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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 23:03
C'est par 45° au fin fond de la province d'Helmand, en Afghanistan, que le vote pour les élections européennes a commencé. Tous soldats de l'ISAF (- la force de stabilisation de l'OTAN) qu'ils sont, ils sont aussi des citoyens européens. Dans un isoloir confectionné pour l'occasion avec une toile et deux caisses de transport, les quelque 60 soldats danois de la compagnie Charlie C du camp Armadillo, ont glissé leur bulletin dans l'urne pour la désignation des députés européens. L'opération devrait être répétée dans les différents camps où sont stationnés les soldats européens.

Si j'ai bien compté, près de 60.000 militaires et civils européens sont déployés, un peu partout dans le monde dans différentes missions, de l'OTAN, de l'ONU, de l'UE ou de l'OSCE.
Ce sans compter les forces présentes à titre national (bases extraterritoriales comme à Djibouti, au Tchad ou à Dakar pour les Français, coalitions ad hoc CTF 151 ou Irak...). Sur ce nombre, les effectifs de la PESD se montent à environ 7.000 hommes et femmes, militaires et civils. Ils sont essentiellement en Afghanistan (près de la moitié), dans les Balkans et au large de la Somalie.

Entre l'éloignement, les dates d'élection différentes et les différents modes de vote, selon les pays, pour faire voter tout ce monde, ce sera un beau vrai casse-tête.

(photo : armée danoise)
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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 01:56
C'est au détour d'une interview de Bruno Lemaire, le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes (sur France-Inter et iTélé avec LeMonde), surtout consacré aux élections européennes. Mais au détour d'une question sur l'Afghanistan, à la 18e minute, le ministre lâche, tranquillement... « Nous devons comprendre ce qui a échoué et réussi. Il y a des choses qui ont échoué : en matière de reconstruction civile – il est évident que nous fassions plus et fassions mieux. Il est évident également que nous ne gagnerons pas militairement ce conflit. Nous le savons et il faut en tirer toutes les conséquences. Il est évident aussi que le poids du Pakistan est de plus en plus important et de plus en plus menaçant pour la stabilité dans la zone. Intégrons le et reprenons en connaissance de cause. »

Ne perdons pas l'axe stratégique : la lutte contre le terrorisme. Le ministre défend « une nouvelle vision du conflit ». Mais il explique également : « Ne perdons pas de vue l’axe stratégique : garantir notre sécurité en évitant que se reconstitue dans cette zone un foyer terroriste.


Pour écouter l'émission (crédit photo : Premier ministre fr )
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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 19:39
Ce blog s'est fait l'écho à plusieurs reprises des difficultés des Européens à trouver des personnels civils en Afghanistan et a dû se résoudre à augmenter les incitations financières (lire ici). On pourait dire : les Américains aussi! C'est du moins ce qui ressort des récentes déclarations de Georg Morell, le secrétaire d'Etat à la défense américaine. Ce sont en fait les réservistes qui sont appelés à la rescousse. "Nous avons juste réalisé qu'ils ne vont pas être disponibles pour fournir le renforcement civil (civilian surge) dans un futur proche et que le besoin est aujourd'hui. Nous cherchons les moyens de franchir l'obstacle et de trouver comment obtenir du personnel supplémentaire sur le plan civil". Le Pentagone a ainsi été prié de trouver 200 à 300 reservistes, experts dans différents secteurs (éducateurs, ingénieurs, juristes et autres...). Quant aux renforts militaires pour les élections présidentielles en Afghanistan, ils arrivent au compte-goutte : 700 Britanniques, 300 Australiens viennent ainsi de s'ajouter aux autres contributions.
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21 avril 2009 2 21 /04 /avril /2009 17:00
En complément à mon post sur les prisons de la CIA en Pologne, signalons aussi cet article d'opinion de Rafael Barbosa publié dans le Jornal de Noticias (lire ici) qui rappelle la participation de certains responsables politiques européens de premier plan, comme le britannique Tony Blair ou l'espagnol José-Manuel Aznar, et du portugais José-Manuel Barroso. Si les deux premiers sont aujourd'hui retirés de la vie politique, ce dernier est toujours en exercice, au titre de président de la Commission européenne. Et notre confrère portugais de s'interroger (légitimement semble-t-il). Ces dirigeants ont été "complices". "Ce dernier (Barroso) est le seul à disposer encore de responsabilités politiques. Est-il raisonnable que cela continue ainsi ?" s'interroge-t-il.
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21 avril 2009 2 21 /04 /avril /2009 16:30
La contribution de certains Etats européens à la politique de détention secrète de la CIA de prisonniers durant la guerre d'Afghanistan semble de plus en plus perceptible et prouvée. Après les révélations du New York Review et du Washington post, citant un rapport du CICR montrant que les prisonniers détenus par la CIA ont bien été victimes de torture (*) - et la confirmation de la nouvelle administration Obama de tels procédés -, une enquête fouillée du quotidien polonais Rzeczpospolita (lire ici) et de la chaîne TVP INFO, vient rappeler que ces faits n'ont pas épargné l'Europe, la Pologne en particulier. Documents à l'appui, nos confrères montrent ainsi qu'une base secrète de la CIA aurait bien fonctionné, durant plusieurs mois, en 2003, sur le site de l’ancien aéroport militaire de Szymany (au nord de Varsovie, en Mazurie). De février à septembre 2003, des avions Boeing 737 et Gulfstream appartenant à des sociétés privées (LLC, Weather, Steven express...), qui volaient pour le compte de la CIA, y auraient atterri (voir document ci-dessous).

