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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 23:55
Les vacaImage-2.pngnces approchent, et il est temps d'aller se ressourcer, derrière cet autre type de véhicules à chenilles . Vous l'aurez compris ! Je prends quelques jours, dans un bon froid de canard, à quelques centaines de kilomètres de Bruxelles. En espérant arriver à destination et ne pas rester coincer sur une route gelée. Ce blog sera donc un peu déconnecté de l'actualité pendant ces quelques jours... (si les pirates m'en laissent le loisir ). J'en profiterai néanmoins pour mettre les virgules et points qui manquent, ou terminer des articles ou sujets ébauchés ces dernières semaines que je n'ai pas eu le temps de boucler. Que les fêtes soient bonnes et profitables à tous, en espérant également que les derniers otages des pirates puissent retrouver leur liberté et que cette "trêve de Noël" puisse s'appliquer dans toutes les régions du globe mouvementées, de l'Afghanistan au Soudan.
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Published by Nicolas Gros-Verheyde
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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 09:05

La réorientation de la mission de police en Bosnie implique des changements budgétaires.

Le personnel passe ainsi de 485 postes budgétés à 285, soit 137 postes en moins. En fait la différence est moindre. Car en 2009, il n’y avait ; selon un rapport du Conseil, que 364 personnes présentes sur place : 113 personnels détachés (sur 155 prévus) et 211 personnels locaux (sur 220 prévus). Dans le nouveau format, la répartition est la suivante : 109 personnels détachés des Etats participants (103 UE et 6 tiers), 154 personnels locaux, 22 personnels internationaux (le chef de mission, 17 experts, 4 personnels de soutien), 154 personnels locaux.

Trois Etats non membres de l’Union européenne continuent de participer à la mission : Suisse, Turquie, Ukraine.

De la même façon, le parc de véhicules est réduit. Il passe de 253 véhicules à 120 : du scooter au Combi Volkswagen 4X4. Le restant des véhicules sera garé dans un entrepôt, prêt à servir, ce qui a cependant un certain coût (300.000 euros). Mais c’est à ce prix que peut être la réactivité future, voire la disponibilité pour d’autres missions.

Malgré la diminution du format, le budget est, lui, en augmentation. Il passe de 12,4 millions à 14,1 millions d’euros : 9,9 millions d’euros pour le personnel (2,2 pour le staff international, 3,2 pour les allocations du staff détaché, 4,2 millions pour le personnel local) ; 0,3 millions pour les dépenses de la mission ; idem pour la réserve d’urgence ; 0,8 millions pour la communication, conférences et l’information. On compte également 3,5 millions d’euros pour le budget de fonctionnement : voitures, technologies de l’information, communications, locaux, formation… Tout est prévu jusqu’aux... médailles commémoratives (9000 euros).

L’EUPM garde son QG à Sarajevo et 4 offices régionaux: à Sarajevo, Banja Luka, Mostar and Tuzla.

 

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Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Balkans-Bosnie-Kosovo
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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 23:00

Sarajevo (Bosnie-Herzégovine), 2009, Noël n’est pas loin. Et la mission de police de l’Union européenne (MPUE ou EUPM) s’apprête à vivre une mutation. Installée dans le pays depuis 2003, la mission dirigée aujourd’hui par le Brigadier-Général allemand, Stefan Feller va se recentrer, ces deux prochaines années, sur un objectif : la lutte contre le crime organisé et la corruption. Un objectif essentiel ! La Bosnie a une vocation à entrer, tôt ou tard, dans l'Union européenne, et il s'agit d'éviter d'avoir au coeur des Etats membres, un nouveau chancre à mafia ou corruption comme c'est le cas avec la Bulgarie

 

L'heure du changement

Feller379cSc.jpgPour Stefan Feller - qui a pris ses fonctions il y a un an (lire : Stefan Feller, nouveau chef de la mission Eupol Bosnie) -, un cap a, en effet, été franchi. « Nous sommes sortis de la situation de crise post-conflit. (…) Quand nous sommes arrivés, il fallait tout reconstruire… Aujourd’hui, il n’y a plus besoin de réformes mais d’harmonisation. C’est pourquoi, nous avons décidé de centrer nos efforts sur la lutte contre le crime organisé, de développer les capacités de la police bosniaque ».

