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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 12:29

La présidence espagnole se termine. Et la présidence belge arrive. Sur votre agenda, vous pouvez déjà noter quelques dates. Tout d'abord, la traditionnelle réunion informelle, les 18 et 19 octobre à Gand et la réunion des ministres de la Défense les 22-23 novembre à Bruxelles. Coté affaires étrangères, il y a 5 réunions xdes ministres prévues : le 19 ou le 26 juillet, les 10 et 11 septembre (informelle Gymnich à Bruxelles), le 25 octobre (à Luxembourg), les 22-23 novembre, le 13 décembre.

Un COPS informel se tiendra les 15 et 16 juillet à Bruxelles et le traditionnel voyage des ambassadeurs Politique & Sécurité" aura lieu cette année en République démocratique du Congo, du 9 au 13 octobre. Les Conseils européens sont programmés le 16 octobre et le 17 décembre.

Comme thèmes d'autres réunions, à signaler : la coopération structurée permanente (séminaire le 13 juillet), la PSDC civile (séminaire de haut niveau le 15 juillet et séminaire le 27 octobre), une université d'été sur la PSDC (les 17 et 18 septembre), l'industrie de défense (séminaire le 13 octobre), les Battlegroups de l'UE (réunion + conférence les 13 et 14 octobre), la réaction rapide aérienne et maritime (conférence le 12 octobre), la prévention des conflits (forum les 4 et 5 novembre), Etc...

Documents :

Le calendrier général à télécharger ici

Les dates clés en matière de politique de sécurité et défense commune, PSDC à télécharger là.

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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 10:00

Un nouveau planning a été adopté pour les groupements tactiques 1500 - plus communément appelés battlegroups - la force de réaction rapide de l'UE.

En gras, le pays qui assure le lead. Une * signale que la participation est à confirmer. Entre parenthèses, le pays qui assure l'OHQ.

1er semestre 2011

2011-1 : Pays-Bas, Allemagne, Finlande, Autriche, Lituanie (OHQ = Potsdam - Allemagne)

2011-1: Suède, Finlande, Estonie, Irlande + Norvège = "Nordic battlegroup" (OHQ = Northwood - Royaume-Uni)

2e semestre 2011

2011-2 : Grèce, Bulgarie, Chypre, Roumanie + Ukraine * = "Helbroc" (OHQ = Larissa - Grèce)

2011-2 : Portugal, Espagne, France, Italie = "Eurofor" (OHQ = Mont-Valérien - France)

1er semestre 2012

2012-1 : France, Belgique, Luxembourg (OHQ = Mont-Valérien - France)

2012-1 : ---

2e semestre 2012

2012-2 : Italie, Slovénie, Hongrie (OHQ = Rome ? - Italie)

2012-2 : Allemagne, Autriche, République tchèque, Irlande + Croatie et Fyrom * (OHQ = Potsdam - Allemagne)

1er semestre 2013

2013-1 :  Pologne, Allemagne, France = "Triangle de Weimar"

2013-1 : ---

2e semestre 2013

2013-2 : Royaume-Uni, Suède (OHQ = Northwood - Royaume-Uni)

2013-2 :  ---

1er semestre 2014

2014-1 : Grèce, Bulgarie, Roumanie *, Chypre * = Helbroc (OHQ ? Larissa - Grèce)

2014-1 :  ---

2e semestre 2014

2014-2 : Belgique, Pays-Bas*, Luxembourg, Allemagne, Espagne (OHQ ? Potsdam - Allemagne)

2014-2 :  Espagne, Italie (OHQ ? Rome - Italie)

1er semestre 2015

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25 avril 2010 7 25 /04 /avril /2010 15:19

L'UE a actuellement 14 ou 15 missions civiles et militaires déployées ou en cours de déploiement — dont la durée du mandat varie — ainsi qu'une dizaine de représentants spéciaux — dont le mandat se termine pour la plupart le 28 février. Catherine Ashton devra donc rapidement indiquer si elle confirme certains ou change leur position.

On remarque une bonne présence des Espagnols et Suédois aux cotés des Britanniques, Français et Allemands. En revanche, depuis le départ de Banfi de la mission EUBAM, aucun représentant des pays d'Europe de l'Est, ni des pays du Benelux d'ailleurs.

(en cours de mise à jour)

Missions civiles


EUPOL Afghanistan (Police) : Kai Vittrup (Danemark)

Policier danois, Kai Vittrup a pris le relais, en octobre 2008, du général allemand Jürgen Scholz. Kai est un peu un baroudeur des opérations internationales. Diplomé de l'école de police de Copenhague en avril 1965, il a à son actif près de 41 ans de service. Tout d'abord, dans la police danoise à différentes fonctions (enquêteur, chef de patrouille, chef inspecteur, chef de l'unité de support tactique...), comme commandant de la police d'Aalborg, puis de la capitale, Copenhague. Depuis 1992, il est surtout actif au niveau international : en 1992, à la Forpronu, à Sarajevo. A partir de 1996, il suit les cours de l'Otan à l'école du Shape ainsi que ceux de la gestion civile de crise. Il dispense aussi ses conseils et son expérience lors de conférences de haut rang des agents de police anti-émeute dans la foule et de contrôle à Gaza, en Cisjordinanie, Albanie, Estonie et Lettonie. En 2000, il repart en mission internationale : conseiller sécurité de la mission de l'ONU à Timor Est (UNTAET) ; conseiller principal pour la sécurité en Irak, pour la formation, le suivi, l'encadrement et la logistique de la police irakienne (2003-2004),  commissaire de police de la Mission des Nations-Unies au Kosovo, MINUK (oct 2004 - 2006), chef de police à l'UNAMIS au Soudan qui vise à restructurer et former la police soudanaise (septembre 2006- 2008).

