Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 17:30
Situé dans le quartier du port de Göteborg, Eriksberg, la rencontre informelle des Ministres de la Défense sous la présidence du suédoise, a démarré. Batiments clairs, modernes, esthétique soignée, système wireless qui fonctionne parfaitement... que demander de plus. D'ailleurs une délégation belge est venue spécialement observer le dispositif mis en place pour se préparer à organiser l'informelle Défense qui se déroulera sous présidence belge, à Gand. « Il va falloir qu'on augmente le budget prévu si l'on veut être à la hauteur » commente l'un d'eux. Pour les Ministres qui arrivent, c'est l'occasion, à l'entrée ou lors des pauses de marquer leur centre de préoccupation.

Présence royale.
Plusieurs Ministres n'ont pas fait le déplacement : l'Allemand Jung (pour cause de défaite électorale du SPD), le Français Morin (qui est parti en Afghanistan rendre hommage aux soldats tombés ce week-end et assurer les blessés de sa solidarité). En revanche, la princesse héritière Victoria de Suède, est bien là (photo) et ne se contente pas de venir serrer quelques mains ou prononcer un discours d'inauguration. Elle s'assied sagement derrière le Ministre de la défense sur un siège en plastique du plus commun (comme on trouve dans n'importe quelle salle de réunion), sort son carnet, et prend conscieusement note de ce que dit le Ministre.
Le ministre Tolgfors entame la discussion, en arrière plan (à droite) la princesse Victoria de Suède (cop. NGV)

Iran, Afghanistan, Missiles....
• Pour le Haut représentant, J
avier Solana - dont c'est normalement une des dernières rencontres ministérielles (lire sur sa possible prolongation) -, c'est l'Iran - avec ses projets nucléaires et de lancement de missile - qui l'inquiète proprement, et il le déclare dès son arrivée quand il est interrogé par les journalistes. Quant à la révision de la stratégie en Afghanistan, il se montre peu prolixe « On ne peut pas prendre de décision pour le moment. Nous verrons après les résultats des élections », explique-t-il.
• L'Afghanistan est cependant sur toutes les lèvres. Et la majorité des questions des journalistes vont dans ce sens. Le ministre danois, Søren Gade, ne peut s'empêcher ainsi d'indiquer qu'avec plus de 800 soldats sur place, le royaume de la petite sirène ne peut pas vraiment faire plus. Si « tout le monde faisait au prorata de sa population comme le Danemark, il n'y aurait pas vraiment de problème d'effectif » explique-t-il (27 Danois ont déjà été tués). Voir aussi ses propos sur la levée de l'opt-out danois sur la défense.
• Pour le ministre polonais de la Défense, Bogdan Klich, l'actualité tourne davantage autour de la nouvelle proposition américaine de réviser le bouclier anti-missile d'installer des « missiles SM3 (à moyenne portée) en Pologne (à l'horizon 2015) est excellente » explique-t-il. «Elle est beaucoup mieux ajustée aux menaces, à nos réels risques».


Surveillance maritime. Les Suédois veulent avancer sur la surveillance maritime. Démonstration à l'appui, les spécialistes suédois ont expliqué aux Ministres, puis à la presse et aux experts militaires, combien le système de surveillance de la Baltique mis en place par les Suédois dans la Baltique avec les pays riverains (Baltes, nordiques, allemand, polonais) était efficace. Comme le dit le Ministre Sten Tolgfors, « il n'y a pas besoin de créer un nouveau système ou une nouvelle organisation, il suffit de partager les informations, d'avoir une base de données et un réseau et de relier les différents centres nationaux existants. Cela ne coûte pas plus cher ». Voir article détaillé.

NB : Pendant la rencontre, j'inaugure un nouveau mode d'information plus rapide
sur Twitter. Patience, je suis en rodage -:)
Repost 0
Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Défense UE (droit doctrine politique)
commenter cet article
28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 13:43
(A Göteborg) Le ministre danois de la Défense, Søren Gade - que j'ai pu interpellé avant son entrée à la rencontre informelle des Ministres de la Défense à Göteborg sur l'opt-out danois en matière de défense - l'a affirmé : « Il est temps pour le Danemark de revenir sur son opt-out. Ce n'est pas dans notre intérêt. Cet opt-out nous handicape. Cela empêche le Danemark de participer à nombre de missions comme la mission anti-pirates ou dans les missions africaines. Nous devrions jouer tout notre rôle dans la politique européenne de défense. Je l'ai toujours dit.  ». Il a cependant précisé que cette décision ressortait du Premier ministre car il faut un nouveau référendum. Mais « ce serait bon pour le Danemark, aussi vite que possible. » a-t-il conclu... avant de filer vers la réunion des Ministres.

