Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 17:21

Charlemagne-483b.jpgCa y est. La dernière pièce du paquet législatif "Service européen d'action extérieure" (SEAE) a été mis sur la table, hier mercredi, par la Commission européenne. Il était temps ! Après le règlement général et le règlement sur le budget (1), ce texte permet donc désormais au Parlement européen d'avoir une vue générale et à la discussion finale de s'entamer.

Le "retard" pris à présenter ce règlement tient, en grande partie, aux obligations de consultation interne, notamment avec les syndicats. L'objectif de Catherine Ashton, la Haute représentante pour les Affaires étrangères de l'UE,  est maintenant d'aboutir à un accord politique - m'a précisé un de ses proches -  avec le Parlement européen dans les jours qui viennent, au plus tard, afin de faire valider cet accord et, au besoin, de procéder aux derniers ajustements par les ministres des Affaires étrangères, le 14 juin ; puis d'obtenir le label "approuvé par les 27" lors du Sommet européen des 17 et 18 juin.

Quelques principes guident ce texte

• Une égalité voire une priorité d'embauche pour les candidats des Etats membres. Les candidats des services diplomatiques nationaux des Etats membres seront traités sur un "pied d'égalité" est-il précisé. Cela peut paraître une évidence. Mais, en fait c'est un changement par rapport à la situation habituelle où la priorité est donnée aux candidats internes sur les candidats des autres institutions. La Haute représentante devra ainsi accorder une attention soutenue à toutes les catégories (fonctionnaires Commission, Conseil, SEAE, personnel diplomatique national...) "sans accorder la priorité à l'une ou l'autre de ces catégories". En fait, il y aura tout de même une priorité, mais inversée, En effet, afin de permettre une "représentation appropriée" du personnel diplomatique national (autrement dit de faciliter leur insertion dans le service diplomatique européen), jusqu'à juin 2013, la priorité sera accordée pour les postes AD (supérieurs) aux candidats des services diplomatiques nationaux, "à niveau de qualification essentiellement égal".

• Tous les candidats retenus bénéficieront d'une égalité des conditions de travail. Ceux des Etats membres seront employés par le SEAE en tant qu'agents temporaires. Leurs conditions de travail et de congés (âge de la retraite, possibilité de détachement, congé de convenance personnelle...) seront alignées sur le statut des fonctionnaires.

• Les fonctionnaires issus du Conseil ou de la Commission bénéficieront d'un droit de retour dans leur administration d'origine (ils seront considérés comme des candidats internes). Des transferts internes entre les trois institutions (Conseil, Commission, SEAE) seront possibles, dans des cas exceptionnels, sans publication de vacances de postes

• C'est le Haut représentant de l'UE qui sera l'Autorité investie du pouvoir de nomination (AIPN). Pour le statut du personnel, le SEAE est considéré comme une "institution". Mais si le personnel du SEAE exécute des missions pour le compte de la Commission, il sera soumis à l'autorité (recrutement, évaluation, discipline...) de la Commission.

• Les chefs de délégation dans les "ambassades" de l'UE seront nommés par le Haut représentant, sur la base d'une liste restreinte de candidats approuvée par la Commission. Règle applicable également en cas de transfert "effectué dans l'intérêt du service".

Télécharger le texte du règlement

(1) Si le textes établissant le SEAE ne nécessite qu'un avis du Parlement européen, le règlement sur le personnel est élaboré en codécision (avec droit d'amendement voire de blocage du Parlement européen).