 

EUJUST Lex Irak (État de droit): Francisco Diaz Alcantud (Espagne)


Faugeras-EubamRafah--UE10.jpgEUBAM Rafah (surveillance aux frontières) : Col. Alain Faugeras (France).

 Après deux années de classes préparatoires à Saint-Cyr, au collège militaire d'Autun, en 1975, et une période d'officier de réserve dans les troupes aéroportées, arme du Train, Alain Faugeras s'oriente dans la gendarmerie. Il prend des commandements successifs d'une section au 1er RI de la garde républicaine (1981), puis d'un peloton motorisé de Versailles (1984, et de la compagnie de Saint-Pierre - Ile de la Réunion (1988). En 1991, il est officier d'état-major au commandement de la gendarmerie des transports aériens (1991), sert à l'Etat-major interarmées de planification opérationnelle de Creil. Il commande le groupement de gendarmerie mobile d'Aubervilliers (1998), puis celui de la gendarmerie départementale d'Ajaccio - Corse du Sud (2000). Il a participé à plusieurs opérations extérieures - dans ces différentes fonctions : en ex-Yougoslavie (au titre de l'IFOR - SFOR) et en Albanie (opération Alba). Avant sa nomination en Israël, il était, depuis 2005, conseiller "gendarmerie" et chef de la section "gestion des crises civiles" à la Représentation permanente (RP) française auprès de l'UE à Bruxelles.


MALMQUIST-small-UE.jpgEUPOL Copps Palestine (Police prisons) : commissaire Henrik Malmquist (Suède). 

Diplômé en droit et en études internationales, Henrik Malmquist est depuis janvier 2010, chef de la mission de police de l'UE dans les territoires palestiniens. Entré en 1991, après divers services dans les services du procureur et tribunaux, il devient chef adjoint de la division des affaires internationales (1994-1995), puis chef de la division (1995-1996), commissaire de distrct (1996-1997) et chef de la police criminelle (1998-2003). Au niveau international, il a été observateur aux élections au Kenya (1993-1994), formateur de la police au Montenegro pour le Conseil de l'Europe (1999), et président du groupe Europol durant la présidence suédoise du Conseil de l'UE (2009).   Télécharger CV

 

CUSTODIOAdilio-UE09.jpgEUPOL RD Congo (Police) : Adilio Custodio (Portugal).

Un spécialiste du Congo ! Diplômé de l’Institut Supérieur de Sciences Policières et de la Sécurité Intérieure de Lisbonne, il a étudié également à l'Université (française) Jean Moulin (Lyon III (DESS Droit et Politique de Sécurité). Il a effectué de nombreuses missions internationales. Il est ainsi membre de la Police Civile au sein de la mission des Nations Unies en RCA (MINURCA) puis coordinateur CIVPOL pour la formation de la police et gendarmerie nationales congolaises, et responsable de la Cellule d’Evaluation des Services de Renseignement en vue de restructuration (juin 1998 à décembre 1999). Il exerce ensuite des missions similaires au sein de la MONUC (décembre 2000 à mai 2002). et d'être le Police Commissionner de la Police Civile de la MONUC (juin 2002 à novembre 2002). Il revient sous couvert de l'UE, d'abord comme Chef de la mission européenne EUPOL Kinshasa (décembre 2004 à juin 2007), puis comme chef de la mission européenne de Police EUPOL RD Congo depuis juillet 2007. Il a également été responsable de l’équipe de pré-déploiement et Chef d’état major de la Police Civile des Nations Unies, mission de Stabilisation des Nations Unies en Haiti (MINUSTAH) (Mai 2004 à décembre 2004).

 

Jean-PaulMichel-Cz09.jpgEUSEC RD Congo : Gén. Jean-Paul Michel (France)

Jean-Paul Michel a pris la tête de cette mission depuis juillet 2008. Dans sa période militaire en France, il a notamment commandé le Régiment de marche du Tchad et fait plusieurs séjours à Djbouti. On peut également retenir qu'il a commandé le 5e bataillon d'infanterie de Sarajevo de la Forpronu, de mars à juille 1995, à une période plus que tendue (les forces bosniaques affrontent les forces serbes et réciproquement, l'ONU réagit, l'Otan bombarde les positions serbes, des centaines de casques de l'ONU sont pris en otage, massacres de Srebrenica).


