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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 01:56
C'est au détour d'une interview de Bruno Lemaire, le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes (sur France-Inter et iTélé avec LeMonde), surtout consacré aux élections européennes. Mais au détour d'une question sur l'Afghanistan, à la 18e minute, le ministre lâche, tranquillement... « Nous devons comprendre ce qui a échoué et réussi. Il y a des choses qui ont échoué : en matière de reconstruction civile – il est évident que nous fassions plus et fassions mieux. Il est évident également que nous ne gagnerons pas militairement ce conflit. Nous le savons et il faut en tirer toutes les conséquences. Il est évident aussi que le poids du Pakistan est de plus en plus important et de plus en plus menaçant pour la stabilité dans la zone. Intégrons le et reprenons en connaissance de cause. »

Ne perdons pas l'axe stratégique : la lutte contre le terrorisme. Le ministre défend « une nouvelle vision du conflit ». Mais il explique également : « Ne perdons pas de vue l’axe stratégique : garantir notre sécurité en évitant que se reconstitue dans cette zone un foyer terroriste.


Pour écouter l'émission (crédit photo : Premier ministre fr )
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Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Orient - Afghanistan-Pakistan
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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 01:40
De passage en Australie, le commissaire européen à la pêche a tenté de convaincre ses homologues australiens de se joindre à l'opération anti-pirates. "Nous sommes intéressés à travailler en lien étroit avec l'Autralie pour combattre la piraterie internationale, particulièrement si la piraterie continue de s'étendre vers l'est" "We are interested to work more closely with Australia in order to fight international piracy, particularly if these piracy activities continue to extend further eastwards") a-t-il déclaré selon les propos rapportés par mes confrères de the Australian news.

Bien tenté pourrait-on dire... Mais la défense autralienne semble très prudente. Et surtout plutôt encline à travailler avec les Américains qu'avec les Européens. Il faut examiner "nos efforts contre la piraterie selon une approche équilibrée entre les pressions opérationnelles et nos responsabilités régionales" a affirmé le porte-parole de la défense de l'ile. ("Any ADF support for anti-piracy efforts needs to be balanced against current operational pressures and our regional responsibilities"). Et si le gouvernement le décidait, a-t-il poursuivi, "nous travaillerons dans le cadre de la coalition conduite par les Américains, qui travaille avec Atalanta" ("Should government decide to make an anti-piracy contribution, we would be likely to operate as part of the US-led Combined Task Force, which works closely with the European Union-led anti-piracy effort, Operation Atalanta.")
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Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Piraterie Golfe d'Aden - Océan Indien
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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 01:30

Pour le Rear-admiral Phil Jones, c’était la dernière… des conférences de presse - en tant que commandant de l’opération européenne anti-pirates EUNAVFOR Atalanta, mercredi 15 mai à Bruxelles. L’homme a été promu à un poste gratifiant à la Navy… et a choisi de quitter son poste, avant terme, laissant son ancien adjoint de la Navy, reprendre le relais (nous l'annoncions il y a déjà quelques semaines, lire ici).

Très politique, restant évasif sur certains points, allusifs sur d’autres, Phil Jones qui a été à la tête de Atalanta durant ces six premiers mois, s’est bien gardé de tout triomphalisme, pour ce bilan à mi-mandat de l’opération anti-pirates de l’UE. Mais il a confirmé une évolution tactique : l'opération va s'étendre à une partie de l'Océan indien, dans la zone des Seychelles, en coopération avec les autorités de ces îles (perdues) dans l'Océan indien. Car les pirates utilisent "des bases dans ces îles". Mais la tactique ne pourra pas être la même que dans le Golfe d'Aden. Il n'a rien voulu détailler. On sait que les avions et le renforcement des gardes côtes des Seychelles sont au rang de priorités. Mais on peut deviner aussi un nouvel axe d'action : la détection et la destruction les bateaux mères. Quant aux fuites d'informations vers les pirates (révélées par la presse espagnole, lire ici), le chef d'Atalanta a démenti que cela puisse venir des militaires à Northwood. Mais il a indiqué avoir des contacts avec la diaspora somalienne à Londres.

