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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 15:06
Cette fois les pirates n'ont pas lésiné... Ce n'est plus ni moins le navire amiral de l'Alindien - le commandant français dans l'Océan indien - qui a été sa cible dans la nuit de mardi à mercredi. L'attaque s'est produite à 250 miles des côtes somaliennes. Les pirates ont ouverts le feu à la Kalashnikov. Puis ont rapidement fait demi-tour devant la réaction. La poursuite s'est alors engagée. Le chasseur devenant chassé. Les deux skiffs se sont séparés. L'hélicoptère du BCR ne pouvant décoller, c'est le navire lui-même qui a entamé la poursuite.

Cinq suspects arrêtés. Au bout d'une heure, le skiff poursuivi s'est arrêté. Les militaires de l'équipe de visite n'ont rien trouvé à bord : ni armes, ni vivres. Apparemment (et c'est une consigne reçue des pirates), tout avait été jeté à la mer. Les cinq suspects ont été appréhendés et mis à bord du BCR. Mais leur sort n'est pas encore fixé. Les juristes doivent examiner la question d'un point de vue légal. En effet, mis à part "la continuité de la poursuite", il n'y a pas de preuves évidentes.

En mission de ravitaillement. Le BCR rentrait de mission CTF 150 - la force navale de l'opération anti-terroriste "Enduring freedom" - et "se dirigeait vers les navires de la force européenne anti-piraterie, Atalanta (1) pour les ravitailler" selon l'Etat-Major des armées à Paris. Il devait notamment faire jonction avec le "Canarias", la frégate espagnole qui est engagée près de l'Alakrana, pris en otage par les pirates, et détient également deux suspects. 

Le sixième navire militaire attaqué. Selon mon décompte, c'est tout de même le sixième navire militaire ou avec à son bord des militaires qui est attaqué par les pirates. Cela qui commence à devenir une sérieuse habitude (pour avoir la liste des cinq premiers, lire ici).

(1) Atalanta compte actuellement 9 frégates : Lafayette et Germinal (FR), Evertsen (NL - navire amiral), Louise-Marie (BEL), Frijden (NOR), Karlruhe et Bremen (DE), Canarias (ESP), Adrias (GRE) et quatre avions : 2 patrouilleurs maritimes Orion P3 (ESP et ALL) basés à Djibouti ou Mombasa et deux avions de surveillance Merlin (LUX) basés aux Seychelles. NB : l'Atlantique II français qui fait partie de l'opération Atalanta est actuellement sous pavillon national. Liste détaillée des forces en présence dans l'Océan indien (Eunavfor, CTF151, Otan) sur le blog de mon confrère, Thomas Witold, de Focus
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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 00:00
Les ambassadeurs des 27 doivent, ce mercredi (7 octobre), adopter une modification du règlement du centre satellitaire de l'UE (CSUE) permettant à certains pays "au cas par cas" tiers d'accéder aux services du CSUE (*). Les articles 5 et 21 du règlement de 2001 sont modifiés en conséquence.

Quels pays sont concernés ? Principalement les USA et le Canada qui auront désormais un accès, de façon générale, aux produits du centre ; et ensuite, à certains pays tiers, "au cas par cas". Les Etats européens membres de l'OTAN ainsi que les pays candidats à l'adhésion étaient, en effet, déjà habilités à participer aux activités du centre selon des modalités définies dans le règlement de 2001 (par l'annexe). Désormais tous les Etats membres de l'OTAN (les Etats-Unis et le Canada) seront au même régime. En outre, le Haut représentant pour la politique étrangère de l'UE pourra autoriser la « mise à disposition de
État tiers déterminé ». Ce "au cas par cas." après autorisation - « instructions » - du  Comité politique et de sécurité (COPS).