Verastegui-Guinea-Bissau-UE10.jpgEUSSR Guinea-Bissau : Gén. Juan Esteban Verastegui (Espagne)

Agé de 56 ans, Juan Esteban-Verastegui était, avant de prendre la tête de la mission en Guinée, commandant des Forces aéromobiles de l’Armée de terre (FAMET). Une unité qu’il connaît bien puisqu’il a commencé comme pilote d’hélicoptère, puis comme chef du Bataillon d´hélicoptères de Transport (Chinook), le « Bheltra V », avant de passer à l’Etat-major de cette unité. Il a participé à plusieurs opérations de soutien de la paix, comme chef du 4e Bureau (Log) de l’État- major de la brigade espagnole de la Forpronu (Bosnie-Herzégovine, 1992 –1993), chef d’État-Major de la division militaire à la Minuga (Guatemala, 1994-1995), chef adjoint des services intégrés de soutien à la Monuc (Congo, 2003-2004).


UdoBurkholder--UA.jpgEUBAM Moldavie Ukraine (Douanes) :  Udo Burkholder, ad interim (Allemagne) (1).

Directeur de l'office des douanes de l'Aéroport de Frankfurt am Main (le plus grand aéroport d'Allemagne fédérale), en 1995, il retourne comme chef de département au BMI (Ministère fédéral de l'intérieur), en août 2000, il devient président du centre de la présidence de contrôle des frontières à Kassel.

 


EULEX Kosovo (État de droit) : Gén. Yves de Kermabon (France), adjoint : Roy Reeve (Royaume-Uni).

YvesDeKermabon-Eulex.jpgDiplômé de Saint-Cyr, issu de l’armée blindée de cavalerie, Yves de Kermabon a participé à de nombreuses missions extérieures : Tchad (1978 et 1979), République Centrafricaine (1981), Cambodge (1992). Il a servi à la FORPRONU (commandant adjoint du secteur de Sarajevo, 1995), à l’Ifor (Division Multinationale Sud-Est, 1996), puis à la Kfor au Kosovo (chef de la Brigade Multinationale Nord à Mitrovica, 2002, commandant adjoint, 2003, puis commandant en chef, 2004-2005).

 


EUMM Georgia (Observation) : Hansjörg Haber (Allemagne), adjoint : Général Janvier (France)

Haber-Ambass-DeAvant d'être nommé, Hansjörg Haber était en poste à Beyrouth, assurant la liaison avec la mission UNIFIL de l'Onu au Liban. Ayant été conseiller politique à Ankara (1992-1996) et ambassadeur à Moscou (1999-2002), directeur adjoint puis directeur du département opérations de maintien de la paix au ministère des affaires étrangères à Berlin (1996-1999, 2002-2006), c'est un peu l'homme de la situation. Il  maitrise à la fois le concept de gestion de crises et le contexte régional. Il parle aussi le russe et le turc, avec des connaissances de Farsi et de certaines langues arabes.

 

 

GénéralJanvierEumm*043Officier de gendarmerie, né en 1952 à Nice, le général de division Gilles Janvier a commencé sa carrière à Rennes comme chef du peloton de gendarmerie mobile 2/8, et à Berlin comme chef du détachement de sécurité (en 1978). Il a ensuite servi dans plusieurs postes en France, dans la gendarmerie mobile, la gendarmerie départementale (notamment en Ille-et-Vilaine, de 1996 à 1999), ou les Etats-majors, comme commandant de la région de gendarmerie de Provence-Alpes-Côte d’Azur (2005-2006). Sous-directeur au Secrétariat général de la Défense nationale en 2003-2005, il était, dans son dernier poste, commandant des écoles de gendarmerie depuis mars 2007, avant de prendre sa retraite. Au niveau international, il a effectué plusieurs mission : en ex-Yougoslavie (mai-juin 1995), en Albanie (mai-août 1997) comme chef de la mission UEO et a exercé quelques mois comme consultant sécurité aux Etats-Unis (août-octobre 2006).


MPUE / EUPM Bosnie-Herzégovine (Police) : Stefan Feller (Allemagne).

Feller379©ScFeller a commencé sa carrière dans la police du Land du Rhénanie du Nord - Wetsphalie, comme enquêteur (en 1979) et finissant comme directeur des opérations (en 2000). Ses huit dernières années, il les a consacrées aux opérations de gestion de crise, en particulier dans les Balkans. il a ainsi servi à la MINUK (la mission des Nations-Unies au Kosovo), de 2000 à 2004 (comme chef adjoint puis chef). Il passe ensuite à Bruxelles, où il est nommé responsable de l'unité "Police" au Conseil de l'Union européenne (2004-2007), chargé de conseiller les responsables européens pour les missions de Police. En 2007, il prend la tête de l'unité "Conduite des opérations" au CPCC avant d'être nommé en Bosnie.  (photo © S. Cornu)

 


PAMECA Albanie (Police) (2) : Michael Colbourne (Royaume-Uni)


Missions (opérations) militaires


Althea Bosnie-Herzégovine (stabilisation) : John McColl (DSaceur OTAN - Royaume-Uni)

Commandant adjoint des forces de l’Otan en Europe (Dsaceur), il a remplacé le général Sir John Reith, à partir du 22 octobre 2007. La Bosnie-Herzégovine est un terrain de connaissance pour ce général britannique puisqu’il y a servi en 1994 avec l’opération de l’Onu « Grapple 4 » et en 1995 puis 1996 au titre de l’IFOR. Il a servi également en Allemagne, à Chypre, en Norvège et en Irlande du Nord et a commandé la Force internationale d’assistance à la sécurité (IFAS) en Afghanistan du 10 janvier au 20 juin 2002.


