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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 13:15
« Il y a en moyenne, à peu près 10 policiers afghans, tués chaque jour. »  Cette phrase hommage de Carl Bildt, le ministre suédois des Affaires étrangères qui présidait le gymnich, la réunion informelle des ministres des Affaires étrangères à Stockholm qui s'est terminée le 5 septembre, a échappé aux nombreux commentaires. Et c'est dommage. Ce rappel en forme d'hommage est sain. Car cette hémorragie mine très sûrement, encore plus sûrement que les pertes subies par nos soldats, la stabilité de l'Afghanistan

Des pertes très discrètes... On parle, en effet, souvent des pertes internationales subies en Afghanistan. Beaucoup moins de celles des policiers afghans, qui sont en première ligne et paient cher - très cher -, leur engagement. Même si on peut discuter sur le chiffre donné par le ministre suédois (celui-ci me paraît un peu important au regard des autres informations disponibles, ou alors il ne tient compte que des dernières semaines ou englobe l'ensemble des forces de sécurité), les pertes subies par la police afghane (et plus généralement les forces de sécurité locale) donnent l'ampleur de la difficulté en Afghanistan pour stabiliser le pays et former une police moderne. Tâche à laquelle tente de s'atteler l'Union européenne avec sa mission Eupol, non sans difficultés (1).

Une hémorragie qui mine la stabilité. Quand on parle de rétablissement de l'Etat de droit, de formation des policiers, nous devrions prendre en compte cette donnée. Quel Etat normalement constitué pourrait ainsi tenir, face à une telle hémorragie ? Comment peut-il rétablir la stabilité alors que la substance moelle chargée de le protéger fuit ?
Comment éviter la peur légitime et la tentation de ne pas "trop en faire" parmi ceux qui restent ? Comment attirer et former de nouveaux volontaires, si chaque jour, plusieurs d'entre eux meurent "au front" ? Des questions pratiques également : Comment indemniser aussi les familles des morts et les blessés ? Comment assurer la protection de ces policiers (collective et individuelle) ? ... Et une question difficile, stratégique, mais nécessaire si l'on veut - selon le mot d'usage - mener à bien "l'afghanisation" du conflit : quels moyens occidentaux doit-on mettre à leur disposition, sous leur commandement direct ? Là est peut-être, l'essentiel des questions qu'on doit se poser et des actions que les Européens doivent développer, plutôt que davantage de renfort pour les forces militaires.

NGV

(1) Des difficultés très concrètes, lire "recrutement difficile".
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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 12:55

La réunion informelle des ministres des affaires étrangères qui vient de se dérouler à Stockholm les 4 et 5 septembre (dénommée Gymnich du nom de chateau allemand où elle s'est déroulée la première) n'aura pas failli à la tradition. Il y a l'ordre du jour prévu... et les évènements qui le bousculent. L'année dernière, c'était la Géorgie et le conflit avec la Russie (lire réunion d'Avignon). Cette fois, l'Afghanistan et le Pakistan. L'Afpak - comme le dénomme les spécialistes - était bien à l'ordre du jour. Mais il s'agissait de faire le point sur les possibilités des Etats membres de l'UE de renforcer leur implication (et leur poids) dans la région, et surtout de mieux coordonner leur action.

Le bombardement de l'OTAN sur deux camions citernes aux mains de rebelles (1), a bouleversé la donne. Même si son bilan varie selon les sources, le nombre de victimes - entre 54 et 90 victimes ou tués dont plusieurs civils (2) -, a suscité la consternation parmi les Ministres et des commentaires qui ont donné l'impression que l'UE condamnait l'action militaire. C'est vrai en partie (tous les 27 ne semblent d'ailleurs pas unanimes sur ce point). Mais selon moi, le débat et la condamnation sont ailleurs (cette fois de façon plus consensuelle). C'est davantage le "tout militaire", la nécessité de revoir la stratégie menée en Afghanistan par les occidentaux qui semble en débat et en critique. Autrement dit : l'action civile et politique doit-elle un complément à l'action militaire (comme semble le demander à l'UE le Danois Rasmussen, secrétaire général de l'OTAN), ou l'action civile doit-elle primer ou commander ? A écouter Carl Bildt, le ministre suédois des Affaires étrangères qui présidait la réunion, la réponse semble claire. Du moins quand on l'écoute lors la conférence de presse finale. Quelques extraits que j'ai retenus.