Lancée en 2003, l’opération avait effectivement pour ambition de doter la Bosnie-Herzégovine, d’une police « stable, professionnelle et multiethnique, capable de répondre aux standards européens et internationaux » et de lutter contre le principal fléau local : le crime organisé. Elle y est arrivée… en partie ! La Bosnie-Herzégovine dispose bien d’une police, qui a une certaine efficacité - l’Agence d’Etat d’investigation et de protection (SIPA) a ainsi été transformée en une agence performante dotée de pouvoirs élargis contre le crime organisé — mais c’est encore un peu le bazar : le pays compte autant de polices que de structures administratives (*), avec chacune une organisation et un responsable de la sécurité. Ce qui engendre nombre de difficultés. Stefan Feller le confirme : « Notre plus grand souci a été de faire face au manque de collaboration et de stratégie entre les différents niveaux de pouvoirs. »

 

La difficulté de la mission

Arcana473b.jpgComme l’explique le gendarme français Yves Arcana (**) : « le plus gros problème reste l’absence de coopération entre les différentes polices (fédérale, de la fédération…). Mais aussi avec les agences et la justice. Ainsi, la confiance est rompue entre la justice (les procureurs) et la police ». Et « les instructions, la plupart du temps, sont des plus sommaires ». « A l’heure actuelle, « seule la police de la Republique serbe centralise ses données et dispose d’un système informatique proche du nôtre. ». « Notre but est d’atteindre les standards européens avec une police pleinement opérationnelle au niveau des échanges et sans corruption ».

Difficile ! sachant que le salaire moyen d’un jeune officier ne dépasse pas les 900 Konvertibilna marka (la monnaie locale, soit un peu moins de 400 euros). « Le bon point, c’est que la police locale dispose de plus en plus de jeunes diplômés. A terme, cela devrait permettre de rétablir la confiance avec la population mais aussi, en priorité avec le système judiciaire. » poursuit Arcana.

La nouvelle organisation

Pour 2010, les effectifs de la mission vont être réduits (lire : La mission de police en Bosnie réduit la voilure, mais pas le budget). Et ses experts recentrés sur un objectif principal : la lutte contre le crime organisé. Dans chaque région (Tuzla, Mostar, Banja Luca, Sarajevo), va être mise en place une équipe d’enquêteurs (6 à 9) spécialisés en investigation touchant au crime organisé, un procureur international, un policier/juriste en relation avec procureurs locaux et deux conseillers politiques (un national et un international).

L’action commune d’EUPM a d’ailleurs été revue dans cet objectif. La nouvelle mission assurera ainsi certaines tâches « résiduelles » dans le domaine de la réforme et de la responsabilisation de la police - notamment le soutien et la fonction de mentor au niveau des officiers supérieur. Mais sa tâche prioritaire va être « d’aider les services répressifs à lutter contre la criminalité organisée et la corruption, en mettant l’action sur la coopération entre les services police-parquet-prison, et la coopération régionale. Elle aura notamment pour tâche de faciliter le développement de capacités d’enquêtes en matière pénale, d’apporter un soutien et une assistance dans la planification et la conduite d’enquêtes sur la criminalité organisée et la corruption, de renforcer la capacité opérationnelle des services concernés. »


(reportage et photos : Savine Cornu - révision : NGV)

(*) Il existe, en effet, plusieurs forces de police : une police serbe dans la Republika Srpska, une police bosno-croate dans la Fédération de Bosnie-Herzégovine, et une police dans chacun des dix cantons de cette Fédération.

(**) Yves Arcana est chef des opérations du chef de mission. Il a intégré la MPUE en 2005. Français, gendarme depuis 1987, membre de la Brigade de recherche, il rejoint, en juin 2005, le OHR, l’office du haut représentant des Nations-Unies pour la Bosnie-Herzégovine. Il travaille dans une unité anti-corruption aux côtés de procureurs internationaux.

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Published by Nicolas Gros-Verheyde & Savine Cornu (à Sarajevo) - dans Balkans-Bosnie-Kosovo
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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 19:00
AriasMinuesa-CopsEsp-UEO.JPGA partir du 1er janvier, la présidence du COPS - le Comité Politique et de Sécurité de l'Union européenne - devait normalement être assurée par un délégué du Haut représentant, de façon permanente, selon le nouveau Traité de Lisbonne. Apparemment, Catherine Ashton a décidé de s'en tenir au bon vieux dispositif suivi jusqu'ici. Son délégué... sera ainsi, tout simplement, l'ambassadeur espagnol au COPS, Carlos Fernandez-Arias Minuesa. On ne change pas les bonnes vieilles habitudes! Il est vrai que le sommet de décembre 2008 avait prévu que des mesures d'adaptation du Traité pourraient être prises par la présidence suivant l'entrée en vigueur du texte (1). L'interprétation de l'actuelle Haute représentante ne me semble pas, tout à fait conforme à la lettre du Traité... Mais, après tout, Minuesa n'est pas un mauvais choix. Au contraire. Un délégué fixe du COPS pourrait ainsi être ultérieurement, soit quand le règlement du service extérieur sera proposé, ou plus logiquement au 1er juillet, quand la plupart des comités PESC du Conseil seront, également, présidés par un délégué du Haut représentant (Lire aussi: Le Traité de Lisbonne s'adapte : qui présidera quel comité ?).