(crédit photo : © NGV  - le batiment Charlemagne, siège actuel de la DG Relex et futur siège du Service diplomatique)

Repost 0
Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans HautReprésentant-ServiceDiplomatique
commenter cet article
10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 16:04

Logo-Otan.jpgL'OTAN va bénéficier de deux renforts de poids... issus de l'Union européenne. C'est assez nouveau pour ne pas être signalé. Le Rear-Admiral britannique Peter Hudson qui quitte ses fonctions ces jours-ci va retrouver ses fonctions de commandant de la force maritime britannique (qu'il n'a jamais abandonné, exerçant simultanément les 2 activités). Mais surtout il prendra au 1er janvier le commandement du Deployable High Readiness Forces (Maritime) Headquarters de l'OTAN, assuré par les Britanniques et les Français. Son adjoint jusqu'ici, qui vient d'être remplacé par un homologue allemand (1), le contre-amiral espagnol Bartolomé Bauzá va devenir le directeur de la préparation opérationnelle au QG de l'Alliance à Lisbonne. QG qui assure la responsabilité générale de l'opération anti-piraterie... de l'OTAN "Ocean Shield", aux cotés du QG maritime de l'OTAN, à Northwood également.

(1) Un aviateur au commandement-adjoint de l'opération Atalanta

(crédit photo : Conseil de l'UE - Hudson lors de sa dernière conférence de presse)

Repost 0
Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Piraterie Golfe d'Aden - Océan Indien
commenter cet article
9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 21:26

Plus que quelques jours pour postuler aux postes ouvertes par l'agence européenne de défense, notamment pour le projet de contre-IED ainsi que pour le projet de formation de pilotes d'hélicoptères.

Deux postes en contractuel:

Deux postes d'expert national détaché:

Repost 0
Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans L'UE et la PeSDC embauchent
commenter cet article
9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 18:09

DelegCEMali.jpgLa mise en place des ambassades de l'UE continue. Après un premier basculement au 1er janvier, des délégations de la Commission européenne en ambassades de l'UE, qui avait concerné une cinquantaine de délégations et de pays, ce mouvement s'amplifie au 1er juillet.

Dans presque 120 pays, une ambassade de l'UE exercera le rôle de représentation de l'Europe au second semestre 2010 (1). Et 4 autres ambassades devraient "basculer" au 1er novembre : Haitï (où la représentation est exercée par la France), Irak (Danemark), Argentine et Jordanie (Belgique).

Une ambassade de l'UE dans toutes les missions PeSDC... ou presque

Dans tous les pays où se déroule une mission de la PeSDC, selon mes informations, l'UE est donc représentée par une ambassade. Seule exception : la mission EUNAVFOR Atalanta de lutte contre la piraterie. En Somalie il n'y a personne (aucun pays européen n'est présent, vu les conditions de sécurité et les contacts avec le GFT se font au Kenya ou en Europe). L'UE est présente directement en Erythrée, au Yemen, Kenya et Tanzanie, ainsi qu'en Inde. Mais ailleurs, c'est un Etat membre : Britanniques aux Seychelles ; Autrichiens à Oman et Français aux Comores.

Les territoires palestiniens ainsi que le Kosovo, deux "pays" où se déroulent une mission de l'Europe de la défense ne sont pas repris dans cette liste.

Les Etats membres "ambassadeurs de l'UE" dans 40 pays

Il ne reste ainsi qu'une quarantaine de pays où la représentation est assurée, à tour de rôle, par un Etat membre - selon un dispositif tournant assez complexe à expliquer, soit parce qu'il n'y a pas de délégation de l'UE, soit pour d'autres raisons (Amérique latine) :

- la Belgique (qui assure la présidence tournante au 2e semestre) : Costa Rica, Cuba, Emirats Arabes Unis, Iran, Koweit, Libye, Qatar, Vatican ;

- l'Allemagne : Brunei, Salvador, Honduras, Mongolie, Nouvelle-Zélande, Turkmenistan ;

- l'Autriche : Oman ;

- le Danemark : Népal ;

- la France : Andorre, Islande, Bahrein, Birmanie, Cambodge, Comores, Equateur, Guatemala, Laos, Surinam, Trinidad et Tobago, Vanuatu ;

- l'Espagne : Guinée équatoriale ;

- l'Italie : Monaco, Panama, Paraguay, St Marin ;

- le Portugal : Sao Tome et Principe

- le Royaume-Uni : Belize, Gambie, Ste Lucie, Seychelles.