Commandant de la force = Maj. Général Bernhard Bair (Autriche).

BernardBair-G-n-ral-At08.jpgOriginaire du Tyrol, le Major-général Bernhard Bair vient de Zams. Après avoir suivi la formation d'officier d'Etat-Major de la Theresianischen Militärakademie de Wiener Neustadt de 1985 à 1988, il a suivi la formation d'Etat-Major à l'Académie militaire nationale de Vienne. Il a occupé divers fonctions de commandement, notamment comme chef d'état-major de la 4ème Panzergrenadierbrigade ou comme commandant militaire adjoint du Tyrol. Mais a surtout  éété attaché de défense d'Autriche en Croatie et en Bosnie-Herzégovine. Avant d'être nommé, il dirigeai  le Commandement des Opérations de soutien de l'armée autrichienne depuis 2002. A ce titre, il a en charge la logistique, l'entretien, le transport et le dispositif de santé militaire. (photo : ministère autrichien de la Défense)


EUNAVFOR Atalanta Somalie (aéronavale lutte anti pirates) : Rear-Admiral Hudson (Royaume-Uni), Commandant de la force, assisté du Vice-Admiral Hans-Jochen Witthauer (Allemagne)

HudsonItwGoteborg-374b.jpgHudson a commandé le HMS Norfolk et HMS Albion. Avant d'être nommé, il assurait le Commandement de la force amphibie de la marine britannique (COMATG), basée à Portsmouth. (photo : © NGV)


Sur zone : Jan Thornqvist (Suède)

Entré dans la marine en 1976, à l'âge de 17 ans, aJanThornqvistCdtNavy-Swe09ZarahJohnson.jpgprès l'Académie navale a navigué sur plusieurs des vaisseaux de la marine suédoise: leHMS Landsort, le HMS Koster, le HMS Arholma, le HMS Ulvön. En dernier lieu, il a été à l'Etat-major chargé de la section "analyses", a commandé la 4e flottile de la marine de guerre. En 2004-2004, il a suivi les co urs de l'US Naval Command College (NCC) à Newport. (photo: Forces armées suédoises).


EUTM Somalia (formation militaires somaliens) : Col Ellul (Espagne) = commandant de l'opération et de la force.

 

(1) Officiellement elle n'est pas une mission de la PeSDC, même si elle en a tous les aspects. Mais une mission hybride Commission européenne / PNUD (financée entièrement par les fonds européens)

(2) Mission menée par la Commission européenne.

 

(crédits photos : Conseil de l'UE, présidence tchèque de l'UE, ministère autrichien de la Défense, NGV)

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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 23:50
Les institutions européennes préparent une modification de l'accord inter-institutionnel en matière budgétaire qui concerne également la Politique étrangère et de sécurité commune (PESC). Une modification destinée à mettre en conformité l'ancien accord (qui date de 2006) avec les nouvelles règles et institutions issues du Traité de Lisbonne. La discussion doit être close avant la présentation du budget 2011, fin avril. Le cadre financier pluriannuel (CFP) est, ainsi, désormais fixé par un règlement et "sort" donc de l'accord inter-institutinnel. Et c'est le Haut représentant aux Affaires étrangères et à la politique de sécurité qui exerce désormais les pouvoirs auparavant dévolus au Conseil. Jusqu'à là la routine...
  • Un petit hic
  • Dans le souci de ne pas trop innover et de s'en tenir à un honnête "copy-paste" de l'accord précédent, on a - semble-t-il - oublié ... le Conseil (lors des consultations régulières). En effet, on a gardé l'ancienne formule qui fait que le président du COPS représente le Conseil. Or le traité de Lisbonne retire à la présidence tournante du Conseil la présidence du COPS et c'est désormais un délégué du Haut représentant qui assure cette présidence. Ce peut être un ambassadeur comme un "administratif". A priori Cathy Ashton a choisi de rester à la formule "ambassadeur". Mais rien ne l'empêche de procéder autrement (le traité ne prévoyant rien en la matière de plus précis). Et ce président reste sous son autorité. La représentation du Conseil n'est donc plus, selon moi, en tant que tellesassurée.
D'autres modifications pourraient survenir plus tard, une fois que la Commission et la Haute représentante se seront accordés sur les compétences respectives de chacun en matière administrative et budgétaire sur les différents fonds. Le précédent accord datant de 2006, il n'est pas inutile de rappeler les principales dispositions fixée par le nouvel accord.

Compétence de la Commission. La Commission est compétente pour « effectuer, de manière autonome, des virements de crédits entre articles à l'intérieur du chapitre «PESC» du budget. » Ainsi la flexibilité « considérée comme nécessaire pour une exécution rapide des actions de la PESC est assurée ». Si, au cours de l'exercice financier, le montant du chapitre «PESC» du budget est insuffisant pour faire face aux dépenses nécessaires, « le Parlement européen et le Conseil se mettent d'accord pour trouver d'urgence une solution, sur proposition de la Commission ».