Né à Madrid en 1959, Carlos Fernandez-Arias Minuesa a rejoint le service diplomatique en 1986. Il a occupé différents postes à l’étranger : en Malaisie (1987-1990), en Allemagne (1991-1994 comme conseiller aux affaires politiques), France (1999-2001 comme consul général à Paris). Il a été conseiller diplomatique au cabinet du ministre de la Défense, d’abord du socialiste Pertierra puis, après la victoire de Aznar, du centriste Serra Rexach (1995-1998). Il a officié également au ministère des affaires étrangères à Madrid comme directeur général adjoint pour l'Afrique du Nord (2001) puis directeur général adjoint chargé de la PESC (2005) et directeur de l'Office des droits de l'homme avant d'être nommé (en août 2008) ambassadeur COPS à Bruxelles. Outre l’espagnol, il parle français, anglais et allemand.

(1) « Au cas où le traité de Lisbonne entrerait en vigueur à une date à laquelle la présidence semestrielle du Conseil aurait déjà été entamée, le Conseil européen convient que, à titre transitoire, afin de tenir compte des travaux préparatoires et d'assurer la bonne continuité des travaux: (...) - la présidence semestrielle suivante du Conseil sera chargée de prendre les mesures concrètes nécessaires relatives aux aspects organisationnels et matériels de l'exercice de la présidence du Conseil européen et du Conseil des affaires étrangères au cours de son semestre, conformément aux dispositions du traité. Sur ces questions, une consultation étroite sera établie entre ladite présidence, le président (élu) du Conseil européen et le haut représentant(désigné) de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité. »

(crédit photo : UEO)
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Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Défense UE (droit doctrine politique)
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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 23:17
ArrestPiratesEvertsen-Nl0912.jpgComme annoncé sur mon twitter, les 13 suspects qui avaient été appréhendés, le 2 décembre, par la frégate néerlandaise Evertsen, ont été remis en liberté. Le ministère de la Défense néerlandais l'avait annoncé jeudi. C'est maintenant chose faite. Les marins néerlandais ont remis le bateau des somaliens à l'eau, au large des cotes somaliennes au nord. Durant deux semaines, les responsables néerlandais et européens ont tenté d'approcher les pays environnants (lire : L'Evertsen va louper la dinde à cause de ces "satanés" pirates). Las ! Le dernier pays approché, le Kenya, a refusé la prise en charge. Du coup, l'équipage de l'Evertsen n'arrivera pas à temps à son port d'attache, Den Helder, à Noël. Ce sera plutôt pour le Nouvel an...

Un bug pour l'opération EUNAVFOR Atalanta ?
Certains responsables néerlandais le pensent. Ils ont ainsi mis en cause, directement, les responsables européens de n'avoir pas fait leur travail.
Le ministère de la Défense a ainsi publié un communiqué dans lequel il dit « regretter que l'Union européenne n'ait pas réussi à trouver une solution » (lire ici). Le ministre de la Défense,
Van Middelkoop, regrettant ainsi « qu'aucun pays n'est disposé à poursuivre les pirates ». Personnellement, je trouve ce propos un peu "gonflé" (pour rester poli ...).

Gonflés les Néerlandais ! Il y avait, en effet, un pays qui pouvait juger les pirates : les Pays-Bas tout simplement (1).
Selon les lois de la mer, et le règlement d'Atalanta (l'Action commune), c'était même le "premier" sur la liste. Seulement les Pays-Bas ont décliné leur compétence, très vite. Pour des raisons, compréhensibles, mais un peu égoistes : ils n'ont notamment pas envie de devoir donner l'asile ensuite aux Somaliens, une fois qu'ils auront exécuté leur peine. Et il y avait peut-être aussi certaines questions de preuve. Accuser ensuite les Européens et les Africains de manquer de solidarité est, somme toute, un peu inconvenant. Les Néerlandais pouvaient, également, fort bien, comme les Français, reprendre leur pavillon national et livrer les suspects à la justice du Puntland (région autonome de Somalie), par exemple. Seulement ils n'en ont pas eu l'idée... (ou le courage ... ). Enfin, la situation à bord commençait à être critique : les Somaliens avaient ainsi entamé une grève de la faim, selon le ministère de la défense néerlandais. Tous ces rappels pour montrer que pointer un doigt accusateur sur quelqu'un est assez facile en la matière. Les accords qu'a l'UE ne sont pas parfaits. Mais ils ont permis de traduire près d'un suspect arrêté en justice sur deux, ce n'est pas mal. Plus délicat est, maintenant, de parfaire ces accords et de trouver une solution.