Des pays de l'Est aux avant-postes dans trois pays "pas faciles"

On peut remarquer que plusieurs pays récemment entrés dans l'UE assurent ce rôle de représentation des 27, dans des pays "pas faciles" : la Lettonie en Ouzbékistan, la Hongrie au Belarus ; la Roumanie en Corée du nord.

(Nb : en gras des pays clés au niveau sécuritaire ou opérations de maintien de la paix).

En savoir plus :

Le document précisant pays par pays qui représente l'UE au 2e semestre 2010.

Pour avoir une vue exacte des postes diplomatiques des différents Etats membres, télécharger l'autre document

(1) NB : le nombre de délégations est légèrement inférieur, certaines ambassades exerçant leur activité sur d'autres pays de la zone : La Barbade pour St Christophe et Nevis ou St Vincent et Grenadines, Jamaïque pour Bahamas, Inde pour Bhoutan, Fidji pour Kiribati, les Iles Marshall, la Micronésie et Nauru, Sri Lanka pour les Maldives, etc...

(crédit photo : délégation de l'UE au Mali)

Repost 0
Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans HautReprésentant-ServiceDiplomatique
commenter cet article
9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 15:57

L'UE a adopté son rapport annuel sur les armes légères et de petit calibre (ALPC).

Ce rapport (télécharger ici) se compose - c'est classique - de trois parties :

- la première partie porte sur les efforts déployés par les États membres pour s'attaquer à la problématique des armes légères et de petit calibre au niveau national;
- la deuxième partie est consacrée aux efforts déployés au niveau international;
- la troisième partie traite de la participation aux travaux menés dans le cadre des organisations internationales et des arrangements régionaux ;
- l'annexe comprend la liste des points de contact des États membres de l'UE dans le domaine des ALPC.

Signalons qu'en 2009, l'UE a intégré une clause sur les ALPC dans quatre accords bilatéraux: avec la Chine, l'Iraq, la Libye et la Corée du Sud (suivant en cela une recommandation prise par les 27 en décembre 2008).

 

Repost 0
Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Capacités Milit - Exercices UE
commenter cet article
9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 08:45

AshtonConfPress2CmeMinAffEtr@UE100510Six mois depuis l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne, plus de six mois après sa nomination, c'est un peu le temps de prendre la température de la nouvelle politique étrangère de l'UE et de l'effet de la nouvelle Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité. Autant dire que le résultat n'est pas très glorieux. Si vous êtes d'humeur maussade aujourd'hui, ne lisez pas les lignes qui vont suivre, elles ne pourraient que vous enfoncer dans le doute. En effet, quand vous interrogez diplomates, militaires, experts tous terrains, les principaux mots qui reviennent sont : inaudible, inconsistant, invisible... (1).

Pourtant ce n'est pas faute de bonne volonté, ni de déplacements en tous sens de la nouvelle Haute représentante de l'UE... Catherine Ashton a ainsi pris son bâton de pèlerin et s'est rendu à Washington, en Bosnie, à Haïti, au Kenya, aux Seychelles... Elle a assuré la présidence du conseil des Affaires étrangères, s'est rendu à l'OTAN deux ou trois fois (elle  manque rarement une réunion de l'Alliance atlantique!), aux Etats-Unis une fois, à Kiev aussi. Bref elle fait le job. Mais voilà, rien de plus. Au contraire. Plusieurs occasions d'affirmer haut et fort la parole européenne ont été perdues (Haïti, Iran...). Les absences répétées de la Haute représentante commencent à être difficilement justifiables. Ses "loupés" font jaser.  Explications...

Initiatives : degré zéro

Six mois après l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne la politique étrangère de l'UE pâtine... "Aucune initiative notable n'a été lancée" explique un expert de ces dossiers. Propos confirmés par plusieurs intervenants. La mise en place du service diplomatique (service européen d'action extérieure) semble accaparer toute l'attention de la Haute représentante (2). Mais là aussi cela traîne. Les parlementaires se lamentent d'être un peu délaissés et, surtout, de voir traîner certaines propositions.

