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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 17:00
« Etre en capacité de déployer un ensemble de forces à haut niveau de préparation comme une réponse à une crise », c'est l'objectif du concept de base aérienne opérationnelle déployable (ou EU Air DOB comme EU Air Deployable Operating Bases), qui a été adopté au Comité militaire de l'UE le 25 février. 

La capacité d'être autonome. Ce document, de 17 pages, fait partie d'une série de concepts doctrinaux que préparent les militaires pour doter l'UE d'une doctrine complète en matière de réponse de crises.
Il va s'intégrer dans le concept de réaction rapide aérienne (ARRC) qui devrait être bientôt révisé. L'EU Air Dob est un élément-clé des Headline Goal (HLG) 2010 et de la déclaration sur les capacités — faite au sommet de décembre 2008, sous présidence française. On voit tout l'intérêt de ce document propre à convenir à des situations civiles qui requièrent un "pont aérien" comme après le séisme en Haïti.
 
Déploiement. Cette base se déploierait, en effet, soit en tant que force autonome, soit dans le cadre d'une opération de plus grande envergure ; soit dans le cadre de la Réaction rapide de crises (par exemple dans le cadre d'un battle group), soit dans des opérations standard militaires. Dans tous les cas, elle devra être en
capacité de metttre rapidement en place (mount, operate, sustain and recove) une ou plusieurs bases opérationnelles déployables, à partir duquel des opérations aériennes sont conduites. Reste à ce que les Etats membres aient les avions nécessaires.

Rôle primordial de la Nation-Cadre. La désignation de la Nation-Cadre (FN comme Framework Nation) doit intervenir le plus tôt possible. C'est en effet à la Nation-Cadre de désigner le commandant de l'EU Air DOB et d'assurer le fonctionnement adéquat de la base (notamment en fournissant la force de protection et l'unité de contrôle aérien - Air Traffic Control (ATC). Les Etats membres, prêts à conduire une Base, « devraient être identifiés dans le cadre de la réaction rapide aérienne, qui est mis à jour tous les six mois ».


Organisation. C'est le commandent de l'EU Air Dob qui aura l'autorité de commandement et de contrôle (
"Command et control") pour les opérations aériennes, par délégation du Commandant d'opération. Une base comprend plusieurs modules : commandement et information, opérations aériennes, soutien aérien, services de la base, force de protection, soutien médical, opérations de terminal aérien combinées (CATO).

La localisation du lieu de la base relève d'un choix délicat.
Le concept classe ainsi les sites possibles en trois catégories : "well-found base" (qui fournit toutes les communications nécessaires, logements techniques et personnel, eau...), "austere base" (qui fournit des communications plus limitées), "bare base" (qui ne fournit entre 0 et 25% des facilités requises mais a le minimum requis). Au minimum, un lieu doit disposer de « voies de décollage, de circulation, de garages et un accès à l'eau potable ». Le processus d'établissement d'une base se fait en plusieurs étapes : 1) sélection d'une localisation pour la base ; 2) étude du site ; 3) activation ; 4) renfort ; 5) poursuite des opérations ; 6) démontage.
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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 11:00
AfricomCrest_HiRes.pngNon contents de s'intéresser aux instruments de gestion de crises de l'UE (1), le général Sherlock et l'ambassadeur Holmes de l'Africom ont eu un long entretien, début mars, "de l'autre coté de la rue", avec la DG Développement.

Un entretien de longue durée (près de 4 heures), et au plus haut niveau puisqu'il réunissait les principaux experts de la sécurité de la DG autour du Directeur général, Stefano Manservini. Les Américains connaissent bien le chemin de la Commission. Plusieurs contacts avaient déjà eu lieu entre les civils européens et les militaires américains. « Cela a commencé dans les derniers mois de l'administration Bush. Nous avons reçu une demande expresse d'Africom. Et, depuis, ils viennent nous visiter régulièrement (au moins 3 fois). » De leur coté, "les Européens" se sont déplacés, à une occasion, à Garmisch (*) pour rencontrer leurs homologues d'Africom
. Une relation assez suivie qui n'existe, pour l'instant, avec aucun autre Etat (seule l'Inde a montré un intérêt mais sans plus concrètement pour l'instant).