"On ne gagnera pas en tuant". Interrogé sur le bombardement de l'OTAN par le journaliste, le Ministre se refuse à polémiquer sur les chiffres : « Pour moi, chaque mort en Afghanistan est une tragédie ». Mais c'est aussitôt pour ajouter : « On ne gagnera pas cette guerre en tuant. (...) On gagnera cette guerre premièrement par la protection de la population. Et je dois le dire clairement. (...) Si nous pouvons éviter ce genre de choses, et nous concentrer davantage sur les aspects politiques et civils en Afghanistan, ce serait bien mieux. » Peu avant il avait précisé : « Nous avons noté le fait que l’OTAN a ordonné une enquête. Et nous attendons les résultats. Plus généralement, nous avons noté que le commandement militaire in Afghanistan a pris des mesures significatives afin de réduire les dommages civils collatéraux. » C'est une bonne chose « Nous sommes satisfaits »

Le tout militaire ne suffit plus. « La perception de ce que nous faisons en l’Afghanistan paraît parfois essentiellement militaire. En termes de dépenses, c’est vrai. L’opération militaire coûte cher. » Et aussi en termes pertes (humaines). « Plusieurs pays ont perdu des forces. » faisant référence aux soldats français et polonais décédés vendredi et dans la nuit. « Nous faisons là un sacrifice pour la sécurité du peuple d’Afghanistan. Mais on ne pourra pas gagner par la solution militaire uniquement. Cela pourra se faire par un processus de stabilisation (peace building), politique, économique et civil. Et les instruments de l'UE sont là ».

L'engagement européen : pour longtemps. « Nous avons besoin de renforcer notre effort politique, civil économique pour donner à l’Afghanistan une meilleure "gouvernance" sur plusieurs aspects : lutter contre la production du pavot, contre la corruption - plus que ça n’a été fait -, renforcer l’État de droit, (...). Et cela prendra du temps (…) Tous les ministres l’ont bien rappelé. Nous sommes en Afghanistan pour de longs temps. »

Une meilleure coordination des efforts des Européens. « Ensemble (avec les Etats-Unis, les Nations-Unies...)  Nous dépensons ensemble plusieurs milliards euros par an. (…). Mais nous avons besoin d’une meilleure coordination, pour être sûr d’obtenir un effet que nous voulons ».

NGV

(1) Je préfère ce terme à celui de talibans qui recouvre tellement de réalités qu'il n'en est plus exact. On peut remarquer aussi la présence de ces rebelles maintenant dans le Nord, ce qui confère une certaine extension du pouvoir de nuisance hors des bastions habituels de la rebellion.

(2) Décompter les victimes d'une action violente (attentat ou bombardement) est toujours très délicat. Selon les informations de l'AFP, après avoir affirmé que toutes les victimes étaient des "talibans", l'Alliance atlantique a confirmé qu'il n'y avait pas que des talibans. Puis le gouvernement afghan a parlé de 90 victimes (tués et blessés) dont de nombreux civils, ajoutant que c'est "inacceptable". Dimanche matin, le gouverneur de la province citait un bilan plus précis : 54 tués - 48 hommes "armés" (ce qui n'est pas tout à fait pareil que des "talibans") et 6 civils (dont un enfant) -, et 15 blessés - dont 2 "talibans". Ce qui confirme peu ou prou le premier bilan.

Par Nicolas Gros-Verheyde - Publié dans : Orient - Afghanistan-Pakistan - Ecrire un commentaire
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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 23:55
Des Etats-Unis qui mènent une politique "unilatéraliste". Des résultats qui ne sont pas à la hauteur des efforts internationaux depuis 8 ans. Une stratégie militaire basée sur la puissance aérienne qui est une erreur en soi. Une Europe très présente mais pas puissante et qui devrait être plus unie. Un soutien à la gouvernance qui est un échec... Si ce n'était l'en-tête, on aurait dû mal à y croire, pensant plutôt à un pamphlet d'opposants à la guerre d'Afghanistan ou à des vues d'utopiste européen en chambre. Que nenni ! Ce document publié, en plein mois d'août, provient de la très sérieuse commission des affaires étrangères de la Chambre des communes britannique (1). Et les députés s'y sont donnés à fond.  On pourrait dire pour reprendre cette phrase de la bataille de Fontenoy (en 1745) : messieurs les Anglais, tirez les premiers". Ils ont dégainé...