En attendant, les autres dossiers restent en plan. La coopération structurée permanente pâtine, laissée aux mains des Etats membres. La clause de solidarité (pourtant innovation majeure du Traité de Lisbonne) qui requiert une initiative de la Haute représentante et de la Commission n'est toujours pas appliquée. Le fonds de lancement n'est toujours... pas lancé ! Bref aucune des changements du Traité de Lisbonne n'a été mis en application.

Quant aux innovations possibles (création d'un centre commun de gestion de crises...) et au sens de l'audace, autant dire qu'ils sont rangés soigneusement au fin fond d'un coffre fort. Dont on a oublié où il se situait et dont on a perdu le code....

Des prises de paroles décalées

Exemple type : la Thaïlande. Les troupes gouvernementales chargent les chemises rouges, les ambassades prudentes ferment. Du coté de la Haute représentante, rien. 24 heures après le dernier roulement de charge, alors que les barricades sont déjà démantelées et les morts enlevés (plus d'une quarantaine de morts, plusieurs centaines de blessés), surgit un communiqué tenant du néant, appelant au "dialogue en vue de régler la crise actuelle par des moyens pacifiques et démocratiques, et de rétablir la stabilité et l'ordre dans le pays". Un peu tard.

Autre exemple : la Flottille pour Gaza. La première réaction de Cathy est un peu sous-calibrée. Elle appelle à une enquête interne des autorités israéliennes, propos qui ne rencontre pas l'unanimité au sein des Etats-membres, loin de là. Un second communiqué, plus tard, corrige le "tir". Propos qui est également déplacé d'un point de vue du droit international : les bateaux se trouvent dans l'espace international, battent pavillon divers, et les personnes sont pour certaines de nationalités européennes.

Un silence radio souvent étonnant

Le déplacement au Kenya, en Tanzanie ou aux Seychelles est important - au moins pour la concertation régionale dans l'Est de l'Afrique et la continuité de l'opération anti-piraterie (dans son volet "traitement judiciaire des pirates". Mais les suites de ce voyage restent obscures. La communication à la presse est limitée au minimum. Et les Etats membres ne semblent guère mieux traités. Autre exemple : Au sommet UE-Balkans, Ashton est bien là mais s'éclipse avant la fin. Son absence à la conférence de presse étonne mes confrères balkaniques qui posent la question à Stefan Füle, commissaire chargé de l'Elargissement. Celui-ci, un peu gêné, justifie par des "problèmes d'agenda". 

Sécher, un principe de base

On connaissait déjà l'absence de Palma de Majorque lors de la réunion des ministres de la Défense. On croyait cette époque révolue. Catherine Ashton l'avait promis, juré. Elle serait là désormais. Las  Au sommet d'Istanbul sur la Somalie, les 21-23 mai, c'est le pâlichon commissaire au développement, Andris Piebalgs, qui est dépêché. Résultat : la contribution de l'UE passe à la trappe. Elle n'a ainsi été diffusée par les organisateurs de la conférence sur son site internet que 10 jours plus tard (quand l'encre du sommet était depuis longtemps passée). Et l'Union européenne est à peine citée dans la déclaration finale (seule EUNAVFOR est remerciée).

Au sommet UE-Pakistan, vendredi dernier, alors que sa venue était inscrite sur l'agenda, la diplomate en chef de l'UE n'est pas là. « Elle est à Londres ... » Le Pakistan, sixième puissance mondiale en termes de population, avec l'arme nucléaire, stratégiquement placé entre la Chine et l'Iran, et en conflit larvé avec son puissant voisin indien et où la guerre menée en Afghanistan s'étend, n'est donc pas un sujet de politique étrangère... En revanche, rassurez-vous, Catherine Ashton a toujours le temps d'aller aux réunions de l'OTAN. Même une réunion des ambassadeurs COPS-NAC trouve grâce à ses yeux. Elle a dû sans doute se tromper d'organisation...