L’extension aux Seychelles est confirmée. Mais cela oblige à « revoir les tactiques. On ne peut pas utiliser les mêmes moyens dans les Seychelles que pour le Golfe d’Aden ». Effectivement, le commandant d'Atalanta a confirmé que des « pirates peuvent utiliser des bases plus isolées dans la région ». Un travail « est engagé avec les Seychelles pour détecter ses bases, comment les arrêter, permettre aux forces locales de travailler avec Atalanta et élargir la couverture

Nouvel axe d'action : les bateaux mères. Le Contre-amiral a reconnu que, récemment, les forces anti-pirates avaient détecté un plus intense « degré de coordination entre les bateaux-mères qui échangent des informations sur les navires qu’ils ont vus ou attaqués ». Ce devrait d'ailleurs un des axes d'action futurs des forces anti-pirates : les bateaux mères. « C'est le pivot de l'activité. Nous avons saisi 4 bateaux-mères cette semaine. Saisir ces navires mères est une stratégie très efficace », a-t-il expliqué.

D’autres Etats (que le Kenya) pour traiter les suspects ? L'accord signé avec le Kenya pour juger les pirates est « un élément-clé de l’opération au niveau de la dissuasion. C'est d'ailleurs un des grands avantages de UE - a souligné Jones - : on peut avoir recours à différents instruments de l’Union». Pour autant, il faut « diversifier les Etats qui pourraient nous aider. Certains pays ont des défis à résoudre, d’autres sont plus ouverts. » (NB : Il ne les a pas cités. Mais on sait que des négociations sont entamées avec la Tanzanie, les Seychelles, Djibouti – pour le transfert rapide -). « Une solution à long terme est nécessaire. Nous ne pourrons pas venir pendant des décennies avoir des navires qui viennent dans le monde. Il faut passer par une réponse régionale. » a-t-il ajouté.

Les possibles fuites vers les pirates : la diaspora somalienne à Londres
. « Nous n’en savons pas grand chose. Nous sommes persuadés que nous ne sommes pas à l’origine de ces fuites » a expliqué. Ce qui n'empêche que : « nous redoublons d’effort pour sécuriser les informations transmises aux navires marchands ou qu’ils nous transmettent ». Pour lui, ces informations pourraient venir « des éléments de la diaspora somalienne, très présente, à Londres qui seraient à l’origine de ces informations ».

Au bilan, une réduction du nombre d’attaques pirates dans le secteur « particulièrement dans les premiers mois 2009 grâce à la présence internationale ET aux mesures prises par la communauté maritime internationale » (NB : mais pas dans les mois qui suivent). C’est un des « acquis d’Atalanta : le dialogue avec la marine marchande. Nous avons pu discuter de nos préoccupations, leur donner des conseils pour contrer des attaques ». La diminution de l’efficacité de l’action des pirates est également remarquée notamment grâce à la mise en place des transits de groupe. «  Certaines des attaques sont des gestes désespérés ». Autre point : l'accompagnement des bateaux du PAM (sans incident). « Ce qui a permis d'acheminer 120 000 tonnes de nourriture, soit de quoi nourrir environ 1,5 millions de Somaliens chaque jour ».

Autres éléments intéressants

La présence de gardes armés sur les bateaux marchands : c'est clairement non. « Dans la communauté des navires marchands, les avis sont unanimes. Aucun ne veut pas de çà, ce serait un élément d’escalade de la violence. Et ce n’est pas une solution face aux pirates ». Si on recourt « aux gardes armés (solution prônée aux Etats-Unis), il nous faudrait 1200-1500 hommes armés dans le Golfe. Ce qui n’est pas souhaitable. Pour certains cas, comme le programme de ravitaillement des ports somaliens par le PAM, nous proposons nos services. (Mais)  Il faut (aussi) que la communauté des navires marchands prenne ses responsabilités.»

La coordination avec l’Otan : tout va très bien. « Elle est plus simple qu’il n’y paraît ». Et « lorsqu’on parle de commandement unique, on ne peut pas se dire qu’une organisation va commander l’autre. Ce qui compte est les réseaux d’information, permettant à chacun de d’être au courant. » (NB : au passage, une confirmation. La bataille en coulisses pour prendre le leadership de l'opération "anti-pirates" entre les deux organisations européennes de défense ne s'est pas terminé en novembre 2008 avec le lancement de l'opération Atalanta par l'Union européenne. Elle continue. L'organisation du bd Leopold ne s'avoue pas vaincue...).