Le centre a été créé en 2002 au niveau de l'Union européenne. Mais il reprend en fait les fonctions du centre satellitaire de l'UEO créé en 1991. Etabli près de Madrid à Torrejon de Ardoz, il est chargé d'exploiter les informations résultant de l'analyse des images stallitaires. Une fonction utile lors des opérations militaires ou civiles mais aussi en cas d'opération d'évacuation de citoyens ou de catastrophes naturelles. Ses "produits" ont notamment été utilisés lors de l'opération Eufor au Tchad, Eumm en Géorgie ou Atalanta au large de la Somalie. Ses effectifs ont été légèrement renforcés en 2008 et 2009 notamment pour le projet GMES (environement et sécurité). Mais c'est encore une structure "légère"
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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 22:53
Le gouvernement fédéral de transition a annoncé publiquement qu'il déploierait ses gardes-côtes autour de Mogadiscio dans le but de lutter contre la piraterie. Nouvellement formées, ces forces - qui compteraient 528 hommes - vont se déployer aux cotés de l'AMISOM, la mission des Nations-Unies, en Somalie. Celle-ci garderait la côte sud de Mogadiscio tandis que les marins somaliens garderaient la côte nord, entre le port et Elma'an, un port naturel à 15 miles au nord de Mogadiscio, a expliqué à la presse le ministre des ressources maritimes, Abdurahman Haji Aden (Ibbi). Par ailleurs, le gouvernement a ordonné à tous les bateaux, y compris les bateaux de pêche, d'avoir des armes à bord. Ce qui ne va pas faciliter la tâche des forces anti-piraterie européennes. Puisque désormais chaque bateau de pêche ou skiff sera tenu de porter des armes. Allez distinguer désormais un pêcheur armé d'un pirate en "goguette"...
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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 22:41
Après la capture d'un bateau de pêche espagnol par les pirates, le gouvernement des Seychelles a annoncé qu'il autoriserait ses navires battant son pavillon - ils sont une dizaine environ - à pouvoir avoir des armes à bord et des paramilitaires armés à même de leur offrir une protection. "Ce sera fait cette semaine", a affirmé le Ministre des transports de l'Archipel, Joel Morgan, dans une interview à la presse locale. "Pour le reste de la flotte de pêche espagnole, sous pavillon espagnol, ce doit encore être à négocier avec leur gouvernement. Et ils sont en attente - a-t-il ajouté - de la décision s'ils peuvent ou non armer leurs navires." Une quarantaine de navires de pêches sont dans la région. Français, espagnols et sous pavillon des Seychelles. 
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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 14:33
Les attaques ont repris régulièrement dorénavant. Outre la bande de "Harardare" qui a pris en otage le bateau de pêche, l'Alakrana, une équipe continue de sévir dans le Golfe d'Aden entre la cote yémenite et Bossaso. Un navire marchand, le MV Sea Green, a ainsi été attaqué, lundi soir, par deux skiffs armés de AK 47 et de RPG. Les manoeuvres d'esquives menées par les marins et l'intervention d'un navire et d'un hélicoptère de la coalition anti-pirates ont réussi à déjouer l'attaque, d'après les militaires d'Atalanta. Un skiff de couleur, d'environ 10 mètres, accompagné de deux autres skiffs camouflés, a également été signalé en mer rouge, dans le détroit de Bab el Mandab, comme ayant tenté, vendredi, une attaque sur un chimiquier.
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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 01:40

C'était en avril dernier : le Tanit est capturé par les pirates. Un couple de Vannes, Florent et Chloé Lemaçon, partis avec leur enfant faire une partie du tour du monde avec deux amis, sont pris en otages en plein Océan indien. La France décide une intervention rapide. L'assaut se termine en tragédie : le skipper, Florent Lemaçon, meurt victime d'une balle. Une balle perdue d'un militaire, de pirates ?... Toutes les versions ont circulé. Pour la première fois, son épouse, Chloé, revient sur ce drame et remet certaines vérités à leurs places.

C'est un journaliste de l'Observer - le supplément dominical du quotidien britannique The Guardian - qui a recueilli son témoignage. Un long article - portrait signé par Jason Burke, à lire intégralement, empreint d'une grande humanité et dans un format long qu'on ne trouve plus que (très) rarement dans les colonnes de nos journaux.

Sur son blog, dans un post daté de ce lundi, Chloé Lemaçon est encore plus explicite et met en cause le gouvernement, l'accusant de "manipulation médiatique". Ci-dessous (ma) traduction de l'article de Jason Burke, complété de certains détails donnés directement par Chloé Lemaçon sur son blog (en gris), et repris avec son accord.

