Les ministres des Affaires étrangères des 27 devraient adopter, lors de leur réunion du 26 octobre, une extension de la mission de police au Congo (EUPOL) à la lutte
contre les viols. Un phénomène particulièrement grave et répandu surtout dans l'est du pays. (1). « Il convient de renouveler et d'intensifier les efforts
visant à lutter contre la persistance de violences sexuelles et l'impunité en République démocratique du Congo, notamment dans l'est du pays » expliquent les motifs de la décision.
Du personnel supplémentaire spécialisé dans les enquêtes pénales et la lutte contre les violences sexuelles, va être déployé à Goma et à Bukavu. Mais sa zone de compétence couvrira la totalité du territoire de la RDC et son lieu d'affectation pourra « varier en fonction de l'évolution de la situation locale et des conditions de sécurité ». Ce personnel sera placé « sous l'autorité directe de l'adjoint au chef de mission chargé des opérations ». Autre novation de cette modification du mandat de la mission EUPOL : les moyens de la mission sont renforcés par une « cellule projets » chargée d'identifier et de mettre en oeuvre les projets « dans des domaines d'intérêt pour la mission ». L'avis de recrutement, déjà diffusé sur ce site, tient compte de ces évolutions.
Le budget de la mission est sensiblement augmenté. Il passe à 5,15 millions d'euros pour huit mois (période novembre 2009 - juin 2010), ce qui revient en budget annuel à 7,7 millions d'euros. Mais cette augmentation revient surtout à compenser le gel des financements sur la période précédente. Le budget de 6,9 millions d'euros avait été étendu - sans toucher au montant jusqu'à octobre 2009. Somme toute au regard des enjeux du Congo et à la taille du pays, ces sommes restent modestes.
(1) En 2008, le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) recensait près de 16000 viols dans l'ensemble du pays, la moitié commis par des forces armées (armée nationale ou rebelles). Rien que dans la province du sud-Kivu, pour le 1er semestre 2009, une commission provinciale d'enquête a recensé près de 2600 cas, selon Radio Okapi ! L'ONU a adopté le 30 septembre 2009 une résolution (1888) sur la lutte contre les violences sexuelles dans les conflits armés et mettant un Représentant spécial sur la question.
Du personnel supplémentaire spécialisé dans les enquêtes pénales et la lutte contre les violences sexuelles, va être déployé à Goma et à Bukavu. Mais sa zone de compétence couvrira la totalité du territoire de la RDC et son lieu d'affectation pourra « varier en fonction de l'évolution de la situation locale et des conditions de sécurité ». Ce personnel sera placé « sous l'autorité directe de l'adjoint au chef de mission chargé des opérations ». Autre novation de cette modification du mandat de la mission EUPOL : les moyens de la mission sont renforcés par une « cellule projets » chargée d'identifier et de mettre en oeuvre les projets « dans des domaines d'intérêt pour la mission ». L'avis de recrutement, déjà diffusé sur ce site, tient compte de ces évolutions.
Le budget de la mission est sensiblement augmenté. Il passe à 5,15 millions d'euros pour huit mois (période novembre 2009 - juin 2010), ce qui revient en budget annuel à 7,7 millions d'euros. Mais cette augmentation revient surtout à compenser le gel des financements sur la période précédente. Le budget de 6,9 millions d'euros avait été étendu - sans toucher au montant jusqu'à octobre 2009. Somme toute au regard des enjeux du Congo et à la taille du pays, ces sommes restent modestes.
(1) En 2008, le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) recensait près de 16000 viols dans l'ensemble du pays, la moitié commis par des forces armées (armée nationale ou rebelles). Rien que dans la province du sud-Kivu, pour le 1er semestre 2009, une commission provinciale d'enquête a recensé près de 2600 cas, selon Radio Okapi ! L'ONU a adopté le 30 septembre 2009 une résolution (1888) sur la lutte contre les violences sexuelles dans les conflits armés et mettant un Représentant spécial sur la question.
La décision était attendue. L'Union
européenne devrait prolonger d'un an la mission d'assistance à la réfome du secteur de sécurité en RD Congo (1). Elle avait déjà prolongé, en juin, d'une durée équivalente la mission EUPOL,
d'assistance à la réforme de la police et du secteur judiciaire. Plutôt que d'adopter une simple décision de prolongation,
La MONUC se réorganise déjà. Environ 10 000 hommes sont
présents dans le Kivu a assuré Alan Doss, le chef de la MONUC.
Dans une interview publiée sur le site de la MONUC, le
Nicolas Sarkozy, cloturant
le sommet européen des 11 et 12 décembre, a été très clair sur l'opportunité d'une opération européenne au Congo. Refusant d'y voir un "échec" de la politique de défense européenne, ainsi que je
l'avais apostrophé, il a répondu, plutôt gêné aux entournures, trouvant toutes les justifications pour ne pas enclencher une opération européenne :
Du bout des lèvres, Javier
Solana, le diplomate en chef de l'UE, a reconnu avoir reçu la lettre de Ban Ki Moon, le secrétaire général de l'Onu (voir
C'est par une lettre officielle
de 3 pages (