles north of the Seychelles and 650 miles off the Somali coast. At 5.30 UTC the EU NAVFOR Maritime Patrol Aircraft made visual contact with the fishing vessel and confirmed that pirates were on board. Skiffs used by pirates have been sighted onboard the fishing vessel. Adding this fishing vessel to the total number, this makes 8 ships in total held by somalians pirates.

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Par Nicolas Gros-Verheyde - Publié dans : Golfe d'Aden - Somalie pirates
Mercredi 28 octobre 2009
Sitôt l'alerte donnée après l'attaque du thonier breton "Cap Saint Vincent", à 350 miles au large de Mogadiscio, la frégate allemande Karlsruhe (qui fait partie de la flotte anti-piraterie de l'UE "Atalanta") a reçu l'ordre de mettre le cap sur le lieu de l'attaque. Avec les indications données par le bateau de pêche breton, il a fait ce qu'on appelle en langage maritime "une route de chasse". Et un hélicoptère de la frégate espagnole Canarias a décollé. "Deux skiffs rapides ont été localisés en train de fuir la zone de l'attaque", selon le QG d'Atalanta. "L'hélicoptère a alors tiré des coups de semonce. Les skiffs se sont arrêtés". Les militaires européens ont observé que les suspects "jetaient par-dessus bord différents matériels, sans doute de l'attirail de piraterie". Après abordage par le RHIB de visite du Karlsruhe, les militaires européens ont "trouvé sept personnes à bord. Le thônier breton (qui avait poursuivi sa route) a alors été prié de retourner afin d'identifier les attaquants. Après leurs déclarations, les sept pirates sont détenus à bord du Karlsruhe" (1). Il faut noter que - contrairement aux informations d'Ecoterra - "aucun blessé n'a été signalé parmi les personnes appréhendées" a précisé un porte-parole d'Atalanta. Son de cloche identique du coté de l'Etat-Major des forces françaises déployées dans l'Océan indien. "Il n'y a pas eu de blessés" m'a-t-on confirmé.

Destination le Kenya ? La destination des pirates pourrait être le Kenya si celui-ci accepte de prendre en compte la demande. "Pour nous, il était donc important que les pêcheurs et les militaires puissent identifier les skiffs" précise un porte-parole d'Atalanta. Une preuve indispensable pour éviter un refus des autorités kenyanes. L'officier de la police militaire (Feldjäger) qui est spécialement commis à l'intérieur des frégates allemandes pour effectuer ce travail de "police judiciaire", procède alors selon une procédure mise au point par Atalanta, une
"check list" de différents points à passer en revue, établie "en cohérence avec le régime judiciaire et les preuves demandées par les autorités kenyanes" (en application de l'accord UE-Kenya de transfert des pirates). Mais, pour l'instant (16h), aucune décision n’est encore prise, m'a-t-on précisé au QG d’Atalanta. Les conseillers juridique et politique travaillent sur la question en lien direct.
Rhib of EU NAVFOR ship KARLSRUHE stopped two pirate skiffs 

(1) "In the afternoon of October 27th 2009, 350 nautical miles east of Mogadishu, Somalia, a French Fishing Vessel was attacked by pirates in two attack skiffs. (...) The EU NAVFOR German warship FGS Karlsruhe, on anti-piracy patrol in the area, was ordered to set course to the attack position. Simultaneously, the helicopter of EU NAVFOR Spanish warship ESPS Canarias, also on anti-piracy patrol, was launched and relocated two fast attack skiffs trying to flee the area of the attack. The helicopter fired warning shots to stop both skiffs, after which the pirates stopped and were seen throwing items, presumably pirate paraphernalia, overboard. On arrival of FGS Karlsruhe her boarding team secured both skiffs, and found seven persons on board of the two skiffs. The French Fishing vessel was requested to return to the scene to identify their attackers. Upon their statements the seven suspected pirates were detained on board FGS Karlsruhe.

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Par Nicolas Gros-Verheyde - Publié dans : Golfe d'Aden - Somalie pirates
Mardi 27 octobre 2009
12 pirates ont été condamnés par la Cour de première instance de Bossaso (au Puntland, région autonome du nord-est de la Somalie), dimanche 25 octobre, apprend-on des agences. Des peines de huit ans ont été prononcées contre 8 hommes qui avaient été remis aux autorités locales par le gouvernement égyptien après avoir été maîtrisés par un équipage d'un bateau de pêche égyptien qu'ils retenaient en otage depuis plusieurs mois et qui s'était révolté (deux pirates seraient morts dans cette révolte). Quatre autres hommes ont été condamnés à 3 ans de prison chacun pour avoir tenté plusieurs attaques sur la côte du village de Mareero, en dehors de Bossaso.
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Par Nicolas Gros-Verheyde - Publié dans : Golfe d'Aden - Somalie pirates
Mardi 27 octobre 2009
Le dispositif des militaires embarqués à bord des navires de pêche bretons dans l'Océan indien a, une nouvelle fois, été mis à l'épreuve. Il était environ 11 heures GMT (14 heures locales) quand deux skiffs, avec une demi-douzaine de personnes, se sont rapprochés du Cap Saint Vincent, un thonier de 67 mètres, basé à Concarneau, appartenant à France-Thon (CMB/Saupiquet). Celui-ci se trouvait alors en plein Océan indien, à 350 miles des côtes somaliennes (un peu plus près de la Somalie que des Seychelles apparement selon les dernières indications).

