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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 11:39

La diplomate en chef de l'UE, Cathy Ashton, a été autorisée à négocier des accords cadres pour la participation aux opérations de l'Europe de la défense avec vingt nouveaux pays. Une idée qui était en l'air depuis quelque temps et qui a été approuvée, officiellement, par les 27 ministres des Affaires étrangères, hier (lundi 26 avril).

L'avantage de tels accords est indéniable. Il facilite grandement l'implication des Etats tiers dans les missions européennes et, surtout, les accélère. Aujourd'hui, l'association d'un Etat tiers implique, coté européen : un mandat du Conseil des Ministres pour négocier, la négociation proprement dite, et un nouveau mandat du Conseil pour accepter l'accord. Et, coté des tiers, la procédure est parfois aussi compliquée, voire plus, avec décision du gouvernement, approbation par les assemblées parlementaires, etc... Une fois l'accord signé, la participation des tiers sera bien plus simple : l'accord (ou la demande) du chef de mission ; une déclaration ou décision de l'Etat tiers, appliquant de tel ou tel article de l'accord-cadre ; un accord des 27 ambassadeurs du COPS et (en point A) du Conseil des Ministres (pour la mise en place du comité des contributeurs). Bref, une procédure qui passe "sous l'horizon politique" et peut se traiter au niveau des diplomates et des "opérationnels".

20 Etats figurent sur la play list : Albanie, Angola, Argentine, Australie, Bosnie-Herzegovine, Brésil, Chili, Chine, Croatie, République Dominicaine, Egypte, Fyrom (Macédoine), Inde, Japon, Montenegro, Maroc, Nouvelle-Zélande, Serbie, Afrique du Sud, Etats-Unis. 20 pays avec lesquels l'UE entend approfondir ses relations en matière de missions (civiles ou militaires) de défense et qui, bien souvent, ont déjà participé à des missions civiles ou militaires de la PeSDC ou y participent encore.

L'UE a déja signé des accords-cadres avec cinq pays : Canada, Islande, Norvège, Turquie, Ukraine.

NB : on peut remarquer deux présents de taille, symbole de l'émergence de nouveaux pays sur la scène mondiale de la sécurité et qui étaient, pour l'instant, discrets dans la PeSDC — la Chine et l'Inde — et un absent de marque : la Russie qui a, cependant, été impliquée au Tchad. Il est vrai que la négociation d'un accord de participation avait été alors assez compliquée.

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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 23:12

Aaviksoo-Mindef-Estonien.jpgL'Estonie devrait rejoindre l'opération anti-piraterie EUNAVFOR Atalanta de façon plus opérationnelle, a annoncé le ministre de la Défense estonien Jaak Aaviksoo, aujourd'hui à Luxembourg.

Une équipe de protection embarquée d'une douzaine de militaires de la marine devrait être intégrée dans un navire allemand d'ici la fin de l'année. Les négociations ont commencé. 

A noter que l'Estonie a déjà une participation dans les Etats-Majors de l'opération.

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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 15:59

(A LUXEMBOURG) Les ministres des Affaires étrangères de l'UE peinent toujours à s'accorder sur le Service européen d'action extérieure. La discussion continue. Et du coté de Cathy Ashton, on se refuse à prendre tout pari, en ce moment, sur le fait d'arriver à un accord complet avant la tombée de la nuit. L'objectif serait ainsi d'obtenir un accord "politique" sur la décision cadrant le service, en "sortant" l'organigramme du cadre décisionnel. « Cela permettrait de changer l'organigramme ou de l'adapter sans être obligé de revoir la décision » explique un proche de Cathy Ashton.L'objectif final reste toujours d'avoir un accord d'ici la fin juin avec le Parlement européen.

Un trio de secrétaires. En l'état des choses, l'organigramme comprendrait un trio à sa tête : trois secrétaires exécutifs, chargé l'un chargé des questions politiques (policy director), l'autre des questions interinstitutionnelles, le troisième de la gestion quotidienne (backoffice). Il n'y aurait pas de "primus inter pares" parmi eux. Tous seraient placés sur le même pied d'égalité. Chacun d'entre eux aurait un certain niveau politique le permettant de remplacer la Haute représentante au besoin lors d'une réunion des ministres, à une séance du Parlement européen ou un déplacement à l'étranger. La décision mentionnerait la présence de ce trio de secrétaires exécutifs sans préciser pour autant le rôle.

(mise à jour) Ce format a été refusé par les 27 ministres. On en reste donc au schéma originel : un secrétaire général et deux secrétaires généraux adjoints.

Autonomie de la PeSDC. Les structures de la PeSDC (Etat-Major de l'UE, CPCC, Sitcen) verraient leur autonomie préservée avec un lien direct à la Haute représentante, sans être rattaché ou dépendre spécifiquement d'un des trois secrétaires généraux. Un secrétaire général adjoint serait cependant chargé des questions de sécurité ou de gestion de crises. Il aurait en charge la préparation de certaines décisions, les questions de gestion, de contrat, de marchés publics...

