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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 14:05
Le Parlement européen est plutôt inquiet de la situation au Congo, et de "dérapages" dans certaines provinces de l'Est du pays, notamment de massacres délibérés, par des soldats congolais, d'au moins 270 civils dans les villes de Nyabiondo et de Pinga (Nord-Kivu) et d'affrontement ayant entraîné la fuite de 115 000 personnes. Il a tenu un débat sur le sujet, mercredi. Le conflit congolais est, en effet, un des plus mortels que l'Afrique ait connu. En un peu plus de dix ans, depuis 1998, 5,4 millions de personnes seraient mortes et quelque 45 000 personnes décèdent encore chaque mois. Il y a 1,4 déplacés à l'intérieur du pays, selon le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), dont 980 000 au Nord-Kivu. La situation ne semble pas, en effet, s'aéliorer. Le Parlement demande ainsi aux Etats membres de l'UE d'apporter  une "juste contribution" aux 7,1 milliards $ jugés nécessaires par l'ONU. La Verte Isabelle Durant a, elle, plaidé pour une révision des règles d'engagement de la MONUC en RDC. Pour elle, "il est trop facile de discréditer totalement la MONUC, de la rendre responsable de la situation aux yeux de la population civile épuisée par tant d'années de guerre et de massacres. Ce n'est pas son mandat qu'il faut revoir d'urgence, ou exiger son total retrait. Ce qu'il faut revoir, ce sont ses règles d'engagement, ses directives opérationnelles de façon à ce que, en aucune manière la MONUC ne puisse apporter un support à des unités de l'armée congolaise qui ont commis des violations des droits de l'homme, ou qui sont suspectées de compter dans leurs rangs des hommes impunis après leurs exactions." souligne-t-elle.

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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 12:28
 Le grand oral de Catherine Asthon, le nouveau Haut représentant de l’UE aux affaires étrangères et à la politique de sécurité, aura lieu le 11 janvier ( de 13h à 16h) au Parlement européen à Bruxelles. Trois heures durant lesquels les parlementaires vont pouvoir poser leurs questions et, surtout, obtenir des réponses. Une épreuve intense qui va voir se succéder questions et réponses, selon un rythme soutenu. Epreuve ultime également puisque de la réussite de cette audition et de l’avis des parlementaires, dépendra la nomination définitive de Catherine Asthon, comme vice-présidente de la Commission, et donc comme Haut représentant (mêle si les grands groupes ne semblent pas décidé à en découdre). Le déroulement de l’audition a donc été fixé, au millimètre près, après plusieurs discussions. Le déroulé se décompose en 6 rounds :

• Après une courte introduction du président, Ashton aura 10 minutes pour se présenter. Viendront ensuite les questions des coordinateurs AFET. Ils auront 5 minutes sous la forme de Questions – Réponses avec droit de questions de suivi (1er round). Ce qui va donner un certain rythme à l’audition (1 minute pour la question, 2 pour la réponse, 1 pour la question de réplique, 1 pour la réponse de réplique). Les présidents des sous-comités (défense, droits de l’homme) auront 3 minutes chacun (2e round).


• Le troisième round sera formé de neuf questions par bloc de 3 députés, chacun ayant 1 minute. Ils ne pourront poser qu’une question. Et Ashton ayant 3 minutes pour répondre, à chaque bloc.


• Quatrième round : Une nouvelle série des comités associés à l’audition (Développement, Commerce international, Affaires constitutionnelles, Contrôle budgétaire) viendra ensuite, sous la forme de questions – réponses.

• Cinquième round : la reprise de questions de députés : neuf blocs de questions en tout, selon le même principe qu’au début : bloc de 3 députés, à raison d’1 minute par question, Ashton ayant 3 minutes pour répondre à chaque bloc. Une séance particulièrement difficile car là peuvent se glisser des questions inattendues, moins contrôlées par les groupes.

• Le round final permettra à chaque groupe de poser de nouvelles questions, chacun ayant 3 minutes (questions et réponses).

Ashton aura ensuite 10 minutes pour conclure. La conclusion finale appartenant au président Albertini (avec 4 minutes). En tout 3 heures d’audition, à un rythme plus que soutenu.


NB: Selon un premier décompte, il y aura 18 questions des chrétiens-démocrates (PPE), 12 de socialistes et démocrates (S&D), 6 de libéraux et démocrates (ALDE), 4 des Verts, 4 des Conservateurs (ECR), 3 de communistes et gauche alternative (GUE), 2 souverainistes (EFD), 2 des non-inscrits.
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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 18:06
La Bosnie-Herzégovine est aujourd'hui le talon d'achille de la politique européenne de stabilisation dans les Balkans. Ce pays qui a été le "coeur" de l'ex-Yougoslavie, le lieu le plus déchiré des guerres yougoslaves des années 1990, se retrouve aujourd'hui à la traîne bloqué dans d'inextricables difficultés politiques et ethniques qui remontent aux accords de Dayton en 1995.