Et la petite phrase... anti-critiques. Répondant à quelques critiques voyant un commandement surtout britannique, Jones n'a pu s'empêcher de saluer la visite de Javier Solana (qui était jeudi au quartier général de Northwood), pour lui « montrer combien nos troupes sont multinationales ».

(crédit photo : Conseil de l'Union européenne)

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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 16:32
Ca y est les trois navires suédois (les corvettes Stockholm et Malmö et le ravitailleur Trossö) sont désormais opérationnels et ont rejoint l'opération européenne anti-pirates Eunavfor Atalanta. L'opération compte actuellement, selon le QG d'Eunavfor, 13 navires et trois avions de patrouille maritime de six pays (Espagne, France, Allemagne, Italie, Grèce et Suède).

(source : Union européenne - PESD)
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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 18:54
13 pirates arrêtés successivement début mai par la marine espagnole, dans le cadre de l'opération européenne anti-pirates "Eunavfor Atalanta devrait être livrés aux autorités kenyanes, à Mombasa, samedi 16 mai au matin, selon le QG de l'opération à Northwood. 7 suspects avaient été arrêtés après l'attaque d'un navire marchand grec, sous pavillon panaméen, le 6 mai dans le Golfe d'Aden. Les 7 autres hommes avaient été arrêtés, le 7 mai, après l'attaque d'un autre navire grec, battant pavillon maltais, toujours dans le Golfe d'Aden. NB : Un des pirates, blessé lors de l'arrestation, n'a pas été transféré. Il a été évacué sur Djibouti (d'où certaines confusions - même au sein d'Atalanta ! - entre le chiffre, parfois cité de 14 pirates livrés).
 
La fin d'une valse hésitation. Cette remise met fin à une valse hésitation. Un juge espagnol - s'appuyant sur une nouvelle loi votée en novembre qui permet une compétence universelle (comme l'autorise ou l'impose, selon les analyses, les conventions internationales) avait, en effet, requis leur jugement en Espagne. Mais le gouvernement - et le procureur espagnol - n'étaient pas enthousiastes pour cette auto-saisine et s'y étaient opposés. Le juge avait alors prononcé la libération des suspects. Le gouvermenent et le procureur s'y étaient, de nouveau opposés. Et comme on l'explique au QG d'EUNAVFOR : "Le Kenya a maintenant formellement donné son accord pour inculper ses suspects", sur la base de l'accord conclu avec l'UE (ce qui sera la cinquième fois que cet accord est ainsi utilisé).

Nb : Selon Eunavfor, avec cette "livraison", 52 pirates ont été remis à la justice depuis le début de l'opération. Pour ma part, j'ai un bilan légèrement supérieur qui s'élève à 78 pirates. La différence est due à des méthodes de comptage différents et facilement explicable. Les remises de suspects arrêtés dans le cadre de l'opération EUNAVFOR, par des unités, françaises ou espagnoles de l'opération, à la justice des Seychelles, du Puntland et de Somalie, ont été effectuées, sous pavillon national, juste le temps de la remise à la justice. Une astuce juridique, et politique, pour éviter d'engager l'UE dans cette "transaction", l'UE n'ayant pas d'accord avec ces pays ou régions.

