Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 21:10
Le dispositif européen (et américain) qui pourrait être mis en place dans le cadre d'un cessez-le-feu durable à Gaza est actuellement l'enjeu d'une bataille, toute diplomatique, qui a commencé entre alliés, de part et d'autre de l'Atlantique.

Une offre de service européenne. Samedi dernier Gordon Brown (Royaume-Uni), Angela Merkel (Allemagne), Nicolas Sarkozy (France) avaient adressé une lettre commune et identique aux Israéliens et aux Egyptiens (pour transmissions aux autorités de Gaza) contenant une offre de service pour lutter contre les trafics d'armes (pour télécharger la lettre). L'organisation d'un sommet avec l'Egypte à Charm El Cheikh a permis. Reste maintenant à préciser cette offre et surtout obtenir un accord de part et d'autre,
à partir des premières pistes évoquées.

Une négociation à Bruxelles. C'est le sens des réunions extraordinaires des Ministres des Affaires étrangères des 27, à Bruxelles, sous forme de deux dîners : l'un mercredi soir avec leur homologue israélienne, Tzipi Livni ; l'autre, dimanche, avec les ministres jordanien, turc, palestinien et turc. Le lendemain, lundi 23, réunion (prévue de longue date) du Conseil des Ministres des Affaires étrangères de l'UE. L'implication des Européens dans le processus de paix sera à plusieurs niveaux : l'aide humanitaire et le soutien économique (L'Europe a l'habitude! Elle le fait depuis des années. A chaque conflit, elle paie les "pots cassés"), la négociation  politique et la présence opérationnelle.


Un enjeu. Si les Européens arrivent à imposer une présence militaire ou civile dans le processus de paix plus grande que celle qu'ils ont dans la région jusqu'ici (présence - suspendue depuis juin 2007 - au point frontière de Rafah), ils auront gagné le pari : imposer l'Europe dans le processus de paix.


Le dispositif opérationnel qui pourrait être mis en place est le suivant :

1. Réouverture du point frontière de Rafah avec redéploiement de la mission de l'Union européenne (EUBAM Rafah) renforcée et éventuellement étendue à d'autres points frontières (maritime ?).

2. Surveillance maritime pour empêcher la contrebande d'armes - ce qui est plus facile qu'au niveau terrestre.

- du coté de la mer rouge, cette surveillance pourrait être effectuée par des navires américains et autres (dans le cadre d'une des tasks forces internationales présentes sur place)

- du coté de la Méditerranée, cette surveillance pourrait être effectuée par des navires européens, dans un dispositif équivalent à celui existant au large du Liban (Finul maritime ou Task force 448 sous commandement européen, Euromarfor). La proximité des zones maritimes incite d'ailleurs à penser que les opérations pourraient être sinon jointes du moins combinées.

3. Surveillance terrestre du cessez-le-feu. Ce point reste à négocier. Une extension du mandat des observateurs de l'ONU - la FMO (force multinationale et observateurs), dirigée par le norvégien Kjell Narve Ludvigsen -
déjà présents dans le Sinaï, pourrait être étudiée coté égyptien. A l'étude également un renforcement des forces égyptiennes (qui a souvent été critiqué par les Israéliens qui y voyaient une entorse aux accords de démilitarisation de la région). Coté israélien ou coté palestinien, tout est à inventer : mandat de l'ONU, mandat de la force, règles d'engagement.

4. Coopération technologique avec fourniture de matériels électroniques, satellitaires et techniques, fournis coté israélien (par les Américains essentiellement) et égyptien.

5. Formation des forces. L'UE a déjà une mission de formation de la police palestinienne "Eupol" basée à Ramallah. Celle-ci, théoriquement, forme les policiers de Gaza (mais depuis le blocus du territoire par les Etats-Unis et l'UE, cette coopération n'est plus possible à Gaza). Cette mission pourrait être étendue soit géographiquement (coté égyptien), soit au niveau fonctionnel (formation des gardes-frontières)

Repost 0
Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Proche Orient - Israel Liban Palestine
commenter cet article
19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 18:00
La Finlande pourrait changer son système de défense anti-aérienne à l'horizon 2012, de fabrication russe, par un système issu des pays de l'Otan. Sont ainsi en lice un système norvégien et un  franco-italien, selon nos confrères de Helsingin Sanomat, pour un coût d'environ 400 millions d'euros.