L'UE a deux missions : l'une est militaire, Eufor Althea, qui dispose de la possibilité d'utiliser la force (mission exécutive, type article 7 charte des NU) et doit être reconfigurée en mission non exécutive (ce qui ne va pas sans difficulté, lire Echec de la présidence suédoise sur Althea Bosnie) ; l'autre vise à doter la Bosnie-Herzégovine d'une force de police efficace et pluraliste (MPUE / EUPM). C'est cette dernière mission qui mérite un peu plus d'attention aujourd'hui. Pourquoi ? Car elle est d'importance stratégique. Il faut éviter de recréer au niveau européen une zone de no mans land, avec un Etat faible, une corruption endémique, des réseaux mafieux et une police divisée en zones étanches. La Bosnie sera un des membres de l'Union européenne dans quelques années (pas tout de suite comme la Croatie, mais d'ici 2020 au plus tard). Et il est urgent d'agir sur ce plan, pour éviter de se retrouver avec une situation à la bulgare, où le pays vit sous contrôle permanent de Bruxelles. Et la moitié de sa classe politique dirigeante est dévalorisée par des affaires en tout genre.

EUPM vient juste de se doter d'une nouvelle organisation et de se reconfigurer pour assurer d'autres tâches. Un lifiting en taille (moins d'hommes) et en objectifs (davantage concentrée sur la criminalité organisée).

Les gens d'EUPM m'avaient invité à passer les voir. J'étais bloqué sur Bruxelles pour diverses raisons (dont le Conseil européen). Aussi, (une fois n'est pas coutume!), est-ce une collègue qui est partie sur place. Vous pourrez donc lire bientôt ces papiers de reportage - un autre regard sans doute -, agrémentés, comme d'habitude sur ce blog, de différents éléments de contexte.

A suivre :
• Bosnie (dossier) La situation est "calme" au niveau de la sécurité, selon Eufor Althea
La mission de police en Bosnie se recentre sur le crime organisé
Les détails de la réorganisation
• L'action dans les prisons, un point original de l'action européenne

Vous pouvez lire aussi (déjà publiés):
• Echec de la présidence suédoise sur Althea Bosnie
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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 17:40
Le rapport trimestriel des militaires européens déployés en Bosnie-Herzégovine (opération Eufor Atlhea) témoigne du faible risque en matière militaire ces derniers mois (ce rapport couvre la période de septembre à novembre). Les difficultés demeurent, en revanche, au plan politique, économique également, et de la structure de l'Etat, note le chef d'opération.

Situation calme malgré la détérioriation économique et la rhétorique nationaliste
La situation générale de sécurité en Bosnie-Herzégovine
(BiH) est « calme et stable durant toute la période ». « Bien que les rhétoriques nationalistes continuent, cela n'a pas d'impact sur l'environnement sûr et sécurisé » (qui est le concept-clé de la mission Eufor en Bosnie). « La crise économique continue d'affecter la BiH (1) et a conduit à un certain nombre de grèves, principalement à Sarakevo, qui cause certaines perturbations sur les routes et la circulation entre les villes. Toutes ces grèves ont un cadre et un but professionnel (NB : non politique ou ethnique) et peuvent être gérées par les services de maintien de l'ordre de la BiH, elles n'ont pas d'impact sur la situation sécuritaire globale. »

Les moyens. Eufor a environ 2000 hommes (actuellement), concentrés à Sarajevo (au camp Butmir) avec des équipes d'observation et de liaison (OMLT) déployées dans toute la Bosnie. Le 19 novembre dernier, Eufor a remis la responsabilité aux autorités bosniaques de la dernière des Affaires militaires conjointes (Joint Military Affairs, JMA) : il s'agit du contrôle des mouvements civils (qui assure le contrôle des mouvements d'armes et d'équipements militaires). Eufor continue d'apporter un soutien aux 1300 JMA transmis aux autorités bosniaques (déminage, gestion de sites de munition, entreprises de défense...).
Durant la période, l'armée bosniaque et les forces européennes ont également conduits des formations en commun, notamment des modules de formation spécialisés. Des officiers supérieurs de l'armée bosniaque ont participé à des exercices (théoriques) d'Eufor et des unités bosniaques à des exercices tactiques. Ce qui, en quelque sorte, une préfiguration de la mission Althea II.