L'intérêt américain ? « Comprendre
l'approche de l'UE en matière de sécurité et de gouvernance, en particulier la méthodologie sur la réforme du secteur de sécurité (SSR). » Les Américains voient une « énorme complémentarité entre leur action de soutien aux capacités de l'Union africaine, de formation des armées de plusieurs pays africains et celle que (les Européens) mènent », notamment en matière de formation des brigades de la force d'attente de l'Union africaine ou de l'opération AmaniAfrica (nouvelle appellation de l'EuroRecamp, initiative française à l'origine "européanisée"). Ils ont un mandat "sécurité et développement" et cherchent en l'UE une valeur ajoutée : quelle action européenne peut être intégrée là où ils exercent une action militaire — sur laquelle ils veulent rester maîtres (ils insistent leur "ownership" m'a expliqué un interlocuteur) —, par exemple l'apport européen en matière de structuration ou réforme de la police, la justice... qu'ils ne peuvent mener, de par le statut et mandat militaires de l'Africom. « On sent une grande cohérence dans les projets américains » témoigne un participant à la réunion. Pour les Européens, cette coopération est ausi essentielle. « C'est l'intérêt de tout le monde de travailler sur un même agenda de paix et de sécurité sur le continent africain. On a intérêt à chanter une même partition. »

Et maintenant : les Américains sont retournés dans leur QG "africain" de... Stuttgart. Ils vont faire rapport à Washington
et élaborer une liste de priorités propres à démarrer des projets pilotes en coopération avec l'UE. En tout cas, du coté européen, et on voudrait passer au concret et cesser de faire de la "formation aux affaires européennes" d'officiels américains. « On attend maintenant une proposition précise » du coté américain.

Précisons que le budget communautaire soutient de nombreux projets de sécurité, illustration de cette politique "globale" de l'UE qui intéresse tant les Américains. A commencer par le soutien à l'Amisom (forces de l'ONU en Somalie) : 60 millions d'euros débloqués sur la Facilité de paix en 2008-2010 (15 millions sur la période précédente, mais tout n'a pas, semble-t-il, pas été dépensé du fait de la situation instable à Mogadiscio). Un autre projet concerne le développement de capacités maritimes régionales, et le soutien au processus entamé avec le code de Djibouti.

(*) Le siège d'Africom est à Stuttgart. Mais à Garmisch, une garnison de l'US Army est toujours présente. Et les Américains y tiennent souvent des sessions de formation. Et l'école de l'OTAN y est également située
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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 10:50

Les Etats membres vont plancher, le 16 mars prochain, sur la Coopération structurée permanente en matière de défense, introduite par le Traité de Lisbonne lors d'un séminaire organisé par la présidence espagnole. Ce sera le premier débat du genre. Débat qui n'est pas destiné vraiment à aboutir tout de suite mais plutôt à "planter le décor", permettre d'échanger sur les positions des Etats membres.
2 intermédiaires neutres pour ouvrir les hostilités
Pour lancer le débat, "ouvrir les hostilités" diraient les diplomates , la présidence espagnole a demandé à l'Institut royal (belge) des Relations internationales (plus connu sous le nom de la Fondation d'Egmont) de réfléchir aux critères de participation à cette CSP. Dans un document intitulé "The First Concrete Proposal to Implement Lisbon: Permanent Structured Cooperation in Defence", qu'ils présenteront le 16 mars, Sven Biscop (directeur des recherches sur les question de sécurité à l'Institut Egmont) et Jo Coelmont (ancien représentant militaire belge au COPS) proposent ce qu'ils appellent des "critères réalistes" de participation pour inciter les Etats membres à en « faire plus, mieux et ensemble » en matière de PeSDC. Voici - en avant-première - ce document. 4 critères clés sont développés :

1. Capacité de déploiement. « Les pays doivent accroître leur capacité de déploiement et durabilité, par exemple de 25% en 5 ans et de 50% en 10 ans, jusqu'à ce qu'ils aient atteint un objectif convenu, par exemple l'augmentation de la capacité de déploiement de 50% et l'augmentation de la durabilité de 10%, ce dont dont la plupart ont déjà convenu à l'OTAN ». Ainsi, un État qui affiche maintenant l'ambition d'avoir toujours 1000 hommes sur le terrain, devrait viser à en permanence sur le terrain 1250 en 2015 et 1500 en 2020. Cet objectif pourrait être décliné pour chaque composante militaire — armée de terre, marine, forces aériennes — et peut aussi s'exprimer sous forme d'un pourcentage du total de la population de chaque Etat membre, précisent les auteurs. Comment réaliser cet objectif (renforcement du rapport coût-efficacité, partage, spécialisations...) doit être laissé à la discréation de chaque Etat membre.