Chapitres. À l'intérieur du chapitre «PESC» du budget, les articles auxquels doivent être inscrites les actions PESC sont répartis en 5 chapitres :
« – opérations de gestion des crises, prévention et résolution des conflits ainsi que stabilisation, suivi et mise en oeuvre des processus de paix et de sécurité;
– non-prolifération et désarmement;
– interventions d'urgence (maximum 20% du budget global "PESC");
– actions préparatoires et de suivi;
– représentants spéciaux de l'Union européenne. »


Présentation du budget. « Une fois par an, le haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité consulte le Parlement européen sur un document prévisionnel, transmis au plus tard le 15 juin de l'année en question, qui présente les principaux aspects et les choix fondamentaux de la PESC, y compris leurs implications financières pour le budget général de l'Union européenne, ainsi qu'une évaluation des mesures lancées au cours de l'exercice n-1 ».

Consultations régulières. Entre outre, « le HR tient le Parlement européen informé en organisant des consultations communes au moins cinq fois par an dans le cadre du dialogue politique régulier sur la PESC, à convenir au plus tard au sein du comité de conciliation ». Participent à ces réunions : « pour le Parlement européen, les bureaux des deux commissions concernées; pour le Conseil: le président du comité politique et de sécurité. La Commission est invitée à participer à ces réunions. »

Modification du budget. « Chaque fois que le Conseil adopte, dans le domaine de la PESC, une décision entraînant des dépenses, le HR communique immédiatement au Parlement européen, et en tout cas au plus tard cinq jours ouvrables après la décision finale, une estimation des coûts envisagés (fiche financière), notamment ceux qui concernent le calendrier, le personnel, l'utilisation de locaux et d'autres infrastructures, les équipements de transport, les besoins de formation et les dispositions en matière de sécurité. »

Suivi de l'exécution du budget. « Une fois par trimestre, la Commission informe l'autorité budgétaire de l'exécution des actions PESC et des prévisions financières pour le reste de l'exercice. »
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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 00:10
Une vingtaine d'instituts de recherche européens - et non des moindres (1) - se sont regroupés pour mettre ensemble leur savoir-faire sur une plate-forme "CSDP MAP", établie à l'origine par Isis Europe. C'est assez génial ! En trois séries de tableaux, vous pouvez avoir une représentation de toutes les missions de l'EU et de la PeSDC, des analyses pays ou thématiques, réalisées par les instituts associés, notamment les retours d'expériences, les missions d'évaluation, etc... Prévention ou analyse de conflit, maintien de la paix, piraterie, Etats faillis, droits de l'homme, processus de réforme de la sécurité... il ne manque vraiment pas grand chose. Un dernier tableau présente les différentes structures de l'UE : Conseil, Commission, Parlement, Agences, organisations extra-traités (telle la gendarmerie européenne), vous avez tout en un seul clic. Alors allez voir... : Le site

(1)
CICS Bradford University, - UKClingendael, Netherlands - CMI, Finland - DCAF, Geneva - ECFR, UK & international - Egmont, Brussels, Belgium - EPC, Brussels, Belgium - FRIDE, Spain - Fundacion Alternativas, Spain - GRIP, Brussels, Belgium - IFSH, Germany - International Crisis Group, Brussels - IRIS Paris, France - ISIS Europe, Belgium - IAI, Italy - NOREF, Norway - SIPRI, Sweden - SWP, Germany - UNIDIR, Geneva - ZIF, Germany
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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 13:49
Difficile de prévoir ce qui va se passer dans le monde en 2010 et 2011 ! Pourtant il faut bien fixer un cadre budgétaire. Pour 2010, le budget des missions de la politique étrangère et de sécurité commune (PESC) sera en nette augmentation (+16%) atteignant 280,9 milions d'euros (à comparer aux 242,7 millions d'euros prévus pour 2009).

Une augmentation à relativiser. R
apporté au budget global de l'UE pour 2010 (141,5 milliards €), cela ne représente que 0,2% du budget ! Et le budget 2008 atteignait, déjà, ce montant, avec 284,85 millions d'euros. D'un autre coté, il faut prendre aussi en compte d'autres lignes budgétaires qui contribuent, plus ou moins directement à la PeSDC (voir 2). Et il est notable de voir la progression rapide de ce budget dans les trois dernières années (cf. graphique).
BudgetPesdcNgv.png
La progression va continuer en 2011 avec de nouvelles missions. Cette progression devrait se poursuivre en 2011, estiment les diplomates, selon le document que j'ai pu consulter. D'une part, les missions actuelles de gestion de crise devraient être prolongées, notamment la mission EULEX Kosovo (la majeure partie du budget missions de défense). D'autre part « de nouvelles actions pourraient démarrer en 2010 qui continueront en 2011, ou démarrer en 2011 ». Les diplomates demandent d'ailleurs pour les années futures de veiller à ce que la non-utilisation des marges (d'urgence) « n'entraîne pas de coupes budgétaires l'année suivante ». « Les budgets des missions reflètent des prévisions réalistes (...). Le déploiement graduel du personnel et les délais liés à la passation des marchés d'équipements devraient être pris en compte de façon appropriée. »

1. Missions civiles de gestion de crises et représentants spéciaux (*) :

Les opérations et représentants spéciaux ne coïncident pas avec l'année budgétaire, mais sur plusieurs années. Et que ce cadre va se préciser durant l'année.