Le
tout est dit de façon tranquille, non agressive, avec délicatesse, pourrait-on dire, mais non sans la pointe d'ironie qui tue. Très britannique, en somme. Avec une conclusion édifiante: "La plupart des observations recueillies arrivent à la conclusion que l'engagement de l'OTAN en Afghanistan n'a pas été, du moins jusqu'à présent, un succès". (...) "C'est un moment critique et pour le futur de l'Alliance. Sans une distribution plus équitable des responsabilités et risques (entre les alliés), l'effort de l'Otan sera prochainement inhibé et sa réputation d'alliance militaire, capable d'entreprendre des opérations hors de sa zone, sérieusement endommagé". On comprend ainsi mieux le changement de stratégie américain entamé par le nouveau général McChrystal. Ce n'est pas un épilogue. C'est la dernière chance de vaincre et de garder ses alliés.

L'engagement britannique en Afghanistan depuis 2001 n'est pas mineur. Le Royaume de sa Très gracieuse majesté a dépensé dans ce qui a constitué  plus de 1 milliard de livres dans les opérations militaires et 1,65 milliard £ en aide au développement. Dans le pays, il y a actuellement à peu près 9000 Britanniques  et 210 civils. Depuis mai 2006, le Royaume-Uni est présent dans le sud de l'Afghanistan, dans la province d'Helmand. Un engagement payé au prix lourd (avec celui des Canadiens et des Américains). Le cap des 200 morts a été franchi, à la mi-août.

Le dommage collatéral représente un danger en lui-même. Plusieurs paragraphes sont consacrés à certains sujets assez légèrement tabous dans les milieux officiels, comme les pertes civiles (NB : environ 4 fois les pertes alliées) et le traitement des détenus. Autrement dit les dommages collatéraux. "L'usage de la puissance aérienne et des actes d'une insensibilité culturelle considérable de la part de certaines forces de coalition sur une période longue ont causé des perceptions négatives chez (l'Afghan de la rue) sur l'effort international et militaire en Afghanistan". Les députés approuvent donc le changement de stratégie et de lignes directrices décidées par le nouveau chef des opérations de l'IFAS, le général américain Stanley McChrystal. Les députés "appellent le gouvernement" (britannique) à prendre des mesures "de protection approprié et plus proactives pour protéger les civils dans le futur". Les conditions dans lesquels sont traités les prisonniers et détenus aux mains des autorités afghanes reste aussi une "préoccupation importante" (le traitement des prisonniers détenus par les forces britanniques sera intégré dans le rapport annuel sur les Droits de l'homme).

Le danger d'une charge militaire inégalement répartie. Les "caveats" posés par plusieurs nations de l'Otan sont un problème persistant pour la force militaire. Et le coupable est nommé. "Tandis que les Etats-Unis, le Royaume-Uni et le Canada tendent à voir l'Afghanistan comme une opération de contre insurrection, l'Allemagne et quelques autres (NB :
On peut nommer l'Italie, la Finlande, notamment) regardent cela comme une mission de stabilisation". Au point que selon certains observateurs, certaines forces ne représentent que "peu de choses en termes d'action militaire". Le risque est également à un horizon rapide de voir certains pays très engagés militairement partir : les Pays-Bas et le Canada (NB : très engagés dans le Sud, l'un en Uruzgan, l'autre dans la province de Kandahar) ont déjà décidé de ne pas étendre le mandat de leurs troupes, au-delà de 2010 et 2011 respectivement - ce qui pourrait "exacerber les problèmes existants".