La Finlande est actuellement équipée de matériel de fabrication russe "Buk" ou "Gadfly", acquis en 1996, en contrepartie des dettes de la Russie à l'égard du pays nordique (environ 200 millions d'euros). Dispositif comprenant 3 batteries Buk, et 72 missiles, déployé à Hyrylä, pour défendre la région d'Helsinki contre des attaques aériennes.

L'avantage du missile norvégien Nasams - utilisé par la Norvège, les Etats-Unis et l'Espagne - est qu'il peut être employé aussi par les avions de chasse Hornet de la Finnish Air Force. Mais inconvénient : sa portée limitée, 25
km. Tandis que le Buk russe peut atteindre déjà un objectif de 35 km. Et que son concurrent franco-italien, le SAMP/T, fabriqué par MBDA atteint 100 km (il combine la conduite de tir Arabel et des missiles Aster 30, et est utilisé en France, Italie, Royaume-Uni et Arabie Saoudite).

Selon nos confrères finlandais, ce changement serait davantage dicté par des motifs d'ordre politique (adopter un système Otanien) qu'opérationnel (le dispositif Buk serait à mi-vie seulement) ou économique (il existe des versions modernisées du Buk).

Photo : Système SAMP/T - missile Aster © NGV

(1)
Le ministre de la Défense, Jyri Häkämies, est partisan de l'adhésion de la Finlande à l'Otan
Repost 0
Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Marchés de défense - Industrie
commenter cet article
19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 14:00
La Slovaquie pourrait réduire de moitié son personnel dans les structures de commandement de l'OTAN. Une décision qui entrerait en vigueur le 1er août prochain, selon le quotidien slovaque Pravda (gauche). 75 des 150 militaires slovaques présents à l'organisation Euro-atlantique - à Bruxelles et en Allemagne - rentreraient ainsi au pays. La motivation de cette mesure est d’ordre financière : elle permettrait à la Défense d’économiser entre 3,75 et 5 millions d’euros par an. Un soldat à l'Otan coûte entre 50 et 67 000 euros par an. Mais explique un porte-parole du ministère de la Défense au quotidien, cette réduction d’effectifs ne remet pas en cause les engagements de la Slovaquie envers l’OTAN... En tout cas, pour la France, cela fait toujours 75 postes "libérés" pour la réintégration des commandements de l'Otan.

Les temps semblent durs pour le budet de l'armée. Le ministère de la Défense vient de décider, il y a quelques jours, une coupe sévère dans son personnel civil (-25% au 1er février) ainsi que dans les effectifs civils des forces armées (pour décembre). La part consacrée à la Défense par rapport au PIB diminue : 1,52 % du PIB (en 2008) et 1,42 % du PIB (en 2009). En revanche, les forces slovaques à l'extérieur du pays semblent pas touchées et même en augmentation. Les militaires slovaques sont ainsi présents sur trois théâtres d’opérations : Afghanistan (ISAF avec 175 hommes pour l'instant qui devraient passer à 250 dans quelques mois), Balkans (Eufor Bosnie - avec deux hélicoptères en plus - et Kfor Kosovo) et Chypre.
Repost 0
Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Armées européennes
commenter cet article
18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 22:10
Plus de 40 pilotes tchèques ont décidé de porter plainte contre l’armée pour des salaires qu’ils estiment impayés. Une vingtaine de plaintes ont déjà été enregistrées au Tribunal d'Ostrava. Et une vingtaine d'autres sont en cours. Selon la télévision tchèque qui a révélé cette information, le montant total des salaires impayés s’éléverait à quelque dizaines de millions de couronnes (environ 400 000 euros). Ces pilotes disent avoir été rémunérés pour seulement 12 heures lors de missions de reconnaissance et à l’étranger, alors qu’il étaient de service durant 24 heures. Le porte-parole du chef d'Etat-major de l’armée tchèque estime, de son coté, que tous les salaires ont été versés correctement et le ministère de la Défense a dit ne pas avoir assez d’informations sur le sujet. Il s'agit sans nul doute d'un avatar du paiement des heures de garde - avec la fameuse jurisprudence de la Cour de justice européenne qui oblige au paiement des heures de garde, même inactives, passées au travail...
Repost 0
Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Armées européennes
commenter cet article
18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 16:22
(article paru dans Europolitique ce week-end)