Blocage persistant en matière politique
La Bosnie-Herzégovine (BiH) a fait « des progrès limités dans son agenda de réforme durant cette période » notent les auteurs du rapport. « La rhétorique des nationalistes, anti-Dayton continue. Les agendas ethniques et des entités continuent de primer sur les intérêts de l'Etat, ce qui ralentit le travail du conseil des ministres et l'assemblée parlementaire de la BiH. Les cinq partis de la coalition au gouvernement sont face à une impasse sur la nomination des directions de trois agences d'Etat dont les postes sont vacants depuis longtemps ou viennent à terme : la Direction pour l'intégration européenne l'Autorité de la taxation indirecte, l'Agence de régulation des communications. Malgré tout un nouveau directeur de la DEI a été nommé en septembre et un nouveau ministre de la Sécurité en novembre ». Ceci explique l'avis négatif de la Commission européenne dans le rapport de progrès de la mi-octobre. En revanche, le rapport relève un point positif : « un progrès a été réalisé sur la feuille de route de la libéralisation des visas, la BiH remplissant la plupart des conditions pertinentes ».
Les progrès sont également « limités » pour le respect des obligations requises par le conseil d'administration du Peace Implementation Council (PIC) pour la transition de l'OHR - le Haut représentant de la communauté internationale - vers un Représentant spécial de l'UE. Les cinq objectifs et les deux conditions mises pour la transition sont loin d'être remplis, avait d'ailleurs estimé le PIC les 18 et 19 novembre.

(1) La Bosnie est touchée de plein fouet par la crise économique : augmentation du chômage de façon importante, baisse de moitié des investissements directs étrangers durant les six premiers mois de l'année. Une aide du FMI a été déclenchée.
  • Report extracts
  • "The security situation is expected to remain stable despite the prospects of continuing political tension."
  • "BiH made limited progress on its reform agenda during the reporting period. Nationalist, anti-Dayton rhetoric continued. Ethnic and entity agendas that prevail over the interests of the state also adversely affected the performance of the Council of Ministers and the BiH Parliamentary Assembly."
  • "The five-party coalition government at state level and the Council of Ministers faced a deadlock in appointing the directorships of three state agencies that have long been vacant or occupied by incumbents whose terms have expired: the Directorate for European Integration (DEI), the Indirect Taxation Authority (ITA) and the Communications Regulatory Agency (CRA). Despite these delays, a new DEI director was appointed by the Civil Service Agency in September, and a new Minister of Security in November."
  • "As a result of the negative political climate, the European Commission concluded in its Progress Report in mid-October that BiH had made only limited progress in addressing key reforms. On a more positive note, progress was achieved on the visa liberalization roadmap with BiH completing most of the relevant conditions."
  • "Limited progress was also made on the fulfilment of the outstanding requirements set by the Peace Implementation Council (PIC) Steering Board for the transition from the OHR to the EUSR. (...) As a result of the lack of progress, the PIC Steering Board at its meeting on 18-19 November expressed serious concern with the insufficient progress that BiH authorities had made in delivering the five objectives and two conditions that remain necessary for the closure of the OHR."
  • "Economic indicators continue to demonstrate the adverse impact that the global economic crisis is having on BiH, with rising unemployment, and foreign direct investments dropping by more than 50% in the first six months compared to the same period last year. To mitigate the effects of the crisis, the IMF agreed in May to a three-year Stand-by Arrangement worth Є1.2 billion. In November the IMF reviewed BiH’s progress in meeting the agreed benchmarks, and made payment of the second tranche conditional on progress made. A positive verdict will hinge, in part, on the Federation government’s ability to implement benefit cuts on war veterans and other politically sensitive social categories.
  • "The overall security situation in BiH remained calm and stable throughout the reporting period. Although nationalistic rhetoric continued, it had no impact on the safe and secure environment. The economic downturn continued to affect BiH, and led to a number of strikes mostly conducted in Sarajevo, which continued to cause disruption to city transportation routes. All of these were professionally and capably handled by BiH law enforcement agencies; and had no impact on the overall security situation."
  • "The force of some 2,000 troops is concentrated in Sarajevo, with liaison and observation teams deployed throughout BiH. EUFOR continued to conduct operations in line with its mandate: providing deterrence; ensuring continued compliance in relation to the responsibilities specified in the General Framework Agreement for Peace, Annexes 1A and 2; and contributing to the maintenance of the safe and secure environment.
  • "There has been further progress in the area of Joint Military Affairs (JMA): on 19 November, EUFOR handed responsibility to the BiH authorities for the last JMA task, Civilian Movement Control (the Control of Movement of Weapons and Military Equipment). As with other JMA tasks already transferred to the BiH authorities, EUFOR will continue to monitor, mentor and advise in order to enhance the self-sustainability of the BiH capabilities. In this context, EUFOR monitored more than 1,300 different JMA activities by the BiH authorities during the reporting period in the areas of: management of Ammunition and Weapon Storage Sites; Civilian and Military movement of weapons and military equipment; disposal of surplus weapons and ammunition; defence industry factories; and AFBiH demining activities."
  • 12. During the reporting period, EUFOR and AFBiH continued to conduct combined training in line with the 2009 EUFOR/AFBiH training calendar by including specialised training elements in line with international training requirements and standards. AFBiH senior officers participated in EUFOR Map exercises; and AFBiH units up to company level in EUFOR tactical exercises.
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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 01:59
Ashton-UE0912.jpgHier soir, au Parlement européen à Strasbourg, à huis clos, Catherine Ashton, la Haute représentante était un peu chez elle, accueillie dans la salle des Socialistes & Démocrates (S&D), pour un échange de vues, à huis clos. Il est de tradition, en effet, que les commissaires rencontrent leur famille politique en petit comité pour un dialogue "informel". Ils font de même avec d'autres groupes politiques ou les présidents des commissions intéressées. C'est ainsi une manière intelligente de préparer la future audition. La Haute représentante sera, en effet, la première des commissaires auditionnée par les commissions du Parlement européen (affaires extérieures, défense, développement). Ce sera le 11 janvier prochain. Il est aussi de tradition que le journaliste essaie d'en savoir plus, en planquant un peu. Ce que j'ai fait (à vrai dire j'étais un peu seul...).