Réplique graduée. Les fusiliers-marins à bord du thonier ont répliqué. « Une réponse graduée a été faite selon le dispositif habituel », précise-t-on à l'Etat-major des armées à Paris, qui confirme l'information, « avec fusées éclairantes, tirs en l'air. Et il a fallu des tirs au but » pour que les pirates cèdent le terrain. Personne dans l'équipage du thonier n'aurait été blessé.
Les pirates n'ont pas été poursuivis dans l'immédiat, aucun navire de guerre ne se trouvant à proximité. En revanche, un des assaillants aurait été tué ou blessé selon l'organisation Ecoterra. Information non confirmée du coté de l'Etat-Major. "Nos militaires n'ont pas consigne de poursuivre les pirates. Dès qu'ils ont vu que les attaquants rompaient l'attaque, le thonier a poursuivi sa route" m'a-t-on précisé. Une alerte a aussi été diffusée à tous les navires aux alentours par Atalanta (l'opération européenne anti-piraterie). Lire la suite

C'est la troisième fois qu'un thonier breton est attaqué dans l'Océan indien - le Drennec, en septembre 2008, puis le Glénan, en octobre 2009 - sans compter l'Alakrana, thonier basque espagnol qui a été capturé par les pirates en septembre 2009 et dont l'équipage est toujours retenu en otage.
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Par Nicolas Gros-Verheyde - Publié dans : Golfe d'Aden - Somalie pirates
Mardi 27 octobre 2009
Un yacht avec 2 passagers britanniques a été capturé par des pirates somaliens qui ont revendiqué la prise, annoncent les agences de presse. L'information est confirmée du coté du QG d'Atalanta. "Le yacht avait été porté disparu samedi dernier. Un yacht similaire a été localisé par les avions d'Atalanta à environ 200 miles des côtes somaliennes." Il y a de fortes présomptions que ce soit le même.

Le Lynn Rival, un yacht de 11 mètres, conduit par un couple britannique, Paul et Rachelle Chandler, a quitté les Seychelles, il se dirigeait vers la Tanzanie. Vendredi leur balise de détresse s'est déclenchée.
Il aurait été capturé non loin de Victoria, la capitale seychelloise, dans la zone économique exclusive.

(Maj : jeudi 29) Le QG d'Atalanta a confirmé officiellement, jeudi, que le navire britannique a bien été capturé, photo à l'appui, prise par l'hélicoptère de la frégate espagnole Canarias.
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Fil RSS

  • Flux RSS des articles

net, mobile et twitter

Pour lire Bruxelles2 sur : Mobile - iPhone - Twitter Et toujours sur le net : www.bruxelles2.eu

Attention! Ces textes sont couverts par le copyright. Vous pouvez donc les lire à loisir et les faire passer, ou faire des liens à partir de vos sites. La citation de certains passages est possible en mentionnant simplement la source "Bruxelles2. En revanche, toute reproduction ou utilisation sur d'autres supports (online, écrit, agences de presse, etc.) est normalement interdite. Demandez-moi auparavant. Merci

Recherche

L'auteur

Nicolas Gros-Verheyde. Journaliste, correspondant "Affaires européennes" de Ouest-France, spécialiste "défense-sécurité" à Europolitique (agence de presse européenne) et responsable des "dossiers-enquêtes". Ma carrière de journaliste commence en 1989 par des reportages en Europe de l’Est (Hongrie, Tchécoslovaquie, Pologne) à la réunification. J'ai travaillé pour La Tribune, Le Quotidien de Paris, Impact Médecin, Radio France Urgences, Arte et LCI. Pour d'autres archives articles et travaux, voir ce site. ou le blog Europe sociale (en veilleuse). Pour m'écrire.

English/Deutsch/Русски version


drapeau-anglais.png  

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recommander

Partenariat culturel

"Mort si je veux" - Au Théâtre de Poche (Bruxelles, Bois de la Cambre) du 14 au 28 novembre, à 20h30


Racket, tabassage, humiliations diverses, agressions, viols et, parfois, meurtres. Les jeunes sont-ils devenus violents ? A en croire les médias, les statistiques, la violence juvénile connaîtrait ces dernières années une augmentation significative. A en croire les psychologues, les sociologues, les enseignants, les parents, bref, le monde des adultes, les causes seraient identifiées : pas d’avenir, pas de repères, pas de cadre familial stable, etc. Pourtant les dispositifs éducatifs, les mesures judiciaires, le renouvellement des méthodes de suivis, tous  ces efforts semblent vains à comprendre et surtout à apporter des solutions.


Réservations

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés