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16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 18:00
Présidée par Gabriele Albertini, la commission des affaires étrangères (AFET) est désormais entièrement constituée avec deux Français comme vice-présidents : l'ancien maire de Toulouse et président de l'Institut du monde arabe, Dominique Baudis (UMP), et le ténor du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon. Le 1er vice-président est un Italien de la Ligue du nord : Fiorello Provera, et le 2ème vice-président, un Roumain social-démocrate, Ion Mircea Pascu (qui est un ancien ministre de la Défense et siégeait déjà au Parlement européen à la commission Afet et sous-commission "Défense et sécurité".

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Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Défense UE (droit doctrine politique)
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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 21:02
Carl Bildt, le ministre suédois des Affaires étrangères, l'a confirmé aujourd'hui, au nom de l'Union européenne : la mise en place d'une mission européenne de stabilisation pour la Somalie pourrait ne pas être décidée fin juillet par les 27 ministres des Affaires étrangères. Ce n'est pas encore mûr, m'a-t-il expliqué quand je lui ai posé la question lors d'un discret point de presse: « Nous étudions diverses options. Le débat est en cours. La situation est délicate, en constante évolution. Il faut donc étudier de près toutes les possibilités et surtout toutes les impossibilités ». Quant au récent enlèvement de deux agents français, présents à Mogadiscio, pour assister l'armée somalienne, même s'il n'a pas voulu le commenter, Carl Bildt a indiqué que cela «devrait encore plus compliquer la tâche ».

Parmi les options étudiées à l'Union européenne figure la possibilité d'entraîner les forces de sécurité somaliennes - un projet que la France devrait démarrer en septembre et qui a été proposé aux autres partenaires européens en mai. Mais l'entraînement de militaires n'est pas vraiment du goût de tous les Etats membres, peu habitués à un tel engagement militaire. Seconde option : la formation de policiers, voire de juges somaliens, propres à renforcer l'Etat de droit, mais "off shore". C'est-à-dire, hors de Somalie - pays trop dangereux pour y mener sur place ce type d'actions. Un peu comme on l'a pratiqué, avec l'opération Eujust Lex en Iraq, où policiers et juges sont venus se former dans des pays proches (Jordanie, etc...) ou en Europe. Autre option : davantage en lien avec l'action anti-piraterie : la formation de gardes-côtes. Avec un souci, poser suffisamment de gardes-fous, pour éviter que ces gardes-côtes, une fois formés ne passent de l'autre coté et deviennent "d'excellents pirates".

Une nouvelle action PESD prend donc du retard. Mais c'était attendu. Javier Solana, le haut représentant de l'UE, avait d'ailleurs, en juin, sonné un peu les cloches des Etats membres, les rappelant à leurs engagements (lire ici).
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Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Afrique Est - Somalie Ouganda
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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 17:05
C'est l'ancien maire de Milan, devenu député européen en 2006, Gabriele Albertini, qui devrait finalement être le président de la commission parlementaire chargée des affaires étrangères au Parlement européen. Une commission importante pour la définition de la politique étrangère de l'UE. Même si le Parlement européen n'a, en effet, pas vraiment beaucoup de pouvoirs dans ce domaine (contrairement à l'aide au développement), cette commission a un certain prestige et, surtout, devrait accroître son pouvoir avec la montée en puissance du Haut représentant à la politique étrangère versus Traité de Lisbonne.

Né en 1950, Albertini n'est pas vraiment un spécialiste né des affaires étrangères. De par son passé personnel (il dirige l'entreprise familiale spécialisée dans la métallurgie aluminium de 1974 à 1997, et participe aux travaux d'organisations patronales comme Confindustria), il était plutôt tourné vers l'industrie et l'économie. Au Parlement européen, il était d'ailleurs membre des commissions Transports et Industrie.


Mais sa nomination tient un peu au hasard de la politique italienne. La commission "affaires étrangères" du parlement européen était dévolue à l'origine à Mario Mauro, candidat malheureux à la présidence du Parlement européen, qui a dû s'effacer pour laisser le polonais Jerzy Buzek. Un peu comme un cadeau de consolation. Mais celui-ci préfère se réserver pour un destin national voire européen. Il pourrait être ainsi le commissaire italien dans la future Commission européenne entrant en fonction d'ici la fin de l'année.

Albertini a été grandement décoré à l'étranger notamment en France (officier de la Légion d'honneur), en Russie (Ordre de l'amitié) ou au Royaume-Uni (commandeur honoraire de l'Ordre de l'Empire britannique).

