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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 22:23

La frégate belge Louise-Marie, qui fait partie de la force européenne anti-pirates Eunavfor Atalanta, déployée au large de la Somalie est venue au secours, le 14 septembre, d'un bateau en perdition avec 46 personnes à bord, apprend-on du QG Atalanta.

Il était 8 heures du matin, alors que la frégate était en patrouille dans le corridor international (IRTC) dans le Golfe d'Aden, les militaires ont remarqué un bateau en train de sombrer avec des personnes qui avaient déjà plongé dans l'eau. L'hélicoptère décolla pour aider à la recherche de possibles survivants. En tout, 38 personnes ont été recueillies à bord du navire belge, et secourus avec force boissons, nourriture et soins. Les recherches ont continué, par hélicoptère, avec l'assistance d'un avion de patrouille maritime, un P3 Orion des forces japonaises. 2 corps ont pu être repérés. Mais 6 personnes sont disparues et présumées mortes. Les survivants ont été débarqués au port yéménite de Mulkalla.

Cette assistance militaire européenne à un bateau chargé de migrants clandestins peut sembler anachronique. Mais elle est la stricte application des lois de la mer qui obligent tout capitaine en mer en assistance à un navire en détresse. Une règle malheureusement pas respectée par tous les navires (nombreux) naviguant dans la région, a dénoncé un porte-parole du HCR, le 15 septembre. Selon le HCR à Genève, environ 65 personnes sont mortes ou disparues dans la même journée dans le Golfe d'Aden, des immigrés qui étaient partis en mer de la Somalie vers le Yémen. Selon l'organisation internationale, environ 43.800 personnes à bord de 860 bateaux ont fait le voyage. Pour au moins 273 personnes, ce voyage aura été le dernier. Elles ont disparu en mer ou sont décédées durant le trajet (lire le communiqué du HCR)

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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 18:16
Les 4 pirates somaliens appréhendés par le Brandenburg, il y a une semaine, ont été libérés et remis à l'eau. Les Allemands ne s'estimaient pas en position de les rapatrier pour les poursuivre en Allemagne (à Hambourg, ce tribunal ayant été désigné comme le tribunal pour juger les pirates). Et il manquait des preuves pour les traduire au Kenya.

(mis à jour 15 sept)  Le corps du "pirate" décédé a été remis, le 15 septembre au matin, selon des modalités organisées avec les autorités locales somaliennes (du Puntland). Les gardes-côtes somaliens sont venus à la rencontre de la frégate de guerre, au large de Bossasso, avec un petit bateau de police, selon le QG d'Atalanta. Et le corps officiellement remis à 12h41 heure locale et rapatrié en Somalie.

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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 11:40
Les 27 ministres des Affaires étrangères de l'UE ont adopté, lundi, la nouvelle action commune qui définit le cadre politique de la mission européenne d'assistance à la réforme de sécurité au Congo. J'en avais déjà commenté les principaux aspects (lire ici). télécharger le communiqué.
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14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 22:00
L'odysée de l'Arctic sea, ce bateau attaqué par les pirates en pleine mer baltique fin juillet, disparu sans laisser de traces pendant plusieurs jours, avant d'être retrouvé près du Cap Vert, avec à bord ce qui ressemble plus à une bande de pieds nickelés qu'à une équipe de "pirates" organisés", laisse rêveur. Et chacun y va de ses versions. Rassurez-vous. Je n'ai pas la version officielle ni même la version secrète. Mais quelques éléments d'information, et de réflexion

Quelques éléments de réflexion

1° La Commission européenne - que j'ai interrogée - persiste et signe et ne voit rien à changer à ses déclarations du mois d'août. Oui il y a bien une « seconde attaque au large du Portugal, après celle au large de la Suède ». Et il ne s'agit « pas d'un acte de piraterie classique », selon le porte-parole du commissaire au Transport (1). Pour être sûr, j'ai demandé à un expert européen, de me définir ce qu'est un "acte de piraterie classique". Et voici la la définition qu'il m'en a donnée, précisant que tous les éléments étaient aussi importants l'un que l'autre : « 1° un acte crapuleux, 2° pour s’emparer d’un navire et/ou cargaison ou personnel, 3° dans l'intention d'en tirer un avantage financier ». Même si elle se refuse à commenter l'enquête en cours, mené... par le parquet russe, cela contredit légèrement les déclarations russes actuelles.