Pour un vrai service diplomatique. Dans la salle, Catherine Ashton a ainsi expliqué son futur travail, comment elle entendait l'assumer, et ses différentes priorités. Rien de bien nouveau par rapport à la première audition le 2 décembre, de l'avis de tous les participants. Mais tout de même un dialogue d'une bonne heure, un peu plus pointu sur certains sujets. Ainsi sur l'Irak, Ashton n'a pas voulu se démarquer de la position de Tony Blair : "c'était simple, soit je quittais le gouvernement, soit je restais. En fait - a-t-elle ajouté - nous n'étions sans doute pas vraiment préparés à cette guerre". Et nous n'avions pas toutes les informations en notre possession. Concernant les Etats-Unis, elle a rencontré récemment Hillary Clinton qui l'a félicité ; elle estime ainsi que les relations UE-USA pourraient être marquées par "moins d'opacité et davantage de confiance". Ashton s'est montrée ainsi partisane d'une politique européenne qui puisse "ne pas dépendre tout le temps de la politique américaine". En revanche, sur des questions délicates comme la Palestine, elle n'a pas voulu se prononcer et aller plus loin. Sa première priorité est de "mettre en place le service d'action extérieur". Elle veut en faire un "vrai service, pour mener la diplomatie de l'Union" a-t-elle assuré, "avec les moyens budgétaires nécessaires, non pas pour remplacer la diplomatie des Etats membres mais pour y ajouter". C'est sa première priorité. Et d'oser un trait d'humour : « On verra si j'arrive à passer la Noël », faisant allusion à son "full top agenda". « J'ai au moins 500 rendez-vous de programmés dans l'année » a-t-elle expliqué. Elle a cependant demandé lors de son hearing, début janvier, d'avoir plus de temps pour répondre aux questions, pour ne pas être accusée par certains députés (notamment britanniques) de ne pas répondre aux questions.

Une voix féminine qui passe bien. Catherine Ashton que j'ai réussi à interroger à la sortie, environ 45 secondes, jusqu'à un garde du corps s'impose, n'a eu qu'un mot : « je suis très contente de faire ce job, je l'assume avec honnêteté ». Et effectivement, c'est le mot qui semble revenir dans la bouche de beaucoup de députés. Comme le précise la Portugaise Ana Gomes, « Ce que j'aime le plus chez elle, c'est son attitude ouverte, honnête. Elle est très consciente de ses capacités, ne prétend pas tout savoir ou vouloir nous tromper. C'est très important. Elle a une bonne approche générale, des questions stratégiques ». « Elle est carrée » a ajouté de son coté la Française Pervenche Bérès. « Qu'elle soit critiquée par les diplomates est plutôt pour moi une bonne chose » a expliqué son compatriote Kader Arif. « Avoir une voix socialiste dans la politique étrangère est importante. Mais ce qui me semble aussi important, c'est qu'il y a chez elle une volonté d'échanger avec les parlementaires, des qualités humaines, c'est important en matière politique ». « C'est un produit pur du Civil service » complète le Roumain Ioan Mircea Pascu « Elle n'est pas brillante au sens où on l'entend d'habitude mais elle vraiment de bonnes dispositions. Elle pourra parfaitement mettre en place le service d'action extérieur ». Pour le travailliste britannique Cashman, « Elle a vraiment de bonnes connaissances, elle est enthousiaste. Et puis quelqu'un qui a pu négocier le Traité de Lisbonne face à la chambre des Lords ne peut pas vraiment être mauvaise » a-t-il assuré. Dans ce concert de propos plutôt louangeurs, quelques couacs quand même : "on n'apprend rien" dit l'un, "elle ne répond à aucune question - dit l'autre - c'est ch...". Des propos négatifs très masculins surtout, peut-on remarquer...
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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 20:15
Logo-PresidBelg2010.jpgLes présidences espagnole, belge et hongroise présenteront, vendredi, à la presse leur programme de présidence. En voici les premiers éléments pour la politique de sécurité et de défense ainsi que pour la gestion de crises civiles (protection civile) et la protection consulaire (qui en sont très proches par les causes et les moyens d'agir).