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Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Europe pouvoir - Traité de Lisbonne
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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 15:52

Le dow indien, le Nafeya, arraisonné par les pirates et qui avait servi de bateau-mère pour l'attaque (déjouée) contre l'Elephant, un tanker battant pavillon libérian (lire ici), a été abandonné par les pirates à 3h30 ce matin, apprend-on du PC de l'opération européenne anti-piraterie "Atalanta". Suivis par l'hélicoptère de l'Aconit et pisté par un avion de patrouille maritime, les pirates ont préféré abandonné le navire (qu'être pris à bord), à environ 15 miles à l'ouest de Bossaso, ils ont mis le cap à bord de leurs skiffs rapides vers la côte somalienne. L'Aconit qui a rejoint un peu plus tard le Nafeya a confirmé l'abandon. Les 14 hommes de l'équipage du dhow sont sains et saufs, selon une équipe de visite de l'Aconit qui s'est rapproché le bateau. Et une frégate indienne, le Godavari, qui était également sur zone, a porté assistance au dhow et à son équipage (indien).

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Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Piraterie Golfe d'Aden - Océan Indien
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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 09:30
La normalisation des relations entre la Serbie et l'Union européenne est actuellement bloquée par les Néerlandais (et les Belges), considérant que Mladic n'est pas livré au tribunal international pour l'ex-Yougoslavie, ou que des preuves patentes de la collaboration de la Serbie avec le Tribunal n'ont pas été apportées. Parfois dans certains cercles européens, on maudit ces satanés néerlandais qui empêchent cette normalisation. Et on préfère parler - à l'image du tout nouveau président du Parlement, le Polonais Jerzy Buzek, à qui les journalistes ont posé la question mardi -, de nécessaire réconciliation et de respect des droits de l'homme, en termes généraux. Il faut le souligner : les Néerlandais ont raison de bloquer cet accord (1).

On ne peut pas, en effet, passer sous silence l'histoire.
Un des massacres les plus sordides et les plus importants de l'histoire de l'Europe moderne a eu lieu à quatorze ans. Là, la Communauté internationale - et l'Europe - ont failli à leur devoir premier : protéger les populations civiles mises sous leur protection.

Qu'on se souvienne. A la mi-juillet 1995, ils attaquent les "enclaves" bosniaques, placées cependant sous la protection des Nations-Unies. Notamment à Srebrenica, où la situation allait devenir dramatique. Prenant sous le feu, le détachement néerlandais de 450 casques bleus qui assurait la protection de la zone, faisant 30 prisonniers pami les militaires des Nations-Unies, les forces bosno-serbes de Mladic arrivent dans la zone le 11 juillet. Malgré la demande du Col. Karremans, commandant le détachement, d'un appui aérien, le commandement international, assuré notamment par le général Janvier refuse cet appui, par crainte de faire d'autres victimes, notamment les militaires otages. Au camp de Potocari, environ 20 000 civils ont trouvé refuge. Ils croient être en sûreté. Erreur. Si les Serbes autorisent l'évacuation - par car - de femmes et d'enfants, ils retiennent les hommes. 8372 personnes - selon le décompte officiel - furent tuées en quelques jours. Le 21 juillet, les soldats néerlandais sont autorisés à quitter l'enclave, cadeau et verre de l'amitié en prime.

Pour mémoire, ce reportage éloquant de la BBC (même si il est à prendre "avec des pincettes" car il s'appuie en partie sur des images de propagande tournées par les Serbes eux-mêmes). En trois parties

Suite : 2e partie et 3e partie

(1) Autre chose est la libéralisation des visas pour les Serbes que la Commission européenne vient de décider aujourd'hui. Il n'est pas nécessaire de punir un peuple pour les méfaits de son gouvernement. Plus discutable est le fait de ne pas accorder aux Bosniaques le même traitement
(même si elle peut se justifier sur d'autres critères).
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Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Yougoslavie - mémoire d'un désastre
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14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 15:46
Arnaud Danjean pourrait être le prochain président de la sous-commission "Défense et Sécurité" du Parlement européen (1). Si l'information était confirmée, cela marquerait une nouvelle dynamique. Même s'il n'a que 38 ans, Danjean est un fin connaisseur de nombre de sujets, sur le terrain comme au niveau diplomatique, fort utile. Il pourrait imprimer aux débats sur la sécurité et la défense au sein de l'UE, une certaine vigueur et se révéler un digne successeur de Karl Von Wogau (l'Allemand de la CDU qui a imprimé sa marque à la commission). Mais dans un autre style...

Spécialiste du renseignement et des Balkans. Né en février 1971 à Louhans, diplômé de sciences politiques (en communication),
Danjean entre à 24 ans à la DGSE et devient très vite un spécialiste des Balkans. Région qu'il ne quittera quasiment plus, de près - à Sarajevo, Pristina, Belgrade - ou de loin - à Paris ou Genève. Il fut notamment chef de poste à Sarajevo en pleine négociation des accords de Dayton puis chargé à l'ambassade de France de Bosnie-Herzégovine de pister les récents criminels de guerre (jusqu'à 1998). A Paris il travaille ensuite à la cellule Balkans du ministère de la Défense. Il participe aux discussions de Rambouillet sur l'avenir du Kosovo et devient conseiller auprès de Bernard Kouchner au Kosovo (à partir de juin 1999). Il revient à Paris comme conseiller Europe et Russie du directeur de la DGSE (2000-2002), puis à Genève, à la représentation permanente de la France auprès des Nations-Unies (2002-2004) où il s'occupe des relations avec les organisations humanitaires et internationales (CICR...). Il revient, au Kosovo, détaché auprès de l'Union européenne, comme conseiller de Fernando Gentilini, le représentant personnel de Javier Solana (Haut représentant de l'UE pour la politique étrangère) dans la région. Tous deux auront un accident de voiture, près de Mitrovica, plutôt grave. Gentilini doit être évacué. Revenu à Paris en 2005, Danjean passe au cabinet de Michel Barnier puis de Philippe Douste-Blazy comme chargé des Balkans et de l'Afghanistan. Il participe aux travaux du groupe de contact Kosovo jusqu'en 2007, jusqu'à l'indépendance. Avant d'aller en politique se frotter dans son terroir, la Saône-et-Loire à un ténor de la gauche, Arnaud Montebourg. Election qu'il perd à 400 voix près. En mai 2009, il est élu au Parlement européen, porté par la vague "bleue" qui a envoyé à Strasbourg, une trentaine de députés UMP.

Bien connu au Kosovo. Danjean s'est illustré sur deux terrains. La Bosnie et le Kosovo.
Et toute son activité oscille entre l'ombre et la lumière. Dans l'ancienne province serbe devenue indépendante, où il a fait de fréquents voyages (63 a-t-il décompté, d'une durée très variable entre 24 heures et 6 mois) il a ainsi été très proche de nombre d'intellectuels kosovars et de plusieurs dirigeants de l'UCK, auquel il a pu prêter assistance. Chez Hashim Thaci (un des leaders de l'UCK, devenu le Premier ministre de l'indépendance), il avait ainsi "porte ouverte". Mais, illustration de son talent et de son sens politique, il réussit à conserver une certaine confiance de Belgrade, faisant au moment de l'indépendance - comme auparavant - de nombreuses allées et venues entre les deux "capitales". Charmeur, charmant, il n'a pas hésité à jouer tout le registre de la séduction. Et nul doute qu'il pourra encore exercer son talent au Parlement européen...

(1) La Défense n'est pas une commission à part entière du Parlement européen mais une section de la commission Affaires étrangères (AFET)
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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 14:55
L'hélicoptère de la frégate française Aconit (F-713), qui participe à la force européenne anti-piraterie "Atalanta" a déjoué, ce lundi matin, une attaque de pirates somaliens dans la zone est du Golfe d'Aden (Position 12 23N 043 42E).
Crédit photo : ministère de la défense, l'hélicoptère Panther de l'Aconit en mission de secours sur l'Al Tarek, le 1er juillet (*).

Un bateau mère et deux skiffs se sont approchés d'un tanker de 265.000 tonnes, battant pavillon du Liberia, enregistré dans la base de données du MSCHOA - le centre de sécurité maritime de la corne de l'Afrique. Les pirates ont tenté plusieurs assauts, ouvrant le feu sur le navire marchand. Celui-ci a réussi - avec diverses manoeuvres à déjouer ces attaques. Répondant à l'appel de détresse, l'hélicoptère de l'Aconit est arrivé rapidement sur les lieux. Faisant fuir les pirates. Le bateau-mère a ensuite été repéré non loin de là. Et un message d'alerte diffusé à tous les navires marchands dans la zone.

Depuis quelques jours, les pirates ont retrouvé une nouvelle vigueur s'emparant, le 8 juillet, d'un navire turc. Deux autres tankers yéménites avaient échappé, le 4 juillet, aux pirates
près du détroit de Bab el-Mandab, grâce à l'intervention de la marine yéménite, selon l'agence de presse nationale.

(Mise à jour 14 juillet) Les forces aériennes d'Atalanta, l'hélicoptère de l'Aconit ainsi qu'un avion de patrouille maritime ont suivi à la trace les pirates. Ils ont ainsi reperé les skiffs et le bateau-mère utilisé pour l'attaque, qui semble bien être le Nafeya, un navire détourné plus tôt par les pirates.
Crédit photo : Eunavfor, le Nafeya

(*) Opération dans lequel l'Aconit a évacué les 13 membres de l'équipage d'un boutre indien, en difficulté (7 indiens, 5 somaliens et 1 yéménite).
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12 juillet 2009 7 12 /07 /juillet /2009 15:48
Jaap de Hoop Scheffer passera la main à la fin juillet à son successeur désigné par les 28 Etats membres de l'OTAN en avril dernier, Anders Fogh Rassmussen, l'ancien Premier ministre Danois. A l'occasion d'une séance académique consacrée au concept stratégique de l'OTAN, au Palais d'Egmont à Bruxelles, le secrétaire général de l'Alliance atlantique a répondu, une dernière fois, aux journalistes qu'il avait convié à le suivre, dans une petite salle. Point intéressant sur les relations entre l'Otan et l'UE.

"Je suis un grand supporter de la PESD" (la Politique européenne de sécurité et de défense) a-t-il ainsi expliqué. "Il faut bien voir que ce sont les mêmes nations qui sont membres de l’OTAN et l’UE. Je ne crois pas à une division du travail entre l’OTAN et l’UE en disant que le soft power est réservé à l’UE et le hard power à l’Otan. Ce n’est pas suffisant.
Il peut y avoir des cas où l'UE conduise une opération de haute intensité. L’UE peut faire du hard power, du smart power (1), elle très qualifiée pour cela. » Les relations entre l’Otan et l’UE sont et resteront marquées par « une attention politique mutuelle. » Pour lui, « l'OTAN ne va trop loin (dans son développement ou ses missions). Elle ne va pas se développer en une organisation qui va faire trop, nous restons une alliance politico-militaire. » Et « Le modèle de coopération Berlin Plus n'est pas obsolète. » Sur la situation en Afghanistan, il reste assez disert, même s'il voit un « danger à avoir un trop grand gap entre les forces américaines et les autres ».

Une fierté : la réintégration de la France dans les structures militaires de commandement de l'OTAN. C'est une « grande réussite de son mandat. J'en suis très fier ». Que la France soit dans les structures de planification de l'Alliance est « très important au moment où se dessine un nouveau concept stratégique, pour l'Otan comme pour la France ».

L'avenir : Haut Représentant ou le moutain bike ? Quant à son avenir, Jaap de Hoop Scheffer reste discret. « Je vais faire du
Moutain bike ». Et, ensuite ? il se voit bien retourner à « l’enseignement dans la politique internationale ». Se voit-il un destin de l'autre coté de Bruxelles, près du Rond-Point Schuman, en clair, comme Haut-Représentant pour la politique étrangère de l'UE ? L'intéressé reste souriant, énigmatique, n'affirme rien... mais ne dément rien non plus. Ce qui en soi est une reconnaissance, au moins de l'intérêt pour le poste (sur les discussions aux Pays-Bas sur le représentant à la Commission européenne). J'insiste un peu : « D'abord le moutain bike » me répond-il. James (Appathurai), le porte-parole de l'OTAN me fait comprendre que c'est terminé... Un peu entêté, je tourne autrement la question, en dehors de la salle : « la place Schuman (où siègent la Commission européenne comme le Conseil de l'UE, c'est très bien pour faire du Moutain Bike ? L'intéressé reste souriant. Le vélo, voilà l'avenir...

(1) Une notion remise au goût du jour par l'administration Obama qui en fait son cheval de bataille. HIllary Clinton le définit comme l
e pouvoir de l’intelligence’, de pouvoir déterminer parmi une palette d'outils (diplomatique, économique, militaire, politique, légal, culturel...) lequel est le mieux adapté. On peut lire avec profit une étude de la Fondation Robert Schuman sur ce sujet

(2) Romano Prodi - président de la Commision européenne de 1999 à 2004 - pratiquait aussi le vélo, souvent de concert avec Guy Verhofstadt, l'ancien Premier ministre belge.
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12 juillet 2009 7 12 /07 /juillet /2009 09:18
Depuis mon premier pointage, il y a eu quelques évolutions. Des pays ont désigné leur représentant à la Commission (en général à la faveur des élections au Parlement européen ou d'élections nationales). Mais dans nombre de pays, la situation reste encore incertaine, soit du fait d'élections nationales en cours (Allemagne, Rép. Tchèque...), soit par stratégie (beaucoup de pays brouillent les pistes tant des candidats que des postes pressentis, pour pouvoir obtenir mieux que ce qui leur est proposé).

Une Commission qui penche (logiquement) à droite. Ce qui est certain, c'est que la plupart des candidatures actuelles reflètent l'évolution des Etats membres de l'UE vers la droite : la plupart des candidats sont ainsi logiquement chrétien-démocrate ou libéral. Ce qui n'est pas sans poser de problème pour la légitimité de la Commission européenne qui se doit de respecter un certain équilibre des familles politiques, et de réprésenter toute la population, au-delà des élections du moment (qui sait dans 3 ou 4 ans, si cette mono-couleur politique sera encore d'actualité).

Cherche femme désespérement. Quant à la répartition hommes-femmes, elle est franchement inégalitaire. Le nombre de femmes déjà désigné ou susceptible de l'être est très faible : seules trois femmes sont sûres de figurer dans la prochaine Commission (Bulgarie, Danemark, Luxembourg). De fait, quand plusieurs candidats sont en balance, même s'il n'est pas le favori, le nom féminin a une chance de plus dans son escarcelle (Autriche, Irlande...). Mais même avec cette "discrimination positive", on
paraît encore loin du seuil "minimal psychologique" de 8-9 commissaires (c'est le tiers de la Commission). Dans les pays qui n'ont pas encore de favori désigné, un candidat féminin pourrait donc d'autant plus facilement surgir, qu'en présentant une femme, le pays concerné est davantage en position de force pour tenter d'obtenir le poste visé.

Allemagne. Rien n'est sûr. Seul acquis : l'actuel commissaire Günther Verheugen (SPD/social-démocrate) s'en va. Les élections générales ont lieu en septembre. Et tout dépendra de la coalition qui sortira des urnes : la grande réunissant (comme aujourd’hui) CDU-CSU et SPD ou une coalition CDU-FDP voire CDU-FDP-Grüne. Chaque parti a donc un ou plusieurs candidats. Coté SPD (Social-démocrate), c’est simple : Martin Schulz, leader du PSE au Parlement européen a été désigné comme le candidat. Coté CDU (PPE), c’est plus confus. Un candidat idéal aurait été Wolfgang Schaüble (ancien leader de la CDU/PPE, actuel ministre de l'Intérieur). Mais il a été le concurrent d’A. Merkel. Interrogé officiellement Angela Merkel a refusé d’indiquer qu’il pourrait être son candidat, ce qui est une sorte de démenti tacite. Un des candidats préférés de la Chancelière était au départ, Peter Hintze (secretaire d'Etat à l'Economie). Mais on mentionne également le nom de l’expert économique, Friedrich Merz, voire du spécialiste de la politique étrangère, l’eurodéputé Elmar Brok. En cas d'alliance, avec les Verts ou les libéraux, il parait difficile que les Unions chrétiennes (CDU, CSU) acceptent un candidat qui ne soient pas des leurs (on se souvient du parcours calvaire de Schreyer attaqué sans cesse durant son mandat). Dommage car le nom de Joshka Fischer, parfois cité, aurait fait un bon candidat. Côté portefeuille, l’Allemagne pourrait viser la Concurrence ou l'Economie/Finances. Point important : lors de leur rencontre à Paris en juin, Angela Merkel et surtout Nicolas Sarkozy ont affirmé qu’ils avaient un accord réciproque pour soutenir les prétentions et candidats respectifs de leurs deux pays à la Commission.

Autriche. La commissaire aux Relations extérieures Benita Ferrero-Waldner (OVP/PPE) aurait bien voulu rester. Mais la coalition au pouvoir socialiste/chrétienne démocrate (SPO/OVP) ne l'entend pas de cette oreille. Wilhelm Molterer, porte-parole constitutionnel de l'OVP au parlement national est le candidat le plus récemment cité. Mais l’intéressé, interrogé par la presse, a encore refusé de répondre qu’il était candidat. Autre candidat possible pour le poste de Haut représentant à la politique extérieure, Ursula Plassnik (ÖVP), la Ministre des Affaires étrangères. Poste possible : l’élargissement.

Belgique. Avec le départ de Louis Michel (MR/Libéral), au Parlement européen, le renouvellement du poste Belge est déjà acquis. Le Ministre des Affaires étrangères Karel de Gucht (VLD/Libéral) prend le poste de commissaire au Développement dans la Commission actuelle. Selon le principe de rotation linguistique propre au pays, le francophone doit céder la place à un Flamand, plus précisément, un libéral flamand, selon la répartition actuelle de la coalition au gouvernement fédéral.  Et il devrait le rester dans la future Commission. Mais à un autre poste. Il vise un poste plus prestigieux comme celui de Haut Représentant pour la politique étrangère.

Bulgarie. L'actuelle commissaire à la Consommation, Meglena Kuneva (MSNE Mouvement Siméon II/Libéral) a été élue au Parlement européen. Mais ne veut pas y siéger. Son renouvellement à la Commission en 2009 n’est cependant pas acquis. Le nouveau Premier Ministre Boiko Borisov ayant toujours indiqué qu’il souhaitait un nouveau nom, proche ou membre de son parti. Le nom de Roumiana Jeleva (GERB / PPE), sociologue de renommée, actuellement eurodéputée est souvent citée.