Sur le terrain de la sécurité l’Europe qu’a, face à lui, Barack Obama ne sera pas tout à fait celle qu’avait Georges Bush en arrivant, même lors de son second mandat.  D’une part, les nouveaux Etats membres sont pleinement intégrés. Et si leur atlantisme reste intact, il n’est plus automatiquement synonyme d’opposition à l’Europe de la Défense. L’expérience irakienne, notamment, a sonné le glas de la fidélité sans doute.  D’autre part, la Politique européenne de sécurité et de défense (PESD) est pleinement opérationnelle. Incontestablement, les quatre opérations menées dernièrement — au Tchad (militaire terrestre), en Somalie (militaire aéronavale), au Kosovo (Etat de droit) en Géorgie (observation) — ont marqué un changement de nature dans les capacités opérationnelles et politiques d’intervention, observé avec attention à Washington. L’UE est désormais autonome, pouvant se déployer, là où les Etats-Unis ou l’Otan ne le peuvent pas. Enfin, les Etats-Unis – enlisés en Afghanistan et dont la victoire en Irak reste fragile — ne sont plus l’hyperpuissance des années 1990-2000. L’émergence avec l’Europe, de la Russie ou de la Chine, pourrait obliger à davantage de compromis – ou de répartition des tâches - que les années précédentes.

L'Europe de la Défense (PESD)
Après un certain attentisme, pour ne pas dire une hostilité, l’Amérique a une soudaine « tendresse » pour la Politique européenne de sécurité et de défense (PESD). A Bucarest, en avril dernier, Georges Bush avait reconnu l’intérêt de l’Europe de la Défense. De manière plus concrète, des policiers américains sont venus rejoindre la mission européenne « Eulex Kosovo ». Un expert militaire américain est déjà présent dans la mission de réforme des armées en Guinée-BIssau. Et un autre devrait le rejoindre au Congo. L’approfondissement de ces relations pourrait être à l’ordre du jour.

Un Pacte de sécurité européen
La proposition « Medvedev-Poutine » d'un nouveau Pacte de sécurité – reçue avec condescendance, outre-Atlantique, a cependant été saluée par plusieurs partenaires européens (France, Allemagne, Espagne…) comme une avancée digne d’être examinée, même si son contenu reste pour l’instant très flou. Ne serait-ce que pour rétablir des relations plus confiantes avec la Russie. Cet examen reste inséparable de la nécessaire refonte des deux autres organisations de sécurité en Europe – militaire avec l’Otan et diplomatique avec l’OSCE – toutes les deux « au milieu du gué ».

Une Nouvelle Otan ?
La fin de la guerre froide avait pris de court l’organisation Euro-atlantique, qui s’était repositionnée comme un opérateur « mondial » de sécurité. La guerre en Géorgie, au mois d’août 2008, pourrait avoir sonné le glas d’un expansionnisme sans fin. Certains Etats (de l’est européen) s’inquiètent de voir l’organisation courir le monde, et abandonner leur propre sécurité. Le retour à la bonne vieille défense territoriale qui avait fait la gloire de l’Otan dans les années 1950-60 n’est-il pas nécessaire ? En matière d’organisation, plusieurs Etats – notamment à l’ouest-européen - militent pour une meilleure prise en compte des partenaires non-américains et la création d’un véritable pilier européen de l’Alliance. Dans une lettre ouverte adressée à Obama, le Ministre des Affaires étrangères allemand (SPD) Frank-Walter Steinmeier estime qu'une "nouvelle orientation" de l'Otan est nécessaire. Ce double débat devrait culminer lors du sommet Kehl-Strasbourg, au moment où la réintégration de la France de la plupart des commandements de l’organisation devrait mettre fin à toute une époque de suspicions réciproques. La venue d’Obama, première visite en tant que président sur le continent européen, sera en lui-même un évènement.