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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 15:40

CMEDefenseMorinAshton-UE100426.jpg(A LUXEMBOURG) C'est un petit pas. Mais un pas quand même vers l'autonomisation des ministres de la Défense de l'UE. Après la réunion de Palma en février où le principe avait été discuté (1), la réunion des ministres de la Défense, lundi à Luxembourg, a été marquée par plusieurs signes marquant chez les ministres la volonté de traiter, de façon autonome, les sujets défense.

Des petits pas vers l'âge autonome

Tout d'abord, les ministres de la Défense se sont d'abord rencontrés autour de la représentante en chef de l'UE pour les affaires étrangères, Cathy Ashton, pour un dîner la veille au soir. Un dîner convivial, de la "réconciliation" pourrait-on dire puisqu'il avait surtout pour objectif de "recoller" les morceaux entre la Haute représentante et "ses troupes", après les dégâts de son absence de l'informelle de Palma de Majorque.

Ensuite, les 27 se sont à nouveau rencontrés, le matin, et ont adopté — c'est une première — certains documents "Défense" du Conseil. A savoir les conclusions sur la stratégie de sécurité maritime - selon le ministre français de la Défense Hervé Morin - ainsi que les conclusions sur la PESD - selon son homologue espagnole, Carme Chacon (2). D'ordinaire, ces documents étaient éventuellement rediscutés et adoptés lors de la session conjointe avec les Ministres des Affaires étrangères. « Nous avons discuté le document sur la sécurité maritime. Et Catherine Ashton a dit : c'est adopté » a expliqué à la presse Hervé Morin. « Pour moi, c'est une évolution notable et nécessaire. (...) Imaginez, nous avions aujourd'hui, sur notre agenda, 45 minutes sur l'Afghanistan. Avec 54 ministres autour de la table et le secrétaire général de l'OTAN, FA Rassmussen, en invité, cela ne permet pas vraiment... d'approfondir ! » « Il faut donc un nouveau format pour les réunions des ministres de la Défense » justifie Hervé Morin. Propos approuvé par plusieurs ministres autour de la table (espagnol et allemand notamment).

Deux évolutions futures sous présidence belge

Du coté de la Haute représentante, on n'est pas aussi enthousiaste que les Français et Espagnols, on reste plus prudent. « Cela pose encore quelques problèmes pour certains Etats » explique un proche de Cathy Ashton, notamment les pays où existe une coalition et où les ministres de la Défense et des Affaires étrangères sont de couleur politique différentes (Rép. Tchèque ou Pays-Bas par exemple). Difficulté que reconnaît Hervé Morin. Mais « il existe cependant des solutions pour éviter que des ministres d'un même pays n'expriment des vues différentes selon la réunion où ils se trouvent ».

Les 27 pourraient ainsi se mettre d'accord sur un agenda plus précis sous la présidence belge. Et les expérimentations se poursuivre et s'ancrer dans la réalité.

 

Cette évolution pourrait se produire dans deux directions selon un diplomate européen. D'une part, des réunions "autonomes" des ministres de la Défense pourraient se tenir en dehors des réunions des ministres des Affaires étrangères et, donc, sans leur présence. Ce qui faciliterait à la fois l'agenda des réunions et permettrait à la Haute représentante. D'autre part, les réunions des ministres de la Défense pourraient être décisionnelles ; les ministres de la Défense se prononçant sur les sujets de leur propre compétence - notamment en matière de capacités.

NB : Précisons qu'il ne s'agit pas d'un nouvelle formation du Conseil. Formellement la formation reste le Conseil des Affaires étrangères (formation actée dans le Traité). Mais celui-ci se réunira en format "Ministres de la Défense". Il existe déjà des réunions différentes des ministres du Développement ou du Commerce, dans ce cadre.

(1) Lire : Les Ministres de Défense de l'UE auront leur Conseil "décisionnel

(2) Télécharger les conclusions des ministres de l'UE sur la sécurité maritime  et sur la PeSDC.

(crédit photo : Conseil de l'UE - Catherine Ashton & Hervé Morin)

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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 12:57

(A Luxembourg) Les ministres de la Défense de l'Union européenne (*), réunis lundi à Luxembourg, ont décidé de lancer un nouveau projet, concret, sur la lutte anti-IED (explosifs improvisés) en Afghanistan. Un projet mené par l'Agence européenne de défense (AED). C'est la première fois que des capacités industrielles européennes sont ainsi déployées sur le terrain, qu'on peut qualifier d'hostile, dans le cadre d'une opération de l'OTAN.

Un laboratoire d'analyse déployé sur le terrain

Ce « projet financé sur le budget européen sera très utile, face aux menaces que posent les bombes pour les forces européennes au quotidien » a expliqué Alexander Weis, chef de l'Agence européenne de défense à la sortie de la réunion. Concrètement, il consistera à déployer, en Afghanistan, une équipe de spécialistes capables de faire "in situ"« des analyses de haut niveau sur l'origine des ingrédients employés dans les engins explosifs improvisés, de savoir comment çà marche, de suivre l'évolution de la composition et des ingrédients. » commente un expert du sujet. « Assurément, cela vient combler un vide sur le terrain. ». D'ordinaire, effectivement, le recueil des éléments est assuré sur place (c'est le niveau 1) tandis que l'analyse plus poussée est faite dans les Etats (le niveau 3). Il manque le niveau intermédiaire : l'investigation et l'analyse sur place (le niveau 2). « Ce dispositif permettra de mieux suivre les évolutions des poseurs des bombes, de donner sur place certaines préconisations pour y remédier voire de pouvoir intervenir sur la logistique des composants utilisés ». NB : les explosifs improvisés causent environ 60% des pertes humaines aux forces de la coalition (selon le site iCasualties).