(à confirmer) Chypre. L'actuelle commissaire à la Santé, Androulla Vassiliou (Libéral), veut être renouvelée. Mais le gouvernement (gauche) pourrait lui préférer un autre candidat.

Danemark. La commissaire actuelle à l'agriculture, Mariann Fischer-Boel (Venstre/Libéral), a fait un bon travail, assure-t-on à Copenhague, et pourrait être renouvelée. Le Danemark vise à garder le même poste : Agriculture. Ce qui lui est contesté par les Etats « agricoles » (France, Roumanie…).

Espagne. Le commissaire actuel à l'Economie, Joaquim Almunia (PSE), est candidat au renouvellement et son gouvernement est prêt à l'appuyer. Javier Solana, vient d'indiquer qu'il abandonnerait le poste de Haut représentant à la Politique étrangère, à la fin de son mandat (octobre).

Estonie. Le commissaire actuel à l'Administration, Siim Kallas (passé du PC au Parti de la Réforme/Libéral) devrait rester. Il est candidat au renouvellement et son gouvernement l’appuie.

Finlande. L'actuel commissaire à l'élargissement, Olli Rehn (Parti du centre/Libéral), est bien parti pour être renouvellé. Il visait un poste "Affaires étrangères", ce qui paraît exclu. Mais les questions énergétiques ou la coopération au développement auraient également sa préférence.

France. Le candidat "naturel" pourrait être Michel Barnier (UMP/PPE, actuel ministre de l'agriculture et ancien ministre des Affaires étrangères et ancien commissaire à la politique régionale - tête de liste aux élections européennes). La France vise un poste économique d’importance (Marché intérieur ou Concurrence) voire le poste de Haut représentant.

Grèce. Le commissaire actuel à l'environnement, Stavros Dimas (Nouvelle Démocratie/PPE) est candidat au renouvellement. C'est une vraie réussite (une des seules !) de cette Commission. On ne le repétera jamais assez.

Hongrie. Le commissaire actuel à la fiscalité, Laszlo Kovacs (ex PC devenu social-démocrate au MZSP/PSE), ne serait pas renouvelable. Il pourrait être remplacé par l’actuel Ministre des Affaires étrangères, Péter Balázs (affilié PSE), brièvement commissaire en 2004.

Irlande. A la place du commissaire au marché intérieur, Charlie McCreevy (Fianna Fail/Libéral), qui devrait quitter son poste, le nom de;. Au sein de celui-ci, trois noms sont cités: Mary Harney, la ministre de la Santé, Mary Coughlan, ministre des Entreprises, du Commerce et de l'Emploi, ou Noël Dempsey, le ministre du Transport. Si l’Irlande veut viser un poste plus important elle pourrait envoyer deux personnalités en cote à Bruxelles : Pat Cox, l’ancien président du Parlement européen (Libéral), ou John Brutton, actuel chef de la délégation de la CE aux Etats-Unis et ancien Premier ministre (Fine Gael/PPE). Seuls hics, ce deux hommes n'appartiennent pas à un parti au pouvoir. Mais des arguments plaident en leur faveur, y compris au plan de la politique interne. Lire l’excellent commentaire de Jamie Smith du quotidien "Independant".

Italie. Le commissaire actuel au Transport, Antonio Tajani (Forza Italia/PPE), nommé récemment par Berlusconi, devait être reconduit. Mais récemment, Berlusconi a évoqué la revendication du poste de Haut Représentant pour Franco Frattini qui repartirait ainsi à Bruxelles (il était commissaire à la Justice et aux Affaires intérieures de novembre 2004 à mai 2008).
 
(à confirmer) • Lettonie. Le commissaire actuel à l'Energie, Andris Piebalgs (Latvijas Cels "la voie lettone"/PPE), propulsé par défaut (la candidate Ingrida Udre avait alors été recalée par le Parlement) n'a pas fait un si mauvais parcours malgré des débuts balbutiants. C'est un des rares à ne pas vouloir vraiment rempiler mais dont le gouvernement a bien du mal à remplacer.

Lituanie. La commissaire chargée du budget, Dalia Grybauskaité, étant devenue Présidente de Lituanie après une élection triomphale le 17 mai 2009, elle a déjà été remplacée par Algirdas Gediminas, qui a été ministre des Finances à plusieurs reprises en Lituanie. Celui-ci pourrait rester dans la Commission 2009.