2. Budget. Dans l'esprit d'un meilleur partage des charges, les Etats membres devraient harmoniser leurs dépenses de défense. Mais tout critère fixe, par exemple de 2%, « doit être évité » estiment les auteurs qui proposent un autre critère d'engagement programmatique. « Les pays qui dépensent moins que la moyenne européenne (1,63% du PIB) devraient s'engager à ne pas réduire davantage leurs dépenses de défense, ni en termes réels, ni en pourcentage du PIB ».

3. Industrie
. Aujourd'hui chaque pays peut choisir de contribuer "à la carte" à de nombreux projets de l'Agence européenne de défense, et ne paient donc qu'en conséquence, l'idée est de les faire aussi participer, proportionnellement à leur PIB, au travail entamé pour résoudre les lacunes identifiées dans le processus des Headline goals. « Pour les pays qui ne prennent pas prendre part à chaque projet de l'Agence européenne de défense, et sélectionnent certains auxquels ils participent, leur contribution financière au coût total de tous les projets de l'AED devrait refléter leur PIB.» Ils participeraient

4. Opérations
. Afin de renforcer la solidarité politique et stimuler la coopération, les pays devront participer à toutes les opérations de la PeSDC, avec des effectifs et des équipements conséquents, tels qu'énumérés dans la décision de lancement prise par la « Statement of Requirements » faite avant l'opération. « La taille et le type de contribution sont laissés à la discrétion de chaque pays ». Il s'agit d'éviter - m'a précisé - Sven Egmont, que j'ai joint au téléphone, « d'avoir des pays qui ne participent que symboliquement, en envoyant une ou deux personnes au QG de l'opération. Mais on ne peut donner d'objectif chiffré. C'est en engagement politique ».

Tout est question de volonté. Comme le précisent les auteurs, d'ailleurs en prélude de leur note, « Si les Etats ont la volonté, ils pourraient faire plus en utilisant les structures de l'UE, notamment l'agence européenne de défense »...

Télécharger la note

Lire aussi :

Traité de Lisbonne: la Coopération structurée permanente (CSP) expliquée
La Coopération structurée permanente : ouuh la la la !

Setting real but realistic binding criteria for participation will allow EU Member States to invest more, better, and together in deployable capabilities. For the first time, they would create a binding commitment in the field of defence and allow an EU body, the European Defence Agency, to assess their performance.

1.  e 10 ansmust increase their deployability and sustainability, e.g. by 25% in 5 years and by 50% in 10 years, until they have reached an agreed target, e.g. the 50% deployability and 10% sustainability to which most have already agreed in NATO. Thus if PSCD is launched in 2010, a State which now has the ambition to always have 1000 troops in the field, should aim to continually field 1250 by 2015, and 1500 by 2020.

2. Countries spending less than the EU average (1,63% of GDP) should commit not to further decrease their defence expenditures, neither in real terms nor in % of GDP.

3. Countries cannot take part in each and every EDA project, so they can select those in which to participate, but their financial contribution to those specific projects must represent a share of the total cost of all EDA projects combined that is reflective of their GDP.

4. In order to reinforce political solidarity and stimulate cooperation, countries will participate in all CSDP operations requiring military assets (of the unanimous Council decision to launch which they are of course a part), with military forces, deployed in theatre, and listed in the Statement of Requirements; the size and type are left to the discretion of each individual country.

 

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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 19:45

« La mise en œuvre d’une politique étrangère, de défense et de sécurité commune dans le cadre de l’UE, représente un objectif vital pour les Etats membres », cette petite phrase glissée dans le communiqué final du Conseil suprême de Défense, réuni hier au Quirinal, n'a l'air de rien. Elle représente, estime-t-on du coté italien, un véritable « engagement à utiliser toutes les clauses du Traité de Lisbonne pour accélérer la construction de ce qu’on appelait ‘défense commune européenne' ».

L'Italie veut, en effet, être dans le peloton de tête des pays de l'UE à participer aux décisions de coopérations renforcées et de la coopération structurée permanente. Coopération qui pourrait se centrer tout auss bien sur la coopération de l'industrie et la recherche à des fins militaires et aussi la coordination des politiques militaires au sens strict. Le texte souligne ainsi « l'opportunité d'un examen approfondi au niveau institutionnel comme les instances appropriées pour le secteur industriel et de recherche afin de lancer un réel effort pour finaliser le traité Lisbonne ». Le « double objectif (est de) contribuer à bâtir un outil commun politique et militaire plus efficace en termes de services opérationnels et moins coûteux », précise-t-il.

Giorgio Napolitano, président de la République, qui présidait le Conseil de Défense (*), a particulièrement insisté, selon mes confrères de la Stampa, pour que l’Italie figure en première ligne parmi les pays de l’Union.