1) EULEX Kosovo, avec 2000 agents internationaux, continue d'être "la plus importante opération de gestion de crise civile et pèsera fortement sur le budget PESC" = 145 millions € pour la période novembre 2009 - juin 2010 (dont 115 millions € engagés en 2009). 30 millions € sont engagés sur le budget 2010. Une autre décision doit être prise début 2010 pour la suite de la mission.

2) EUPOL Afghanistan, deuxième plus gros budget =
81,4 millions € pour la période décembre 2008 - mai 2010 (dont 36,4 millions € engagés en 2009). 45 millions €sont engagés sur le budget 2010. Une autre décision doit être prise début 2010 pour la suite de la mission.

3) EUMM Georgia = 
49,6 millions € pour la période septembre 2008 - 14 septembre 2010 (dont 46 millions € engagés en 2008 et 2009). 3,5 millions € sont engagés sur le budget 2010. Une autre décision doit être prise au 2e semestre 2010 pour la suite de la mission.

D'autres décisions devront aussi être prises pour la continuation des missions de soutien à l'autorité palestienne (EUPOL Copps) en république du Congo (EUPOL et EUSEC RDC), en Irak (EUJUST Lex) et les actions dans le domaine du désarmement et de la non-prolifération (armes de destruction massive WMD et armes légères SALW).

Les représentants spéciaux de l'UE - dont la plupart des mandats se termine le 28 février 2010 (sauf celui en Fyrom qui se termine le 31 mars 2010) - seront sans doute prolongés (cela dépend de la décision de la Haute représentante, Catherine Ashton). C'est le budget PESC qui financera tant qu'une décision fixant les modalités de leur intégration
dans le futur service d'action extérieur ne sera pas prise.

2. Autres budgets intéressant la PSDC

Pour avoir une idée plus précise de l'intervention de l'UE en matière de sécurité, il faut aussi se pencher sur d'autres lignes du du budget 2010 "Relations extérieures" (
dont le total avoisine les  4,2 milliards €) car d'autres actions intéressant de près la PeSDC seront financées en 2010. Exemples (engagements, chiffres arrondis) :

Projets pilotes
- projet pilote de lutte contre la piraterie :
1 million €
-
projet pilote des ONG conduisant des activités de maintien de la paix : 1 million €

Instrument de stabilité
- réponse de crises : 151,5 millions €
- préparation aux risques chimique, biologique, nucléaire (CRBN) : 41 millions €
- actions transrégionales contre criminalité, terrorisme, protection infrastructures : 21 millions €

Protection civile
- interventions de protection civile dans les pays tiers : 8 millions €
- assistance dans le secteur nucléaire : 54 millions € + 15 millions € (Tchernobyl)

Interventions géographiques
- Palestine, processus de paix et UNRWA : 295 millions €
- Afghanistan - rehabilitation et reconstruction : 160 millions €
- Irak, Iran, Yemen - coopération : 47 millions €

Service d'action extérieure
- Personnel de la DG relex et des délégations extérieures de la CE : 236,5 millions €
- Dépenses de fonctionnement DG Relex, Délégations extérieures et autres : 199 millions €


(*) Les missions militaires de l'UE ne sont pas financées par le budget communautaire mais par 26 des 27 Etats membres (sauf le Danemark qui bénéficie d'un opt-out), en partie de façon solidaire pour les "coûts communs" (répartition selon une clé du PIB sous le mécanisme Athena) et de façon individuelle pour les troupes et matériels envoyés (chaque pays finançant sa propre contribution sur son budget national).
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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 17:53

Un nouveau planning a été adopté pour les groupements tactiques 1500 - ou battlegroups - la force de réaction rapide de l'UE. En voici le contenu. En gras, le pays qui assure le lead. Une * signale que la participation n'est pas confirmée.
On peut remarquer que la France comme l'Allemagne sont d'astreinte au moins un semestre par an. Au 1er semestre 2013, la France pourrait même participer aux deux Battlegroups de permanence. En revanche, la participation britannique est beaucoup moins soutenue (une fois tous les deux ans). Il est intéressant de remarquer également que certains groupes constitués (Helbroc, Nordic Battlegroup, FraBelux...) prennent régulièrement la garde. Cela facilite la mise en place et "l'opérationnalité" de ces battlegroups.

2e semestre 2009

2009-2 : République tchèque, Slovaquie (OHQ = Potsdam – Allemagne)

2009-2 : Belgique, France, Luxembourg (Frabelux, OHQ = Mont Valérien - France)

1er semestre 2010

2010-1 : Pologne, Allemagne, Lettonie, Lituanie, Slovaquie (OHQ = Allemagne)

2010-1 : Royaume-Uni, Pays-Bas (OHQ = Royaume-Uni - Northwood)

2e semestre 2010

2010-2 : Italie, Roumanie + Turquie (OHQ = Italie)

2010-2 : Espagne, France, Portugal

1er semestre 2011

2011-1 : Pays-Bas, Allemagne, Finlande, Autriche, Lituanie (OHQ = Allemagne)