Une solution, quelles solutions ?
1. A très court terme, l'autre solution aurait été de confier à un autre bateau les pirates qui auraient, en fait, effectué le travail que ne voulaient/ne pouvaient pas exécuter les Néerlandais. Sans qualifier moralement cette solution (-:)), elle présentait un grave inconvénient, d'ordre juridique : la rupture de la légalité, ce qui pourrait constituer un vice de procédure devant un tribunal. 2. A plus long terme, les Néerlandais, comme d'autres pays (la Russie notamment), ont proposé d'établir un tribunal international pour juger les pirates. Cette solution séduisante à première vue rencontre de nombreux inconvénients, d'ordre procédural - quel droit appliquer à ce tribunal ? - financier - qui va payer ces juges, etc... - et d'équité - pourquoi juger seulement les pirates et pas également les pollueurs, les pêcheurs dans l'illégalité, etc... De plus, cela va à l'inverse du droit de la mer, qui consiste plutôt à faire adopter par chaque Etat une législation adaptée et à sanctionner la piraterie (1). 3. Dans les prochaines semaines, il ne reste donc plus qu'à convaincre les pays de la région de continuer à accueillir les pirates, éventuellement en convaincre d'autres. Le Kenya - qui a déjà plus de 100 suspects dans ses geôles en attente de jugement - est, peut-être, fondé à refuser d'autres arrivées et à demander une assistance supplémentaire aux Européens. 4. A plus long terme, il ne reste donc plus aux Européens qu'à s'engager, rapidement, dans une action de stabilisation de la Somalie. Pour qu'au moins, au Somaliland et au Puntland, les deux régions les plus stables, on puisse envisager une action plus approfondie contre la piraterie (3).

(1) Rappelons également qu'il y avait un deuxième navire sur place, lors de l'interpellation : un navire canadien de l'OTAN qui... a laissé faire les Néerlandais. Tout simplement, car il savait, lui, ne pas pouvoir traduire ces suspects en justice. L'UE a des accords que l'OTAN n'a pas.

(2) Ajoutons - si mes informations sont exactes -, que les réunions aux Nations-Unies sur la question du cadre légal de la répression de la piraterie ne suscitent pas vraiment d'abnégation. La plupart des pays européens n'ont même pas daigné répondre au questionnaire adressé par l'organisation internationale.

(3) La piraterie n'est, en soi, qu'un "petit" problème au regard des autres dont souffre la Somalie : exode intérieur, famine menaçante, risque de terrorisme exarcerbé...

(crédit photo : marine néerlandaise)
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Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Piraterie Golfe d'Aden - Océan Indien
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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 20:47
Comme de coutume, le Parlement européen a demandé à chaque commissaire de remplir un questionnaire écrit, qui sera diffusé à tous les députés avant les auditions. Voici les éléments de réponse de la Haute représentante aux affaires étrangères, Catherine Ashton. Son audition est prévue le 11 janvier (planning détaillé). Pas grand chose de vraiment transcendant. Mais utile tout de même. Je le livre à votre sagacité ... -:)

General competence

L'expérience de la négociation. « I have practical experience of European politics and negotiation both at the intergovernmental level and as Trade Commissioner. As Leader of the House of Lords, I steered the Lisbon Treaty through that House. My work as a UK Justice Minister in the Justice and Home Affairs Council included chairing that Council during the United Kingdom Presidency in 2005. As Trade Commissioner, I have built a strong relationship with strategic partners such as the US and China. This included chairing the EU-China High Level Economic and Trade Dialogue together with Vice Premier Wang Qishan. I believe in cooperation at the global level to address global issues, and I have advocated EU leadership both in the G20 and in the WTO. I have initialled a ground-breaking trade agreement with South Korea; have advanced our partnerships with ACP countries, and have solved difficult trade disputes, such as the one on beef with the US

Le titre de Baroness : Ashton le garde. « As you are aware I am a life peer. I am not able to renounce my title of 'Baroness' as it is given to me for life. By virtue of my title, I have a place in the UK House of Lords. For the term of my mandate as Commissioner I have taken leave of absence from the Lords and have taken the necessary steps to ensure that there is no conflict between my status as Baroness and my duties as Commissioner. This means that, although I retain my title, I would not attend the House of Lords, nor take part in votes, give speeches there, or draw any allowances during the period of my mandate. »

Information du Parlement (mais pas plus ?). « The Lisbon Treaty is clear that I must keep you informed and that I will consult you on the basic choices we face on the Common Foreign and Security Policy. I believe this should include providing the Parliament with information on ongoing negotiations as well as on key issues/events and key relationships. (...) Close cooperation with the European Parliament would also mean participating regularly in Plenary sessions and making myself available in order to explain and report on what the European Union is doing and why in the Committees. »


Three main priorities ?