Rumeurs et psalmodies

Résultat. La petite déception des premiers jours avalée, l'enthousiasme des premiers mois s'est éteint. Les diplomates européens, aujourd'hui, ont comme un "vague à l'âme". Ils ne se sentent pas d'impulsion claire. Du scribaillon au représentant spécial, le doute et la lassitude commencent à habiter les couloirs. « On ne sent pas la présence d'un chef. » explique l'un d'eux. « Les troupes dépriment » ajoute un autre. En interne, les principaux responsables ont le sentiment d'être délaissés, peu consultés, pas écoutés, et ont de plus en plus mal à expliquer et justifier la politique étrangère européenne. « Catherine Ashton gouverne toute seule et est isolée » précise l'un d'eux. Et un autre de résumer, un sentiment semble-t-il, très partagé : « Le bateau est à la dérive »

(1) Et encore... je suis gentil et très poli

(2) Souvent on me répond que l'absence du SEAE est handicapante pour l'action de la Haute représentante car elle n'a pas de services. Cette assertion me semble largement erronnée. Car de nombreux services sont à la disposition de la Diplomate en chef de l'UE (DG Relex, secrétariat du Conseil, Etat-Major de l'UE...) qui ne demandent qu'à agir et être coordonnée par la HR sans attendre la fusion structurelle voulue par le Traité de Lisbonne.

Repost 0
Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans HautReprésentant-ServiceDiplomatique
commenter cet article
8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 16:25

(J'ai reçu plusieurs demandes d'information sur le SHADE, ce mécanisme décrit lors de ma Visite au QG anti-pirates de l'UE (Atalanta) à Northwood). Voici quelques éléments puisés aux meilleures sources...

Le groupe SHADE (Shared Awareness and Deconfliction), dirigé par les Forces maritimes combinées et la force navale de l’Union européenne, est un Groupe militaire international à participation volontaire créé en décembre 2008, sans statut juridique précis. Il sert surtout à "échanger des pratiques optimales, tenir des discussions informelles et harmoniser les activités des pays et des organisations participant aux opérations militaires de lutte contre la piraterie dans la région." 

À l’origine, seules y participaient les Forces maritimes combinées (basées au Bahreïn), la force navale de l’Union européenne et l’OTAN. Cependant, il s’est agrandi rapidement, incluant la plupart des forces navales des pays de la région et d’autres pays agissant indépendamment, notamment celles de la Chine, de l’Inde, du Japon et de la Russie. Le groupe SHADE se réunit chaque mois au Bahreïn au niveau des experts. Bien souvent, il y a plus d'une vingtaine de pays représentées autour de la table, en plus des dirigeants des trois coalitions et de représentants des milieux maritimes.

Ce groupe SHADE a notamment contribué à lancer des opérations navales coordonnées et ciblées au large des côtes somaliennes et encouragé les échanges d’officiers et de moyens entre les participants, permettant notamment à des commandants de Singapour et de Turquie de travailler à bord de bâtiments américains. Il a en outre créé dans le golfe d’Aden le couloir de transit international recommandé, approuvé par l’OMI en juillet 2009, mis au point un guide de coordination relatif à ce couloir et renforcé sensiblement la coordination avec les milieux maritimes.

Repost 0
Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Piraterie Golfe d'Aden - Océan Indien
commenter cet article
8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 00:09

GardesCotesFortune1-Uk1006.jpgLes Britanniques vont acheminer aux Seychelles un nouveau bateau de gardes-côtes. Il a servi auparavant dans l'Institution royale de sauvetage en mer (RNLI).

De 14 mètres de long, ce bateau "tous-temps" peut atteindre une vitesse de 18 noeuds et a une autonomie de 240 miles. Les Seychelles ont demandé à leurs partenaires une aide pour renforcer ses capacités de lutte contre la piraterie avec deux nouveaux navires.