Liste des vols "privés" de la Cia © Rzeczpospolita / TVP info

Les documents confidentiels consultés par les journalistes révèlent bien des anomalies. Ainsi ces vols sont indiqués comme destination Varsovie alors qu'ils avaient comme destination Szymany. Bien qu'opérés par une compagnie privée, ils sont notés sur les registres d'Eurocontrol et les cahiers de bord des aéroports comme avions gouvernementaux. Le traitement des vols est fait comme pour les avions militaires ; il n'existe aucune donnée permettant d'identifier les passagers transportés, comme l'indication de leur passeport. Etc. (télécharger la liste de vols - Eurocontrol ou voir le détail du descriptif des vols). Autres révélations de nos confrères : Un témoin oculaire aurait vu des prisonniers en menottes sortir d’un avion. Et, dans ce cadre, une quinzaine d’officiers des renseignements polonais auraient travaillé pour la CIA au Proche-Orient.

Quatre pays européens concernés. La carte reconstituée par nos confrères polonais montre que les vols partis de Kaboul ou Tachkent ont concerné quatre pays européens : la Pologne (Varsovie - Szymany), la république Tchèque (Prague), le Royaume-Uni (Glasgow) et le Portugal (Porto) pour destination Washington, Mentionnons également (qui ne figure pas sur la carte) des escales sur la base américaine de Francfort (Allemagne).

Carte des vols "privés" de la Cia © Rzeczpospolita / TVP info

Enquêtes brouillées. Une enquête du procureur général d’Etat a été diligentée en 2008 (les précédentes tentatives d'enquête avaient été stoppées. Elle se heurte au secret d'Etat. Certains journalistes estiment en effet qu'il faudrait traduire en justice les responsables politiques de l'époque (ex-communistes) qui ont collaboré avec les autorités américaines, notamment les Premier ministre et Président de la république, Leszek Miller et Aleksander Kwasniewski. Leur enquête prouve, en effet, que le gouvernement (ministre de la défense particulièrement) était tenu informé de certains vols.

(*) les
méthodes de la CIA - privation de sommeil, simulation de mort par étouffement, coups au visage... - sont assimilables, selon ce rapport, à l'usage de la torture interdite. Pour être exact, c'est Marc Danner qui a obtenu une copie de ce rapport et en a révélé le contenu dans New York Review. Télécharger le rapport du CICR
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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 23:33
(article paru dans Europolitique) Même si d’autres thèmes sont en débat, c’est autour de l’Afghanistan, où se déroule la principale opération militaire de l’Alliance, depuis 2003, que tourneront les débats du sommet de l’OTAN à Strasbourg-Baden-Baden. Alors que les Occidentaux disposent sur place de plus de 70 000 hommes (57 000 de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) et 15 000 hommes de l’opération anti-terroriste « Enduring Freedom », dont 38 000 Américains), et qu’aucun grand pays ne soutient les Talibans, ceux-ci mettent en échec la coalition.