L'engagement en Afghanistan
La double stratégie américaine en Afghanistan – menée sous couvert de l’Otan et directement par l’opération « Enduring freedom » – est de plus en plus critiquée, publiquement, même par les hauts gradés. Les généraux Britanniques et les Allemands étant les plus virulents. Le général Allemand, Egon Ramms, commandant de l'Allied Joint Force de l'Otan a ainsi considéré, dans le Stern, que la stratégie de renfort à outrance, approuvée par le candidat Obama, n’était pas la bonne. "L'Alliance ne devrait pas essayer de contrôler tout le pays mais seulement les zones où la population est la plus nombreuse". Même sentiment pour le général Mark Carleton-Smith, commandant des forces britanniques de l'Alliance, expliquant, dans une interview au Times début octobre, que l'Otan ne pouvait gagner cette guerre et que l'objectif devait être désormais de maintenir l'activité des rebelles à un niveau contrôlable par l'armée afghane.

Le Bouclier Anti-Missiles
L’accord signé entre les Etats-Unis, la Pologne et la République tchèque pour l’installation d’éléments du bouclier anti-missiles américain (radar et rampe anti-missiles) sera-t-il confirmé ? Les conseillers du candidat démocrate, lors de la campagne électorale, avaient affirmé que la poursuite du programme serait liée à son utilité, son coût… et son objectif. A défaut d’abandonner le programme, l’idée de le réorienter est possible, comme l’a expliqué le chef de la diplomatie polonaise, Radek Sikorski, au sortir d’une entrevue, en septembre dernier, avec Obama : "le principe d'un bouclier, seulement à condition qu'il ne soit pas dirigé contre la Russie".

Robert « Bob » Gates, homme connu et connaisseur de l'Europe, fidèle de Bush
L'Europe de la Défense n'aura pas non plus un inconnu face à elle de l'autre coté de l'Atlantique. Robert « Bob » Gates, était secrétaire à la Défense sous le républicain Georges W. Bush, depuis novembre 2006 (quand il succède à Donald Rumsfeld démissionnaire). Il le reste sous le démocrate Obama. Etonnant. Cet homme, né en 1943, est un fidèle de Bush. Mais il connait bien l'Europe. Historien de formation, spécialiste de l’Europe - diplôme en histoire européenne et doctorat sur la Russie et l’Union soviétique (1974) – est entré à la CIA en 1966 et a gravi tous les échelons, pour finir par la diriger (1991-93) malgré une controverse sur les livraisons d’armes aux contre-révolutionnaires nicaraguayens. Il a été également conseiller adjoint au sein du Conseil national de sécurité du président George HW. Bush (senior) de 1989 à 1991 et après la CIA, a dirigé la « George Bush School of Government and Public Service » de l’université A&M du Texas.

(photo : Gates avec Parkanova, la ministre tchèque de la Défense lors de la signature du bouclier anti-missiles)
Repost 0
Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Défense UE (droit doctrine politique)
commenter cet article
18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 08:15

Bonne nouvelle en provenance du Tchad. Les agriculteurs de l’Est du Tchad, dans la zone d'action du bataillon Centre (français et slovène) autour de Farchana ont connu une récolte exceptionnelle vient d'annoncer l'EUFOR, la mission militaire de l'UE au Tchad et RCA.

Premier facteur de ce succès est climatique : les pluies ont été abondantes. "L’Est du Tchad peut sembler quasi-désertique aux yeux d’un occidental", explique le communiqué. "Mais ici, la grande majorité des ethnies a appris à domestiquer ce climat aride et vit de l’agriculture."