Le service d'action extérieur en priorité n°1. La grande affaire sera bien entendu la mise en place du service européen d'action extérieur. « Il sera d'une importance cruciale d'atteindre un accord le plus tôt possible en 2010 sur la décision mettant en place l'organisation et le fonctionnement du service » (EEAS en anglais).

Protection des citoyens de l'UE à l'étranger. Les trois présidences veulent avancer pour obtenir un accord sur les « niveaux minimum d'assistance consulaire » qui peuvent être offerts aux citoyens des Etats membres qui se déplacent hors de l'UE. La « coordination en situation de crises hors du territoire de l'UE doit être renforcée » soulignent-elles. Une attention « spéciale doit être portée à l'évaluation du dispositif cadre d'Etat leader ou de nation cadre (qui fonctionne de manière irrégulière (1)) et le renforcement de la mutualisation des ressources consulaires ». NB : on sait que c'est une question assez discutée pour le futur Service d'action extérieur de savoir jusqu'à quel point celui-ci pourra se charger de tâches consulaires au profit des Etats qui n'ont pas de représentation dans l'Etat concerné. La position du trio de présidences, sans être maximaliste, se veut résolument engagée dans cette voie.

Coté protection civile, rien de vraiment spectaculaire. Les présidences veulent poursuivre dans la lignée des communications, déjà présentées, de la Commission européenne sur le renforcement de la réponse de crises de l'UE face aux catastrophes et l'approche européenne sur la prévention des catastrophes naturelles ou humaines. Elles vont notamment suivre la mise en place et le développement des modules de protection civile ainsi que le renforcement du MIC - le centre d'information et de surveillance (qui fera maintenant partie de la DG Action humanitaire ECHO et non plus de la DG Environnement).

Stratégie de sécurité : énergie et climat. L'UE veut aussi continuer à oeuvrer pour la stratégie de sécurité européenne, en insistant sur le changement climatique et la sécurité de l'énergie.

Renforcer la PeSDC

Le civilo-militaire en ligne de mire. Les trois présidences affichent leur intention de « continuer à renforcer la PeSDC » dans toutes ses composantes, dans l'objectif d'améliorer le rôle de l'Union comme « acteur autonome et global » dans les secteurs de prévention des conflits, de réponse et de gestion de crises, de stabilisation post-conflit en mettant « un focus plus spécial sur la synergie civilo-militaire ». Elles veulent notamment améliorer la planification et la conduite opérationnelle dans les opérations civiles comme militaires.

Le "pooling" des ressources. Dans cet objectif, « de nouvelles voies de coopération doivent être encouragées, incluant des solutions multinationales, comme la mise en commun de ressources - un point important -, l'entraînement et la logistique ». Elles insistent également sur la mise en place des "Headline Goals" civiles et militaires et l'amélioration des capacités de réponse rapide. L'Agence européenne de défense sera mise à contribution (NB : espérons surtout qu'on lui donnera un peu plus de moyens).

La coopération avec l'OTAN. Les trois présidences veulent poursuivre « l'amélioration des relations avec l'OTAN » au niveau
politique stratégique (autrement le COPS Ue et le NAC Otan), y compris le développement des capacités.

(1) Cela a bien fonctionné lors de l'attaque des rebelles au Tchad en février 2008, beaucoup moins bien lors de la guerre en Géorgie à l'été 2008 -Ossétie-Géorgie: l'évacuation des ressortissants Européens - ou des attentats de Mumbai - L'attentat de Bombay montre la pertinence d'un schéma d'évacuation UE
  • External Action Service. It will be of crucial importance to reach agreement early in 2010 on the Decision concerning the organization and functioning of the EEAS.