(*) Le Conseil suprême de Défense comprend outre le président de la République, le chef du Gouvernement Silvio Berlusconi, les ministres des affaires étrangères (Franco Frattini), de l'Intérieur (Roberto Maroni), de l'Economie et des Finances (Giulio Tremonti), de la Défense (Ignazio La Russa), du développement économique (Claudio Scajola) et le chef d'Etat-Major (Generale Vincenzo Camporini).

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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 09:30

La hache de guerre est déterrée. Dans le rapport voté mercredi sur la PeSDC, le Parlement européen appelle « les pays de l'Union européenne membres de l'Union de l'Europe occidentale (UEO) à mettre fin au traité de Bruxelles modifié de 1954 », après l'introduction d'une clause d'assistance mutuelle dans le Traité de Lisbonne.

« Le Parlement européen est la seule institution supranationale pouvant légitimement prétendre au suivi démocratique de la politique de sécurité et de défense de l'Union » ajoutent-ils. « L'Assemblée de l'UEO - qui doit son existence à un traité, le traité de Bruxelles modifié, qui n'a pas été signé par l'ensemble des Ètats membres de l'Union européenne - n'est pas habilitée légalement à exercer un suivi parlementaire sur la PSDC ».

Le Parlement préférerait développer, directement, avec les Parlements nationaux, les « possibilités offertes par le traité de Lisbonne, à faire pleinement usage de son protocole n° 1 du traité »

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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 08:38
Le rapport d’Arnaud Danjean sur « la mise en vigueur de la stratégie européenne de sécurité et la politique de défense et de sécurité commune », a été voté à la mi-journée à Strasbourg à une large majorité (480 votes pour, 111 contre, 64 abstentions), se veut porteur d’une autre ambition pour la PeSDC. Il appelle aussi le Conseil à renforcer ses relations avec le Parlement et à lui donner plus de rôle et à développer de nouvelles missions. Enfin, il estime le temps venu de mettre fin au Traité sur l’UEO. Les principaux éléments du rapport...

La revendication d’une autre ambition

« L’Union doit renforcer son autonomie stratégique à travers une politique étrangère, de défense et de sécurité, forte et efficace » estime le Parlement. Celui-ci affirme son « soutien réitéré aux efforts de l'Union pour répondre (aux) menaces et défis en développement une approche proactive et globale, mettant en synergie les différents moyens d'action - civils comme militaires -. » La Haute représentante devrait agir « très rapidement » pour donner à l'Union plus de cohérence dans ses politiques externes.

Un Conseil de défense. Les Parlementaires soutiennent « la légitimité et l'utilité d’un Conseil des ministres de la défense, dans le cadre du Conseil des affaires étrangères, formé des ministres de la défense, sous la présidence du vice-président/haut représentant, et qui aurait un rôle particulier dans le développement des capacités militaires » (une décision qui pourrait entrer en application bientôt, lire).

Un centre permanent des opérations. Il faut « créer un centre d'opération permanent de l'Union, placé sous l'autorité du vice-président/haut Représentant, et dont la mission serait la planification opérationnelle et la conduite des opérations militaires. (Le PE) demande le rattachement de ce centre d'opérations au SEAE ». Ce centre devrait être situé au même endroit que le CPCC (L'Etat-Major civil) dans l'idée d'assurer les « synergies nécessaires entre le civil et le militaire ». Le système actuel, avec sept états-majors, « entraîne une perte d'efficacité, de réactivité et des coûts considérables et qu'un interlocuteur permanent dans le domaine militaire est nécessaire à la coordination civilo-militaire sur le terrain », souligne le PE.

Un service extérieur complet. Le Parlement veut « doter le SEAE d'une structure permanente concentrant les fonctions de soutien communes aux missions civiles et aux opérations militaires » (procédures de recrutement et de passation de marchés). Il s’agit de remédier aux lacunes constatées régulièrement pour le recrutement de certains spécialistes de gestion dans les missions et que celles « puissent se concentrer sur leur mission première ».