Deuxième facteur :  les éleveurs ont respecté, plus que de coutume, les couloirs de transhumance qui leurs sont réservés. La coopération entre l'Eufor et les gendarmes tchadiens a joué. "Ceci a permis d’apaiser les tensions qui surviennent chaque année entre agriculteurs et nomades" selon EUFOR.

Troisième facteur : les patrouilles quotidiennes des soldats européens. L’amélioration de la situation sécuritaire de nombreuses zones cultivables, situées à proximité de la frontière soudanaise, a permis de les cultiver, à nouveau. Et certaines des populations déplacées ont décidé de conserver les récoltes sur place - au lieu de revenir dans les camps des déplacés. Nombre d’entre eux sont restés dans les villages, ramenant petit à petit de la vie dans ces régions frontalières, souligne l'Eufor se basant sur un recensement effectué par le UNHCR (Haut commissariat aux Réfugiés).

Repost 0
Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Afrique - Tchad Soudan
commenter cet article
17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 22:27
Plusieurs initiatives ont été élaborées ces derniers jours, afin de trouver une solution complémentaire au cessez-le-feu et pouvoir l'inscrire dans un cadre durable. Celles-ci pourraient être examinées lors du sommet international en Egypte ce dimanche, après l'annonce du cessez-le-feu unilatéral par Israël. Résumons.

• l'ouverture contrôlée de la bande de Gaza

- la surveillance des points de passage comme le point de Rafah. L'Union européenne qui a déjà une équipe (EUBAM) en astreinte - et a préparé un plan de redéploiement rapide - devrait logiquement en être chargée. Reste à obtenir un accord de réouverture. L'Egypte souhaite que du coté palestinien soient en place des officiers de l'Autorité palestinienne - de Rammalah donc - et non du Hamas.

• la lutte contre la contrebande d'armes

- une force navale pour surveiller la contrebande d'armes. L'Allemagne, la France et le Royaume-Uni ont indiqué être prêts à y participer. Cette force peut être mise en place rapidement, tant d'un point de vue diplomatique qu'opérationnel.

- une force terrestre pour lutter contre les trafics d'armes et les tunnels. C'est le plus difficile. Aux niveaux opérationnel et diplomatique. L'Egypte a refusé la présence d'une force internationale à sa frontière avec Gaza. En revanche, elle ne voit pas d'inconvénient à la présence internationale, coté palestinien. L'autorité palestinienne souhaiterait plutôt une force sur toute la zone de Gaza. Mais on voit quelle capacité de négociation et de pression elle peut avoir. La présence de cette force - son mandat et son étendue géographique - pourrait être une des conditions du retrait israélien. Selon son étendue, ce pourrait un moyen de pression face au Hamas, pour diminuer son emprise sur Gaza.
 
- une mission d'assistance à l'Egype et à Israël pour la lutte contre les contrebandes d'armes.

D'ores-et-déjà, un accord a été signé, à Washington vendredi, entre les Etats-Unis et Israël.
Repost 0
Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Proche Orient - Israel Liban Palestine
commenter cet article
17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 12:30
Bonjour,

Vous l'aurez peut-être constaté ou le constaterez. Sur ce site, plusieurs articles datés: 1991, 1993, 2001, 2004... ont commencé à faire leur apparition. Ce n'est pas une erreur, ni un art antédivinatoire. Tout simplement, j'ai décidé - après plusieurs discussions
avec certains d'entre vous et d'autres...-, de remettre en ligne les articles rédigés, il y a quelques temps, avant le démarrage de ce blog.

La PESD n'est pas, en effet, née en juillet quand j'ai commencé ce blog. Ses soubresauts remontent à plus longtemps.
Certains concepts, certains débats sont, même, très anciens. (Pour être honnête, j'avais même oublié moi-même certains articles anciens que je ressort de mes archives électroniques -:)). Du coup, j'ai inauguré une nouvelle rubrique: "aux prémices de la PESD".