The Spanish Atalanta unit, "Marques de la Ensenada, will enter the port of Mombassa saturday morning and hand over 14 suspected pirates to Kenyan authorities. Kenya has now formally agreed to take over days these suspects for prosecution, based on the agreement between Kenya and the EU, which now will be used already the fifth time. One group of 7 suspects was detained, after they tried to attack a Greek merchant vessel, a tanker under Panama flag, on 06 May in the Gulf of Aden. This vessel started evasive manoeuvres to counter the attack and hit the attacking skiff, which then capsized. The second group of also 7 suspects was detained one day later, after they attacked another Greek ship, a Malta flagged bulk carrier, but were stopped by the helicopter of "Marques de la Ensenada", which was in vicinity. This incident also took place in the Gulf of Aden. This will make a total of 52 suspected pirates having been handed in by EUNAVFOR for prosecution.
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Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Piraterie Golfe d'Aden - Océan Indien
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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 17:00
Les achats répétés - et sans appel d'offre - de l'Italie à son constructeur préféré d'hélicoptères (national) Agusta irritent quelque peu au Berlaymont, siège de la Commission européenne. Qui a décidé, mercredi (le même jour où Agusta et le ministère de la défense italien annonçait un nouveau contrat), d'envoyer un "avis motivé" pour une affaire déjà ancienne (l'achat par l'Italie, toujours à Agusta, d'hélicoptères de sécurité civile). L'Italie risque gros. Elle a, en effet, déjà été condamnée, pour ce fait, par la CJCE en 2008 (arrêt C-337/05). Condamnation de principe (sans amende). Mais la Commission estime que le gouvernement n'a rien fait pour se conformer à l'arrêt. Si la Cour est de nouveau saisie, elle pourra, cette fois, infliger une amende.

La Commission exige des informations de l'Italie. Certes les
autorités italiennes ont promis de ne plus recommencer ... "Les contrats de fournitures attribués dans le cadre de cette pratique illégale ne peuvent faire l'objet d'un appel d'offres car ils sont presque entièrement exécutés". (...) Pour "les achats futurs d'hélicoptères, (elles) se sont engagées à se conformer aux règles relatives aux marchés publics". Mais la Commission, échaudée par des exemples passés, ne s'en laisse pas compter ! L'arrêt de la Cour "impose au moins à l'Italie de prendre les mesures appropriées pour veiller à ce que les règles de l'UE relatives aux marchés publics soient respectées à l'avenir et que la Commission soit régulièrement informée des procédures qui seront appliquées pour l'achat d'hélicoptères pendant une durée proportionnée à celle de la pratique illégale". Or "(les autorités) n'ont fourni aucune information concernant les achats prévus ou envisagés, même à long terme". La Commission considère que ces informations sont nécessaires pour s'assurer que la pratique illégale a cessé. Et a donc levé son baton blanc, en guise d'avertissement. Si dans les deux mois, l'Italie ne s'est pas conformé à ses injonctions, elle saisit de nouveau la Cour, avec cette fois amende (versée en une fois) et/ou astreinte (journalière) à la clé...

Quand l'Italie oublie ses obligations! Selon mes informations, à ce jour, l'Italie n'a pas informé la Commission européenne du nouveau contrat signé avec Agusta. Même si celui-ci semble proprement militaire, on peut considérer qu'il entre dans le champ des obligations voulues par la Commission. Cette annonce peut sembler une provocation... En fait, il semblerait que cela ressemble davantage une astuce juridique. L'avis motivé donne le champ normalement du débat devant la Cour. En le publiant ce jour-là, on l'exclut donc naturellement du champ du débat... Au dépendant, l'Italie ne montre pas une parfaite bonne foi dans l'exécution des arrêts de la Cour. Et si procédure, il y a, cela pourrait donc se retourner contre la péninsule et ne pas inciter les juges à la clémence...
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Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Marchés de défense - Industrie
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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 16:00
... Un conflit se déclare à l’intérieur de Den Helder - pays fictif mais véritable région aux Pays-Bas. Les pays voisins ou d’autres pays n’ont pas planifié d’interventions, mais sont prêts à soutenir la Belgique en fonctionnant comme base d’opérations pour les troupes qui doivent exécuter la mission NEO (*). 160 personnes, principalement des membres de la famille des militaires belges et des étudiants néerlandais, doivent donc être évacuées le plus rapidement possible... Voici le scénario (fictif) qui a servi de base à l'intervention de près 1200 militaires, belges et néerlandais, lors de l'exercice "Crazy Trip" qui vient de se terminer, au nord des Pays-Bas aux alentours de Leeuwarden et de Den Helder. L’occasion pour les militaires belges, surtout, des quatre composantes (terre, air, marine, médicale) de mettre en pratique leurs connaissances. Au menu : débarquement amphibie, atterrissage d’assaut, parachutage de personnel et de matériel et évacuation médicale.
Medevac © Sophie Petijean