Des moyens militaires plus efficaces. Le Parlement européenne prône l’utilisation de l’Eurocorps, le cas échéant, par l'Union, et une « utilisation plus flexible des groupements tactiques afin qu'ils puissent être utilisés également comme force de réserve ou comme substitut partiel en cas de processus de génération de forces décevant ». Au passage, le Parlement « regrette que les groupements tactiques, malgré le coût qu’ils représentent, n'aient toujours pas été utilisés jusqu'à présent, pour des raisons politiques mais aussi parce que les conditions de leur déploiement sont très strictes »

Une force de protection civile. Le Parlement souhaite « rouvrir le débat sur la mise en place d'une force européenne de protection civile, sur la base notamment du rapport Barnier de mai 2006, mutualisant les moyens des États membres pour offrir une réponse collective efficace en cas de catastrophes naturelles ou du fait de l'homme, à l'intérieur de l'Union comme à l'extérieur ». Il estime aussi que « la PESD/PSDC militaire doit aussi permettre de répondre à ces risques civils».

Des procédures financières allégées. Le Parlement suggère, dans le cadre de la révision du règlement financier, d'assouplir les règles et procédures applicables pour la gestion des crises, domaine qui doit répondre à des exigences spécifiques (rapidité du déploiement, considérations sécuritaires...).

L'Agence européenne de défense renforcée. Il faut « exploiter davantage le potentiel de l'Agence européenne de défense (AED) en conformité avec le nouveau traité, la doter d'un budget à la hauteur des attentes placées en elle et lui donner plus de prévisibilité dans ses travaux grâce à l’adoption d’un cadre financier et d’un programme de travail triennaux » souligne le Parlement qui « invite les États membres à finaliser au plus vite l’arrangement administratif entre l’AED et l’organisation conjointe de coopération en matière d'armement (OCCAR) ainsi que l’accord de sécurité entre l’Union et l’OCCAR de manière à organiser efficacement leur coopération en matière d’armement ».

Une implication dans le bouclier anti-missile. « La nouvelle version du bouclier anti-missile envisagée par l'administration américaine doit se faire sur la base d'une vision commune des pays européens sur le sujet, en coordination avec la Russie, et en favorisant la participation de l'industrie de défense européenne à la mise en place de ce bouclier ».

Revendications du Parlement

Le Parlement européen veut engager le débat avec le Conseil et les parlements nationaux sur « la mise en vigueur des nouvelles dispositions du Traité de Lisbonne » : la clause d'assistance mutuelle, la clause de solidarité, le rôle du Haut représentant et du service européen d'action extérieur, un mandat plus large pour la PeSDC, la coopération structurée permanente, la mise en place d'un Fonds de lancement.

Plus généralement, il veut avoir un nouveau rôle dans la PeSDC :

- être informé « à l'avance » des missions et opérations en préparation ainsi que de leur déroulement;

- être informé « régulièrement» sur l'utilisation du mécanisme ATHENA et du fonds de lancement, « comme il le fait déjà pour l'utilisation des crédits PESC pour les missions civiles »;

- être « associé aux processus de retours d'expérience des opérations; notamment être informé sur le premier rapport annuel sur l'identification et la mise en oeuvre des retours d'expérience pour les missions civiles »;

- être tenu « régulièrement informé des efforts consentis par les États membres pour atteindre les objectifs de renforcement des capacités civiles et militaires » (définis en décembre 2008);

- une « révision » des accords interinstitutionnels de 2002 entre le Parlement européen et le Conseil sur l'accès du PE aux informations sensibles du Conseil dans les domaines de la PESD et de la PSDC, « afin que les députés responsables, notamment les présidents des sous-commissions "sécurité et défense" et "droits de l'homme", puissent avoir les informations nécessaires pour exercer leurs prérogatives de façon éclairée ».

- la révision de la stratégie européenne de sécurité devrait avoir lieu tous les 5 ans, en coincidence avec le début d'un nouveau mandat parlementaire, et le Parlement européen devrait être consulté.

Il estime nécessaire la rédaction d'un "Livre blanc", offrant les possibilités d'un large débat public, qui "renforcerait la PeSDC".

 

De nouvelles missions dans l'Océan indien, au Pakistan et au Kosovo

Les parlementaires saluent la future mission d'entraienement des forces somaliennes (EUTM Somalia, qui démarre en mai) ; une future mission renforçant la capacité de surveillance maritime des pays riverains de l'Océan indien (en application du code de Djibouti) ;

Ils soutiennent la proposition du Conseil d'examiner la possibilité d'une mission d'assistance au Pakistan pour la réforme des secteurs de sécurité et la construction d’une capacité de lutte contre le terrorisme ;

Au Kosovo, il demande au Conseil de considérer un possible déploiement d'une opération militaire de la PSDC pour relever la KFOR.

Enfin, il se prononce pour le « renforcement et le nouveau format de la mission d'assistance au poste frontière de Rafah (EUBAM Rafah) ».