2° Les deux versions livrées dans la presse qui circulent actuellement : l'une des Russes, avec une attaque de pirates aux motivations vaguement écologiques, l'autre avec l'intervention du Mossad pour arrêter une livraison de missiles Sam S 300 à l'Iran, ne sont pas très très convaincantes. Elles laissent davantage de questions posées qu'elles en résolvent. Qui était les membres de la première équipe ? Pourquoi les Suédois laissent faire ? Qui étaient les membres de la deuxième équipe ? Quand est arrivée à bord l'équipe de pieds nickelés à bord du navire ? Pourquoi la trace du navire a officiellement été coupée ? Pourquoi l'ordre de retrouver le navire a-t-il été donné avec autant de solennité ? Et autant de moyens russes mobilisés au grand jour ? Combien a-t-il fallu autant de temps pour vider le bateau de l'équipement "non officiel" qu'ils contenaient (s'il en contenait) ? Etc...

3° Tarmo Kouts, qui est à l'origine de l'information (sur le Mossad) et baptisé rapporteur de l'Union européenne sur la piraterie, est en fait surtout un député estonien, membre du parti "Pro Patria and Res Publica" et auteur (avec deux autres députés : Kurt Bodewig, Aristotelis Pavlidis) d'un rapport sur la piraterie à l'Union pour l'Europe Occidentale (UEO). Il est ancien chef d'Etat major des armées (jusqu'à août 2006, avec le grade de vice-amiral) et surtout ancien responsable des gardes-côtes d'Estonie, ce qui lui donne une certaine compétence. En revanche, il n'a été chargé d'aucune mission européenne. Propos confirmé de façon nette, tant du coté de la Commission européenne que de l'Union européenne.

(1) Les questions de piraterie maritime sont à la Commission européenne essentiellement de la compétence du Commissaire aux Transports. Un règlement du 31 mars 2004 sur la sûreté maritime prescrit en effet certaines mesures pour prévenir le terrorisme et la piraterie notamment.

Quelques réflexions sur d'autres faits qui semblent importants

- Une première équipe prend pied à bord du bateau. Reste 12 heures. "Parlant mal l'anglais". Puis disparaît. Sans que les autorités suédoises ni finlandaises (le bateau appartient à une société finlandaise et transporte du bois finlandais) réagissent. Si cette version est réelle, cela suppose que cette équipe appartient à un pays, sinon membre de la zone Otan, au moins allié.

- Le navire n'aurait jamais été perdu de vue par les autorités maritimes des différents pays européens, comme le montre l'information communiquée par la Commission européenne, fin août, mentionnant une attaque au large du Portugal. Une information puisée à bonne source, apparemment directement des services de surveillance maritime des pays concernés. La "disparition" du navire après le passage de la Manche et le signalement au Cross de Brest serait alors une "feinte". Mais pour échapper à qui ?

- Kalilingrad aurait été le port d'embarquement du matériel "de contrebande" (des armes Sam d'après les dernières informations communiquées à destination de l'Iran). Un embarquement réalisé par la mafia russe. En solo ? Cela paraît peu possible. Vu la configuration de Kalilingrad. Il paraît certain qu'au moins un des services de la sécurité russe est embarqué dans l'opération.

Là s'arrêtent les faits et commence le roman. Ou plutôt les romans. Comme j'aime aussi les romans d'espionnage ou policiers, voici quelques pistes pour des auteurs en mal d'imagination.

- 1ère piste : une divergence au sein de l'appareil russe de sécurité. Une partie des "services" soutient l'exportation des produits prohibés. Une autre cherche à la torpiller. D'où les deux abordages. Et la décision de Medvedev d'envoyer, de la façon la plus solennelle, les navires de guerre, sonne comme un message clair : vous vous heurterez à nous si vous continuez.

- 2e piste : le contrat avec l'Iran. La Russie est bien décidée à ne pas livrer les missiles Sam à l'Iran. Mais elle est plus ou moins liée par le contrat de fourniture. Ce qu'il faut c'est respecter le contrat. Mais ne pas livrer. L'empêchement doit être suffisamment public pour laisser supposer que le contrat a été respecté.

- 3e piste : l'intervention d'un service allié. La première attaque - au large de la Suède - est mené par un service allié (le Mossad... ou plutôt un autre). Il s'agit d'envoyer un avertissement net aux Russes qu'ils prennent l'affaire en charge : le bateau est sous surveillance. Nous savons ce qu'il transporte. Maintenant occupez-vous de l'affaire, et au plus haut sommet de l'Etat.

- 4e piste : l'intervention d'un service russe. La deuxième attaque, au large du Portugal, est menée par les services russes "loyalistes" avec pour charge de mener le bateau hors des grands circuits internationaux. Donnant suffisamment de temps aux navires et moyens aériens russes pour se "positionner".