  • European Consular Cooperation. Work on the minimum levels of consular assistance to be offered to citizens of the Member States outside EU territory will be advanced. Coordination in crisis situations outside the territory of the Union needs to be further developed. Special attention will be paid to an evaluation of the “lead state” framework and enhanced consular cooperation through ‘mutualisation’ of consular resources. Priority will be given in this respect to training of consular staff in order to improve cooperation in crisis situations and knowledge of EU law.
  • Civil Protection. The three Presidencies will follow up on the two Commission Communications on Reinforcing the Union’s Disaster Response Capacity and on an EU approach on the prevention of natural and man-made disasters. All initiatives regarding training will be pursued thoroughly and particular attention will be paid to the implementation and development of the Civil Protection Modules and to the reinforcement of the Monitoring and Information Centre (MIC) within the Civil Protection Mechanism framework. In addition, the Presidency will pay specific attention to the evaluation of the Civil Protection Mechanism and Financial Instrument, which will start during the term of the next three Presidencies.
  • Security Strategy : energy and climat. The Union will continue to work in the framework of the European Security Strategy, with particular emphasis on new threats such as those associated with climate change and energy security.

  • Civil-military synergy. The EU will continue to reinforce CSDP in all its components in order to enhance the role of the Union as a global and autonomous actor in the field of conflict prevention, crisis response, crisis management and post-conflict stabilization with a special focus on civil-military synergy. Priority will be given to improving the planning and operational conduct of both military and civilian operations. With due regard to the financial situation, priority will be given to making sufficient financial means available for the EU’s expanding crisis management role
  • Pooling of resources. With a view to improving the effectiveness of crisis management, new ways of cooperation will be encouraged, including multinational solutions, such as pooling of resources, training and logistics, as well as new possibilities provided under the Lisbon Treaty.

  • EU’s rapid response capabilities. Special attention will be paid to implementing the civilian and military Headline Goals and enhancing the EU’s rapid response capabilities will be a priority. New possibilities for the development of civilian capabilities will be further explored and the activities of the European Defence Agency for developing capabilities further developed.
  • Cooperation with Nato. Special attention will be given to further improving relations with NATO at the political strategic level, including with respect to the development of capabilities.
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Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Défense UE (droit doctrine politique)
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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 17:40
Polonais et Américains sont, enfin, tombés d'accord, vendredi, sur l'accord SOFA (Status of Forces Agreement) qui fixe le statut des troupes américaines qui serviront les fusées Patriot déployées sur le sol polonais dans les années futures, ainsi que et les futures batteries anti-missiles du nouveau dispositif US. L'accord a été signé coté américain par la Secrétaire d'Etat pour le contrôle des armements et la sécurité internationale, Ellen Tauscher, et, coté polonais, par les ministres des Affaires étrangère, de la Défense et vice-ministre de la Défense, respectivement Radoslaw Sikorski, Bogdan Klich et Stanislaw Komorowski.

Les négociations ont buté, d'après mes confrères polonais, sur trois difficultés : la responsabilité, la compétence de la justice polonaise et la fiscalité. Toute la question était, en effet, de savoir qui paierait les dégâts en cas de retombées sur le sol. Selon l'accord Sofa, c'est à 75/25 (75% pour les Américains, 25% pour les Polonais). Concernant la question de la primauté de la justice locale, revendiquée par les Polonais, le principe sera une immunité juridictionelle sauf en période de repos ou de fermeture de la base. Dans ce cas, l'Américain fautif pourrait être jugé par la justice polonaise. Mais celle-ci pourra toujours se désister et s'abtenir de traduire l'individu sur le sol polonais.
Enfin, en matière de fiscalité, c'est simple : l'Américain paiera ses impôts aux USA.

La première batterie de Patriot - demande polonaise pour servir de contrepartie au retard pris dans le bouclier anti-missiles - et les premiers soldats américains (il y en aurait environ 100) pourraient arriver en Pologne dès le printemps prochain (2010). Elle serait d'abord installée de façon non permanente, à raison de plusieurs fois par an, avant de devenir permanente à compter de 2012. Les premiers Patriots pourraient ne pas être armés, a rapporté la presse. Pure spéculation a répondu Sikorski, avec cet argument massue : "Si nous envoyons des troupes en Afghanistan, les Patriot seront armés.
"
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Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Bouclier antimissile
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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 23:59
Airbus400MArr-t-Eads0911.jpgLe retard pris par l'avion européen, l'Airbus A400M, auquel participe les Britanniques, a amené un haut responsable de l'armée britannique, lors d'une récente séance à la Chambre des Communes, à subir un feu assez serré de questions réponses des députés (cela se passait le 1er décembre, quelques jours avant le premier vol du "Grizzly".