De la même façon, j'ai épaissi d'articles plus anciens, et identifié dans de nouvelles rubriques, les sujets connexes ou stratégiques pour la PESD : le pouvoir européen, le droit international humanitaire, la protection civile, la stratégie d'élargissement.

Sur certains articles, vous trouverez des passages entre crochets ; ce sont les rebuts (les passages rédigés mais coupés au dernier moment, pour correspondre à la taille, souvent limitée, qui m'était attribuée lors de la publication).

Enfin, dernier ajout, j'ai commencé à rechercher et à mettre en ligne des articles plus "historiques" sur certains reportages ou enquêtes, qui peuvent avoir une tonalité intéressante aujourd'hui. A commencer par ce reportage sur la "révolution de velours" en Tchécoslovaquie... en 1989. Vous comprendrez peut-etre pourquoi j'éprouve une certaine tendresse pour la première présidence de la République tchèque qui a été jugée bien sévèrement par certains confrères, avant même qu'elle ne démarre (ce qui n'empêche pas de commenter ses actes, maintenant qu'elle a démarré !). Autre ajout: des articles et reportages sur les derniers moments de la Yougoslavie. Vous trouverez également quelques extraits d'un ouvrage paru, il y a dix ans, sur la réforme du service national en France et la restructuration des armées ; ainsi que les dossiers et reportages parus plus récemment dans Europolitique. Tous dossiers répertoriés dans la page Enquêtes/Reportages.

Bonne lecture... et bonne année 2009

NB : pour éviter toute confusion avec les articles nouveaux, les articles d'archives ne seront pas signalés par un message de mise à jour (pour ceux qui ne recoivent pas encore le signalement d'article, entrez votre email dans la petite case en haut à droite).
Repost 0
Published by Nicolas Gros-Verheyde
commenter cet article
17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 11:11
Faciliter la venue d'étudiants étrangers et la mixité civilo-militaire, ce sont deux des objectifs qui conduisent à une réfome en profondeur des collèges militaires en Pologne, le tout dans un contexte de la professionalisation de l'armée polonaise. Le ministre de la défense Bogdan Klich a ainsi signé cette semaine des conventions pour donner plus d'autonomie et favoriser un rapprochement des trois écoles militaires avec le milieu universitaire. A savoir : l'Ecole supérieure militaire de la Force terrestre de Wrocław (WSOWL), l'Académie de l'armée de l'air de Deblin et l'école de la Marine de Gdynia. "L'avenir de l'école militaire - a expliqué Klich - consiste à accepter progressivement davantage d'étudiants civils. Selon le ministre, «seule l'interface entre militaires et civils est susceptible de permettre un développement plus rapide des installations."

Faire de l'école de l'Air une école d'aviation est-européenne. "L'académie de Deblin de la Force armée polonaise - l'Ecole Orlat" - devrait ainsi être transformée en académie d'aviation permettant de former tant les Polonais comme les étrangers, civils et militaires, a déclaré le ministre de la Défense, Bogdan Klich. Des discussions ont été déjà menées avec des partenaires finlandais et coréens pour de nouvelles formations. . «Mon intention est que cette école, avec une histoire, devienne la meilleure et la plus importante université civilo-militaire dans cette partie de l'Europe, pour l'éducation des navigants et du personnel au sol des forces armées et de l'aviation civile» a-t-il ajouté. "D'ici fin 2011, j'espère que l'école supérieure de Deblin sera devenue une académie d'enseignement de niveau master, pouvant accueillir un plus grand nombre d'étudiants, y compris des civils". L'école accueille 45 étudiants civils, 30 élèves pilotes et 15 élèves controleurs aériens.

Un centre de formation pour les opérations extérieures. Quant à Wrocław, l'ambition est d'en faire le centre de formation de l'envoi à l'étranger de soldats polonais. Une nécessité : avec la professionalisationAu total, il s'agit d'environ 25000 soldats sur lequel nous devons travailler tout le temps pour qu'ils soient bien préparés et à ajour de leur connaissances.