Une Europe dispersée qui pèse peu. Les députés estiment (gentiment) que "l'effort de l'UE n'a pas vraiment atteint son potentiel". Pourtant ce n'est pas faute d'engagement. Tout d'abord financier : "depuis la conférence des donateurs de Tokyo en 2001, la Commission européenne a versé environ 200 millions d'euros par ans (1 milliard jusqu'à 2006, + 610 millions pour la période 2007-2010). En comptant les Etats membres et le budget communautaire, c'est ainsi près de 5,2 milliards de $ qui ont été déboursés et 2,3 milliards $ sont programmés pour la période 2008-2011". Coté humain aussi l'engagement n'est pas négligeable : "25 des 27 Etats membres fournissent des effectifs à la mission de l'ISAF. Et ils dirigent 10 des 26 équipes provinciales de reconstruction". Sans compter la mission de police (Eupol) ou les missions temporaires, comme celle qui a eu lieu lors des élections présidentielles. En dépit de cela, l'UE ne pèse peu. Il existe un besoin de davantage de cohérence entre les efforts des Etats membres et de l'UE. Le rapport mentionne l'éparpillement à Kaboul entre le représentant spécial de l'UE, la délégation de la Commission, la mission de police et la présence d'ambassades des 16 Etats membres. Un ministre d'un pays de l'UE me signalait récemment combien il avait été choqué lors de sa visite à Kaboul de voir deux délégations différentes de l'UE dans la capitale afghane : celle de la Commission européenne et celle de l'UE. Avis partagé apparemment par la diplomatie britannique qui estime que l'UE pourrait "améliorer son influence et sa position à l'intérieur de l'Afghanistan en harmonisant son message politique et en usant du soutien logistique et financier pour obtenir des progrès politiques du gouvernement afghan en retour de son assistance"...

Un leadership américain unilatéral responsable partiellement de l'échec. Le comportement des Etats-Unis sous l'administration Bush est très sévèrement critiqué (honnetement je n'ai jamais vu une critique aussi brutale). "Nous estimons que la responsabilité de certains,
pas tous, des problèmes en Afghanistan depuis 2001 peut être attribué à la direction de la politique US ces années juste après l'intervention militaire en 2001. Les tendances unilatéralistes des Etats-Unis sous l'administration Bush, et sa concentration sur les objectifs militaires, à l'exclusion d'autres problèmes important stratégiquement, ont donné le ton à la communauté internationale". La situation de sécurité est dramatique. "Particulièrement dans le sud (où une majorité de troupes britanniques sont basées), restera précaire pour beaucoup de temps à venir. Cette instabilité actuelle a un effet dommageable sur les forces de coalition et les efforts engagés dans la reconstruction et le développement". Et le secours ne peut venir des forces de sécurité afghannes.

La réforme de la police, une double erreur. La mise en place d'une réforme de la police - dont l'Allemagne avait la responsabilité avant son transfert à EUPOL - marque le pas. Son évolution trop lente est "décourageante". Pour autant les députés estiment que l'option prise par les Etats-Unis d'assister et former les policiers afghans avec les militaires US est dangereuse. "Le risque est de créer une police de style paramilitaire en opposition avec la force civile comme envisagé originellement et nécessaire pour le futur".

L'échec, coté gouvernance et droits de l'homme. Le constat également n'est pas encourageant. La création d'un système effectif de justice formelle - comme promis dans l'accord de Bonn - est un "échec" et la plupart des Afghans restent dépendants des mécanismes informel, traditionnel. "Huit ans après l'implication de la communauté internationale en Afghanistan, il n'y a virtuellement aucun progrès tangible fait en matière de lutte contre la corruption". Tandis que la proposition de loi sur la famille légalisant le viol dans le cadre du mariage et la soumission des femmes à la Shia représente un "affront" aux valeurs de décence humaine. Quant à la lutte contre les drogues, pour lequel le Royaume-Uni a accepté d'assurer le "lead" international, c'est un "cadeau empoisonné". Le succès dans ce domaine dépend d'une série de facteurs qui dépassent les ressources et le contrôle du Royaume-Uni seul. Les députés recommandent donc de confier cette fonction (en gros s'en débarasser) aux Nations-Unis et à l'ISAF, "mieux outillées pour coordonner l'effort international".