(crédit photo - copyright NGV)
Repost 0
Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Défense UE (droit doctrine politique)
commenter cet article
27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 23:48
Le ministre de la Défense néerlandais, Eimert van Middelkoop, a confirmé vendredi, lors d'un déplacement sur la frégate Evertsen, qui commande l'opération européenne anti-piraterie Atalanta, que les Pays-Bas proposeraient à nouveau un navire l'année prochaine « qu'il agisse (sous pavillon de) l'UE ou de l'OTAN ». Cette opération est importante a-t-il souligné, « efficace et fructueuse. Nous luttons contre la criminalité internationale et défendons un intérêt économique national en protégeant de façon adéquate la marine marchande néerlandaise. » « La coordination avec les autres acteurs travaillant au large des côtes de la Somalie est d'une grande importance et contribue à l'efficacité de ces opérations anti-piraterie. Une bonne coordination permet aux militaires déployées de pouvoir couvrir un aussi grand territoire. » a-t-il ajouté, estimant que ce sera son leitmotiv lors de la réunion informelle des ministres de la Défense de Göteborg qui s'ouvre ce lundi. 
(crédit photo : Ministère néerlandais de la Défense / Robin Utrecht)
Repost 0
Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Piraterie Golfe d'Aden - Océan Indien
commenter cet article
27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 23:37
Il n'y a pas que l'Airbus A400M à avoir de "petits" soucis techniques La livraison des avions de transport C-130 par le constructeur américain Lockheed à la Pologne a pris du retard. Raison technique avance le constructeur. Ces avions doivent être mis aux mêmes normes que les avions US. Sur les 5 appareils C 130 E, prévus d'être livrés, un seul a déjà été livré, en mars dernier. Le coût du programme - 98,4 millions de $ est normalement pris en charge par une subvention du Pentagone. Mais avec le retard, le prix augmente de 13,1 millions de $. Et les Polonais ne veulent pas payer la douloureuse. Du coup, celle-ci sera partagée entre le constructeur (6 millions) et le gouvernement (7,1 millions). Les Polonais veulent aussi des avions de remplacement, notamment la location d'un ou deux avions venant de la base de Ramstein, durant une période d'un an. Ces avions devraient arriver d'ici novembre.
Repost 0
Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Marchés de défense - Industrie
commenter cet article
27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 19:29
Ecrit par un contre-amiral Français et un franco-britannique, dans deux versions (anglais et français), cet ouvrage de 82 pages a une visée essentiellement pédagogique : faire comprendre les enjeux et les outils de l'Europe de la Défense, sans oublier d'en expliquer les difficultés ou les attentes. Et cet objectif est atteint. Les auteurs savent de quoi ils parlent. Le premier a dirigé le bureau UE de l'Etat-major des armées à Paris pendant la présidence française de l'UE (il est aujourd'hui à Riyad à la tête de la mission militaire interarmées française) ; il a surtout été parmi les premiers officiers français affectés à l'état-major de l'UE à Bruxelles. Le second est au RUSI, le Royal United Services Institute de Londres, chargé du programme de sécurité européen ; il a auparavant été consultant chez Frost & Sullivan’s, a travaillé pour Jane's (la maison d'édition spécialisée dans les affaires de défense) et a travaillé à la Direction des affaires stratégiques du ministère de la défense. Les illustrations - dont la moindre n'est sans doute pas cette carte satirique du Français Paul Hadol, datant de 1870, montrant les Etats européens cherchant à se dominer les uns les autres -, viennent étayer leur démonstration, ce rapide parcours dans toutes les réalités de l'Europe de la Défense. Eclairant car il n'oublie de mettre le doigt sur les altermoiements ou les divergences.

L'Europe à la limite de ses moyens d'action. L'Europe en dix ans a développé, expliquent les auteurs : "des fondements doctrinaux, des capacités d'évaluation des situations et de prise de décision collective, des moyens d'action. (Mais) des limites ont été atteintes dans (ces) trois composantes. Les avancées se heurtent désormais à la nécessité d'une vision stratégique plus profonde mais aussi aux difficultés ou aux réticences des Etats-Nations à investir leurs outils de défense nationaux au profit d'une capacité d'action collective plus efficace". Parmi les pistes de développements potentiels, les auteurs citent ainsi : "le livre blanc européen, la mise en place d'un QG d'opérations permanent à Bruxelles, l'augmentation de la part de financement des opérations, du budget de l'Agence européenne de défense, et la mse en place de relations militaires entre l'UE et les Etats-Unis". Car "jusqu'à présent Washington s'est toujours refusé à faire passer la relation militaire euro-américaine en dehors de l'Otan".