Service extérieur. « My first priority will be to build the European External Action Service as an efficient and coherent service that will be the pride of the Union and the envy of the rest of the world. I will draw on the talent that already exists in the European Commission and the Council Secretariat, and welcome new colleagues from our 27 Member States to join as well. (...) »

Action dans les zones de crises. « (...) We are already playing an important role in the Southern Caucasus. We can act jointly with the US in the Middle East, building on the Quartet activity. In Africa, the Union is already involved in many actions. For example, the Atalanta operation is perceived as a success story on which we can build a more comprehensive policy. The Afghan conflict has to be solved and the Union is committed, both with its military force but also by training police and building health and agricultural infrastructure. »

Partenaires stratégiques. « I will seek to reinforce our strong cooperation with strategic partners such as the United States, China, Russia, India, Brazil and Japan. (...) »


Specific legislative and non-legislative initiatives ?

Un paquet complet sur le futur service diplomatique. « I would prepare detailed proposals for the establishment of the European External Action Service (EEAS), so that the Council can take a decision by the end of April (NB : la date fixée par le Conseil européen). (...) I intend to produce a package that will include not only a draft Decision on the establishment of the EEAS but also the required amendments to the Financial Regulation and the Staff Regulations, as well as a draft amending budget for 2010, including amendments related to the setting up of the EEAS. »

« I would involve the European Parliament closely in this process, including in the course of the preparation of the proposals and look forward to consultation with the Parliament on the draft decision. » NB : le Parlement ne fera pas partie du Comité directeur du Service d'action extérieur.

Perspectives financières, of course. « As a Vice-President of the Commission, I will contribute to the preparation of the new Financial Framework. As part of this exercise, I will draw the lessons from the recent mid-term review of the financing instruments for external relations, as the current instruments expire in 2013. » NB : parions également que la commissaire, britannique, ne s'intéressera pas qu'aux instruments de la politique extérieure, mais également à la PAC, à la politique de cohésion, ainsi qu'au fameux "rabais". Tout le monde a en mémoire les discussions, chaudes, de la négociation des perspectives financières 2007-2013, sous présidence de Tony Blair justement, dont C. Ashton était un ministre.

 

La prévention des crises « I also want to strengthen the early warning and crisis prevention capacities of the European Union by drawing on the expertise of NGOs, and use all the instruments available to strengthen the engagement of the European Union in countering chemical, biological, radiological and nuclear proliferation. » NB : Catherine Ashton a indiqué son intention, à quelques eurodéputés, de beaucoup discuter avec Dan Smith, actuel secrétaire général d'International Alert (une organisation qui travaille sur les questions de "peacebuilding") qui fut son patron au CND, l'organisation qui militait pour le désarmement "quand j'avais 21 ans", a-t-elle précisé.

La révision des instruments de politique extérieure. « I intend to launch a review of external policy and of external action instruments in key areas. I intend to use such review to identify additional specific legislative and non legislative initiatives which will be required for the Union to achieve its objectives. »

Télécharger le texte complet des réponses
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Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans HautReprésentant-ServiceDiplomatique
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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 19:44
Le programme des déplacements de la nouvelle Haute représentante aux affaires étrangères, Catherine Ashton, se précise. Même si l'actualité commandera tout autant l'agenda, plusieurs rendez-vous ont déjà été programmés (après son audition au Parlement européen).

La première visite programmée de Catherine Ashton à l'étranger sera ainsi pour la Bosnie-Herzégovine, dans la deuxième partie de janvier. Il s'agit d'aller voir, "bien entendu", les militaires de l'opération européenne "Althea" et les policiers de la Mission MPUE, mais aussi les autorités du pays, pour avoir une discussion "plus générale" sur la stabilisation du pays, explique-t-on à son cabinet. La seconde visite programmée, dans la foulée, sera pour le Proche-Orient, avec visite des deux interlocuteurs, Israël et Autorité palestinienne. La question d'élargir à d'autres pays de la région semble, pour l'instant, abandonnée. Autre visite importante : à Washington, auprès de l'allié américain, avec une rencontre - en février peut-être - avec Hillary Clinton, avec qui Catherine Ashton a eu l'occasion de discuter, lors de la réunion des Ministres des affaires étrangères de l'OTAN, début décembre.