En un mot qu'on pourrait dire une sorte de conclusion : "l'effort international en Afghanistan depuis 2001 a eu beaucoup moins de résultat que promis et son impact a été de façon significative dilué par l'absence de vision et de stratégie unifiée, basée sur les réalités de la politique, de la culture et de l'histoire de l'Afghanistan. Certes, la situation actuelle du pays n'est pas que le résultat des échecs de l'Ouest depuis 2001, des erreurs évitables, incluant les réponses réflexes, la fragmentation et les chevauchements, rendent considérablement plus difficile que jamais l'objectif de stabilisation du pays. "

Rideau...

(1) Intitulé "Global security : Afghanistan and Pakistan" , il peut être téléchargé ici.

NB : Notons au passage combien il est étonnant (et regrettable) que le Parlement européen ne se soit pas penché plus sérieusement pour réfléchir sur cet engagement européen en Afghanistan : ses défauts, les moyens de l'améliorer voire d'étudier des sorties. Car c'est bien cela qui manque. A ce défaut - dû à une incroyable pusillanimité -, il devra être remédié rapidement si cette assemblée entend, comme elle le proclame, exercer ses droits en matière de politique étrangère. Espérons que la nouvelle commission des affaires étrangères du PE saura se saisir de la question de façon plus vigoureuse que l'ancienne.
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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 20:00
(Brève d'été) La mission d'observation de l'Union européenne, dirigée par l'ex-général Philippe Morillon donne, le 22 août, un avis mitigé sur les élections afghanes. Des élections "libres" même si dans certaines parties du pays, il n'a pu avoir de vote.  "Ce que nous avons observé en général a été jugé bon et équitable", mais "les élections n'ont pas été libres dans certaines parties du pays en raison de la terreur" qui y règne, déclare Philippe Morillon, lors d'une conférence de presse à Kaboul. L'UE, par la voie de la présidence suédoise, fait part de sa préoccupation (concernant) les informations faisant état de fraudes et d'irrégularités » et « appelle l'ensemble des parties prenantes à promouvoir l'unité nationale et la stabilité, à s'abstenir de préjuger des résultats et à recourir uniquement à des moyens légaux et aux institutions nationales appropriées pour résoudre les différends et donner suite aux plaintes ». En bref à éviter l'embrasement (télécharger la déclaration de l'UE).
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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 20:48
(Brève d'été) Un attentat contre le siège de la force d'intervention internationale en Afghanistan (FIAS de l'Otan) fait, le 15 août, 7 morts et une centaine de blessés, essentiellement parmi les civils. C'est l'ambassade américaine se trouvant dans le même périmètre de sécurité qui aurait été visée affirment les auteurs de l'attentat aux agences de presse. Un parmi de nombreux attentats et attaques dont l'objectif vise à dissuader les Afghans d'aller voter : les civils et la police afghane paient notamment un tribut très lourd à la démocratie. Davantage encore que les forces internationales.
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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 19:57
(brève d'été) La chambre des Communes britannique publie, le 2 août, un rapport "Global security : Afghanistan and Pakistan" qui pointe différents problèmes de l'engagement international en Afghanistan : le refus de certains Etats d'assumer certaines charges face au risque, les déficiences de coordination de l'engagement européen, le lead américain qui reste criticable et les difficiles avancées en matière de sécurité dans le pays, de formation des forces de sécurité ou de protection des civils. Lire article détaillé.
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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 20:53
(Brève d'été) : Berlusconi se prononce, le 30 juillet, pour étudier une stratégie de sortie pour les forces internationales (IFAS) en Afghanistan mais seulement "après les élections dans le pays, et uniquement en accord avec les autres partenaires", une déclaration qui vient clore une polémique interne à la majorité), Umbergo Bossi de la Ligue du Nord (allié de Berlusconi au gouvernement), s'étant prononcé peu avant pour une stratégie de retrait, allant dans le vent des sondages.
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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 20:54
(Brève d'été) : David Milliband, le ministre britannique des Affaires étrangères, en visite à Washington les 28 et 29 juillet, refuse d'augmenter de manière significative les effectifs britanniques à la Force internationale en Afghanistan (IFAS), comme le demande les Américains, et rappelle que l’envoi de 800 hommes supplémentaires est temporaire. Le Royaume-Uni a environ 9000 soldats sur place (le second après les Américains et le plus gros contingent des armées de l'UE).
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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 20:00
(Brève d'été) Le ministre de la Défense italien, La Russa, en visite à Herat annonce, le 22 juillet, un renforcement de la sécurité des troupes, après la mort d'un soldat italien (caporal-chef Di Lisio). Selon la presse italienne: un avion téléguidé Predator sera ajouté (il y en aura trois sur place) ainsi que trois hélicoptères AB-412. Les bombardiers italiens qui servaient uniquement à des missions de reconnaissance, pourraient être utilisés, de façon plus offensive, en soutien aux troupes terrestres.  vont être ajoutés au dispositif. Le contingent italien sera transféré à Shindand, entre Herat et Farah, une des zones les plus chaudes. Enfin, des modifications vont être apportées aux blindés Lince en vue de renforcer la sécurité de la tourelle.
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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 23:50
Les 27 Ministres de l'Union européenne devraient décider d'étendre la stratégie qu'ils ont adopté pour l'Afghanistan vers le Pakistan voisin. Selon l'Action commune, qui doit etre prochainement publiée au JO, le représentant de l'UE en Afghanistan, l'Italien Ettore F. Sequi devrait être nommé également pour le Pakistan, jusqu'au 28 février 2010 (1). Une décision en phase avec la volonté de l'Union européenne d'avoir une "approche globale" de tous les pays de la région.

