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1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 20:05
C'est le ministère de la Défense, lui-même qui l'a annoncé dans un communiqué, la "coque Q 790"
(alias Clemenceau) sera démantelé sur la rivière Tees au nord-est de l’Angleterre par la société britannique Able UK Ltd . Le contrat vient d'être signé. Le "Clemenceau" est un déchet... au sens du droit communautaire

"En conformité avec la réglementation de la Communauté européenne et de la Convention de Bâle", la Grande-Bretagne et la France vont délivrer une "autorisation de transfert transfrontalier" de la coque Q 790. Ce n'est qu'au terme de cette procédure - "qui va prendre quelques semaines" - que l’ex Clemenceau pourra accomplir son dernier voyage à partir de la rade de Brest.
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24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 22:37
... Mais en été 2008. Le premier vol du nouvel appareil militaire "tout terrain" européen produit par Airbus - destiné à prendre le relais des Transall et autres Hercules C130 - était bien prévu le 26 juin. Mais ce sera pour finir une petite sortie en dehors des ateliers (Roll out en terminologie aéronautique) et non une sortie plus importante... Le vol premier aura lieu durant l'été. A suivre ! La première livraison opérationnelle est prévue en 2010.

Environ 200 commandes ont déjà été passées pour l'appareil européen, essentiellement par les pays associés à l'OCCAR - l'Organisation Conjointe de Coopération en Matière d'Armement : Allemagne (60), France (50), Espagne (27), Royaume-Uni (25), Turquie (10), Belgique (7), Luxembourg (1). Se sont ajoutés : l'Afrique du Sud (8), la Malaisie (4)
© photo Airbus military
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3 juin 2008 2 03 /06 /juin /2008 08:00
Malgré les réticences de certains Etats membres, la Commission européenne est bien fondée à utiliser la base juridique du Traité « marché intérieur » pour ouvrir les marchés de défense, qu’il s’agisse des « marchés publics » ou des « transferts de biens de défense » affirme une note juridique du Conseil. Cet avis lève les dernières hypothèques qui pesaient sur ces deux dossiers, et vainquent les réticences de nombre d’Etats membres. Outre la France, l’Italie ou la Suède étaient en effet plus que réticents particulièrement sur la directive « transferts ».
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27 avril 2008 7 27 /04 /avril /2008 07:39

(A Fucino - Italie) Lancé sur le cosmodrome de Baïkonour (Kazakhstan), le dernier satellite test pour le GPS européen - Galileo - a surtout été piloté au centre de Fucino (Italie) par l'Agence spatiale européenne, depuis une petite salle aux allures ordinaires, avec téléphone et écran de contrôle.

Malgré la distance, l'allumage de la fusée a quelque chose d'extraordinaire. Et pour être dans  la salle de visionnage avec tous ceux qui ont participé à la mise en place de Galileo (les opérateurs comme l'Agence spatiale européenne ou Arianespace, les industriels comme Thales ou Astrium, les responsables politiques, comme la rapportrice du Parlement européen, Etelka Barsi Pataky ou le commissaire européen aux Transports, Jacques Barrot), on retrouve incontestablement nos souvenirs d'enfants, quand la fusée s'allume, que le décompte ne laisse finalement que d'ultimes secondes — 5-4-3-2-1...  Au décollage, immédiatement, on ne perçoit qu'une boule de feu et une trace comme une apocalypse finale. Il faut un moment, qui parait durer longtemps, mais n'est en fait qu'une fraction de seconde, pour saisir que "non la fusée n'a pas explosé". Et qu'elle a tout simplement décollé... Il est 0h16.

  Pour revenir sur terre, ce lancement — après l'acceptation par les Etats membres et le Parlement  européen d'un financement public (= 3,4 milliards d'euros) pour la mise en place des 30 satellites —, signe le démarrage de l'Europe spatiale. La réussite de ce "test technique permet à l'Europe spatiale de franchir un pas" comme l'a déclaré le commissaire Barrot.

Il ne faut pas s'y tromper ! Au delà des aspects techniques, des enjeux industriels et des déclarations politiques, il y a pour l'Europe un véritable intérêt stratégique : l'Europe gagne ainsi son indépendance pour le futur. Etre en mesure de maitriser toute la chaine : du lancement du satellite à la reconnaissance finale du signal, éventuellement utilisable sur le terrain, par les militaires.
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26 avril 2008 6 26 /04 /avril /2008 20:01

(publié dans Ouest-France)

Galileo, le GPS européen, va connaître une nouvelle étape décisive, dimanche. Après plusieurs années de complications politiques et techniques, un satellite test va être lancé du site de Baikonour (Kazakhstan). Le lancement sera piloté du centre de contrôle de l’Agence spatiale européenne, à Fucino (Italie). Objectif : procéder aux derniers réglages avant le lancement des premiers satellites opérationnels.

Quel est l’avantage de Galileo sur le GPS actuel ? Galileo est basé sur la même technologie que le GPS. Mais il offre un degré de précision supérieur (quelques mètres au lieu de 10 mètres). Et, surtout, il a une fiabilité supérieure. De plus, il sera reçu sans aléa dans les villes et dans les régions situées aux latitudes extrêmes.

Quand le système sera accessible ? L’objectif fixé par la Commission européenne est : 2013. Les quatre premiers satellites « actifs » seront lancés au premier semestre de 2010 pour atteindre 30 en 2013.