Projet opérationnel en juin 2011, poussé par la France

Tous les ministres de la défense, membres de l'Agence ont montré leur intérêt à ce projet, selon certains sources. La France sera la nation-cadre du projet a officiellement confirmé Hervé Morin, le ministre français de la Défense. Mais d'autres pays comme l'Italie ou la Pologne sont aussi très intéressés pour y participer. Comme l'explique un diplomate, la France « ne dispose pas aujourd'hui de capacités de lutte anti-IED. Et ce projet l'intéresse au plus haut point ». Cela permet de faire financer par l'Europe un projet national. Ce qui n'est pas, en soi, anormal. C'est d'ailleurs en soi l'objectif des projets menés par l'Agence européenne de défense : pouvoir mutualiser des recherches, des projets, que ne pourrait pas mener tout seul un Etat membre, pour éviter de doublonner les dépenses.

Ce dispositif devrait être opérationnel d'ici juin 2011.  L'Agence européenne de la défense va lancer un appel d'offres. Et son directeur espère signer le contrat en octobre prochain. Le budget devrait tourner autour d'un million d'euros. Les firmes britanniques spécialisées sur la question seraient en bonne position pour emporter ce marché, selon d'autres sources.

Un projet UE dans une opération de l'OTAN, exemple à suivre ?

Ce premier déploiement de spécialistes payés par l'Agence européenne de défense sur une opération de l'OTAN se veut un exemple de la possible coopération qui existe entre cette structure de l'UE et l'OTAN. Alexander Weis, le directeur de l'Agence, et ce qu'on peut considérer comme son homologue coté OTAN, le général Abrial, chef du Commandant Allied Transformation (ACT), se « rencontrent régulièrement, discrètement, pour confronter leurs vues et voir les projets qui peuvent être menées de façon complémentaire par l'UE et l'OTAN » m'a expliqué un diplomate. Un dispositif pragmatique qui permet de pallier l'absence d'accord formel entre les deux organisations (pour cause de différend chyprio-turc). « Les grandes déclarations - comme a pu en faire le secrétaire général de l'OTAN, Rassmussen, à Palma de Majorque, réclamant que la Turquie doit avoir une place dans l'Agence européenne de défense - sont très contre-productives », estime-t-il. Et d'ajouter : « Ce type de dispositif, informel, sous la "ligne de la flottaison" permettent de développer une bonne coopération... à condition que le "politique" n'interfère pas ». Version moderne du "pour vivre bien, vivons cachés". 

(*) à l'exception du Danemark qui bénéficie d'un opt-out sur la défense.

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25 avril 2010 7 25 /04 /avril /2010 15:19

L'UE a actuellement 14 ou 15 missions civiles et militaires déployées ou en cours de déploiement — dont la durée du mandat varie — ainsi qu'une dizaine de représentants spéciaux — dont le mandat se termine pour la plupart le 28 février. Catherine Ashton devra donc rapidement indiquer si elle confirme certains ou change leur position.

On remarque une bonne présence des Espagnols et Suédois aux cotés des Britanniques, Français et Allemands. En revanche, depuis le départ de Banfi de la mission EUBAM, aucun représentant des pays d'Europe de l'Est, ni des pays du Benelux d'ailleurs.

(en cours de mise à jour)

Missions civiles


EUPOL Afghanistan (Police) : Kai Vittrup (Danemark)

Policier danois, Kai Vittrup a pris le relais, en octobre 2008, du général allemand Jürgen Scholz. Kai est un peu un baroudeur des opérations internationales. Diplomé de l'école de police de Copenhague en avril 1965, il a à son actif près de 41 ans de service. Tout d'abord, dans la police danoise à différentes fonctions (enquêteur, chef de patrouille, chef inspecteur, chef de l'unité de support tactique...), comme commandant de la police d'Aalborg, puis de la capitale, Copenhague. Depuis 1992, il est surtout actif au niveau international : en 1992, à la Forpronu, à Sarajevo. A partir de 1996, il suit les cours de l'Otan à l'école du Shape ainsi que ceux de la gestion civile de crise. Il dispense aussi ses conseils et son expérience lors de conférences de haut rang des agents de police anti-émeute dans la foule et de contrôle à Gaza, en Cisjordinanie, Albanie, Estonie et Lettonie. En 2000, il repart en mission internationale : conseiller sécurité de la mission de l'ONU à Timor Est (UNTAET) ; conseiller principal pour la sécurité en Irak, pour la formation, le suivi, l'encadrement et la logistique de la police irakienne (2003-2004),  commissaire de police de la Mission des Nations-Unies au Kosovo, MINUK (oct 2004 - 2006), chef de police à l'UNAMIS au Soudan qui vise à restructurer et former la police soudanaise (septembre 2006- 2008).