Le navire, dénommé Baltic Exchange II a été rebaptisé Fortune. Il devrait arriver d'ici deux mois à bord d'un navire auxiliaire de la Royal Navy. Ce n'est pas la première fois que des navires sont expédiés ainsi à l'autre bout du monde pour trouver une nouvelle vue. 8 d'entre eux ont ainsi été envoyés en Chine.

Repost 0
Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Piraterie Golfe d'Aden - Océan Indien
commenter cet article
7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 13:58

DragueurHr.Ms.Maassluis-Nl100607.jpgLa marine néerlandaise va déployer des navires au large de Gibraltar sur la côte sud de l'Espagne afin de lutter contre l'immigration clandestine en provenance d'Afrique.

Deux dragueurs de mines, les Hr. Ms. Maassluis (M856) et Hr. Ms. Haarlem (M853) vont ainsi se relayer à partir du 1er juillet, entre l'Espagne, le Maroc et l'Algérie. Mission : la détection, la surveillance et le signalement des bateaux chargés d'immigrants illégaux. Les marins néerlandais n'auront pas de pouvoir d'interception en propre, celles-ci appartenant aux Espagnols

Plusieurs autres pays participeront à cette mission de surveillance coordonnée par l'agence européenne de surveillance aux frontières (Frontex) : la France, l'Italie, le Portugal, le Luxembourg, la Slovaquie et la Belgique. Coté français les moyens ne sont pas encore définis. Ce pourrait être après l'été un navire type patrouilleur - qui sera basé à Almeria pour 4 à 6 semaines - et un avion de patrouille maritime.

Les moyens militaires nationaux sont mis à disposition de l'Etat membre "cadre" de l'opération. Mais ils restent sous commandement national. Afin de faciliter la bonne marche de l'opération, généralement un officier de liaison, en l'occurence espagnol, vient prendre place à bord.

Ce n'est pas la première fois que les pays européens déploient de tels moyens. Sous l'égide de Frontex, une demi-douzaine de zones sensibles ont ainsi été définies, correspondant aux principales zones d'arrivée des clandestins : Poséidon (au sud des côtes grecques), Nautilus (entre Malte et Lybie), Hermès (sur les rives sardes), Minerva / Indalo (entre Espagne Maroc et Algérie), Hera (au nord de l'Afrique, dans l'Atlantique entre Maroc et Portugal). Mais d'assez ponctuelles, ces missions sont devenues quasi-permanentes. La France a, très tôt, participé à ces missions, dès 2006, essentiellement en soutien de la Grèce et de l'Espagne.

Une surveillance maritime renforcée

Cette mission est l'illustration concrète des évolutions futures et le rapprochement entre les missions de sécurité interne et de sécurité externe. Les ministres des Affaires étrangères et de la Défense, le 26 avril 2010, ont, en effet, demandé à la Haute représentante, à la Commission européenne et aux Etats membres d'élaborer les futures options d'une stratégie globale pour la sécurité maritime comme de mettre en place une task force (Télécharger les conclusions).

(crédit photo : marine néerlandaise - Hr. Ms. Maassluis)

Repost 0
Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Capacités Milit - Exercices UE
commenter cet article
7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 13:38

RA-ThomasErnst-Atalanta-.jpgC'est effectivement un aviateur... de la marine qui arrive au QG d'Atalanta l'opération européenne anti-piraterie. Le Contre-Amiral allemand Thomas Josef Ernst a été formé aux écoles allemande, américaine, britannique et française (ayant fait l'école supérieure de guerre navale)

Thomas Ernst a pris le relais de son homologue espagnol Bartolomé Bauzá comme chef adjoint d'Atalanta. Il travaillera aux cotés du nouveau chef qui prend ses fonctions dans quelques jours, le major-général Buster Howes issu des commandos (lire : Un béret vert va prendre la tête d'EUNAVFOR Atalanta). En mer, le commandement reste assuré par le Suédois Jan Thörnqvist à bord du Karlskrona. Un trio très complet ainsi puisqu'il illustre les trois volets militaires de l'opération : le maritime, l'aérien, l'action.