La question du QG d'opérations pemanent : une nécessité pratique. Les auteurs soulignent cette nécessité, en montrant les difficultés.
• "Le recours aux QG nationaux d'opérations (il en existe cinq : au Mont-Valérien FR, Northwood UK, Postdam DE, Rome IT, Larissa GR) est sensible au nombre de planificateurs dont disposent les Etats membres. (...) De fréquents déplacements - qui ont représenté des dizaines de milliers d'euros pour l'opération Eufor Tchad/RCA sont nécessaires à la concertation entre les autorités et planificateurs du QG et les organes politico-militaires de l'UE, en dépit de la proximité entre Paris et Bruxelles. Le coût induit par un QG d'opération plus éloigné en augmente potentiellement d'autant.
• "Si le SHAPE
(NB : à Mons - Belgique) offre une solution permanente, la procédure liée au partenariat entre l'UE et l'OTAN se révèle à la fois lourde et complexe. Neuf mois ont été ainsi nécessaires pour planifier l'opération Althea (Bosnie-Herzégovine) en 2004.
• "L'option du centre d'opération de l'UE, à Bruxelles, n'a pas encore été utilisée, bien qu'elle ait été testée en exercice. Elle repose sur un renfort subtantiel d'une quarantaine d'officiers fournis par l'état-major de l'UE, ce qui le pénalise inévitablement pour réaliser ses autres tâches. L'idée de créer un noyau permanent, a été relayées (...) C'est l'une des évolutions les plus controversées de la défense européenne puisqu'elle se traduirait par un bond substantiel dans l'efficacité militaire de l'UE."

Le danger de duplications: entre l'Otan et l'Ue ou entre les Etats membres ? Les auteurs expliquent notamment que la concurrence entre l'Otan et l'UE - "marquée par un vif sentiment de menace existentielle" - n'a plus lieu d'être. Opération après opération "une clarification empirique s'est faite". Et comment la crainte de duplication est peu sérieuse. "Le personnel militaire de l'UE comprend environ 200 personnes qui ne sauraient doublonner les 12.000 postes qui constituent la structure permanente de commandement de l'OTAN." Et de mettre les pieds dans le plat : "les véritables duplications sont celles qui existent entre les Etats membres (...) pourquoi maintenir autant de chaînes de commandement et d'organisations logistiques nationales et matériels encore insuffisamment interopérables ? Pourquoi ne pas davantage mutualiser ou mettre en commun les formations et les moyens dauns un contexte budgétaire nécessairement contraint ?"

> "L'Europe de la Défense. Le Choeur du Débat" / "European Defence. Breaking new ground" - Alastair Cameron, Jean-François Morel (Préface de Javier Solana). (Editions l'Harmattan, 82 pages, 12 euros).
Repost 0
Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Lectures du week-end
commenter cet article
26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 17:11
Une nouvelle attaque de pirates a été déjouée par les navires de guerre qui patrouillent dans le Golfe d'Aden. A 1h20 GMT (ou UTC), un navire marchand a été attaqué par un skiff au large du Yémen et de la Somalie, à hauteur de Bir Ali et Kandala. L'intervention d'un navire de l'OTAN, la frégate turque Gediz, a fait échoué l'attaque. Le skiff a été ensuite repéré, les 5 pirates appréhendés et désarmés... puis libérés. La routine ... (voir aussi Les Yémenites répliquent, les Allemands bloquent, les Australiens arrêtent...)
Repost 0
Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Piraterie Golfe d'Aden - Océan Indien
commenter cet article
26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 16:09
Les 27 devraient reconduire le général français Jean-Paul Michel, comme chef de mission de l'UE d'assistance à la réforme de sécurité en RDC, république démocratique du Congo, à partir du 1er octobre.