 

EUJUST Lex Irak (État de droit): Francisco Diaz Alcantud (Espagne)


Faugeras-EubamRafah--UE10.jpgEUBAM Rafah (surveillance aux frontières) : Col. Alain Faugeras (France).

 Après deux années de classes préparatoires à Saint-Cyr, au collège militaire d'Autun, en 1975, et une période d'officier de réserve dans les troupes aéroportées, arme du Train, Alain Faugeras s'oriente dans la gendarmerie. Il prend des commandements successifs d'une section au 1er RI de la garde républicaine (1981), puis d'un peloton motorisé de Versailles (1984, et de la compagnie de Saint-Pierre - Ile de la Réunion (1988). En 1991, il est officier d'état-major au commandement de la gendarmerie des transports aériens (1991), sert à l'Etat-major interarmées de planification opérationnelle de Creil. Il commande le groupement de gendarmerie mobile d'Aubervilliers (1998), puis celui de la gendarmerie départementale d'Ajaccio - Corse du Sud (2000). Il a participé à plusieurs opérations extérieures - dans ces différentes fonctions : en ex-Yougoslavie (au titre de l'IFOR - SFOR) et en Albanie (opération Alba). Avant sa nomination en Israël, il était, depuis 2005, conseiller "gendarmerie" et chef de la section "gestion des crises civiles" à la Représentation permanente (RP) française auprès de l'UE à Bruxelles.


MALMQUIST-small-UE.jpgEUPOL Copps Palestine (Police prisons) : commissaire Henrik Malmquist (Suède). 

Diplômé en droit et en études internationales, Henrik Malmquist est depuis janvier 2010, chef de la mission de police de l'UE dans les territoires palestiniens. Entré en 1991, après divers services dans les services du procureur et tribunaux, il devient chef adjoint de la division des affaires internationales (1994-1995), puis chef de la division (1995-1996), commissaire de distrct (1996-1997) et chef de la police criminelle (1998-2003). Au niveau international, il a été observateur aux élections au Kenya (1993-1994), formateur de la police au Montenegro pour le Conseil de l'Europe (1999), et président du groupe Europol durant la présidence suédoise du Conseil de l'UE (2009).   Télécharger CV

 

CUSTODIOAdilio-UE09.jpgEUPOL RD Congo (Police) : Adilio Custodio (Portugal).

Un spécialiste du Congo ! Diplômé de l’Institut Supérieur de Sciences Policières et de la Sécurité Intérieure de Lisbonne, il a étudié également à l'Université (française) Jean Moulin (Lyon III (DESS Droit et Politique de Sécurité). Il a effectué de nombreuses missions internationales. Il est ainsi membre de la Police Civile au sein de la mission des Nations Unies en RCA (MINURCA) puis coordinateur CIVPOL pour la formation de la police et gendarmerie nationales congolaises, et responsable de la Cellule d’Evaluation des Services de Renseignement en vue de restructuration (juin 1998 à décembre 1999). Il exerce ensuite des missions similaires au sein de la MONUC (décembre 2000 à mai 2002). et d'être le Police Commissionner de la Police Civile de la MONUC (juin 2002 à novembre 2002). Il revient sous couvert de l'UE, d'abord comme Chef de la mission européenne EUPOL Kinshasa (décembre 2004 à juin 2007), puis comme chef de la mission européenne de Police EUPOL RD Congo depuis juillet 2007. Il a également été responsable de l’équipe de pré-déploiement et Chef d’état major de la Police Civile des Nations Unies, mission de Stabilisation des Nations Unies en Haiti (MINUSTAH) (Mai 2004 à décembre 2004).

 

Jean-PaulMichel-Cz09.jpgEUSEC RD Congo : Gén. Jean-Paul Michel (France)

Jean-Paul Michel a pris la tête de cette mission depuis juillet 2008. Dans sa période militaire en France, il a notamment commandé le Régiment de marche du Tchad et fait plusieurs séjours à Djbouti. On peut également retenir qu'il a commandé le 5e bataillon d'infanterie de Sarajevo de la Forpronu, de mars à juille 1995, à une période plus que tendue (les forces bosniaques affrontent les forces serbes et réciproquement, l'ONU réagit, l'Otan bombarde les positions serbes, des centaines de casques de l'ONU sont pris en otage, massacres de Srebrenica).


Verastegui-Guinea-Bissau-UE10.jpgEUSSR Guinea-Bissau : Gén. Juan Esteban Verastegui (Espagne)

Agé de 56 ans, Juan Esteban-Verastegui était, avant de prendre la tête de la mission en Guinée, commandant des Forces aéromobiles de l’Armée de terre (FAMET). Une unité qu’il connaît bien puisqu’il a commencé comme pilote d’hélicoptère, puis comme chef du Bataillon d´hélicoptères de Transport (Chinook), le « Bheltra V », avant de passer à l’Etat-major de cette unité. Il a participé à plusieurs opérations de soutien de la paix, comme chef du 4e Bureau (Log) de l’État- major de la brigade espagnole de la Forpronu (Bosnie-Herzégovine, 1992 –1993), chef d’État-Major de la division militaire à la Minuga (Guatemala, 1994-1995), chef adjoint des services intégrés de soutien à la Monuc (Congo, 2003-2004).