Feuilleton à suivre... -:)

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Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Secours - Sécurité Civile
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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 23:55

(analyse) Après le bombardement de Kunduz, un bombardement « inacceptable » selon plusieurs ministres des Affaires étrangères de l'UE, il faut peut-être entamer un débat sur la présence militaire occidentale en Afghanistan. Présence qui doit encore durer de longues années rappellent régulièrement les principaux responsables européens.

Il faudra aussi rompre avec un non-dit en Afghanistan : nous sommes en guerre. Et ce qui s'est passé à Kunduz n’est pas une bavure, c’est la guerre. Où il y a des morts, pas seulement des talibans ou des rebelles mais aussi nos militaires et des civils pris entre deux feux, ou qui soutiennent l'un ou l'autre camp. C'est inévitable... La question ne doit pas être vraiment là. Mais pourquoi cette guerre. Dans quel objectif. Et jusqu'à quand?

• Nous sommes en guerre. Inutile de tourner autour du pot et d'user d'autres mots, comme le faisaient il y a quelque temps, les Français et comme les Allemands ou les Italiens semblent continuer de le faire, la guerre est bien présente. Et tous les pays – ou presque – de l’Unions européenne sont engagés. Les armées des Etats membres de l’UE fournissent autant d’hommes à l’IFAS que les Etats-Unis ! Un peu moins de 30 000 hommes. Si on prend comme facteur 3 rotations par an, c’est près de 100 000 hommes que les pays de l’UE auront envoyé dans la région en 2009.

Cette guerre n'est pas sans dommage, militaire. Les pertes militaires européennes sont loin d’être négligeables. Selon le site icasualties, les armées de l’UE ont subi, depuis le début de l’intervention, 407 morts (dont la moitié de Britanniques), soit un tiers des pertes totales ou la moitié des pertes US durant la même période. Le nombre de blessés n’est pas indiqué. Mais il est environ trois fois plus nombreux que le chiffre de décédés. Côté US, on dénombrait en effet 2400 blessés sérieux, au 10 septembre 2009 (c’est-à-dire, non retournés au combat après 72 heures) pour un peu plus de 800 morts. Et côté britannique, on recense 822 blessés dont 250 sérieux ainsi que près de 2000 hospitalisations pour maladie ou blessure non liée au combat, pour un peu plus de 200 morts (au 15 août 2009). C’est dire le poids des anciens combattants d’Afghanistan dans le futur. Sans compter les ravages de la drogue qui restent un tabou. Les responsables des armées le savent bien qui rapatrient, discrètement, des soldats devenus accros…

Les pertes civiles sont inéluctables. Une guerre ne se mène pas en chaussettes. Quand il y a des soldats bien entraînés et lourdement armés, ainsi que des bombardiers en action, a priori, il y aura des dégâts. Des morts et des blessés. Pas seulement des militaires. Mais aussi des civils. Et mécaniquement des bavures. Demander aux militaires de se faire tuer sans réagir est plutôt inadéquat et inconséquent. Cette guerre ne faillit pas à ces principes. La proportion de civils tués pour celles des militaires et des rebelles semble rester globalement dans la fourchette de 1 sur 10. Les responsables politiques qui se sont réveillés au lendemain de Kunduz en proclamant leur refus de l’inacceptable ne me semblent donc pas vraiment très conséquents.

Cette guerre se cherche un objectif. Au début, cela a été la chasse aux terroristes (un objectif encore invoqué régulièrement pour justifier l’engagement), puis la stabilisation du pays, la lutte contre la drogue et le rétablissement de l’État (de droit), plus généralement de "notre sécurité", ainsi que l'a rappelé Angela Merkel la chancelière allemande, estimant que la présence militaire allemande est « dans l'intérêt urgent de la sécurité de notre pays. (...) "Les attaques terroristes du 11 septembre 2001 ont été organisées à partir d'un Afghanistan contrôlé par les talibans. (...) La terreur est venue de là-bas et pas le contraire » Mais est-ce vraiment avec 100 000 hommes surarmés et leur maintien dans le pays pendant plusieurs années, qu’on rétablit un État de droit, qu’on chasse des terroristes, qu’on lutte contre la drogue et qu'on renforce "notre sécurité" ? Pourquoi ne pas intervenir au Soudan, en Somalie, en Iran, en Corée du Nord… Pays qui menacent aussi notre sécurité. Poser la question, c’est déjà y répondre.