Ses réponses sont très intéressantes. Car elles tracent une ligne claire de ce que veut l'armée britannique: Oui l'Airbus A400M est toujours nécessaire. Oui il est irremplaçable. Non il ne faut pas rééquilibrer le programme d'achat. Mais oui la prochaine fois, on ne fera pas comme çà, avec autant de partenaires.

Voici la leçon tirée par
Sir Kevin O'Donoghue, chef du département matériel. Du pur pragmatisme britannique en quelque sorte.

Faire ensemble est essentiel, mais à deux plutôt qu'à 7 ou 8. « La leçon que je tire est que les projets collectifs sont essentiels. Si nous ne collaborons pas avec nos partenaires, alors vous ne pouvez pas obtenir l'équipement que vous voulez car notre production est trop petite en nombre. Ca c'est un bout du specte. De l'autre coté, si vous avez 7 ou 8 partenaires, ils ont tous chacun leurs vues. (...) Rappelez-vous que le programme A400M a pris un an de retard au début justeparce que cela a pris un an au gouvernement allemand pour signer le MOU ! (Memorandum of Understanding) C'est vraiment difficile de se débrouiller avec çà. Ma préférence va donc à une production à deux, en bilatérale, que d'autres peuvent rejoindre ensuite. » Un peu comme le modèle du JCA (joint cargo aircraft).

Faire la plus petite opération est impossible aujourd'hui avec l'Afghanistan. Un député posait la question : peut-on survivre sans l'A400M? Avez-vous vraiment besoin de lui. Et le général de répondre: « Le pont aérien, qui est absolument vital en Aghanistan, survit. Mais je devrais dire qu'il est fragile. C'est à vrai dire mon plus haut risque logistique (...). Ce que nous ne pouvons pas faire c'est d'avoir d'autres opérations qui devraient recourir aux avions utilisés de ce pont aérien. (...) Ce n'est pas une question de taille d'opération. Une petite opération peut requérir des moyens aériens, cela dépend où ils sont et la nature de ceux-ci. »

L'A400M est un avion précieux qui remplit un vide du marché. Le député britannique est un peu entêté. Il demande donc au général : pourquoi avons-nous besoin d'un avion intermédiaire,
pourquoi ne pas se satisfaire des C130 et C17, et en acheter plus ? Réponse du général : « En termes simples, l'A400M emporte deux fois plus qu'un C130 et deux fois moins qu'un C17. l'A400M va devenir un bon avion dès qu'il sera en service, il sera inestimable. Le C130, peut-être, est dans le segment bas, tactique du marché. Le C17 est très cher, très utile, très capable et se situe à l'autre bout du marché, stratégique. Et il y a un vide au milieu. » A la question de savoir s'il ne serait pas nécessaire de rééquilibrer le programme d'achat (C17/C130/A400M), le général répond juste: « je ne pense pas ainsi ». Le directeur des ressources d'équipement du MOD britannique, Guy Lester, complète : « Ce n'est pas actuellement dans nos ambitions d'avoir un rééquilibrage. Non. Essentiellement, même avec les pressions sur le programme, on est plutôt à la recherche d'un rapport coût-efficacité ».
  • • The lesson I draw from it is collective projects are essential. If you do not collaborate with partners, then you will not get the kit you want because the production numbers are so small. So that is one end of the spectrum. At the other end of the spectrum, if you have got seven or eight partners, they have all got a view, and it was David Gould, I think, two years ago, if you remember, said the programme slipped one year right at the beginning because it took the German Government a year to sign the MOU. It is very difficult to cope with that. My preference would be a bilateral product which others could join. That would be my lesson.
  • • The air bridge, which is absolutely vital to Afghanistan, is surviving. I would still describe it as fragile. It is still my highest logistic risk, but it is surviving. What we cannot do is any of the other contingent operations which we should be able to do without using aircraft from that strategic bridge. (...) It is not just on this scale. Quite small scale operations require, depending where they are and the nature of them, air lift.
  • • C17s are very expensive; they give you a certain capability. In very simple terms, an A400M carries twice what a C130 will carry and a C17 carries twice what an A400M will carry. The A400M is going to be a good aircraft when it comes into service; it is going to be invaluable. The C130, perhaps, is right at the bottom tactical end of the market. The C17 is very expensive, very competent, very capable, at the strategic end of the market, and there is a gap in the middle. - Mr Lester: It is not what is currently in our sights for being rebalanced, no. Essentially, even with the pressures on the programme, it is still looking like quite a cost-effective capability at the moment.
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Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Marchés de défense - Industrie
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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 16:10
Les marins du navire néerlandais, Evertsen (F805) risquent de louper la dinde de Noël ! Les 13 pirates qu'ils ont arrêtés, début décembre, après l'attaque du BBC Togo (lire : Le navire amiral d'Atalanta arrête 13 pirates au large d'Oman) sont toujours à bord.