(photo : ministère polonais de la Défense, Bogdan Klich à l'école d'aviation)
Repost 0
Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Capacités Milit - Exercices UE
commenter cet article
16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 08:30
Carl Bildt, Le ministre des Affaires étrangères de Suède - qui présidera l'Union européenne au 2e semestre 2009 - vient de l'exprimer vertement. En tout cas plus clairement et plus fort que la présidence actuelle de l'UE. "Maintenant cela prendre fin" estime-t-il sur son blog.

Je cite quelques extraits : "Avec la poursuite obstinée de ses opérations militaires à Gaza, Israël menace de perdre rapidement les derniers vestiges d'accord que, nous avions après tout, quand elle a commencé sa réponse militaire aux attaques de roquettes du Hamas. Aujourd'hui, l'attaque contre le siège de l'UNRWA dans la bande de Gaza est certainement une erreur. Mais le plus grave de cette guerre, ce sont toutes ces "erreurs" avec toutes les victimes et toute l'amertume ainsi créée". "Il y a déjà plus d'un millier de personnes tuées - et seulement une petite partie d'entre eux peuvent être décrits comme impliqués dans les activités militaires du Hamas ! Une opération de guerre, où la majorité des personnes tuées sont des civils innocents, (perd) rapidement une fois la légitimité qu'elle aurait pu avoir."

Il semble, ajoute le Ministre, que "le Hamas soit aujourd'hui prêt à accepter des arrangements qui sont proches de ceux que nous avons discuté avec la Troïka de l'UE au début de la semaine dernière et qui a depuis fait l'objet de négociations, principalement en Egypte. Il est grand temps maintenant pour Israël de se conformer aux exigences du Conseil de sécurité des Nations unies pour un cessez-le-feu." "Si cela continue, on risque des vies d'innocents, ou que "des erreurs" comme l'attentat perpétré aujourd'hui contre le siège de l'ONU, se reproduisent et causent encore plus de dommages à Israël par les possibilités de paix à long terme". (traduction non officielle)

NB : j'aurai bien aimé que la présidence tchèque de l'UE tienne ce langage au lieu de perdre son temps dans quelques arguties inutiles autour de la liberté de l'art. L'art n'est pas menacé aujourd'hui en Europe. La paix en revanche au Moyen-Orient, et à terme en Europe. Car nous ne pourrons plus nier les risques "d'importation" de ce conflit qui entretient la lie des extrêmismes.
Repost 0
Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Proche Orient - Israel Liban Palestine
commenter cet article

Nouveau Site


Bruxelles2 a migré depuis 2010 ! Les derniers posts sont sur  : www.bruxelles2.eu

Ou sur la version professionnelle du "Club" sur souscription

Sans oublier le fil http://www.bruxelles2.eu/feed/link... ou le fil Twitter

Avertissement B2 - Bruxelles2 n'est, en aucune façon, responsable de l'irruption de publicités, sur ce site, qui sont de l'unique initiative et responsabilité de l'hébergeur, over-blog. Vous pouvez nous suivre désormais sur le site (sans publicité) de B2

Bruxelles2 en quelques mots

Derrière les murs, la politique (européenne) des affaires étrangères (PESC), de sécurité et de défense commune (PeSDC) est décryptée. Stratégie, politique, gestion de crises, industrie ou transport aérien militaire, surveillance maritime et protection civile...Missions militaires et civiles de l'UE (Bosnie-Herzégovine, Kosovo, Géorgie, Moldavie / Ukraine, Afghanistan, Irak, Palestine, Congo RDC, Guinée-Bissau, Haïti, Océan indien, Somalie, Tchad).

logo_ouestfrancefr.pngL'éditeur : Nicolas Gros-Verheyde. Journaliste, correspondant "Affaires européennes" du premier quotidien régional français Ouest-France après avoir été celui de France-Soir. Spécialiste "défense-sécurité". Quelques détails bios et sources.