L’objectif de cette guerre n’est-il alors pas plutôt la stabilisation d’un gouvernement allié (une sorte d'application de la clause de solidarité extra-territoriale) et la lutte contre l’islamisme radical. En cela, cette guerre ressemble alors, sinon dans ses objectifs précis, du moins dans ses fondements et même dans ses moyens, à la guerre qu’a menée l’URSS il y a 20 ans justement en Afghanistan. Et cette « croisade » moderne entraîne une série de problèmes : politique - l’islam étant la religion de l’Afghanistan, la guerre vise une partie de la population - juridique et éthique : ce n’est pas tout à fait le mandat donné par les Nations-Unies. On ne vise ni le maintien de la paix, ni le retour à la paix. Mais l'élimination d'un adversaire.

L'échec de la fuite en avant. La présence "pour des années" paraît une fuite en avant tout qu'autant qu'une cause d'échec à terme. En effet, le poids accumulé des pertes militaires, du coût de l'opération (directs et indirects), d’autant plus difficile à assumer que la crise économique et budgétaire fait sentir ses effets, et l'absence de justification propre à entraîner l'adhésion du public, se renforce. Malgré tous les efforts de communication de l’OTAN. Et si se multiplient des « bavures » comme celles de Kunduz, nos démocraties ne supporteront pas très longtemps cette guerre. Elles peuvent finir par aboutir à une rupture entre les opinions et leurs gouvernements. Ce qui serait le pire...

 

La stratégie actuelle est une impasse. Dans les mois prochains sera l’épreuve de vérité. Tout le monde le reconnait. Mais la stratégie actuelle, même revue et corrigée par le général McCrystal, ne semble pas offrir à portée de main un futur meilleur. Reconnaître que depuis 8 ans, cette guerre a mal été engagée, mal déployée, et que beaucoup d’erreurs ont été commises, ne suffit pas. Retrouver la confiance de la population afghanne juste avec quelques bombardements en moins et deux trois actions civilo militaires en plus paraît difficile.

Le retrait programmé. La solution – contrairement à ce que prônent certains militaires US – n’est-elle pas alors non d’augmenter les troupes mais de les réduire. Et de l’annoncer. Avec un calendrier de retrait avéré, province par province.

1) Tactiquement, on offrira moins de prises à l’ennemi, moins de possibilités d’actions. Et on aura davantage de troupes disponibles pour le but principal qui devrait les guider : former et assister l’armée afghane. L’opération coûtera moins chère en vies humaines et financièrement, donc sera soutenable.

2) Avoir un calendrier de retrait signifie qu’il y a une nécessaire prise en charge nécessaire par les Afghans de leur destin après la date-butoir. Afghaniser le conflit, ce n’est pas, en effet, juste former quelques milliers de policiers et militaires en plus, cela signifie également rendre aux Afghans la maîtrise tactique et les clés de leur pays. A leurs risques et périls !

3) C’est également enlever un argument à la rébellion. Le retrait des « troupes étrangères » ne devient plus le justificatif de « leur » guerre. Accessoirement cela oblige "l'ennemi" à contrôler davantage de territoires, donc pouvoir être victime de réactions et contre-attaques, des Afghans eux-mêmes.

4) La stratégie de sortie est d'autant plus nécessaire, que d’ici 2010-12, plusieurs gros contingents devraient sortir d’Afghanistan : le Canada et les Pays-Bas notamment (1), voire l’Allemagne (si le Bundestag refuse de voter la prolongation de la mission, l'appel des conservateurs de la CSU à un calendrier de retrait n'est pas un signe à négliger). Mieux vaut un retrait organisé, et programmé, qu'un retrait en ordre dispersé, qui ressemblerait à une débandade...

Ce n'est pas une bonne solution - j'en suis conscient -, la moins pire des solutions...

NGV

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Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Orient - Afghanistan-Pakistan
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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 21:33
C'est le récit d'un Saint-Cyrien, chef d'opérations du 1er régiment de tirailleurs (héritier des régiments d'Afrique dont il gardé le croissant qui orne leur képi bleu ciel), qui commande le BatFra - le bataillon français - déployé principalement autour de l'aéroport de Kaboul, de septembre 2003 à janvier 2004. Son récit est prudent, comme le veut la tradition d'un militaire toujours actif — il est actuellement professeur à l'Ecole de guerre après avoir servi à l'Etat-major de l'Otan à Naples davantage emprunt de souvenirs personnels. Ce livre ne dévoile pas de grands secrets et ne dérive pas non plus sur un pamphlet politique. Ce qui est agréable. Par petites touches, il campe la découverte d'un pays aride difficile, où la relation avec la population n'est pas toujours aisée, de ce qui est devenu le quotidien de milliers de soldats Français en opération extérieure. Non sans humour ou ironie...
Un livre intéressant, attachant, même si on reste parfois un peu sur sa faim par rapport à la complexité du pays, et de la mission, que l'on devine.