Un exercice qui n'est pas de la théorie. L'exercice qui vient de se terminer (il s'est déroulé du 7 au 15 mai) a permis aux militaires belges de perfectionner leurs dispositifs.
« C’est une opération à caractère très belgo-belge. Nous voulons être sûr que s’il faut, nous pouvons évacuer une zone seuls, expliquait le Lieutenant belge Erik Eenaerts. Mais dans l’absolu, cela pourrait sans aucun doute donner lieu à une coopération avec l’Union européenne ou même avec l’OTAN. » Mais à l'approche de la présidence belge de l'Union (en 2010), cet exercice n'est pas non plus inutile au niveau politique. Il vient rappeler que si les 27 n'ont pu s'accorder en décembre dernier sur l'opportunité d'un concept européen d'évacuation des citoyens établis dans un pays tiers, la question demeure d'actualité. Tout simplement car le risque demeure. Il suffit de se remémorer trois exemples récents...

Trois évacuations majeures en près d'un an. Au Tchad, en février 2007, après l'attaque de rebelles sur N'Djamena une présence militaire opérationnelle (avec patrouilles et moyens d'évacuation terreste) a été requise (et ce n'est parce qu'un pays - la France en l'occurence - avait des troupes prépositionnées dans le pays, et contrôlait l'aéroport, que la situation a été contrôlable et n'a pas dérapé). En Géorgie, en août 2008, lors du conflit avec la Russie, les moyens militaires ont été requis mais uniquement comme élément de support logistique pour l'évacuation (ainsi que le renseignement) ; mais chaque pays a, plus ou moins, mené isolément ses opérations d'évacuation. Ce qui n'était pas très efficace (les Français étaient rapatriés en avion tandis que les Allemands ou néerlandais passaient par des voies terrestres plus longues). Quant à l'exemple de Bombay, en novembre 2007, la présence des militaires n'était pas nécessaire ni d'un point de vue de sécurité (les forces indiennes suffisaient) ni d'un point de vue logistique (les avions civils pouvaient se poser) mais l'absence de coordination européenne a été patente, un "véritable souk" ont même dénoncé certains eurodéputés. Lire
la leçon de Bombay.

Commentaire : Si on peut donc comprendre les réticences de certains Etats à développer un dispositif nouveau se substituant aux dispositifs nationaux, on a en revanche des difficultés à saisir, en quoi, une coordination des moyens ne serait pas bénéfique, à la fois en termes d'efficacité (rapidité d'intervention), d'économie et de service rendu aux citoyens.


(*) Un NEO est une opération militaire d’évacuation de citoyens (nationaux, européens ou pays tiers) menacés vers une zone sans risque en prévision d’un rapatriement éventuel.

(source armée belge)
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Published by Sophie Petitjean (à Den Helder) et Nicolas Gros-Verheyde - dans Capacités Milit - Exercices UE
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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 18:33
Selon l'US navy, des navires de la CTF 151 ont déjoué une attaque pirate, le 13 mai et appréhendé 17 suspects pirates sur un bateau mère. A 3h30 de l'après midi, le destroyer coréen Munmu le grand (DDG 976) et le croiseur porte-missiles Gettysburg (CG 64) se sont porté au secours du navire égyptien, le MV Amira, qui avait poussé un signal de détresse, à environ 75 miles nautiques de Al Mukalla au Yémen. Les pirates ont tiré plusieurs coup de feux et un RPG contre le navire marchand, sans dommage apparent. Les hélicoptères embarqués ont immédiatement décolés. Durant leur vol, le SH-60B a repéré un dhow suspect, pouvant servir de bateau mère avec 17 personnes à bord. Après une visite, les marines ont saisi 8 fusils d'assurant, un lance grenade (RPG) et une grenade. Les 17 hommes ont été emmenés à bord du Gettysburg pour interrogatoire. Pour voir une vidéo de l'intervention : sur le site d'Air Défense.

(Mise à jour 19 mai) : Les 17 suspects sont toujours à bord du Gettysburg. Une enquête est en cours afin de déterminer s'ils pourront être, ou non, poursuivis en justice.