Durant ce premier semestre 2010, la Haute représentante devrait aussi se rendre en Afghanistan (la date exacte est gardée secrète pour des raisons de sécurité). Elle rendra aussi visite sur place aux Européens engagés dans la lutte anti-pirates (opération EUNAVFOR Atalanta). Une visite qui n'aura pas seulement pour but de voir sur place le travail des militaire mais sera sans doute élargie à une rencontre avec les autorités des pays de la région, comme Djibouti ou le Kenya. L'objectif étant notamment, explique un des proches de la Haute représentante, de pouvoir remédier à un défaut essentiel de l'opération Atalanta: la traduction des pirates devant un juge. Pour éviter que se reproduise ce qui vient de se passer avec la frégate néerlandaise Evertsen (qui a du se résoudre à libérer au bout de deux semaines les 13 suspects qu'elle détenait).
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Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans HautReprésentant-ServiceDiplomatique
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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 19:02
Image-2.pngDans cette période de transition, avec une présidence qui continue de tourner (les Espagnols au 1er janvier) et deux nouveaux leaders européens, qui ont un mandat fixe (le président du Conseil européen et la Haute représentante de l'UE pour les affaires étrangères), toute la question est de savoir comment "tout cela" va s'organiser ?

Le ministre espagnol des Affaires étrangères était, vendredi, à Bruxelles pour présenter ses priorités devant la presse. Et, naturellement, je lui ai posé la question : Comment il comptait se coordonner avec la Haute représentante ? Est-ce que le Proche-Orient serait une région test ?

Le ministre espagnol à disposition de la Haute représentante
. Pour Moratinos, qui a rencontré, à deux reprises, Catherine Ashton, « on part d'un principe très simple. Le Ministre des affaires étrangères espagnol est, à la totale disponibilité, de Me Ashton. C’est elle qui a toute la capacité, tous les éléments (pour) déployer sa nouvelle fonction. Et le ministre espagnol peut être utile pour elle, dans des questions pour des raisons d’histoire, d'expérience, de proximité, on a une plus grande expérience, comme au Proche-Orient, en Amérique latine, en Afrique du nord ou en Méditerranée, où nous avons une possibilité d'apporter une certaine valeur ajoutée. Mais elle ne m’a pas délégué un dossier. C’est elle, la Haute représentante, et qui va exercer cette fonction. Mais on va faire ensemble pour que le
Proche-Orient soit un élément essentiel de l'action extérieure de l'Union. Moi, modestement, je vais apporter ma modeste expérience dans la région. »

L'UE acteur majeur au
Proche-Orient. L'Europe peut-elle avoir une politique autonome par rapport aux Etats-Unis ? « Ce n'est question de politique autonome ou de politique subordonnée » explique Moratinos. « La grande percée que l’on doit à Javier Solana et toute son équipe est que, même si on considère que le Quartet n’a pas toujours abouti à ce qu’on aurait souhaité, nous sommes arrivés à ce que les positions de l'UE, des Etats-Unis et des autres acteurs ne soient pas différents dans la substance. Nous avons des différences dans la tactique. Sur le fond, l'objectif, la façon d’arriver à des accords, nous n’avons pas de différence. Ce qu’il faut, c’est travailler ensemble. Car les deux parties ont besoin d’un nouvel engagement des deux acteurs principaux de la Communauté internationale, dont l'Union européenne. »

(crédit photo : Conseil de l'Union européenne)

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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 22:37
JuvinAfghanistan@C'est ainsi que Philippe Juvin, le député UMP-PPE qui est le vice-président de la délégation UE-Afghanistan-Pakistan au Parlement européen, apostophe la nouvelle haute réprésentante chargée des affaires étrangères : « J’appelle Madame Ashton à initier le dialogue avec les insurgés »

Et le député d'expliquer : en Afghanistan « la solution n’est pas militaire. (...) L’Union européenne ne doit pas accroitre ses troupes en Afghanistan. Elle doit bien plutôt organiser leur départ. (Mais) Nous ne partirons que si nous donnons le pouvoir aux Afghans et acceptons d’ouvrir le dialogue avec tout le monde, y compris les Talibans. »

Pour autant, Philippe Juvin qui est par ailleurs délégué national de l'UMP ne veut pas de départ en catastrophe des troupes d'Afghanistan : « Pouvons-nous quitter aujourd’hui l’Afghanistan ? La réponse est clairement non. Quitter l’Afghanistan conduirait au chaos et signifierait peut être même le retour d’Al-Qaeda. »

Faut-il préciser que Philippe Juvin n'est pas tout à fait un novice sur le sujet. Médecin de réserve, il a servi en Afghanistan en 2008. Anesthésiste-réanimateur, il dirige également le service d'urgence de l'Hopital Beaujon (un des grands hopitaux de la région parisienne à Clichy-la-Garenne, la ville dont était maire un certain... Jacques Delors). Il est aussi le maire de La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine, le département de Nicolas Sarkozy).
JuvinAfghaHelicoSanitaire-.jpg
Crédit photo : Philippe Juvin

 

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Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Orient - Afghanistan-Pakistan
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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 19:06

(de retour de Strasbourg) Les entretiens informels de la nouvelle Haute représentante aux affaires étrangères avec les parlementaires se sont succédé, en marge de la session plénière, ces derniers jours. Catherine Ashton a ainsi rencontré tous les groupes politiques: Socialistes, PPE, Libéraux, Verts, etc. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que, à écouter les uns et les autres, le résultat reste très mitigé. Même si dans sa famille politique, les socialistes, les critiques se font discrètes (lire le compte-rendu) - solidarité politique oblige -, quand les langues se délient, les critiques sont plus verves qu'ailleurs. « J’ai été effarée par son manque de connaissances du sujets » avoue une députée. « Elle a un manque de vision politique de ce que pourrait être la politique étrangère» balance un second. « Elle n’a aucun intérêt » cloue le troisième.