Complexité afghane. Certes la situation qu'il a connue - en 2003 - est différente de l'actuelle « nous étions alors environ 500 Français, il y en désormais plus de 3000). Mais on ne peut s'empêcher de faire des rapprochements et d'en tirer des leçons pour aujourd'hui. Notamment sur la complexité de ce pays qui le rend
attachant, peu à peu, à l'auteur et donc au lecteur ; "complexité inextricable : géographique, historique, politique, ethnique, linguistique, religieuse". Les missions se succèdent : sécurisation, patrouille, démonstration de force, consultation médicale, recherche de caches d'armes, et accueil de personnalités en tout genre... Avec visite à la clé.

Et circuits "touristiques" pour amateurs de sensations fortes. On sent l'ironie percer face à ces visites qui se succèdent (hauts gradés français ou de l'OTAN, responsables politiques journaliste et même écrivains). Les militaires ont donc prévu et balisé des itinéraires... « Deux généraux, demain. Pour le premier, le matin, le circuit touristique A, avec présentation de soldats vivants et armés qui effectuent une patrouille dans un véritable quartier de Kaboul. Pour le second, le parcours culturel B Bis : trois haltes pour les prises de photos et la possibilité de discuter avec le pilote du VBL. Le rafraîchissement en fin de visite est offert ».

Des questionnements très actuels. Tout prudemment, l'auteur se pose certaines questions - qui mériteraient d'être publiquement débattues : "Mais n'aurions-nous pas tendance à dicter aux Afghans la marche à suivre ? N'est-ce pas à eux de dire ce qu'ils veulent devenir ? Peut-être leurs objectifs ne sont-ils pas exactement les nôtres".  Puis viennent certains constats : "Notre présence ne saurait réduire les trafics de tous ordres qui traversent Kaboul. Armes, drogue, explosifs, terroristes circulent. Arabes et Pakistanais viennent reprendre du service en ces liens où jadis s'étendait leur influence. Des indices laissent présager des temps plus troublés. (...) Si le gouvernment ne se montre pas capable de venir à bout des seigneurs de la guerre au comportement féodal, les conditions d'une quelconque stabilité seront-elles réunies ? La situation actuelle, si elle perdure, devrait favoriser le retour des taliabsn. Dans beaucoup de villages, ils ont encore bonne presse. Ils imposaient l'ordre, un ordre il est vrai inacceptable au regard de nos critères occidentaux."

Et une dernière interrogation, au lendemain de Noël et à l'approche du départ, qui reste très actuelle : « Nous ne sommes que de passage, nous ne pouvons prétendre changer ce monde auquel nous sommes trop étrangers. Ces mois passés ici nous ont-ils révélé un peu de ce pays et de ses habitants ? Et dans quelle mesure nos actions sont-elles réussies ? Une mesure dérisoire, je le crains. L'heure approche où il faudra en convenir de tout orgueil. »

• (Editions Bleu Autour, G. De Larouzière-Montlosier, 202 pages, 15 €, mai 2009)
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12 septembre 2009 6 12 /09 /septembre /2009 11:44
Le lieutenant-général allemand Markus Bentler a pris ses fonctions, le 8 septembre, à la tête du détachement de l'OTAN au Kosovo (KFOR). Il remplace à ce poste l'Italien Giuseppe Gay. Il aura notamment à gérer la décroissance des effectifs dans l'ancienne province serbe, devenue indépendante.

Après des classes au 41e bataillon de chasseurs de Göttigen, il étudie à l'université de la Bundeswehr, où il est un des premiers élèves officiers (l'université ayant été créée en 1973). Sa première fonction dans un poste d'Etat-major le conduit à la division d'infanterie mécanisée de Kassel (comme G2) puis à la 6e brigade blindée (comme G3, de 1987 à 1989). Il est attaché de défense à l'ambassade d'Allemagne à Washington (Etats-Unis) de 1989 à 1992. A son retour, il prend le commandement de la 23e brigade d'infanterie de montagne de Bad Reichenhall et commande le 6e contingent allemand et la brigade multinationale sud-est de la Kfor à partir de décembre 2002. Il dirige ensuite l'école des officiers de Dresde jusqu'en 2006 puis penrd la tête de la 10e Panzerdivision de Sigmaringen. Il est né le 16 mai 1953 et a été nommé lieutenant-général avec effet le 1er septembre 2009.
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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 20:00

Mais pourquoi donc tout le monde s'intéresse au futur président de la Commission européenne et pas du Haut représentant de l'UE pour la Politique étrangère ? Voici la question qu'on pourrait se poser. Et qu'il faut se poser, de toute urgence...