According US Naval fleet, ships from Combined Task Force (CTF) 151 prevented a piracy attack in the Gulf of Aden, May 13. "At approximately 3:30 p.m., the Republic of Korea Destroyer, ROKS Munmu the Great (DDG 976) and guided missile cruiser USS Gettysburg (CG 64) responded to a distress call from the Egyptian-flagged MV Amira, which reported being attacked approximately 75 nautical miles south of Al Mukalla, Yemen. Several assault rifle rounds and one rocket propelled grenade round struck M/V Amira resulting in little to no damage to the ship. A rope was thrown from the skiff in an attempt to board, but the attempt failed and the suspected pirates abandoned their attack. Gettysburg and Munmu the Great launched their embarked helicopters which flew immediately to Amira's location. During its flight, the SH-60B helicopter assigned to Helicopter Anti-submarine Squadron Light (HSL) 46 located a dhow suspected of serving as a pirate "mothership" with approximately 17 people on board. A Gettysburg visit, board, search and seizure (VBSS) team boarded the suspected "mothership" along with members of U.S. Coast Guard Legal Detachment (LEDET) 409 and apprehended the suspected pirates after finding eight assault rifles, a rocket-propelled grenade launcher and one rocket-propelled grenade. All 17 of the passengers were brought on board Gettysburg for further questioning."

(Update on 19th may) : The 17 suspected pirates still remain aboard USS Gettysburg.  A determination is currently being made as to whether or not the Suspected pirates will be prosecuted.
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Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Piraterie Golfe d'Aden - Océan Indien
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13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 17:30
L'armée italienne vient d'acquérir 16 hélicoptères Chinook ICH-47F - de fabrication Boeing sous licence - auprès d'AgustaWestland (filiale du groupe italien d'aéronautique, Finmeccanica). Le contrat, qui porte également sur 4 appareils supplémentaires en option (16+4), est évalué à 900 millions d'euros selon le constructeur et inclut un soutien logistique durant cinq ans. "Le premier hélicoptère sera livré au cours de l'année 2013, la livraison des autres s'achèvera en 2017", a indiqué de son côté le ministère italien de la Défense, dans un communiqué. Ces hélicoptères seront intégrés au 1er régiment "Antares" basé à Viterbo et doivent remplacer d'autres hélicoptères Chinook (CH-47 C) dont certains sont en service depuis 30 ans.

Un effort de rénovation. L'armée italienne est engagée dans un effort notable de rénovation et remplacement de ses hélicoptères. Elle a ainsi commandé 60 hélicoptères NH90 TTH, à
AgustaWestland. Ceux-ci sont en cours de livraison. Et une rénovation et mise à jour des systèmes de visée des hélicoptères d'attaque multiroles AW129 est en cours.

AgustaWestland, a Finmeccanica company, had announced, today, that it has been awarded a contract for sixteen ICH-47F Chinook helicopters plus four options for the Italian Army by the General Directorate of Air Armaments (ARMAEREO). The contract value is approximately € 900 million and includes a five year logistic support service. The delivery of the first aircraft is planned for 2013 with final deliveries in 2017. The ICH-47Fs will be operated by the Italian Army Aviation 1st Regiment “Antares” based in Viterbo and will replace the 40 CH-47C Chinooks that have been in service since 1973.

AgustaWestland is currently continuing to deliver NH90 TTH helicopters to the Italian Army having started deliveries in December 2007. The service has ordered 60 NH90 TTH helicopters which will replace older models currently operated in various utility roles. AgustaWestland is also undertaking a targeting system upgrade for the Italian Army AW129 EES helicopter fleet.

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Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Marchés de défense - Industrie
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13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 16:50
Alors que le contre-amiral Jones planchait devant la presse internationale à Bruxelles pour donner son bilan de l'opération anti-pirates Eunavfor Atalanta (voir sa conférence de presse), un nouveau navire marchand vient d'être attaqué par 2 skiffs pirates, à l'aide de lance roquettes (RPG). Des navires militaires et hélicoptères qui sont dans la zone se sont portés à son secours. Le navire semble sain et sauf...
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