Certains députés (Libéraux, Verts) pointent aussi du doigt son refus d'annoncer sa politique en matière étrangère. Plusieurs groupes (Libéraux, Verts) avaient, en effet, demandé qu'elle présente un programme écrit, comme l'avait fait Barroso en septembre. Refus de l'intéressée. A juste titre, défend Catherine Trauttmann (chef de la délégation des socialistes français) « Si elle arrivait en disant : j’ai une politique extérieure, elle se faisait "flinguer". Il y a une part de prudence qui est indispensable. » Et d'ajouter : « Catherine Asthon n'est pas flamboyante c’est le moins qu’on puisse dire. Mais c'est quelqu'un qui travaille à bien repérer sa charge de travail. J'aime bien son honnêteté, qui consiste à dire qu'il y avait des personnes au moins aussi bien placées qu’elle, qu'elle avait fortement à travailler, qu'elle sera attendue sur les resultats ». De même son idée de concentrer la politique de l'UE sur les zones où il y a un consensus a été accueillie avec intérêt. Même si, du coup, elle oublie le rôle primordial du Haut représentant, qui est de rapprocher les positions des Etats membres, de réduire les différences sur les dossiers les plus difficiles, donc... pas les plus faciles !

La prudence de Catherine Ashton masque, en fait, mal de sérieuses failles. Parmi tous les députés que j’ai interrogés, de toutes familles politiques, le constat semble se résumer à un mot: « décevant ». Certains préconisent de lui laisser le temps, d’autres sont plus dubitatifs, quelques uns sont même définitifs dans leur jugement. Cela fait désormais un mois qu’elle a été nommée comme Haute représentante. « Le temps suffisant à un étudiant de réviser quelques fiches et d’enfiler autre choses que des banalités du genre : c’est un sujet important » explique un député. « Par rapport à l’audition du 2 décembre, elle n’a pas progressé » ajoute un second.


Petites bourdes entre amis...

Visite en Bosnie ou pas visite. Apparemment, Catherine Ashton a commencé à semer quelques bourdes. Un matin, ainsi, devant quelques députés, elle annonce qu’une de ses premières visites sera en Bosnie-Herzégovine. Elle annonce qu'elle craint le risque de guerre. Une erreur stratégique et tactique, connue de tous les spécialistes : si les tensions sont persistantes en Bosnie-Herzégovine, le risque de guerre est pour l’instant tenu (comme le montre les rapports des militaires européens d’Althea, lire le dernier rapport). Certains députés lui déconseillent de s’y rendre, expliquant qu’elle pourrait bien tomber dans un piège tendu par les Bosniaques, spécialistes des coups fourrés politiques. Quelques heures après, elle corrige le tir, dans un entretien avec d’autres députés… Il n’empêche le mal est fait. Les groupes politiques ne sont pas, en effet, vraiment étanches au Parlement: tout le monde parle avec tout le monde. Témoin : la conversation que nous avons eu entre quelques députés PPE et Verts au détour d’un couloir.

Priorités africaines. Autre lacune, pour l'Afrique, elle détaille 4 pays sur lesquelles elle veut se concentrer : le Congo, la Somalie, le Zimbabwe, l’Afrique du Sud. Intéressant, si les deux premiers pays sont une évidence de politique étrangère, on peut se demander pourquoi l’Afrique du Sud, qui n’est pas, automatiquement, une urgence en matière étrangère, alors que le Soudan et le Tchad (pourtant zone chaude), la Guinée, voire le pourtour méditérranéen … ne sont pas mentionnés. Son idée de concentrer la politique étrangère de l'UE là où il y a des consensus est accueillie avec intérêt. Même si, du coup, elle laisse de coté une des fonctions initiales du Haut représentant : favoriser le consensus entre Etats membres sur les points difficiles.