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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 21:40
SherlockHolmesCongo-US100218.jpgSi certains Européens considèrent que la défense européenne, c'est "peanuts", cela ne semble pas être le cas de tout le monde. La semaine dernière, deux responsables d'Africom, le commandement militaire américain en Afrique, étaient en visite à Bruxelles. L'Ambassadeur Holmes, adjoint au commandant d'Africom pour les activités civilo-militaires et le Major General Sherlock, directeur de la stratégie, des plans et des programmes. Objectif : parfaire leur connaissance de l'UE, examiner les collaborations qui peuvent s'esquisser entre Américains et Européens, sur la gestion civile de crise en particulier.

L'expérience civilo-militaire de l'UE intéresse. Les Américains sont effectivement particulièrement intéressés par l'expérience civilo-militaire des Européens, surtout pour la réforme du secteur de la sécurité (SSR). Comme l'explique à la presse l'ambassadeur Holmes : « Nous sommes à l'Africom, des militaires, dans un système américain où nous avons des contraintes juridiques. Nous pouvons gérer l'aspect de la défense mais ne sommes pas autorisés, par exemple, à entraîner la police. Nous voulons voir comme dans la perspective européenne, nous pouvons travailler ensemble, en complément l'un de l'autre. »

Les américains ont fait le tour du propriétaire. Au menu, selon mes informations, un tour à la CMPD - la nouvelle direction civilo-militaire de gestion de crises. Un entretien destiné à comprendre le fonctionnement des instances européennes. « Expliquez-nous le Traité de Lisbonne » ont dit en substance les Sherlock Holmes américains à leur interlocutrice, Claude-France Arnould. Un entretien plus pratique s'en est suivi, destiné faire le tour des collaborations possibles avec l'UE, notamment au Congo (qui intéresse beaucoup les Américains) ou en Guinée-Bissau. La surveillance maritime les a également beaucoup intéressés. Les Américains n'ont pas oublié, non plus, de rencontrer quelques responsables de la DG Développement, pour parler un peu plus stratégie et programme de développement.

En Somalie. Par ailleurs, les discussions vont bon train entre Européens et Américains sur l'opération de formation des militaires somaliens en Ouganda (EUTM), qui pourrait devenir la première démonstration de cette nouvelle entente (1). « Il y a beaucoup de domaines où nous regardons comment nos intérêts peuvent se combiner, et comment contribuer les uns aux autres. (...) Il est donc important pour nous d'écouter les priorités de l'Union européenne. » a précisé l'ambassadeur Holmes. Par exemple « la formation des sous-officiers ou la lutte contre les IED. Nombre de soldats du GFT sont tués par des IED. Avec l'Irak ou l'Afghanistan, les Etats-Unis, mais pas seulement eux, les Britanniques également, avons beaucoup d'expérience dans ce domaine, et nous pouvons entraîner les forces du GFT comme de l'Amisom pour neutraliser cette menace. » Concrètement, du coté européen, on estime que les Américains pourraient participer également à l'équipement des forces somaliennes.
  • NB : les Etats-Unis fournissent déjà un soutien aux troupes de l'AMISOM (Ouganda, Burundi) tant du coté de la formation, de l'équipement et du support logistique (transport également). Elles bénéficient également du programme d'équipement en armes (Foreign Military Sales ou FMS) : véhicules, équipement de protection personnel et uniformes.
L'Africom. Créé en 2007, formalisé en 2008, le commandement américain pour l'Afrique (basé à Stuttgart...) se veut le témoignage d'une meilleure coordination et intensification de la coopération militaire en Afrique. Africom est très impliqué dans les zones post-conflit, dans les pays du Sahel, au Liberia, en Guinée (sous le parapluie de l'ONU). « Et cela ne m'étonnerait pas que nous allions au Niger pour accompagner la transition vers la démocratie » explique l'ambassadeur Holmes. Les Américains sont également très présents en RDC Congo. Africom vient d'entamer (il y a deux semaines) la formation d'un bataillon des FARDC à l'extérieur de Kisangani. « Une formation destinée non seulement à acquérir les connaissances militaires de base » selon le Maj. Gén Sherlock « mais aussi à être un centre d'excellence dans les FARDC. Les soldats recevront ainsi une formation sur l'Etat de droit, et sur les questions de violence sexuelles. Ce que nous essayons de faire, c'est de fournir un bataillon qui pourra servir d'exemple pour les autres unités et les efforts futurs d'entraînement des FARDC ».