La peur de l'échec et le rappel de l'histoire (soviétique)
Même si personne ne veut l’avouer, l’inquiétude est grande dans les rangs européens, d’autant que personne ne voit se profiler une porte de sortie. « C’est très difficile de dire quand on aura achevé l’opération » confiait ainsi récemment à Europolitique un ambassadeur du Comité politique et de sécurité de l’UE, dont on ne peut soupçonner la vigueur de son engagement atlantiste. « Si les Etats-Unis envoient réellement les troupes, nous aurons le même contingent que du temps de l’intervention soviétique... Et même, si on prend en considération, l’équipement et l’entraînement de nos soldats, nous aurons le double de troupes. Et on ne peut toujours pas dire quand nous aurons le contrôle de la situation ».
Le nombre de morts militaires a atteint un sommet en 2008 avec près d’un mort par jour et cette tendance continue (294 morts en 2008 et 78 dans les premiers mois de 2009 selon le site indépendant icasualties.org). Les pertes de l’armée et de la police afghanes sont plus importantes. « La principale cible des Talibans n’est plus l’armée mais la police » explique un diplomate de l’Alliance. « Je perds 5 policiers par jour » a ainsi expliqué le ministre de l’Intérieur afghan lors d’un entretien avec les responsables de l’Alliance. Quant aux civils, ils sont majoritairement touchés. 38 travailleurs humanitaires ont été tués et 147 ont été enlevés en 2008, selon les Nations Unies. Et 2118 civils afghans sont décédés en 2008.

Une nouvelle stratégie
La nouvelle stratégie américaine vise, comme en Irak, d’abord à renforcer la présence militaire internationale, de façon à offrir un niveau de sécurisation suffisant, ainsi que l’enseignent tous les manuels de contre-insurrection, rédigés avec les exemples du Vietnam ou de l’Algérie. Elle entend également accompagner cet effort  militaire d’un effort identique civil, afin, d’une part, de former de façon plus rapide et agressive les forces de sécurité afghanes et, d’autre part, de permettre un développement plus rapide du pays, en envoyant davantage d’ingénieurs ou de médecins. Enfin, elle entend tendre la main à certains groupes Talibans, afin qu’ils quittent l’opposition armée et rallient le gouvernement central.  L’objectif du Sommet de l’OTAN est d’obtenir des contributions de tous les Etats membres, et d’autres, soit en effectif (militaires, formateurs de policiers, agents de développement), soit en numéraire. L’idée développée à l’OTAN est de demander à tous les Etats – non membres de l’Alliance et qui ne participent pas à l’opération (Japon, Chine, pays arabes du Golfe…) – mais intéressés à la stabilisation de l’Afghanistan de financer ces missions de formation et de développement civiles.

Renforts militaires
Les Américains ont décidé d’augmenter leurs effectifs. Barack Obama a ainsi donné son feu vert pour l’envoi d’environ 20 000 hommes (troupes de combat, aviation et logisticiens) supplémentaires cette année. Et l’armée réclame encore 10 000 hommes supplémentaires. Cet effort ne peut être partagé que de façon modeste, et temporaire, par les Européens – qui avec les autres partenaires de l’Alliance forment déjà près de la moitié des effectifs présents. Environ 2000 hommes ont déjà été promis (600 Allemands, 500 Italiens, 400 Polonais, 100 Finlandais, 60 Belges…), la plupart de façon temporaire pour couvrir les élections présidentielles du mois d’août. L’objectif du sommet est d’augmenter ces offres de participation. Mais sans espoir. « Nous ne pouvons pas faire vraiment beaucoup plus» confie un ambassadeur européen. Les Britanniques et les Français doivent notamment préciser leur contribution à cet effort. Les Américains semblent bien conscients de ces limites et demandent aux Européens d’être davantage présents sur le front civil.