GPS et Galileo sont-ils compatibles ? Un usager pourra recevoir les signaux GPS et Galileo sur un seul et même récepteur. Mais, pour cela, il faudra avoir un récepteur bimode, donc se rééquiper. Mais d’ici 2013, notre bon vieux Gps sera démodé…

Pourquoi un système européen ? Outre l’avantage technique, l’intérêt est d’ordre stratégique : assurer l’indépendance européenne en matière d’utilisation satellite et ne plus dépendre du système américain. Le GPS avait, en effet, été restreint lors de la guerre d’Irak. L’enjeu est aussi industriel au moment où le Gps américain, le russe Glonass se modernisent et les Chinois se lancent dans la course.

Comment çà marche ? Chaque satellite de la constellation est équipé d’une horloge atomique mesurant le temps avec une extrême précision. Le récepteur au sol, intégré par exemple dans un téléphone portable, possède pour sa part en mémoire les coordonnées précises des orbites de chacun des satellites de la constellation. En lisant le signal qui lui arrive, il détermine le temps mis par le signal pour arriver jusqu’à lui et calcule la distance. Dès qu’un récepteur au sol reçoit les signaux d’au moins quatre satellites simultanément, il peut calculer sa position exacte.

Combien cela coûte ? Le coût de développement et de déploiement de GALILEO, incluant la fabrication et le lancement de trente satellites et la mise en place d'une composante terrestre, est évalué entre 3,2 et 3,5 milliards d’euros., soit environ 7 euros par citoyen.

Comment Galileo est financé ? Après avoir tenté un financement mixte, privé-public, sous forme de concession, la Commission européenne a décidé de faire financer le déploiement du système, jusqu’à 2013, par le budget communautaire. Une formule qui a recueilli l’accord de tous Etats membres, l’année dernière, et l’aval du Parlement européen, mercredi dernier.

Qui construit Galileo ? Le satellite test – un cube de 500 kg – est construit par Astrium et Thales Alenia Space. Pour les autres satellites, dans appels d’offres vont être lancés dès cet été, divisés en plusieurs lots, pour n’exclure aucun industriel européen de cette « aventure ». Chaque lot sera attribué à un chef de file industriel, obligé d'en sous-traiter 40%. L’européen, EADS, les français Thales et Alcatel, l’allemand Astrium ou le britannique SSTL sont sur les rangs.

Quelles retombées économiques ? Selon certaines études, GALILEO créera quelque 150 000 emplois et le marché de services et d'équipement qui en découlera est estimé à environ 9 milliards € par an.

Nicolas GROS-VERHEYDE.

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24 janvier 2000 1 24 /01 /janvier /2000 15:36
(article paru dans France-Soir, janvier 2000)

Le Parlement européen a, entre les mains, un petit bâton de dynamite concocté par son Office d’évaluation scientifique et technique. Celui-ci vient de produire quatre études - qui devraient être débattues le 22 février par la commission des libertés publiques - et pourraient provoquer quelques remous dans les relations entre Européens ou avec les Américains. En effet, « depuis 1947, les États-Unis et le Royaume-Uni ont scellé un accord pour partager leurs capacités d’écoute sur tous les réseaux de communication. ». Objectif : bien sûr la lutte contre le terrorisme ou la criminalité mais surtout l’économie. En clair, l’espionnage industriel est au centre du dispositif, surtout depuis la fin de la guerre froide. Dans les années 1970, les deux pays-frères ont ainsi mis sur pied un réseau d’écoute mondiale, dénommé Echelon qui dispose de différentes bases d’écoute, dont deux au Royaume-Uni (à Chicksands et Cheltenham),  Internet, câbles sous-marins de téléphones, radio, rien n’échappe à Echelon qui dispose, souligne le rapport, de capacités suffisantes pour « avaler » toutes les informations transitant sur le réseau mondial. Les informations interceptées sont triées et codifiées, par type d’information (C pour les messages commerciaux, D pour les messages diplomatiques...) ou par pays (FRD pour la diplomatie française...). Dès qu’un enjeu économique est décelé, l’élément est transmis, après synthèse, aux services commerciaux intéressés, aux entreprises éventuellement. Echelon a ainsi permis aux Américains de remporter quelques victoires commerciales d’envergure. Quand Airbus veut, en 1995, vendre des avions en Arabie saoudite, Boeing et Mc Donnel Douglas font une contre-offre et emportent le marché. Les Américains ont aussi pu suivre « de près» les négociations européennes sur les quotas de véhicules avec le Japon. Mais ce n’est pas tout ! Pour faciliter l’accès aux informations, les Etats-unis, insiste le rapport, ont délibérément encouragé certaines technologies. Le FBI (le bureau fédéral d’investigation) a ainsi initié des législations télécommunications dans de nombreux pays pour limiter le cryptage. De même, les principaux concepteurs de logiciels informatiques ont été fortement incités à inclure des codes dans leurs programmes permettant à la NSA - national security agency - de les décrypter aisément.
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logo_ouestfrancefr.pngL'éditeur : Nicolas Gros-Verheyde. Journaliste, correspondant "Affaires européennes" du premier quotidien régional français Ouest-France après avoir été celui de France-Soir. Spécialiste "défense-sécurité". Quelques détails bios et sources.