UdoBurkholder--UA.jpgEUBAM Moldavie Ukraine (Douanes) :  Udo Burkholder, ad interim (Allemagne) (1).

Directeur de l'office des douanes de l'Aéroport de Frankfurt am Main (le plus grand aéroport d'Allemagne fédérale), en 1995, il retourne comme chef de département au BMI (Ministère fédéral de l'intérieur), en août 2000, il devient président du centre de la présidence de contrôle des frontières à Kassel.

 


EULEX Kosovo (État de droit) : Gén. Yves de Kermabon (France), adjoint : Roy Reeve (Royaume-Uni).

YvesDeKermabon-Eulex.jpgDiplômé de Saint-Cyr, issu de l’armée blindée de cavalerie, Yves de Kermabon a participé à de nombreuses missions extérieures : Tchad (1978 et 1979), République Centrafricaine (1981), Cambodge (1992). Il a servi à la FORPRONU (commandant adjoint du secteur de Sarajevo, 1995), à l’Ifor (Division Multinationale Sud-Est, 1996), puis à la Kfor au Kosovo (chef de la Brigade Multinationale Nord à Mitrovica, 2002, commandant adjoint, 2003, puis commandant en chef, 2004-2005).

 


EUMM Georgia (Observation) : Hansjörg Haber (Allemagne), adjoint : Général Janvier (France)

Haber-Ambass-DeAvant d'être nommé, Hansjörg Haber était en poste à Beyrouth, assurant la liaison avec la mission UNIFIL de l'Onu au Liban. Ayant été conseiller politique à Ankara (1992-1996) et ambassadeur à Moscou (1999-2002), directeur adjoint puis directeur du département opérations de maintien de la paix au ministère des affaires étrangères à Berlin (1996-1999, 2002-2006), c'est un peu l'homme de la situation. Il  maitrise à la fois le concept de gestion de crises et le contexte régional. Il parle aussi le russe et le turc, avec des connaissances de Farsi et de certaines langues arabes.

 

 

GénéralJanvierEumm*043Officier de gendarmerie, né en 1952 à Nice, le général de division Gilles Janvier a commencé sa carrière à Rennes comme chef du peloton de gendarmerie mobile 2/8, et à Berlin comme chef du détachement de sécurité (en 1978). Il a ensuite servi dans plusieurs postes en France, dans la gendarmerie mobile, la gendarmerie départementale (notamment en Ille-et-Vilaine, de 1996 à 1999), ou les Etats-majors, comme commandant de la région de gendarmerie de Provence-Alpes-Côte d’Azur (2005-2006). Sous-directeur au Secrétariat général de la Défense nationale en 2003-2005, il était, dans son dernier poste, commandant des écoles de gendarmerie depuis mars 2007, avant de prendre sa retraite. Au niveau international, il a effectué plusieurs mission : en ex-Yougoslavie (mai-juin 1995), en Albanie (mai-août 1997) comme chef de la mission UEO et a exercé quelques mois comme consultant sécurité aux Etats-Unis (août-octobre 2006).


MPUE / EUPM Bosnie-Herzégovine (Police) : Stefan Feller (Allemagne).

Feller379©ScFeller a commencé sa carrière dans la police du Land du Rhénanie du Nord - Wetsphalie, comme enquêteur (en 1979) et finissant comme directeur des opérations (en 2000). Ses huit dernières années, il les a consacrées aux opérations de gestion de crise, en particulier dans les Balkans. il a ainsi servi à la MINUK (la mission des Nations-Unies au Kosovo), de 2000 à 2004 (comme chef adjoint puis chef). Il passe ensuite à Bruxelles, où il est nommé responsable de l'unité "Police" au Conseil de l'Union européenne (2004-2007), chargé de conseiller les responsables européens pour les missions de Police. En 2007, il prend la tête de l'unité "Conduite des opérations" au CPCC avant d'être nommé en Bosnie.  (photo © S. Cornu)

 


PAMECA Albanie (Police) (2) : Michael Colbourne (Royaume-Uni)


Missions (opérations) militaires


Althea Bosnie-Herzégovine (stabilisation) : John McColl (DSaceur OTAN - Royaume-Uni)

Commandant adjoint des forces de l’Otan en Europe (Dsaceur), il a remplacé le général Sir John Reith, à partir du 22 octobre 2007. La Bosnie-Herzégovine est un terrain de connaissance pour ce général britannique puisqu’il y a servi en 1994 avec l’opération de l’Onu « Grapple 4 » et en 1995 puis 1996 au titre de l’IFOR. Il a servi également en Allemagne, à Chypre, en Norvège et en Irlande du Nord et a commandé la Force internationale d’assistance à la sécurité (IFAS) en Afghanistan du 10 janvier au 20 juin 2002.


Commandant de la force = Maj. Général Bernhard Bair (Autriche).