Il a pris la tête de cette "petite" mission en juillet 2008. Dans sa période militaire en France, il a notamment commandé le Régiment de marche du Tchad et fait plusieurs séjours à Djbouti. On peut également retenir qu'il a commandé le 5e bataillon d'infanterie de Sarajevo de la Forpronu, de mars à juille 1995, à une période plus que tendue (
les forces bosniaques affrontent les forces serbes et réciproquement, l'ONU réagit, l'Otan bombarde les positions serbes, des centaines de casques de l'ONU sont pris en otage, massacres de Srebrenica).
Repost 0
Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Afrique - Congo
commenter cet article
25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 20:12
Une nouvelle adresse a été créée pour faciliter l'accès à ce blog : www.bruxelles2.eu. Il était quand même temps que ce blog qui vise à commenter la PESD ait un nom de domaine avec le suffixe ".eu". L'ancienne adresse fonctionne toujours, sans changement.
Repost 0
Published by Nicolas Gros-Verheyde
commenter cet article
25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 19:51
Le général allemand Lothar Domröse a pris le commandement, le 25 septembre 2009, de l'Eurocorps. Il prend la succession du Général de Corps d'Armée Pedro Pitarch, dont le franc parler a toujours été un plaisir pour les journalistes.

Pitarch avait pris le commandement du Corps Européen le 21 septembre 2007, après avoir commandé les Forces Terrestres espagnoles.

Domröse a, notamment, été Chef d'État-Major de la Force Internationale d'Assistance à la Sécurité dite «ISAF» à Kaboul, Afghanistan, de janvier 2008 à janvier 2009. Fonction bien utile car l'Eurocorps devrait être redéployée dans la région à l'horizon 2012.
Télécharger la biographie de Domröse

L'Etat-major est ainsi constitué :
-
Le général de division belge Martin, comme adjoint au commandant en chef
- le général espagnol Ramirez a été nommé chef d'état-major (il était
adjoint "opérations" au chef d'état-major),
- le général de brigade français De la Maisonneuve prend le poste "d'adjoint opérations" au chef d'état-major,
- le général de brigade polonais Buszka  celui d'adjoint soutien au chef d'état-major
- et le général de brigade allemand Niemann prend le poste nouveau d'adjoint "entraînement et ressources" au chef d'état-major.

Un millier de personnes compose l'Etat-Major.

L'Eurocorps est formé de cinq pays à l'origine: France, Belgique, Luxembourg, Espagne, Allemagne auxquels s'est ajouté la Pologne. Et va s'ajouter l'Italie. La Roumanie et les Etats-Unis sont candidats. Ce qui pose problème pour les USA est la condition d'appartenance à l'Union européenne pour faire partie de l'Etat major.

Le
Parlement Européen a proposé à deux reprises, de placer le Corps Européen en permanence sous le commandement de l'Union Européenne. Mais sans succès pour l'instant. Et la présidence française de l'UE (au 2e semestre 2008) qui avait aussi cette ambition n'a pas réussi à convaincre les partenaires européens. Le Traité de Strasbourg - signé le 26 février de cette année - confère au quartier général de l'Eurocorps est déjà un premier pas notable. Car il reconnait la personnalité juridique à l'Eurocorps. Ce qui reste encore très loin de l'objectif.

(crédit photo : Eurocorps)
Repost 0
Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans La PeSDC: comment çà marche
commenter cet article
25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 18:10
La mouche qui a piqué Berlusconi, parlant d'un retour à la maison des "boys" à la maison aussi tôt que possible, lors du Sommet européen, répondait certes à une émotion nationale (la mort de 6 soldats italiens) mais elle est également le signe d'une inquiétude palpable dans plusieurs pays européens. Et pas des moins atlantistes... En Pologne et aux Pays-Bas, aussi, les questions du retrait, de l'avenir de la mission... tarraudent le plus haut niveau du pouvoir. 

Pologne : reconduction du contingent mais de sérieuses interrogations, pourquoi l'impasse ?

Deux études... En Pologne, le ministère de la Défense a ainsi commandité deux études sur la situation politique, et militaire, de la mission polonaise. Le gouvernement doit décider, d'ici le 13 octobre, la reconduction de son contingent en Afghanistan, normalement sans augmentation (il y a 2200 soldats sur place). Pour
le conseiller du ministre de la Défense, Roman Kuzniar, selon ce qu'en relate le quotidien Dziennik, il n'y a pas de secret: « Nous examinons attentivement la phase des opérations en Afghanistan, qui patauge clairement dans une impasse et ne répondent pas à nos attentes. »