Certes le poste de président de la Commission est plus ancien (créé dans les années 1950, il est sorti de l'ombre dans les années 1980, personnalité de Jacques Delors aidant) et plus emblématique (son pouvoir d'action est large). Tandis que le poste de Haut représentant n'a que dix ans d'existence et un rôle plus discret. Mais en 10 ans, la politique étrangère de l'Union européenne est sortie des limbes et Javier Solana, son titulaire actuel, lui a donné, bon an, mal an, ses lettres de noblesse. Le Traité de Lisbonne le consacre en lui donnant une importance qu'aucun poste au niveau européen n'a jamais eu. En plus de ses pouvoirs actuels - représentation extérieure, missi dominici européen, pouvoir d'initiative en matière de défense et de politique étrangère, autorité hiérarchique sur les instances militaires ou civiles de gestion de crise, etc... - il devient commissaire européen, avec le titre de vice-président, ayant autorité sur le service extérieur, et préside le Conseil des Ministres des Affaires étrangères.

Certes, le Traité de Lisbonne n’est pas encore en vigueur. Ce dont les interlocuteurs à qui j'ai posé m'ont répondu pour se défausser : "Ooh lala. Mais il faut attendre le traité de Lisbonne. Car cela change énormément le profil". "Chaque chose en son temps". Etc... (1). Je persiste et signe, il est urgent de désigner le futur Haut représentant de la politique étrangère de l'UE.

 Plusieurs bonnes raisons militent en faveur d'une décision rapide

Le terme du mandat de Solana. Le mandat de Javier Solana, actuel Haut représentant, se termine à mi-octobre. L'intéressé a confié qu'il ne souhaitait pas être renouvelé (lire : Solana ne rempilera pas). Et il paraîtrait logique que la discussion s’engage maintenant sur son successeur. On peut bien sûr demander à Javier Solana de prolonger son mandat de quelques semaines ou quelques mois - ce qui sera sans doute fait - mais cela laisse entière la question de son successeur.

Un poste à succession délicate. Discussion d'autant plus nécessaire qu'en dix années de mandat, son titulaire actuel, Javier Solana a marqué ce poste de son empreinte, discrète, mais réelle. Une série de contacts, souvent personnels, se sont engagés. Et il paraît important que son successeur(se) se trouve à ses côtés davantage que quelques heures pour une passation en bon ordre.

Le pouvoir d'initiative. Le Haut représentant – qu’il s’agisse du Traité de Nice et du Traité de Lisbonne – est nommé par les Etats membres. Il leur rend compte mais en même temps impulse des politiques nouvelles. Il a surtout le pouvoir d'iniative en matière de politique étrangère et de missions de défense. Ce qui ne place pas au même rang - dans les deux cas - que les autres personnalités.

Trouver le bon équilibre. La revendication du groupe socialiste, le montre, le débat est en train de se politiser. Ce qui serait dangereux. Un bon candidat peut être un socialiste. Mais un socialiste n'est pas automatiquement un bon candidat. Mais elle a le mérite de poser la question. Car même si cette règle n’est inscrite nulle part, il y a une recherche d’équilibre politique et même géographique (petit / grand pays) entre les deux postes (président de la Commission, Haut représentant).


Quelques critères

Quel sera son profil ? Personne ne veut le dire. Car répondre à cette question c'est déjà donner une indication sur le(s) nom(s) possible(s). Mais certaines indications peuvent être utiles pour cadrer le débat. Aucun de ces critères n'est écrit. Mais ils semblent (plus ou moins) communément entendus et circulent dans les rangs des diplomates.

1er critère : un Ministre des Affaires étrangères. Il paraît nécessaire que ce soit (au moins) un Ministre des Affaires étrangères (puisqu'il va devoir présider le conseil des Ministres des Affaires étrangères, dans la version Lisbonne, ou qu'il devra les représenter à l'extérieur de l'UE, dans la version Nice & Lisbonne), voire un Premier ministre (comme me l'a soufflé un interlocuteur. Nommer aujourd'hui un simple diplomate serait rétrograder la fonction par rapport au profil actuel.