BernardBair-G-n-ral-At08.jpgOriginaire du Tyrol, le Major-général Bernhard Bair vient de Zams. Après avoir suivi la formation d'officier d'Etat-Major de la Theresianischen Militärakademie de Wiener Neustadt de 1985 à 1988, il a suivi la formation d'Etat-Major à l'Académie militaire nationale de Vienne. Il a occupé divers fonctions de commandement, notamment comme chef d'état-major de la 4ème Panzergrenadierbrigade ou comme commandant militaire adjoint du Tyrol. Mais a surtout  éété attaché de défense d'Autriche en Croatie et en Bosnie-Herzégovine. Avant d'être nommé, il dirigeai  le Commandement des Opérations de soutien de l'armée autrichienne depuis 2002. A ce titre, il a en charge la logistique, l'entretien, le transport et le dispositif de santé militaire. (photo : ministère autrichien de la Défense)


EUNAVFOR Atalanta Somalie (aéronavale lutte anti pirates) : Rear-Admiral Hudson (Royaume-Uni), Commandant de la force, assisté du Vice-Admiral Hans-Jochen Witthauer (Allemagne)

HudsonItwGoteborg-374b.jpgHudson a commandé le HMS Norfolk et HMS Albion. Avant d'être nommé, il assurait le Commandement de la force amphibie de la marine britannique (COMATG), basée à Portsmouth. (photo : © NGV)


Sur zone : Jan Thornqvist (Suède)

Entré dans la marine en 1976, à l'âge de 17 ans, aJanThornqvistCdtNavy-Swe09ZarahJohnson.jpgprès l'Académie navale a navigué sur plusieurs des vaisseaux de la marine suédoise: leHMS Landsort, le HMS Koster, le HMS Arholma, le HMS Ulvön. En dernier lieu, il a été à l'Etat-major chargé de la section "analyses", a commandé la 4e flottile de la marine de guerre. En 2004-2004, il a suivi les co urs de l'US Naval Command College (NCC) à Newport. (photo: Forces armées suédoises).


EUTM Somalia (formation militaires somaliens) : Col Ellul (Espagne) = commandant de l'opération et de la force.

 

(1) Officiellement elle n'est pas une mission de la PeSDC, même si elle en a tous les aspects. Mais une mission hybride Commission européenne / PNUD (financée entièrement par les fonds européens)

(2) Mission menée par la Commission européenne.

 

(crédits photos : Conseil de l'UE, présidence tchèque de l'UE, ministère autrichien de la Défense, NGV)

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Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans La PeSDC: comment çà marche
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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 13:30

(A LONDRES) Selon une enquête réalisée par le RUSI parmi la communauté des experts britanniques de la défense, de stratégie et de politique étrangère (1) - qui vient d'être publiée aujourd'hui - le Royaume-Uni a besoin d'une « réévaluation radicale de la position s'il veut être capable de jouer un rôle dans le monde ». Une écrasante majorité (88% des réponses, 7% seulement en désaccord) approuve cette assertion. Sur les autres questions, le propos est cependant un peu plus partagé, même si une nette majorité se dégage pour approuver  certains "fondamentaux". 

• Les opérations courantes en Afghanistan jouent un rôle intrinsèque dans le maintien de la sécurité du Royaume-Uni : 57% pour, 34% contre.

• Les bénéfices politiques et de sécurité du dispositif Trident (sous-marins nucléaires) l'emportent clairement sur ses coûts économiques et diplomatiques : 53% pour, 34% contre.

• Les intérêts du Royaume-Uni sont mieux servis par le maintien d'une relation spéciale avec les États-Unis, devant tous les autres partenariats stratégiques : 58% pour, 32% contre.

La lutte contre le terrorisme continue d'être la priorité de la sécurité la plus immédiate pour le prochain gouvernement : 81% pour.

Commentaire : autrement dit, tout le monde est d'accord pour un changement radical. Mais la plupart souhaitent qu'il n'y ait pas vraiment de changement radical. Puisque sur les "fondamentaux" de la défense britannique, on observe qu'une majorité se prononce pour la poursuite de la politique suivie jusqu'à maintenant... Un peu contradictoire !

(1) l'enquête The British Defence and Security Election Survey a été conduite auprès de 2024 experts de défense, de stratégie et de politique étrangère.


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Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Armées européennes
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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 12:13

RifkindRusiLDN-2031-copie-1.JPG(A Londres) Sir Malcolm Rifkind planchait hier devant le prestigieux RUSI, Royal United Services Institute, pour exposer les idées des Tories sur la défense. Beaucoup d'experts et de diplomates dans la salle - comme c'est l'usage - et peu de journalistes. Un exposé fort intéressant sur plusieurs points : le budget, les coopérations bilatérales, l'OTAN et l'Europe.

Membre des gouvernements (cabinets) Thatcher et Major sans discontinuer durant 18 ans, Rifkind est, en effet, une figure éminente du parti conservateur même s’il n’est plus en première ligne aujourd'hui. Il ne figure pas ainsi dans le shadow cabinet du leader tory, David Cameron. Secrétaire à la Défense de John Major de 1992 à 1995, il a été également à la tête du Foreign Office de 1995 à 1997.

To be or not be

Rifkind reconnaît tout d’abord que la défense et les affaires étrangères ne sont pas les sujets primordiaux lors d'une élection (1). Il cerne cependant trois enjeux principaux.