(1) Les Américains sont certes déjà intégrés à la mission "Etat de droit" (Eulex) au Kosovo. 83 hommes et femmes, policiers. Mais il s'agit, là, d'une intégration assez classique d'un Etat tiers dans une mission européenne, déjà cadrée, sous commandement européen.

(crédit photo : Africom - le général Sherlock et l'ambassadeur Holmes lors du lancement de la formation des soldats de la FARDC à Kisangani, mi-février)

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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 20:20
RencMorinAshton-Fr100205.jpgDe retour d'Haïti, Cathy Ashton avait quelques heures à tuer avant de se rendre à Cordoba (Espagne) à la réunion informelle des ministres des Affaires étrangères. Elle en a profité pour voir le ministre français de la Défense, Hervé Morin (*). C'est à sa demande que cette rencontre a été organisée, précise-t-on à Paris. Un geste de bonne volonté de la Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité commune, après son absence remarquée, et remarquable, de Palma de Majorque.... Une manière aussi pour la Britannique de montrer qu'il n'y a pas que la voix de Londres qui compte pour elle et de maintenir le contact avec tous les Etats membres.

Un conseil des ministres de défense: oui sans ambages ; un CPCO (conduite des opérations) : pourquoi pas ? Mise à part la tenue vestimentaire de la Haute représentante (qui nous étonnera toujours !) — avec longue écharpe tricotée et veste avec badge simili-militaire sur le coté (comme les ados) — deux points de fond sont à retenir de cette visite à l'Hotel de Brienne (siège du ministère de la Défense français). Non négligeables... D'une part, la Haute représentante est « entièrement » d'accord sur la nécessité d'avoir des conseils formels des ministres de la Défense permettant de prendre des décisions formelles tant en matière d'opérations militaires que de capacités militaires et les moyens de commandement. "C'est nécessaire" a-t-elle reconnu sans ambages. Autre point à noter : sur la mise en place d'une « capacité permanente de planification et de conduite des opérations » (CPCO), elle n'a pas éludé la question. Elle s'est même montrée assez enthousiaste, sans dire oui tout à fait, mais au moins prête à étudier sérieusement la question. Ce qui change un peu notamment par rapport à son sceptiscime exprimé lors de son audition en janvier. Aaah, le bon air de Paris .

(*) Et pas que lui. Une rencontre a également été organisée à l'Elysée avec Jean-David Levitte, le conseiller diplomatique du président Sarkozy, puis avec Bernard Kouchner. Celui-ci a même offert un "lift" à la Haute représentante, qu'il a pris sous son aile... Plutôt dans son avion pour aller à Cordoba.

(crédit photo :
A. Roiné/ECPAD)
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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 00:02
  • Pieter de Crem, ministre belge de la Défense, sera aux « manettes » européennes le prochain semestre quand la Belgique prenant son tour de présidence tournante. Une présidence qui devrait être bien remplie en pleine montée en puissance du Traité de Lisbonne. Et, comme la rencontre de Palma l'a montré, les sujets délicats ne manquent pas. L'A400M d'abord (la Belgique participera à une solution mais quid du ministère des Finances), Atalanta (pas de commandement belge en 2010 mais candidature posée en 2011), l'Afghanistan (un possible renfort de nature civile), la Coopération structurée permanente (on l'a mis de coté, il faut ouvrir la discussion), l'OHQ militaire permanent (attendre que les temps soient mûrs).

A Palma, on a beaucoup parlé de l’Airbus A400M, on semble proche d’un accord ? Quelle est la part de la Belgique dans cette avancée ?
La Belgique est prête à prendre sa part sur les 2 milliards (qui seront répartis de façon proportionnelle). Sur l’avance remboursable (qui ne fait pas partie du contrat en tant que tel - n’y participent donc que ceux qui veulent), le ministère de la défense n’est pas le seul décideur, il faut examiner cela au sein du gouvernement, notamment avec le ministère des Finances, pour examiner qu’il est possible de faire et comment cela est possible. Une répartition au prorata des commandes serait justifiée.

On s'est aussi accordé lors de cette réunion, de la mise en place de conseils formels de ministres de la Défense, qu'en pensez-vous ?
C'est une bonne proposition. C'est important pour le rythme des réunions comme pour donner du sens politique aux décisions des ministres.

La Belgique avait posé la candidature pour un commandement de la force européenne anti-piraterie Atalanta. Mais ce ne sera pas pour 2010 apparemment ?
L’évolution de la situation politique aux Pays-Bas n’a pas permis de solution pour 2010. A la fin de l'année, il y aura cependant des Belges (six) et un commandant adjoint de la force sur place avec les Français (qui auront le commandement). Mais je garde bon espoir, notre candidature reste posée pour un des quadrimestres de 2011.