Doper la police afghane
Selon des responsables de l’OTAN, l’objectif serait de pouvoir disposer de forces de sécurité afghanes en nombre suffisant et suffisamment formées pour pouvoir prendre en charge leur sécurité : 200 000 pour l’armée, 200 000 pour la police, soit 400 000 hommes en tout. Ce qui est largement plus à que ce qui existe aujourd’hui (80 000 militaires et 80 000 policiers environ) et même ce qui est annoncé officiellement (un projet du gouvernement vise à porter l’armée à 134 000 hommes) et représente un coût de plusieurs milliards d’euros par an. Il s’agit aussi de réorienter la formation des policiers. Selon un militaire de l’OTAN, « on a trop conçu la formation de la police comme une force de quartier civile, de police judiciaire. Or, entre l’armée proprement dite et la police, il manque des unités capables non seulement de maintenir l’ordre public, mais aussi d’assurer leur propre protection et celles des civils, de façon musclée. Par exemple en cas d’attaque dans les villages ou pour réagir en cas d’embuscade ». En gros, une force de police militaire, de type gendarmerie, comme la France en avait en Algérie dans les années 1950 (une expérience observée à la loupe par le général Petraeus, commandant les forces américaines en Irak).

La gendarmerie européenne en action
C’est dans ce cadre que pourrait être utilisée la Force de gendarmerie européenne (FGE), force multinationale à laquelle participent six pays (France, Italie, Espagne, Portugal, Pays-Bas, Roumanie). Ces gendarmes seraient déployés dans les zones où des militaires du pays sont déjà déployés afin de former une gendarmerie afghane. L’autorité de commandement reste floue "Ils seraient à la fois sous drapeau européen de la FGE et à l'intérieur de l'Isaf", la force internationale sous commandement de l'Otan, selon Bernard Kouchner, le ministre des Affaires étrangères français, promoteur de cette idée. Environ 400 gendarmes, essentiellement Français et Italiens, pourraient participer à l’opération. Mais tous ne sont pas très enthousiastes. Côté espagnol, notamment, le ministre des affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos a ainsi déclaré selon ce que relaie l'AFP « continuer à discuter des modalités parce que jusqu'ici il n'a pas été défini clairement quels seraient le rôle et les règles d'engagement de ce déploiement de gendarmerie européenne en Afghanistan ». Cette proposition vient aussi s'inscrire en biais par rapport à l'initative de l'UE de former la police afghane. Cela commence à faire un peu fouillis, même si l'objectif et les moyens employés restent justifiables...

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18 mars 2009 3 18 /03 /mars /2009 23:12
Le gouvernement polonais a finalement changé d'avis et, malgré la pression budgétaire, devrait envoyer 400 hommes en renfort en Afghanistan, selon nos confrères polonais de Gazeta. Soit 2000 hommes en tout contre 1600 maintenant. 1200 de ces 2000 hommes seraient dans des groupes de combat participant donc directement aux opérations.

Trois éléments ont, semble-t-il, joué dans ce changement de position :
la situation sur le terrain, la pression des Américains et le changement de stratégie militaire.

1. La situation sur le terrain semble loin de l'idéal raconté dans certains reportages. Selon un témoignage recueilli par le quotidien polonais : « On tire sur nous avec des mitrailleuses, des lance-grenades, voire des mortiers. Ils font la chasse à nos véhicules de transport blindés ». Mardi, un véhicule blindé Mrap a failli sauter sur un engin explosif improvisé, heureusement celui-ci n'a pas explosé. Quelques jours avant, c'est un Rosomak qui était endommagé par une mine. Etc...