Premier enjeu : « Que doit faire la défense britannique ? Doit-elle se concentrer sur ce qui menace directement le territoire ou veut-elle permettre au Royaume-Uni d'être, avec la diplomatie, un « global power ? » C’est cette seconde option que Rifkind défend. Parmi les menaces, l’attaque conventionnelle contre le Royaume-Uni, même si elle ne doit pas être exclue, est éclipsée par d’autres plus présentes, précise-t-il : le terrorisme, tout d’abord (assez logiquement), une menace qui est autant une « question tant interne qu'externe ». Mais aussi le « commerce ». « En tant qu’île, « la liberté du commerce, son accès libre, est quelque chose d’essentiel pour nous ».

2e enjeu : le budget. Le budget de la défense ne sera pas réduit (6 milliards £). Mais il faut s’attaquer « aux coûts opérationnels du ministère. Or, selon l’étude Mc Kinsey (2), ceux-ci sont supérieurs de 20% aux coûts des autres pays, pas seulement les plus petits mais des Etats comparables : France, Allemagne notamment ». Il faut « s’attaquer à la bureaucratie qui, comme dans toute grande structure tend à augmenter ».

France, je vous aime...

3e enjeu : les coopérations bilatérales. Intéressant ! « C'est important non seulement pour des raisons politiques mais pour résoudre les coûts » souligne-t-il. « Je sais: le mot coopération européenne peut provoquer des réactions émotionnelles chez certains d’entre nous » prend-t-il soin de préciser. Mais elle est utile et nécessaire, « particulièrement avec la France ». Nous pouvons avoir avec d'autres également : les Pays-Bas ou les pays d'Europe centrale. Rifkind n'insistera pas particulièrement sur ces points, revenant en revanche, à plusieurs reprises, sur la coopération franco-britannique. Pour lui, le terrain d'élection de cette coopération est la « dissuasion nucléaire ». Sans aller jusqu’au regroupement (merger) — il prononce cependant le mot — ce serait la priorité la plus logique. « Nous sommes les seuls au niveau européen (avec la Russie) à avoir l’arme nucléaire. Nous sommes proches. Et nous ne constituons pas une menace (envers l’autre). » Second terrain de coopération : « la passation de marchés en commun », par exemple pour la marine. « J’y crois car cela peut réduire les coûts. » Encore faut-il que ce soit sur la base d'une « compétition équitable et transparente ». « Avec un État monolithique, qui défend son industrie, ce n’est pas toujours facile...», ajoute-t-il. Par exemple, « nous avons deux marines, avec chacun des spécifications différentes. Mais la vraie difficulté reste industrielle. » Et de se rappeler la discussion avec les Français dans les années 1990. « Nous avions eu une discussion avec Pierre Joxe » alors ministre de la Défense. Et il me disait « s’il vous plait, tenez bon »... Quant à la nature de cette coopération : est-ce dans un cadre européen ou ad hoc ? Rifkind penche clairement pour la seconde option, ainsi qu'il me l'a répondu dans une petite conversation, hors micro : « Le plus important c'est la substance de la coopération, pas le cadre ». Autrement dit : une coopération bilatérale et non dans le cadre européen. Il ne semble pas être question, pour lui, de renforcer l'agence européenne de défense.

Réformer l'OTAN

Au rayon des coopérations multilatérales, bien entendu il y a l'OTAN. Mais c'est tout...

L'OTAN : revoir le partage des charges. Rifkind estime que la question du « partage des charges » est une question cruciale pour l’avenir de l’Alliance atlantique, de même que ses modalités de décision. « On ne doit plus dépendre de l’unanimité » pour certains sujets ou équipements. Mais il reconnaît également que la « coalition des volontés » - utilisée par les Etats-Unis et le Royaume-Uni en Irak « n’est pas vraiment la bonne chose ». Plusieurs Etats ont participé à l’opération mais — reconnaît-il — c’était davantage pour faire plaisir aux Etats-Unis. Pour avoir une vraie « coalition », il faut « un intérêt commun de la menace, une communauté véritable d’intérêts »

Cathy Ashton : une ambassadrice de bonne volonté. Je n'ai pu m'empêcher d'interroger Rifkind sur l'avenir de Cathy Ashton, la diplomate en chef de l'UE. Mais cela semble être le cadet de ses soucis. Il ne voit pas de nécessité de changement(3). « Il n’y a pas de ministre (européen) des Affaires étrangères car il n’y a pas de politique européenne des affaires étrangères. Elle est davantage un ambassadeur qui peut s’exprimer quand il y a position commune – ce qui n’arrive pas tout le temps – et défendre celle-ci. Mais pas plus. »


Commentaire : on le voit l'Union européenne, et la PESD, n'ont que peu de place dans cet argumentaire du spécialiste de la Défense des Tories qui met toujours la grandeur du Royaume-Uni et sa place dans le monde comme un objectif principal et ultime. Dans les lambris dorés de la bibliothèque du RUSI, l'histoire est très présente. Mais la réalité d'aujourd'hui est bien présente également. Surtout la pression budgétaire. Outre-Manche, le débat est, en effet, crucial sur ce point. Un récent rapport du National Audit Office (Cour des comptes) montre ainsi que le déficit de la défense se montera à 36 milliards £ les dix prochaines années. Et encore ! Ceci est plutôt un minimum - si les dépenses militaires restent basses - qu'un maximum... Tandis que la dette publique du pays atteint un chiffre inégalé (prévision proche de 12% pour 2010 !). On comprend donc que la recherche d'économies soit primordiale. Et que le pragmatisme soit de rigueur. Si la défense britannique veut rester au premier plan, elle doit urgemment rechercher non seulement des coopérations industrielles mais aussi des synergies. Et la France reste, en l'occurence, la plus "intéressante" possibilité. Le Royaume-Uni est, ici, en position de demandeur de coopération. C'est une opportunité à saisir...