Les Néerlandais s'en vont d'Afghanistan d'ici la fin de l'année, les Belges vont-ils les remplacer ?
En deux ans, on a doublé les effectifs. Le gouvernement doit définir la hauteur de notre effort pour 2011 (à hauteur de ce qui fait actuellement au moins), la question est ouverte. Nous avons reçu la demande du secrétaire général de l'OTAN et on l'examine attentivement. Peut-être faut-il renforcer le "paquet" civil.

 
La coopération structurée permanente semble un peu oubliée aujourd'hui ? On en parle beaucoup moins depuis que le Traité de Lisbonne est en vigueur ...
C'est vrai. On l'a un peu mis de coté. Nous avons la volonté d'en parler. Mais j'ai conscience qu'il faut une certaine prudence et qu'il y a aujourd'hui d'autres priorités, d'autres décisions à prendre, d'importance, comme le service européen d'action extérieure. Ce n'est donc pas le tout premier sujet à trancher. Mais je suis disposé à lancer la réflexion (durant la présidence).
C'est un outil, un levier pour tous les dossiers de défense et de sécurité. Maintenant il faut "remplir" cette coopération renforcée. Voir ce qu'on met dedans. L'Agence européenne de défense a un rôle particulier à jouer, il faut la renforcer.

Justement que met-on dans la coopération structurée permanente, les opérations, les acquisitions ?

Je crois que ce sera davantage dans le domaine des capacités, des acquisitions. Il ne faut pas réinventer des structures pour le plaisir.
Nous sommes tous confrontés à des contraintes budgétaires. Et nous tous avons des défis. Il y a des réformes engagées dans chaque pays. Avec tout cela, il faut ménager les investissements et adapter nos forces à la nouvelle donne. Nous ne faisons plus de défense territoriale mais participons à des opérations extérieures qui sont une autre forme de protection de l'intégrité territoriale.

Et l'OHQ militaire permanent, est-ce un sujet que vous voulez pousser durant votre présidence ?
Il est trop tôt aujourd'hui. Faire un effet d'annonce est sûrement agréable. Mais on a vu ce que cela a donné dans le passé. Un bel effet. C'est agréable. Mais ensuite rien. Il faut avancer sur ce sujet quand ce sera plus mûr pour tous.


Quelles seront vos priorités "défense", alors, sous la présidence belge ?
Un peu de patience. Le gouvernement doit se décider dans quelques semaines.

Une priorité, alors ?
Les acquisitions...
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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 22:50
Les ambassadeurs du COPS ont eu, mardi 2 mars, une discussion autour du processus de Corfou. Un processus lancé par la présidence grecque de l'OSCE en juin 2009 avec pour objectif de promouvoir un dialogue sur la sécurité européenne. Il s'agit notamment de répondre aux propositions russes d'un nouveau Traité sur la sécurité européenne (1). Les Européens, après avoir tatonné pendant plusieurs mois (2), ont trouvé un certain "consensus", selon un diplomate européen. Ils estiment que la proposition russe et le processus de Corfou ont un mérite : redonner vie à un débat sur la sécurité européenne et à l'OSCE, qui était un peu endormie, telle la "Belle au bois dormant". Tous unanimes, ils estiment, en effet, que s'il doit y avoir un débat sur la sécurité européenne, celui-ci doit avoir lieu dans l'enceinte de l'OSCE qui est l'organisation idoine (3). La présidence kazakhe de l'organisation, qui mène les débats désormais, doit remettre un rapport qui doit comprendre une liste de propositions et s'étendre à la prévention des conflits, à la situation post-conflit, à l'énergie... Une réunion ministérielle est prévue en juin, ou plutôt en juillet pour en discuter.

(1) texte formalisé en novembre 2009, traduction en anglais
(2) Lire :
Sarkozy répond oui à la proposition de Medvedev d'un pacte (novembre 2008), Joschka Fischer propose une nouvelle Otan élargie...à la Russie  (janvier 2009), le couple Merkel-Sarkozy se réapproprie la sécurité européenne (février 2009)
(3) Une position qui semble acceptée désormais par les Russes, si j'en crois les déclarations de Medvedev à Paris en début de semaine
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logo_ouestfrancefr.pngL'éditeur : Nicolas Gros-Verheyde. Journaliste, correspondant "Affaires européennes" du premier quotidien régional français Ouest-France après avoir été celui de France-Soir. Spécialiste "défense-sécurité". Quelques détails bios et sources.