2e critère : un ministre qui ait un peu bourlingué et/ou ait une certaine "étoffe politique".
Là existent deux pistes divergentes. Soit on choisit une personnalité ayant un passé européen, de commissaire particulièrement. Ce qui serait logique (dans la version Lisbonne, puisque le Haut représentant va siéger à la Commission; et même dans la version Nice, car le Haut représentant est souvent amené à travailler avec la Commission).
Dans ce cas, un candidat comme le Français Michel Barnier ou l'Italien Franco Frattini pourrait être adéquat. Soit on choisit un homme qui a fait ses armes dans la Défense ou des affaires stratégiques. Ce qui est aussi logique car cet homme va devoir gérer la PESD. Dans ce cas, le Néerlandais Jaap de Hoop Scheffer, ancien secrétaire de l'OTAN serait en pole position (s'il arrête le moutain bike ). Mais pas seulement : on peut penser aussi à Lord Robertson. Soit on prend une troisième piste, un homme qui a un passé européen de négociation internationale. On retrouve alors le Suédois Carl Bildt ou le Français Bernard Kouchner, qui sont passés tous deux par l'école des Balkans ; l'Espagnol Moratinos passé par l'école du Proche-Orient. Tous ces noms sont des PPE sauf Moratinos (socialiste) ou Kouchner (socialiste "inassimilable").

3e critère : la bonne santé. Cela peut paraître étonnant. Mais il paraît important que le candidat trouvé soit sinon d'une bonne jeunesse au moins prêt à assumer au niveau de sa santé et/ou de son âge, la pleine capacité de ce poste qui implique de nombreux déplacements à l'étranger, parfois dans des conditions qui ne sont pas évidentes, et une possibilité d'endurance face aux possibilités de multiplication des crises. Quand on voit ce que le titulaire actuel du poste a enduré, on comprend mieux la pertinence de ce critère.

4e critère : la nationalité. Comme le précédent,
c'est certainement un critères les plus tabous. Mais bien réel ! Il faut que le titulaire du poste provienne d'un pays - petit ou grand - qui ait une présence avérée dans plusieurs parties du monde, une certaine prééminence soit par son poids historique (Espagne, France, Royaume-Uni, Pays-Bas), sa valeur économique (Allemagne, Italie) ou son engagement international avéré (Belgique, Danemark, Irlande, Suède, Finlande...). Les candidatures issus de pays qui ont une position particulière sur la Politique de défense européenne sont difficiles (Danemark, Royaume-Uni). Quant à de possibles candidatures venues des pays d'Europe centrale et Orientale (Bulgarie, Pologne...), elles me paraissent délicates à endosser pour les Etats fondateurs, même si la qualité de certains candidats est avérée, pour avoir un rôle de représentation globale : de la Chine à l'Amérique latine, en passant par l'Afrique. Sont également exclus les nationaux de pays qui ont déjà obtenu un poste important au niveau européen (Danemark, Portugal) : l'un (Rasmussen) étant secrétaire général de l'OTAN, l'autre (Barroso), étant président de la Commission européenne.

5e critère : être reconnu et désigné par son Etat membre. On oublie trop souvent ce critère quand on parcourt les candidats possibles. Mais il faut encore que les conditions de la vie politique interne permettent la nomination de la personne, eu égard à son parcours et ses soutiens politiques, sa personnalité et ses prises de position.

Ainsi certaines candidatures paraissent ainsi difficiles
. Franco Frattini pour son manque d'expérience en politique étrangère et ses prises de position fracassantes sur l'immigration a peu de chances de passer la rampe d'une audition au Parlement européen. Lord Robertson vu la position particulière du Royaume-Uni sur la PESD. Bernard Kouchner a un passé brillant mais son sens de l'indépendance et des déclarations pourrait faire peur à plusieurs Etats membres. Carl Bildt était bien placé mais a fâché quelque peu Allemands et Français avec ses déclarations très enthousiastes sur la Turquie. Joshka Fischer appartenant aux Verts est mal placé sur l'échiquier allemand pour être désigné par son pays. (lire aussi : quelques candidats)

Conséquence. Le Mandat de Solana prolongé. Il paraît difficile aux 27 chefs d'Etats de faire une nomination avant le référendum irlandais, donc avant le sommet des 29 et 30 octobre. Sauf si les 27 décident d'accélérer le calendrier et de profiter de leur réunion du 17 septembre consacrée officiellement à... la Grippe A pour discuter de ce sujet. Ceci a une implication concrète. Javier Solana dont le mandat se termine à mi-octobre ne devra pas faire ses valises tout de suite. Et son mandat devrait être prolongé, au moins de quelques semaines, voire de quelques mois. Il paraît, en effet, dangereux de nommer un interlocuteur, diplomate en chef de l'UE, sans ce relais là.