Des ministres plénipotentiaires de l'UE. Au détour d'une audition, C. Ashton lance une idée, apparemment lumineuse : nommer des ministres des Affaires étrangères comme ses plénipotentiaires dans certaines régions du monde. « Pourquoi pas, par exemple, envoyer le ministre espagnol Moratinos qui connaît bien le Proche-Orient dans cette région » explique-t-elle. L’idée paraît séduisante. Mais elle recèle des dangers diplomatiques, comporte un sacré mélange des genres et est sinon contre la lettre au moins contre l'esprit du nouveau Traité. Une hérésie s’insurgent certains députés, comme Dany Cohn-Bendit. On va avoir un découpage par zone : l’Afrique aux uns, l’Inde aux autres. C’est à l’inverse même d’une politique étrangère européenne. Moratinos au Moyen-Orient pourrait difficilement se démarquer de sa fonction d’Espagnol pour porter le discours de tous les Européens sur un sujet pour le moins brûlant (cf. la discussion sur Jerusalem Est au dernier Conseil des Affaires étrangères, le 8 décembre). Ce serait également peu convenant vis-à-vis de la présidence tournante. De plus, cette fonction – qui représente de près à celle d’un représentant spécial - implique une certaine indépendance - ne pas avoir d’autres mandats - et du temps disponible - à quoi servirait un envoyé spécial par éclipses ? - ; ce que ne peut faire un homme politique engagé sur son terrain national.

Le "stering board" du service extérieur. Dernière annonce qui a semé un peu l’émoi parmi les députés : la mise en place d’un comité directeur pour le futur service extérieur qui comprendra des responsables de la Commission, du Conseil, des Etats membres. Et c’est tout : pas de membres du Parlement européen. Autant dire un casus belli.


L'organisation, point faible...

Dans ces « erreurs », mes interlocuteurs pointent trois problèmes. « C’est une personne qui n’a pas de background, pas d’administration. Comment voulez-vous qu’elle s’en sorte ? » explique un spécialiste Chrétien-démocrate des affaires étrangères. Ensuite, dans sa gouvernance, elle a commis l’erreur tactique de s’entourer de son cabinet du Commerce. Des personnes habituées à travailler sur des dossiers de technique économique se sont ainsi retrouvées projetées dans un horizon diplomatique, où les enjeux sont autrement plus diversifiés. « Ce n’est pas vraiment malin » commente un spécialiste de la politique étrangère. Ainsi quelle n’a pas été la surprise d’un membre du cabinet d’Ashton d’apprendre au décès d’un militaire en Bosnie-Herzégovine qu’il devait « gérer çà aussi ». Eh oui… Apparemment la nouvelle Haute représentante a aussi passé pas mal de temps à son organisation interne.

Les "Solana boys" laissés de coté. Enfin, sans doute le plus grave, elle n’a pas maintenu les liens que Solana avait su créer avec une série de représentants personnels, spécialistes d’un domaine. Si le dispositif Solana peut sembler un peu brouillon à quelqu'un qui arrive de la Commission - où c’est plus structuré et hiérarchisé -, ce dispositif avait un mérite : « faciliter la circulation des informations ». C'est cela l'essentiel de la diplomatie, et non le respect des procédures. Ainsi, les « représentants personnels » de Solana ne savent pas toujours s’ils seront des « représentants personnels » d’Ashton. Une erreur sans aucun doute. Ce type d'organisation est très utile témoigne un proche de ces représentants. « Cela permet de s'affranchir de la hiérarchie pour porter un sujet directement et rapidement à la connaissance du Haut représentant. »


Passera-t-elle les auditions ?

L’accord entre les groupes PPE – S&D ainsi que les libéraux semble tenir bon. Même si le Parlement semble à la recherche d'une victime expiatoire, au moins pour marquer son territorire. « On regarde qui va flancher, qui est bon, qui est le maillon faible de cette Commission. Mais cela se fera lors des auditions? Pas avant » explique Catherine Trautmann. Personne n’a vraiment envie d’enclencher les hostilités, alors que la Commission est en rythme provisoire, que le Parlement est en "panne législative". Les Parlementaires ne sont plus, depuis nombreux mois, alimentés en travaux législatifs, sinon des projets secondaires ; et moulinent ainsi quelques rares projets, des questions orales et d’autres débats qui s'étirent en longueur. « Il faut en finir avec ces questions institutionnelles et passer aux choses sérieuses : la crise économique, nos rapports avec le reste du monde… » tonne l’un. Un sentiment partagé par nombre de députés européens. C’est, en fait, la seule chance de Catherine Ashton. Sans cela, ses soutiens seraient minoritaires. Dans les groupes Verts, Gue, PPE comme libéral, son passage n’a pas rencontré les suffrages des spécialistes « Affaires étrangères ». La politique est aussi affaire de chance...

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Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans HautReprésentant-ServiceDiplomatique
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logo_ouestfrancefr.pngL'éditeur : Nicolas Gros-Verheyde. Journaliste, correspondant "Affaires européennes" du premier quotidien régional français Ouest-France après avoir été celui de France-Soir. Spécialiste "défense-sécurité". Quelques détails bios et sources.