2011-1: Suède, Finlande, Estonie, Irlande + Norvège (Nordic battlegroup)

2e semestre 2011

2011-2 : Grèce, Bulgarie, Chypre, Roumanie (Helbroc)

2011-2 : Portugal, Espagne, France, Italie (Eurofor)

1er semestre 2012

2012-1 : France, Belgique, Luxembourg (Frabelux)

2012-1 : ---

2e semestre 2012

2012-2 : Italie, Slovénie, Hongrie

2012-2 :  Allemagne, Autriche, République tchèque, Irlande * + Croatie et Fyrom (OHQ : Allemagne)

1er semestre 2013

2013-1 :  Pologne, Allemagne, France (

2013-1 : Belgique, Luxembourg, France * (FraBelux)

2e semestre 2013

2013-2 : Royaume-Uni, Suède

2013-2 : ---

1er semestre 2014

2014-1 : Grèce, Bulgarie *, Roumanie *, Chypre * (Helbroc)

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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 19:51
Le général allemand Lothar Domröse a pris le commandement, le 25 septembre 2009, de l'Eurocorps. Il prend la succession du Général de Corps d'Armée Pedro Pitarch, dont le franc parler a toujours été un plaisir pour les journalistes.

Pitarch avait pris le commandement du Corps Européen le 21 septembre 2007, après avoir commandé les Forces Terrestres espagnoles.

Domröse a, notamment, été Chef d'État-Major de la Force Internationale d'Assistance à la Sécurité dite «ISAF» à Kaboul, Afghanistan, de janvier 2008 à janvier 2009. Fonction bien utile car l'Eurocorps devrait être redéployée dans la région à l'horizon 2012.
Télécharger la biographie de Domröse

L'Etat-major est ainsi constitué :
-
Le général de division belge Martin, comme adjoint au commandant en chef
- le général espagnol Ramirez a été nommé chef d'état-major (il était
adjoint "opérations" au chef d'état-major),
- le général de brigade français De la Maisonneuve prend le poste "d'adjoint opérations" au chef d'état-major,
- le général de brigade polonais Buszka  celui d'adjoint soutien au chef d'état-major
- et le général de brigade allemand Niemann prend le poste nouveau d'adjoint "entraînement et ressources" au chef d'état-major.

Un millier de personnes compose l'Etat-Major.

L'Eurocorps est formé de cinq pays à l'origine: France, Belgique, Luxembourg, Espagne, Allemagne auxquels s'est ajouté la Pologne. Et va s'ajouter l'Italie. La Roumanie et les Etats-Unis sont candidats. Ce qui pose problème pour les USA est la condition d'appartenance à l'Union européenne pour faire partie de l'Etat major.

Le
Parlement Européen a proposé à deux reprises, de placer le Corps Européen en permanence sous le commandement de l'Union Européenne. Mais sans succès pour l'instant. Et la présidence française de l'UE (au 2e semestre 2008) qui avait aussi cette ambition n'a pas réussi à convaincre les partenaires européens. Le Traité de Strasbourg - signé le 26 février de cette année - confère au quartier général de l'Eurocorps est déjà un premier pas notable. Car il reconnait la personnalité juridique à l'Eurocorps. Ce qui reste encore très loin de l'objectif.

(crédit photo : Eurocorps)
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6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 00:00
Né le 14 juillet 1942, le Haut représentant pour la politique étrangère et de sécurité commune de l'UE, Javier Solana de Madariaga, est issu d’une famille espagnole bien connue. L’alchimie politique, diplomatique et européenne, il y a en quelque sorte baigné tout petit. Son grand-oncle Salvador de Madariaga a été le chef de la section désarmement de la Société des Nations, et est ensuite ambassadeur en France et aux Etats-Unis. Opposant au régime franquiste, il prend la voie de l’exil vers Londres en 1936. En 1947 il participe au manifeste d’Oxford sur le libéralisme et est un des fondateurs du Collège d’Europe de Bruges. Le frère aîné de Javier Solana est aussi opposé au régime franquiste et sera emprisonné pour ses activités politiques.

Socialiste dès le début. A 22 ans, en 1964, Javier rejoint aussi clandestinement le parti socialiste espagnol, qui est alors illégal. Comme son père, chimiste, il suit la voie scientifique avec un diplômé de physicien et des études en Espagne, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. Mais il reste engagé : outre-Atlantique, il est notamment président de l’association des étudiants étrangers et participe aux protestations contre la guerre au Vietnam. En 1976, il est  nommé secrétaire fédéral du nouveau parti socialiste. Il siège comme député de Madrid de 1977 à décembre 1995.

Proche de Felipe Gonzalez, Javier Solana rejoint naturellement son cabinet après la victoire historique du PSOE en 1982. Il y restera près de 13 ans, un record de longévité. Ministre de la Culture, puis Ministre de l’Education en 1988, il devient Ministre des Affaires étrangères en 1992. En 1995, l’Espagne préside l’Union européenne. Et Solana porte sur les fonts baptismaux le processus de Barcelone, dont l’objectif est de mieux arrimer et associer les Etats méditerranéens à l’Europe. En décembre 1995, il est nommé secrétaire général de l’OTAN, en remplacement du belge Willy Claes. Evolution logique pour l’homme comme pour le parti dont il reste membre. D’opposant à l’OTAN, l’un comme l’autre sont devenus de chauds partisans d’un atlantisme « raisonnable ».