2. Les Américains s'apprêtent à lancer une vaste offensive dans les provinces voisines de Wardak et du Logar. Et les Polonais chargés de la province de Ghazni craignent d'en subir les conséquences, voyant ainsi affluer des Taliban qui se retireraient sous l'effet de l'offensive américaine. Le commandement américain est bien conscient de ce effet. Et a d'ailleurs prévenu ses collègues polonais qu'ils devraient se débrouiller.
«Nous allons les aider seulement si nous le pouvons » explique le Col Haight, commandant des troupes US du Wardak et du Logar. « Mais mon boulot est avant tout de vaincre et chasser les talibans qui sont aux portes de Kaboul ». (lire ici l'article paru en anglais dans Gazeta). Précisons que la province de Wardak n'était pas une zone taliban en 2001. Mais ceux-ci sont revenus en force ensuite.

3. A l'instar des Américains, les Polonais, qui ont déjà eu 9 morts, veulent adopter une attitude plus offensive. Ne pas attendre de sauter sur une mine ou de tomber sur une embuscade, mais tendre des embuscades pour porter le fer chez l'ennemi. Les Polonais devraient bénéficier également d'un renfort de 200 Mongols. Des troupes aguerries avec qui la coopération s'est, apparemment, bien passée en Irak.
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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 18:33
Les 10 ans d'adhésion à l'OTAN que viennent de fêter la Pologne et la République tchèque sont aussi l'occasion de connaître l'opinion de la population d'une telle décision. Pour la Pologne, un sondage CBOS montre que 80% des personnes interrogées soutiennent cette décision - un pourcentage en augmentation par rapport aux précédents sondages réalisés en 1999-2005 (60 - 73%). Cette adhésion ne signifie aucunement une approbation de toutes les missions de l'Alliance. Au contraire! Ils sont aussi 80% à estimer que la Pologne ne devrait participer aux opérations que "si cela est compatible avec les intérêts du pays". Et ils sont près de trois-quart - 73% - à ne pas soutenir la participation de soldats polonais à la mission de l'OTAN en Afghanistan (seuls 22% la soutiennent)...
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9 mars 2009 1 09 /03 /mars /2009 11:09
Apparemment la réunion des ministres des Affaires étrangères, à Bruxelles, mercredi et jeudi, a été l'occasion de quelques échanges plutôt pessimistes sur l'envoi d'experts civils en Afghanistan. Que ce soit pour l'envoi d'observateurs électoraux ou de policiers européens, la situation semble critique. Le ministre belge Karel de Gucht l'a confirmé : « l'OSCE a demandé aux différents pays d'envoyer des observateurs électoraux. Mais pas grand monde n'est disposé à envoyer du personnel.» Et d'espérer qu'avec « les renforts américains, la sécurité nécessaire pour les observateurs électoraux » permettra de changer la situation. De son coté, le ministre tchèque des Affaires étrangères, Karel Schwarzenberg, qui assure la présidence de l'Union européenne, a reconnu que les dirigeants européens cherchent « en vain des policiers volontaires pour aller en Afghanistan aider à entraîner leurs collègues », admettant devant des confrères tchèques, que lui-même était confronté « aux mêmes difficultés ». L'augmentation de la prime pour la mission EUPOL aura-t-elle raison de ce faible engouement ? Cela pourrait jouer pour les affectations à Kaboul. Mais peut-être pas pour les affectations en province, où la sécurité est plus difficile, comme l'a confirmé le chef du PRT tchèque dans la province de Logar.
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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 08:29
La base militaire de Shank à l'est de l'Afghanistan dans la province de Logar est attaquée quasiment toutes les semaines, a déclaré le commandant du 2e contingent de l'équipe de reconstruction provinciale (PRT) tchèque, à son retour à la maison après six mois là-bas. Il s'est dit aussi très satisfait, d'après mes collègues tchèques de CTK, que les 200 hommes qu'ils commandait sont tous rentrés à la maison. 13 des soldats ont cependant été blessés. La base de Shank a été la cible de plusieurs attaques de missiles.
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logo_ouestfrancefr.pngL'éditeur : Nicolas Gros-Verheyde. Journaliste, correspondant "Affaires européennes" du premier quotidien régional français Ouest-France après avoir été celui de France-Soir. Spécialiste "défense-sécurité". Quelques détails bios et sources.