« L
a question la plus importante est de savoir pourquoi nous sommes dans une impasse, avec un tel avantage militaire énormes et opérationnel ». Les forces de l'Otan, de l'armée et de la police afghane dépassent 100.000 personnes alors qu'on évalue le nombre de talibans entre 15 et 20.000 hommes.  «La simple continuation de la mission dans sa forme actuelle ne suffit (donc) plus. C'est même une recette pour un désastre total » ajoute Kuzniar qui souligne l'urgence que les politiques reprennent le dessus. «La logique militaire en Afghanistan a pris le pas sur la logique politique. Et c'est ça le problème: quand les militaires dictent les conditions de l'opération, c'est la menace d'une catastrophe, pour les politiques. Et cela doit changer. »

Pour autant, pas question d'une sortie d'Afghanistan en solo, explique le Ministre de la Défense, Bogdan Klich :
«  Nous nous sommes réunis, nous sortons ensemble. Toute décision qui ne serait pas prise en accord avec les partenaires de l'OTAN affaiblirait notre position dans l'Alliance de l'Atlantique Nord ». Et il ajoute « En raison de la géopolitique  de la Pologne (NB : sa position près de la Russie), nous ne pouvons pas nous permettre. L'OTAN est le garant de notre sécurité nationale ».

Pays-Bas : retrait programmé fin 2010 mais possibilité de garder un petit contingent.

Débat engagé. Aux Pays-Bas, le débat est engagé en sens inverse. Il paraissait acquis que les Néerlandais se retirent d'Uruzgan fin 2010. Cela résultait d'un accord entre les principaux partis du pays. Mais l'insistance américaine a été forte (le général américain McChrystal commandant l'IFAS a rencontré plusieurs ministres à la mi-septembre). Coup sur coup, le ministre des Affaires étrangères, Verhagen (CDA) et le ministre de la Défense, Van Middelkoop (Christen Unie), ont aisni évoqué, plus ou moins clairement, une prolongation. Le ministre de la Défense, plutôt réticent au départ sur cette prolongation, a été assez précis, évoquant la possibilité de maintenir une petite force de 400-500 hommes, notamment afin de former les troupes de sécurité afghane et d'assurer un minimum de protection.
Selon le quotidien Volkskrant, les militaires craignent aussi qu'en partant, « toutes les connaissances, acquises avec difficulté, sur les rapports et projets locaux soient perdues. L’Equipe de reconstruction provinciale (PRT) dispose de spécialistes des rapports tribaux et d’interprètes qui habitent à Kamp Holland depuis le début de la mission, en 2006. Et les relations personnelles jouent un grand rôle » dans le pays.

D'autres pays pas très, très chauds.

En Slovaquie :
le gouvernment a démenti, vendredi 25 septembre, avoir l'intention d'envoyer une unité combattante en Afghanistan. La presse avait parlé de l'envoi fin 2010 - 2011 une partie du 5ème Régiment de Forces Spéciales, basé à Zilina, qui vient d'être doté de nouveaux matériels (armes, drônes, véhicules blindés). Des militaires slovaques sont déployés sur le terrain, certains avec les Néerlandais, pour garder et assurer la surveillance de la base.

A suivre...
Repost 0
Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Orient - Afghanistan-Pakistan
commenter cet article

Nouveau Site


Bruxelles2 a migré depuis 2010 ! Les derniers posts sont sur  : www.bruxelles2.eu

Ou sur la version professionnelle du "Club" sur souscription

Sans oublier le fil http://www.bruxelles2.eu/feed/link... ou le fil Twitter

Avertissement B2 - Bruxelles2 n'est, en aucune façon, responsable de l'irruption de publicités, sur ce site, qui sont de l'unique initiative et responsabilité de l'hébergeur, over-blog. Vous pouvez nous suivre désormais sur le site (sans publicité) de B2

Bruxelles2 en quelques mots

Derrière les murs, la politique (européenne) des affaires étrangères (PESC), de sécurité et de défense commune (PeSDC) est décryptée. Stratégie, politique, gestion de crises, industrie ou transport aérien militaire, surveillance maritime et protection civile...Missions militaires et civiles de l'UE (Bosnie-Herzégovine, Kosovo, Géorgie, Moldavie / Ukraine, Afghanistan, Irak, Palestine, Congo RDC, Guinée-Bissau, Haïti, Océan indien, Somalie, Tchad).

logo_ouestfrancefr.pngL'éditeur : Nicolas Gros-Verheyde. Journaliste, correspondant "Affaires européennes" du premier quotidien régional français Ouest-France après avoir été celui de France-Soir. Spécialiste "défense-sécurité". Quelques détails bios et sources.