Très jeunes commandés par un plus âgé. (samedi 4 avril)

Le temps que Chloé réalise ce qui se passe, un bateau est à la poupe du yacht et 5 hommes pointent leurs Kalashnikovs sur elle. « C'était mauvais. Ils étaient pour nous ». Elle appelle son mari. Florent vient juste de raccrocher le téléphone satellite avec sa mère. « Quatre sont des jeunes, dans leur T-shirts en haillons et shorts. Un cinquième, nettement le leader, est plus âgé. La première chose qu'ils font est de mettre tout le monde sur la proue du bateau et de vérifier qu'il n'y a aucune autre personne à bord, puis de demander qui est le capitaine et de donner l'ordre de mettre le cap vers la côte somalienne. Il n'y avait aucun moyen de résister ou de s'enfuir. Et 15 minutes plus tard le Tanit se dirige vers l'ouest. Une heure plus tard, quand un avion militaire de la coalition internationale survole, à plusieurs reprises (le bateau), les pirates paniquent. Craignant que la vue de leur bateau amarré à un yacht au milieu de l'océan ne déclenche la suspicion, ils coupent l'amarre. »

Panique à bord à l'approche de la marine. (Dimanche 5 avril)

«Le rendez-vous quotidien est manqué, les parents à la maison tentent de donner l'alarme. Mais on leur a dit de ne pas s'inquiéter, en dépit de l'attaque contre le cargo signalée la veille. »

(Lundi 6 avril, soir) Après une deuxième journée de silence, l'alarme a été donnée. Un avion français survole le Tanit et une frégate de la Marine française (NB : le Floréal) quitte Djibouti avec une équipe de commandos à bord.

(Mercredi 8 avril, soir) Quand la frégate atteint finalement le Tanit, celui-ci était à 48 heures de la côte somalienne. « Tout est devenu très tendu. Les pirates ont amené l'équipage sur le pont avec des canons à leur tête. Ils étaient totalement perdus. Lorsque la Marine est arrivée et les a encerclés, ils n'avaient aucune idée quoi faire. Leur chef a appelé au téléphone ».

Un RHIB des fusilliers marins s'entraînant dans l'anse de Djibouti

avant le départ du Floréal, début avril © NGV

Les négociations

Leurs sauveteurs, aussi, paraissaient incertains de la façon de procéder. « Les troupes françaises tirent sur le mât et les voiles dans une tentative pour immobiliser le bateau. Mais le courant continue de les entraîner vers la côte somalienne. Les négociations continuent 24 heures entre les pirates et les Français sur des bateaux à moteur de la frégate (française). Deux des pirates les plus jeunes veulent se rendre - et posent même leurs armes - mais la nuit est tombée. » "Les Lemaçons sont sûrs que les négociateurs les ont vus dans la cabine arrière du bas du bateau et nulle part ailleurs."

(Jeudi 9 avril, après-midi) : « Une des frégates se rapproche à une centaine de mètres de Tanit (...). Comme à chaque rapprochement, les pirates nous font tous monter sur le pont. Un drap est tendu le long de la coque de la frégate, on peut y lire "STOP". Puis, nous pouvons entendre que nous devons arrêter le bateau, que la France n'acceptera pas cette situation et qu'ils utiliseront la force, s'il le faut, pour arrêter Tanit. (...) Quand les pirates comprennent la détermination des forces en présence, ils me font immédiatement descendre dans le carré avec Colin et sous la surveillance rapprochée d'un des deux chefs. Ainsi, quand les tirs commencent à résonner, c'est le chaos total à bord, plus d'une dizaine de tirs résonnent dans le mât. Dehors, Florent pousse un tel cri que je crois qu'il est blessé (en fait un des pirates a laissé partir un coup, heureusement sans conséquences). Je suis face à face avec ce pirate et sa kalachnikov, mon fils dans les bras et je lui répète sans fin: "please". Il est affolé, me vise en ayant retiré la sécurité de son arme, cela dure quelques minutes... Toutes les voiles de Tanit sont donc affalées, la nuit tombe, les pirates sont fortement agités. Ils ne cessent de téléphoner ou de discuter en somali à la VHF avec le médiateur. Certains se rendent, posent les armes, un autre veut se suicider... jusqu'à ce que le chef rallume son GPS et constate que Tanit file à 2,5 Nds vers la Somalie, portée par le courant. Fin des communications, nouvelle nuit d'angoisse... »

(Vendredi 10 avril) "Après une longue journée de négociations, le yacht n'est plus qu'à 30km au large (des côtes somaliennes)."