A la tête de l’OTAN, Solana doit d’abord mettre en application le plan de paix de « Dayton » en Bosnie-Herzégovine avec le déploiement d’une force (IFOR) de 60 000 hommes dans l’ancienne république yougoslave déchirée par plusieurs années de guerre. Mission transformée ensuite en mission de stabilisation (SFOR) conservant plus de 30 000 hommes sur le terrain. Sous son impulsion, l’OTAN affine sa stratégie, intègre ses membres – la France, partiellement, l’Espagne, totalement, rejoignent la structure militaire — négocie des accords, particulièrement avec l’ancien ennemi russe — c’est la naissance du Conseil Otan-Russie. En 1999, l’OTAN intervient à nouveau militairement dans les Balkans, cette fois directement en Serbie pour stopper l’intervention des forces de police et de l’armée au Kosovo. Intervention couronnée de succès militairement et politiquement (avec un petit coup de pouce russe qui délaisse son allié serbe). La province serbe à majorité albanaise sera ensuite placée sous administration internationale, la sécurité étant assurée par l’OTAN (KFOR).

Monsieur PESC. Entre-temps, Solana est passé à d’autres horizons toujours à Bruxelles mais à l’Union européenne. Les Quinze sont tombés d’accord, au Sommet de Cologne, en juillet 1999, pour nommer le socialiste espagnol à une nouvelle fonction créée par le Traité d’Amsterdam, celle de diplomate en chef de l’UE. Fonction qu’il étrenne le 18 octobre 1999. Le traité de Nice ajoute une autre casquette, celle de secrétaire général du Conseil. Ce qui permet à Solana de disposer des moyens administratifs et financiers pour les ambitions tracées par les chefs d’État et de gouvernement européens. Sa discrétion plait. Il est renouvelé en juillet 2004 pour un deuxième mandat de 5 ans. Durant ces années, il est notamment impliqué dans la recherche d’une solution au Proche-Orient et dans le dialogue entamé avec l’Iran par plusieurs pays (France, Allemagne, Royaume-Uni, Russie, Etats-Unis). Une vingtaine d’opérations civiles et militaires sont déployées sur trois continents au titre de la Politique européenne de sécurité et de défense (PESD). Et l’Union européenne est apparue peu à peu comme un acteur « sérieux » pour les missions de « bons offices ». La dernière en date, importante symboliquement et politiquement, étant le conflit armé du mois d’août 2008 entre la Géorgie et la Russie.

Son mandat se termine le 31 octobre 2009. Mais il ne portera pas le titre de Ministre des affaires étrangères de l’UE, créé par la Constitution européenne, et dont il avait rêvé...
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13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 01:20

Le planning d'astreinte de la force légère de réaction rapide de l'UE - les battle groupes 1500 personnes minimum pour chaque battle group - vient d'être réactualisé à l'approche du conseil des ministres de la défense du 18 mai. En voici la teneur... (NB : le premier pays est la nation-cadre du Battle group

1er semestre 2009
2009-1 : Italie, Espagne (force amphibie italo-espagnole), Portugal, Grèce (OHQ = Rome - Italie)
2009-1 : Grèce, Bulgarie, Chypre, Roumanie = Helbroc (OHQ = Larissa - Grèce)

2e semestre 2009
2009-2 : République tchèque, Slovaquie (OHQ : Potsdam – Allemagne)
2009-2 : Belgique, France, Luxembourg (OHQ = Mont Valérien - France)

1er semestre 2010
2010-1 : Pologne, Allemagne, Lettonie, Lituanie, Slovaquie (OHQ = Allemagne)
2010-1 : Royaume-Uni, Pays-Bas (OHQ = Royaume-Uni - Northwood)

2e semestre 2010
2010-2 : Italie, Roumanie + Turquie (OHQ = Italie)
2010-2 : Espagne, France, Portugal

1er semestre 2011
2011-1 : Pays-Bas, Allemagne, Finlande, Autriche, Lituanie (OHQ = Allemagne)
2011-1: Suède, Finlande, Estonie, Irlande + Norvège = Nordic battlegroup

2e semestre 2011
2011-2 : Grèce, Bulgarie, Chypre, Roumanie = Helbroc
2011-2 : France ou Portugal, Espagne, France, Italie

1er semestre 2012
2012-1 : xxx
2012-1 : xxx

2e semestre 2012
2012-2 : Italie, Slovénie, Hongrie
2012-2 :  Allemagne, Autriche, République tchèque + Croatie et Fyrom (OHQ : Allemagne)

1er semestre 2013
2013-1 :  Pologne, Allemagne, France
2013-1 : xxx

2e semestre 2013
2013-2 : Royaume-Uni, Suède
2013-2 :  Belgique (à confirmer)

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logo_ouestfrancefr.pngL'éditeur : Nicolas Gros-Verheyde. Journaliste, correspondant "Affaires européennes" du premier quotidien régional français Ouest-France après avoir été celui de France-Soir. Spécialiste "défense-sécurité". Quelques détails bios et sources.