Luxembourg. La commissaire chargée de la société de l'information, Viviane Reding (CSV/PPE), a été désigné par le son pays pour rester à la Commission. Le Premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, qui a longtemps été le "meilleur candidat entre tous" à la tête de la Commission européenne, n'est pas du tout cité dans cette perspective. Il exerce actuellement la présidence de l'Eurogroupe – la réunion des Ministres des Finances de la zone Euro .

(à confirmer)Malte. Le commissaire chargé de la Pêche, Joe Borg (Parti national/PPE) est candidat à la reconduction.

Pays-Bas. L'actuelle commissaire à la concurrence, Neelie Kroes (VVD/Libéral), malgré son bon parcours, pourrait ne pas être reconduite. Elle a le tort de n’être du même bord que la coalition au pouvoir (même si elle est soutenue également par les Verts et D66). Le problème est de trouver un commissaire qui fasse le consensus entre les deux partis de la coalition. Au CDA/PPE (Chrétien-démocrate), on estime qu'après deux libéraux (Bolkestein, Kroes), il est temps d'avoir un commissaire chrétien-démocrate. Peuvent être candidats Piet-Hein Donner (ministre des Affaires sociales) ou Cees Veerman (ancien ministre de l'agriculture, déjà candidat en 2004) mais un outsider de poids pourrait être Jaap de Hoop Scheffer qui termine son mandat à l'OTAN si le poste de Haut Représentant à la politique étrangère lui est offert (lire ici). Du coté du PVDA/PSE (social-démocrate), l'autre partenaire de la coalition, sont en lice Frans Timmermans (Affaires européennes) ou son prédécesseur Dick Benschop.

Pologne. Malgré la désignation d’un autre commissaire, Pawel Samecki, pour remplacer Danuta Hübner au portefeuille de la Politique régionale dans l’actuelle Commission, c’est Jacek Lewandowski (PO-PPE, député européen) qui tient toujours la corde à Varsovie pour être le nouveau commissaire. Ancien de Solidarnosc, vice-président de la Commission budget au Parlement européen. Porfeuilles convoités : un poste "économique" important (dixit le Premier ministre Tusk). Ce pourrait être en fait : l’industrie – PME, voire l’énergie qui a également été évoqué.

Portugal. C'est simple. José-Manuel Barroso (PPE), président de la Commission, est candidat au renouvellement. Et le gouvernement (social-démocrate) de Socrates le soutient. Au nom de la solidarité nationale mais aussi car il est toujours préférable de laisser un potentiel concurrent loin de Lisbonne. Si par un singulier hasard, il échoue à être désigné comme président, la question reste alors ouverte. Et on pourrait entendre reparler d'Antonio Vitorino qui a laissé un excellent souvenir comme commissaire Affaires intérieures et Justice, et avait été débarqué pour faire la place à J.-M. Barroso.

Roumanie : l'actuel commissaire au Multilinguisme, Leonard Orban (PNL/Libéral) serait remplacé. Même si Lazar Comanescu, l’ancien représentant auprès de l'UE et ministre des Affaires étrangères, a été souvent cité, c’est davantage le ministre de l’Agriculture, Davian Ciolos, qui a la cote à Bucarest. Il a le soutien des deux principaux partis (socialiste du PSD et libéral du PDL). Et la Roumanie qui veut un autre poste qu’un strapontin, vise le poste de commissaire à l’Agriculture (une revendication soutenue par la France).

(à confirmer) • Royaume-Uni. L'actuelle commissaire (Commerce), Catherine Ashton (Labour/PSE), nommée il y a peu en remplacement de Mandelson reparti à Londres, voudrait bien être renouvelée. Mais son parti a dû mal à suivre. Et le gouvernement Brown a, pour l'instant, d'autres chats à fouetter que de nommer un représentant à Bruxelles. En cas de pression accrue pour le gouvernement, ou de nouveau départ de ministre, le poste de Commissaire pourrait être une porte de sortie.

Slovaquie. Le commissaire à l'Education, Jan Figel (KDH/PPE) s'en va. Même si le nom de Milan Urbani, député du LS-HZDS, est souvent cité, le commissaire devrait être désigné par le parti majoritaire au gouvernement (SMER/PSE) qui a gagné les élections européennes. Deux candidats : l'ancien Ministre des affaires étrangères, Jan Kubis (SMER/PSE), ou l'actuel, Miroslav Lajcak, qui était il y encore peu haut représentant de l'UE en Bosnie-Herzégovine.
 
Slovénie. Le commissaire actuel à la Recherche, Janez Potocnik (LDS/Libéral) qui était donné un moment partant de la Commission se verrait bien reconduit. Il semble avoir le soutien du gouvernement actuel (coalition gauche et petits partis du centre). La seule alternative sérieuse pourrait être l'ancien Premier ministre, Anton Rop (aujourd'hui social-démocrate/PSE).