Le coup mortel : un tir "réflexe" ?

Ce qui est arrivé ensuite : "il est assez clair que la version officielle largement rapporté est assez loin de la vérité" rapporte Jason Burke, qui raconte la suite : "Tout d'abord, des tirs viennent de la frégate à partir de laquelle les tireurs d'élite visent le leader et blessent deux des pirates. Des dinghies avec des commandos apparaissent à l'arrière la frégate, atteignant le Tanit en 30 secondes. Un coup est tiré par un pirate qui, blessé, s'écroule par terre, prend son arme et tire sur l'un des otages dans la cabine avant, mais il le manque et est plaqué au sol par sa cible et l'un des pirates. Il n'y a alors plus aucun échange de tirs lorsque les troupes françaises montent à bord du yacht. Les Lemaçons, tous trois, sont, comme d'habitude, seuls dans la cabine à l'arrière, sans surveillance. Les soldats se ruent sur la poupe du bateau et prirent position, Florent (Lemaçon) a vu l'un au-dessus à travers le hublot et se relève instinctivement pour lui crier d'aller à la proue, où ses deux amis sont. (Chloé) Lemaçon n'entend aucun coup de feu mais sent son mari s'effondrer sur elle et son fils".

Chloé Lemaçon complète sur son blog : « Il n' y a qu'un pirate de tué par les tireurs d'élite, deux autres sont blessés. Celui qui saute à l'eau le fait contraint et forcé au moment où les commandos montent à bord. Il n'y a pas d'échanges de tirs à cet instant. Florent n'est pas dans le carré mais bien dans la cabine arrière avec nous, cette même place que nous n'avons pas quittée durant toutes les négociations. La balle qui a tué Florent n'est pas une balle de kalachnikov, et elle n'était pas perdue. »

Un coup de "pas de chance"

En tout cas, Chloé Lemaçon rejette toutes les critiques d'inconscience qui ont été prêtés au couple de Vannes. Au contraire ! Avertis par la marine française de ne pas aller vers le Kenya, ils changèrent de destination, visant les Seychelles. Ils se gardèrent de s'approcher à moins de 500 miles des cotes. Chloé Lemaçon explique qu'ils étaient "à 9 degrés 36 nord, 58 degrés 35 sud, soit à 512 miles marins (823 km) des cotes somaliennes et non à 640 km (397 miles) comme rapporté". Les pirates avaient attaqué un cargo non loin dans l'océan la veille. Le petit bateau n'était pas vraiment d'un grand intérêt pour eux. Mais les pirates, après leur chasse de la veille, avait épuisé tout leur carburant, d'eau et de nourriture et n'avaient même pas assez de carburant pour revenir à la Somalie. Le Tanit, ironiquement, leur a (facilité) la vie...

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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 01:00
A l'informelle Göteborg, j'ai pu converser avec le ministre de la Défense belge, Pieter de Crem, sur plusieurs sujets d'actualité. non seulement sur la possible mission SSR en Somalie ou de l'Airbus A400M (a suivre) mais aussi de l'Afghanistan. Un point de vue important car la présidence belge approche (au 2e semestre 2010 - avec une rencontre informelle prévue à Gand) et il importe de connaître le point d'un homme politique qui entend trancher avec la politique de son prédécesseur, André Flahaut, en étant plus proche des Américains, ou selon une autre version, en rééquilibrant l'approche belge entre l'OTAN et l'UE.

Concernant les renforts militaires en Afghanistan, le Ministre se veut clair : « Nous n’avons pas reçu de nouvelle demande. L’important est d’avoir une stratégie de succès, pas seulement au plan militaire, le volet civil, aussi, est important (il y a 210 hommes à Kandahar, sur un PRT). Avec la présence militaire, nous voulons donner la possibilité de donner au gouvernement afghan la possibilité de bâtir l’État et de développer les possibilités économiques. Ma collègue au gouvernement qui s’occupe du développement a donné la possibilité de financer certains projets – nous triplons la contribution. C'est une très subtantielle augmentation de la participation. »

Quant à augmenter le nombre de civils sur place, le Ministre se veut très prudent : « C’est une décision du gouvernement. Cela doit être décidée cas par cas. Il faut une synergie de toutes les structures présentes en Afghanistan. ».