Mandat de contact avec toutes les parties prenantes. Le Haut représentant aura ainsi mandat de "faire connaître la position de l'UE sur le processus politique au Pakistan", "d'établir et de maintenir un contact étroit avec les institutions représentatives pakistanaises, en particulier le gouvernement et le parlement. Un contact devrait également être maintenu avec d'autres personnalités politiques (NB : l'opposition) ainsi que d'autres concernés, qu'ils se trouvent dans ces pays ou à l'étranger", de "maintenir un contact étroit avec les organisations internationales et régionales concernées", de "donner des conseils sur la participation de l'UE à des conférences internationales sur le Pakistan", "de faire en sorte que l'approche politique de l'UE se retrouve dans l'action de celle-ci en faveur du développement de l'Afghanistan et du Pakistan... Toutes choses assez classiques.

Mandat d'information sur l'Etat de droit et les droits de l'homme. Ce qui est intéressant, c'est que le HR reçoit mission d'informer (l'UE) pour l'Afghanistan comme le Pakistan sur : "
- la bonne gestion des affaires publiques et la mise en place d'institutions ;
- le respect des droits de l'homme ;
- le respect des principes démocratiques, de l'État de droit, des droits des personnes appartenant à des minorités, des droits des femmes et des enfants ainsi que des principes du droit international ;
- la promotion de la participation des femmes à l'administration publique et à la société civile ;
- le respect des obligations internationales, y compris la coopération à la lutte internationale contre le terrorisme, le trafic de drogues et la traite des êtres humains et la prolifération des armes de destruction massive et des matériels connexes ;
- les mesures visant à faciliter la fourniture de l'aide humanitaire ainsi que le retour en bon ordre des réfugiés et des personnes déplacées."


Le Pakistan au meme rang de préoccupations sur l'instabilité que l'Afghanistan. Ainsi le Pakistan se retrouve ravalé au rang de son voisin afghan pour nombre de sujets. Une décision logique soulignent des diplomates européens: "Nous sommes conscients qu'il y a un réel risque dans la région. Et que le Pakistan présente tout autant de risques potentiels et de problèmes que l'Afghanistan". L'Action commune mentionne d'ailleurs comme fondement à cette décision : le "risque que la situation se détériore et porte atteinte aux objectifs de la politique étrangère de l'UE".

(1) La date retenue est la même pour la plupart des représentants spéciaux de l'UE , et dont le mandat est régulièrement prolongé)

(Crédit photo : Conseil de l'Union européenne)
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