(1) Un débat télévisé réunit les 3 leaders : Labour (Gordon Browne), Tory (David Cameron) et LibDem (Nick Clegg) autour de ce thème notamment

(2) Réalisée aux Etats-Unis par McKinsey en avril 2009

 (3) On se souvient que cette option a été soulevée comme une éventualité en cas d’arrivée d’un pouvoir conservateur à Londres.

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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 08:24

Le navire de ravitaillement français BCR Somme qui fait partie de l'opération européenne de lutte anti-piraterie EUNAVFOR Atalanta et est également a été attaqué par des pirates dans la nuit du 19 au 20 avril. Une méprise singulière... qui n'est pas la première. C'est la seconde fois que le BCR - qui est également le navire de commandement de l'Alindien (1) - est attaqué. La première fois, c'était en octobre 2009. Il était alors sous pavillon national. L'opération s'était alors soldée par l'arrestation de 5 pirates puis leur condamnation, dans la foulée, par les tribunaux du Puntland (région autonome de Somalie) à 5 ans de prison. Selon mes comptes, c'est la neuvième attaque de pirates contre un batiment militaire en un an (11 si on compte les deux navires Maersk affrêtés par la marine US). Cela fait beaucoup...

ArrestPiratesBCRSOmme2@FR100420Selon ce qu'en relatent les militaires, les marins du Somme ont répliqué par des tirs de semonce à l'attaque. Les pirates ont alors pris la fuite, chaque embarcation prenant une voie séparée. L'équipage du Somme s'est lancé à leur poursuite. Il est d'abord tombé, rapidement (en moins d'une heure) sur un mother ship, qui a été intercepté, avec 2 suspects à bord avec matériel de piraterie (échelles, munitions...). Puis un skiff a été retrouvé quelques heures plus tard et intercepté avec 4 autres suspects. Les 6 pirates ont été placés à bord du BCR Somme et le bateau-mère détruit.ArrestPiratesBCRSOmme4-FR100420.jpg

(crédit photo : ministère FR de la Défense / DICOD)

(1) L'Alindien est toujours en mer actuellement

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Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Piraterie Golfe d'Aden - Océan Indien
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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 16:15

Trop peu, trop tard, mal conçu... On peut résumer ainsi le plan britannique visant à réquisitionner les moyens de la Royal Navy pour évacuer ses concitoyens bloqués sur le continent (en France ou en Espagne). Plan annoncé lundi par le gouvernement (lire ici). L'opération qui se voulait une réplique de l'évacuation des civils de Beyrouth en 2006, voire de celle des militaires britanniques à Dunkerque en 1940, a fait flop... selon la presse britannique pas avare de symboles et qui relate cette "épopée" (lire The Telegraph et aussi The Guardian).

L'HMS Ocean qui devait aller à Calais s'est dérouté sur Cherbourg. On s'est aperçu - trop tard - qu'il était trop gros pour les entrer dans le port. Quant au porte-aéronefs HMS Ark Royal, qui a quitté un exercice naval près de l'Ecosse, il attend toujours dans le sud de l'Angleterre et devrait finalement se diriger vers un autre exercice, de l'OTAN en Atlantique.

Seul le navire de débarquement HMS Albion (L-14) a atteint Santander (Espagne) et a embarqué aux cotés des 440 soldats revenus d'Afghanistan, et coincés en Espagne, environ 250 civils. Une goutte d'eau au regard des 40.000 citoyens britanniques présents ou arrivés dans la péninsule ibérique ! Le navire devrait atteindre les côtes anglaises (Plymouth) ce soir (21 avril) a informé la Royal Navy. Sans être "le luxe" a prévenu le responsable de la logistique, Geoff Wintle. Le bateau est, en effet, au maximum de ses capacités avec près de 1200 personnes à bord. Donc, on était plutôt dans le camping : "avec sac de couchage à la belle étoile sur le pont" que dans le 3 étoiles. Mais "la nourriture est bonne", a-t-il ajouté, en précisant le menu : "steak, frites et curry". Mais d'une certaine façon, c'est un beau cadeau et de bons souvenirs qui devraient rester aux quelque 250 hotes (dont plusieurs enfants et adolescents) de cette "croisière imprévue".


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Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Secours - Sécurité Civile
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logo_ouestfrancefr.pngL'éditeur : Nicolas Gros-Verheyde. Journaliste, correspondant "Affaires européennes" du premier quotidien régional français Ouest-France après avoir été celui de France-Soir. Spécialiste "défense-sécurité". Quelques détails bios et sources.