En revanche, il s'élève vivement contre la tentation de voir un échec : « Je ne suis pas d’accord sur le fait que nous n’avons pas réalisé un certain nombre de succès notables. La construction de routes, l'éducation,, la santé publique, l'application de la loi, un certain nombre de progrès ont été faits. Mais il reste encore beaucoup de travail à faire. »
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Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Orient - Afghanistan-Pakistan
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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 23:36
Une équipe du Centro nacional de inteligencia (CNI), principal service de renseignement espagnol, est partie en renfort au Kenya, apprend-on de source espagnole (voir notamment Cadena Ser). Une équipe est déjà sur place, assistée par les services de renseignement français. Il s'agit de pouvoir mener les négociations avec les preneurs d'otage et de pouvoir compléter les reconnaissances préliminaires. L'«Alakrana" est, pour l'instant, ancré près d'Haradere, fief des pirates. Mais la situation "est calme à bord" a annoncé l'Etat-Major de l'armée espagnole. L'arrestation de deux pirates ne semble pas avoir troublé les autres membres de l'équipe. Les otages ont même été autorisés à appeler leur famille. En revanche, la libéralisation des deux pirates arrêtés pourrait faire partie de la monnaie d'échange.
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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 21:56

Pierre Lellouche, le secrétaire d'Etat (français) aux Affaires européennes était, ce lundi, en visite de travail. Une visite consacrée à la PESD et à d'autres sujets. Il a ainsi visité l'Etat-Major de l'UE, le Conseil de l'Union européenne et l'Agence européenne de Défense. Le Ministre qui ne cache pas son intérêt pour la politique de défense - il compte au sein de son cabinet un conseiller spécialement dédié à la politique de défense, un militaire, ce qui en soit est une première pour un portefeuille aux affaires européennes - s'est confié à quelques journalistes dans les locaux de la Représentation permanente française (photo © NGV).

Un beau potentiel pour l'UE... « Notre capacité est toute petite. Nous avons 200 militaires sur 30000 fonctionnaires de l’Ue pour 500 millions d’habitants. Mais nous avons là un petit outil de planification mais qui marche : nous avons pu déployer en 72 heures une mission en Géorgie, et mener une mission anti-piraterie. Il y a un vrai potentiel. Ce qui manque c’est sans doute un peu d’impulsion politique. Et je vais y travailler. »

... mais l'Otan doit se réformer en profondeur. Pierre Lellouche n'a pas caché son agacement en revanche sur l'OTAN. « Je souhaite à Rasmussen (le patron de l'Otan) de réformer en profondeur (son organisation). » Mais le Ministre ne s'arrête pas là et charge, sabre au clair : « J’ai vu le Shape. Je lui ai dit combien j’étais ému des 2700 membres de l’Etat major qui sont présents à Kaboul, ce sont là presque (trois) bataillons. Il y a beaucoup, beaucoup vraiment à réformer sur l’allure bureaucratique (de l'organisation). Avoir (15.000) personnes à l’OTAN, c’est beaucoup. On ne fait pas la guerre à Bruxelles. On pousse beaucoup de papier. »

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Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Défense UE (droit doctrine politique)
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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 21:19

La frégate belge engagée dans l'opération anti-piraterie de l'UE "Atalanta", la Louise-Marie, qui patrouille dans le golfe d'Aden, est intervenu, samedi matin, contre un skiff "suspect" qui s'était approché à 300 mètres d'un navire marchand, a annoncé l'Etat-major belge, relayé par l'agence Belga. L'hélicoptère "Alouette III" a dû tiré deux rafales de coups de semonce pour que l'embarcation stoppe. Les équipes d'approche, à bord deux RHIB, n'ont cependant rien trouvé de compromettant, mis à part une dizaine de bidons de carburant. Le skiff a donc été laissé libre de mouvements. Les forces d'Atalanta sont actuellement sur les dents, plusieurs skiffs suspects ayant été repérés dans le bassin au large de la Somalie.

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Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Piraterie Golfe d'Aden - Océan Indien
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logo_ouestfrancefr.pngL'éditeur : Nicolas Gros-Verheyde. Journaliste, correspondant "Affaires européennes" du premier quotidien régional français Ouest-France après avoir été celui de France-Soir. Spécialiste "défense-sécurité". Quelques détails bios et sources.