Aucun Etat européen n'en veut. Et les Etats de la région ne sont pas très chauds non plus. L'arrestation s'est produite non loin d'Oman (1) ; l'accord avec les Seychelles ne peut donc pas vraiment jouer. La Tanzanie qui était concernée plus directement (les pirates avaient attaqué un bateau de pêche tanzanien et pris en otage deux pêcheurs) a été approchée mais elle a décliné l'offre. Reste le Kenya. Mais on n'est pas vraiment dans le cadre de l'accord non plus ("au large de la Somalie"). Et le pays se fait de toute façon, de plus en plus, tirer l'oreille pour accepter de nouveaux pirates. Selon le ministère de la Défense néerlandais, les négociations seraient cependant bien avancées (2). Faute de cette solution, on pourrait s'en remettre à la solution traditionnelle française - remettre les pirates au Puntland (remise effectuée non au niveau de l'UE mais au plan national) - voire les libérer (solution à laquelle ne veut se résoudre le QG d'Atalanta à Northwood). A suivre.

L'Evertsen vient de terminer une mission de 4 mois dans l'Océan indien où il a assuré le rôle de navire-amiral. Il devait reprendre la route ce dimanche après avoir remis le commandement au navire italien Etna qui prend la relève. Pour un bilan de l'action anti-pirates durant le commandement néerlandais, voir le blog de mon confrère néerlandais, Hans de Vreij.

(1) L'UE n'a pas d'accord avec Oman.
(2) Une troika européenne était à Nairobi jeudi, conduite par la ministre suédoise du développement Gunilla Carlsson, pour une rencontre avec le ministre des Affaires étrangères sur divers sujets notamment la constitution kenyane et le point a pu ainsi être abordé au plus haut niveau.
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Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Piraterie Golfe d'Aden - Océan Indien
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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 16:02
Changement de navire-amiral et de drapeau à Djibouti. Les Italiens ont pris le commandement de la force Eunavfor Atalanta au large de la Somalie.
atalanta06 tcm46-142451
Le commodore néerlandais, Pieter Bindt, a, en effet, passé le relais - et le drapeau de la force EUNAVFOR Atalanta à son homologue italien, le rear-admiral Giovanni Gumiero, ainsi qu'annoncé sur ce blog (lire Le Contre-Amiral italien Gumiero futur chef d'Atalanta "sur zone ...).
GunieroAmiral@UE0912
L'Etat-Major de force (FHQ) - qui assure le commandement tactique sur zone - passe ainsi du navire néerlandais Evertsen (F805) au navire italien Etna (A5326), placé sour le commandement du capitaine de vaisseau, Marco Novella. Seul problème, l'Evertsen (F805) qui devait commencer à rentrer vers les Pays-Bas (avant Noël) est pour l'instant toujours bloqué dans l'Océan indien avec 13 suspects de piraterie à bord (lire L'Evertsen va louper la dinde).
EtnaNavireEunavfor@UE0912
Changement à Northwood. Autre changement, le numéro 2 de l'Etat-Major d'opérations (OHQ), qui assure la coordination de toute l'opération et est basé à Northwood (Londres), est désormais un Espagnol. Le Contre-amiral Bartolomé Bauzá remplace son homologue Allemand Thorsten Kaehler. Celui-ci avait expliqué, il y a quelques jours à Rome, que « la piraterie continue et devrait continuer tant qu'une solution politique n'est pas trouvée en Somalie ».

Le Rear Admiral Bartolomé Bauzá a servi dans la fotte espagnole à bord de la corvette  “Infanta Elena”, du destroyer “Gravina” et des frégates “Andalucía” et “Cataluña” et a été également affecté au quartier général de l'Armada (la marine espagnole) ainsi qu'au quartier général conjoint.


(photo : Le néerlandais "Evertsen" et l'Italien "Etna" naviguent de concert / Giovanni Gumiero / navire ravitailleur italien Etna - crédit Eunavfor)
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logo_ouestfrancefr.pngL'éditeur : Nicolas Gros-Verheyde. Journaliste, correspondant "Affaires européennes" du premier quotidien régional français Ouest-France après avoir été celui de France-Soir. Spécialiste "défense-sécurité". Quelques détails bios et sources.