(1)
Un esprit chagrin pourrait répondre : "pourquoi ne pas attendre alors pour le président de la Commission européenne". Mais alors il faut vraiment être chagrin
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Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans HautReprésentant-ServiceDiplomatique
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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 17:58
Le directeur de la composante police d'Eulex, la mission européenne "Etat de droit" au Kosovo, vient de signer, vendredi après-midi, avec son homologue de Belgrade, responsable de la police de Serbie, un accord d'échange d'informations sur la criminalité, viens-je d'apprendre de source européenne. L'objectif de cet accord est de permettre une meilleure coopération entre les deux forces de police - européenne et serbe - afin de lutter contre la contrebande et la criminalité transfrontalière / sur la frontière administrative. Cette astuce de langage (sur la frontière) a permis de le rendre acceptable par les deux parties. Les premiers ne reconnaissant que la ligne administrative entre la Serbie et le Kosovo, les autres soulignant que c'est la frontière d'un nouvel Etat. Il faut noter que cet accord est signé au niveau des entités opérationnelles et non pas des entités politiques afin de ne pas lui donner le moindre retentissement qui pourrait apparaître comme le début d'une reconnaissance de la scission du Kosovo par la Serbie. Le gouvernement du Kosovo avait, pourtant, manifesté son mécontentement envers cet accord. Mais ne devrait pas s'y opposer davantage dorénavant, ayant reçu des garanties sur l'étendue de la coopération entre Eulex et la Serbie.

(mise à jour) Voici la déclaration qu'a publiée, vendredi soir, Eulex : "As we have said earlier, the arrangements on police cooperation with Belgrade are of a technical nature. They aim at fighting organised crime and smuggling. This will be to the benefit to all the people in Kosovo. In order to bring criminals to justice evidence needs to be shared and exchanged through the region and mechanisms need to be established to facilitate this. The Kosovo police will be heavily involved in the information exchange. (...) Regional cooperation is a key factor in combatting cross border criminality. The mission will continue to seek operational cooperation on all such issues, related to its mandate. (...)"
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Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Balkans-Bosnie-Kosovo
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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 14:51
Comme attendu, la fin de la mousson a eu effectivement comme conséquence une recrudescence des attaques de pirates dans l'Océan indien. En quelques jours, ce sont ainsi trois bateaux de pêche espagnols qui ont subi des attaques. Le premier "Campolibre Alai" avait été attaqué fin août. Jeudi suivant, c'était au tour de"l'Alakrana A". Et "l'Intertuna II", mercredi 9 septembre échappe de peu à une nouvelle attaque, à 420 miles des côtes somaliennes. L'équipage, composé de marins galiciens et basques, avait été averti au petit matin qu'un bateau les suivait, a mis en place les procédures d'urgence, abandonné certains filets et mis les moteurs pour fuir la zone.

Un début de polémique a été esquivé. Les pêcheurs espagnols estiment que leurs homologues français travaillent en toute quiétude, étant protégés par des marins armés à bord. La ministre espagnole de la Défense, Carme Chacon,
a répliqué que les embarcations de pêche étaient hors de la portée de navires de guerre présents dans la zone, d'Eunavfor Atalanta. "Je comprends que vous cherchez des lieux de pêche mais cela ne va pas sans difficulté pour la frégate espagnole comme pour toute l'opération Atalanta". L'atmosphère s'est un peu calmée après une réunion, tenue à Madrid, entre les principaux ministères concernés (Défense, Environnement, Mer) et les représentant des deux principales associations de propriétaires de thoniers congélateurs (OPAGAC ANABAC). Le ministère espagnol de la Défense a annoncé diverses mesures.

Mesures prises. Carme Chacon l'a précisé
(lire le communiqué après la réunion, en espagnol) : la frégate "Canarias" patrouillera dans la zone de pêche des bateaux espagnols, en étroite coopération avec les autres moyens déployés dans le cadre de l'opération Atalanta, notamment les avions de patrouille maritime P3 Orion, afin d'échanger toutes les informations nécessaires. Un agent des organisations de pêche pourrait également etre envoyé au quartier-général d'opérations, à Northwood. Le COVAM, le centre de surveillance et d'action maritime de l'armée espagnole à Carthagène, envoie également, tous les jours, un rapport sur la situation sécuritaire dans la zone, ainsi que des informations en temps réel, en cas de danger, aux propriétaires de navires. 

Les avions de patrouille maritime espagnol ou français se relaient à Mombasa, voire en faisant des escales aux Seychelles, afin d'etre plus proches des zones de pêche.

Crédit photo : Armada
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Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Piraterie Golfe d'Aden - Océan Indien
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logo_ouestfrancefr.pngL'éditeur : Nicolas Gros-Verheyde. Journaliste, correspondant "Affaires européennes" du premier quotidien régional français Ouest-France après avoir été celui de France-Soir. Spécialiste "défense-sécurité". Quelques détails bios et sources.