Suède. Pour remplacer Margot Wallström (PSE), le gouvernement suédois de centre-droit a la tâche délicate de désigner son candidat alors qu'il préside l’Union européenne au 2e semestre 2009. Un candidat possible pourrait être l'ancienne députée européenne, passée ministre, Cécilia Malmström (PPE). Mais cela l'obligerait à abandonner son poste avant la fin de la présidence (à moins que Wallström accepte de pousser les feux d'un mois ou deux). Quant à l'actuel ministre des Affaires étrangères, Carl Bildt (Modérés/PPE), il a récemment déclaré forfait ; sa candidature au poste de Haut Représentant étant apparemment refusée par plusieurs pays.

Rép. Tchèque. Tout dépend du résultat des élections législatives anticipées. Les partis s’étant mis d’accord pour ne pas révéler le nom de leur candidat qu’après les élections d’octobre. Parmi les candidats potentiels, l'actuel commissaire européen à l'Emploi, Vladimir Spidla (CSSD / PSE) qui souhaiterait rester à Bruxelles. L’ancien Premier ministre Mirek Topolanek (ODS / ECR) se verrait bien revenir sur le devant de la scène ; ce qui serait une consolation pour celui qui a été défait en plein milieu de la présidence tchèque de l’UE et ce qui serait une sorte de continuité (Spidla également avait été Premier ministre). Ce d’autant qu’un accord entre les deux principaux partis – cités par les médias tchèques – mentionne que le poste irait au leader du parti qui n’obtiendrait pas le poste de Premier ministre. Selon cet accord, si les socio-démocrates ne l’emportent pas, ce serait Jiri Paroubek (CSSD/PSE). D’autres noms ont également été cités comme Jan Fischer, l’actuel Premier Ministre du gouvernement technique (sans étiquette), voire le candidat défait à la présidentielle, Jan Svejnar (proche PSE ou Verts) ou Jan Kohout, l’actuel ministre des Affaires étrangères (affilié PSE). Parmi les portefeuilles visés : l’énergie, la science et la recherche, ou les affaires sociales.
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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 13:59
Lors de sa rencontre avec Javier Solana, le diplomate en chef de l'UE, le 10 juillet, le représentant spécial de l'ONU pour la Somalie, Ahmedou Ould Abdallah (1), n'a pas eu de mots assez durs pour qualifier la situation en Somalie. « Il faut arrêter de tuer des innocents et faire des victimes dans la population. La situation humanitaire est catastrophique, pire que jamais. Ce qui se fait en Somalie est inadmissible, ce sont quasiment des crimes de guerre et crimes contre l’humanité. »

"L'Union Africaine n'acceptera jamais qu'ils arrivent au pouvoir". Le représentant spécial a appelé les "rebelles" à la raison, au dialogue, et expliqué que la communauté internationale ne cèdera pas.
« D’un côté, nous avons un gouvernement accepté par la population, reconnu par la région et communauté internationale et, de l’autre, des gens déterminés à utiliser tous les moyens, sauf la discussion, à utiliser la force pour arriver au pouvoir alors qu’ils savent que ce n’est pas une façon acceptée ni par l’Union Africaine, ni par les Nations-Unies, ni par l’Union Européenne. Ils veulent donc plus de chaos. L’Union Africaine n’acceptera jamais qu’ils arrivent au pouvoir. C’est un danger pour le pays, pour l’Afrique. Il faut bien qu’il se mettent à la raison et discutent avec leurs frères au gouvernement. »

Atalanta utile pour l'économie somalienne. Il a également salué le travail d'Atalanta, par pour les raisons que l'on connait (l'araisonnement de bateaux par les pirates) mais pour des raisons tenant à l'économie somalienne (un autre aspect souvent peu visible de l'effet de la piraterie). « Une des meilleures initiatives (dans la région) est l’opération Atalanta, c’est une manifestation de solidarité avec les Somaliens, les peuples de la région. Car la piraterie accroit le prix des denrées des pauvres, accroit l’instabilité financière dans la région en donnant des moyens énormes à des gens anonymes qui achètent, vendent, et déstabilisent. (...) C'est un grand succès militaire et diplomatique. »

-- NGV --

(1) Ould Abdallah n'est pas pas un inconnu à Bruxelles. Il a été représentant de son pays (la Mauritanie) auprès des CE dans les années 1970.

Crédit photo : Commission euroépenne, Ould Abdallah à la conférence internationale sur la Somalie en avril 2009
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logo_ouestfrancefr.pngL'éditeur : Nicolas Gros-Verheyde. Journaliste, correspondant "Affaires européennes" du premier quotidien régional français Ouest-France après avoir été celui de France-Soir. Spécialiste "défense-sécurité". Quelques détails bios et sources.