Né en 1956, Thomas Ernst est un enfant de la Sarre. Il a grandi à Saarbrücken. Et en 1976, à 20 ans, il rejoint la marine, après une formation à l'Ecole de la marine Mürwik (MSM) et à bord des navires-écoles “Gorch Fock” et “Deutschland”. En 1980, avec un brevet en ingénierie électrique en poche, il choisit l'aviation maritime et commence un entraînement de pilote à la base de l'US Air Force de Sheppard. Il complète cette formation à la base britannique de la RAF de Cottesmore comme pilote de bombardier Tornado. 

Il commence alors sa carrière de pilote maritime au Naval Air Wing 1 en 1984 et supervise l'introduction au niveau opérationnel du système d'arme missile anti-radar à grande vitesse (HARM), AGM 88. Promu Lieutenant-Commander, il suit les cours de l'Ecole Supérieure de Guerre Navale à Paris. Et à son retour en Allemagne, en 1993, il commande la première escadre de Naval Air Wing 1 à Schleswig. La ville au nord de l'Allemagne où il établit son foyer (il a une fille, Theresia).

Après un passage au ministère de la Défense comme officier d'Etat-Major aérien maritime, il reprend en 1998 un commandement : le Group Naval Air Wing 2 basé à Eggebeck, composé de 5 escadres et de 50 avions Tornado. De 2000 à 2002, Ernst repart au ministère de la Défense comme assistant militaire du CHOD allemand (le général Kujat). En 2002, il part à Norfolk au QG Saclant  comme chef des affaires politico-militaires. Revenu en Allemagne en 2005, il rejoint le ministère de la Défense comme directeur du personnel naval et, en 2007, devient chef d'état-major du secrétaire d'Etat, Peter Wichert (qui démissionne de son poste en novembre 2009 suite au bombardement meurtrier de Kunduz en Afghanistan).

Juste avant son départ pour Northwood, il a été promu Contre amiral (Rear Admiral) et a pris, en mars dernier, le commandement de l'école de la marine de Mürwik, joli retour aux sources, dans cette école qui fête cette année son centenaire (elle a été fondée par le Kaiser Guillaume II en 1910).

NavireEcoleGorckFock-De07.jpg

Le Navire école Gorch Fock - Crédit : Bundeswehr / Ricarda Schönbrodt/Ricarda Schönbrodt

Repost 0
Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Piraterie Golfe d'Aden - Océan Indien
commenter cet article

Nouveau Site


Bruxelles2 a migré depuis 2010 ! Les derniers posts sont sur  : www.bruxelles2.eu

Ou sur la version professionnelle du "Club" sur souscription

Sans oublier le fil http://www.bruxelles2.eu/feed/link... ou le fil Twitter

Avertissement B2 - Bruxelles2 n'est, en aucune façon, responsable de l'irruption de publicités, sur ce site, qui sont de l'unique initiative et responsabilité de l'hébergeur, over-blog. Vous pouvez nous suivre désormais sur le site (sans publicité) de B2

Bruxelles2 en quelques mots

Derrière les murs, la politique (européenne) des affaires étrangères (PESC), de sécurité et de défense commune (PeSDC) est décryptée. Stratégie, politique, gestion de crises, industrie ou transport aérien militaire, surveillance maritime et protection civile...Missions militaires et civiles de l'UE (Bosnie-Herzégovine, Kosovo, Géorgie, Moldavie / Ukraine, Afghanistan, Irak, Palestine, Congo RDC, Guinée-Bissau, Haïti, Océan indien, Somalie, Tchad).

logo_ouestfrancefr.pngL'éditeur : Nicolas Gros-Verheyde. Journaliste, correspondant "Affaires européennes" du premier quotidien régional français Ouest-France après avoir été celui de France-Soir. Spécialiste "défense-sécurité". Quelques détails bios et sources.