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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 11:54

Le MT Motivator, un chimiquier de 13.065 Tonnes, battant pavillon des Iles Marchall a été capturé par les pirates somaliens au nord du détroit de Bab Al Mandeb, dans la zone sud de la mer rouge (13°16Nord, 42°56 Est), après des échanges de feu qui ont eu lieu aux  premières heures du dimanche 4 juillet, confirme le PC d'Atalanta (l'opération européenne anti-piraterie), lundi. Son équipage comporte 18 Philippins. C'est le deuxième navire capturé en quelques jours dans le Golfe d'Aden.

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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 17:00

L'accord du Kenya conclu avec le conseil de sécurité de l'ONU pour accueillir (à nouveau) les pirates pris dans l'Océan indien par les forces multinationales suscite des tensions au sein du gouvernement d'après la presse kenyane. Le ministre de la Justice, Mutula Kilonzo, notamment, critique ce "mauvais accord (conclu) sur des pressions internationales" qui expose le Kenya à une "menace terroriste accrue" sans réelle contrepartie, "ni partage de charges".

L'UNDOC - l'office des Nations-Unies contre la drogue et le crime - dispose de 9,3 millions de $ des bailleurs de fonds internationaux pour rénover la prison de Shimo La Tewa à Mombasa (logement, approvisionnement en eau, nourriture...) qui peut accueillir jusqu'à 2500 prisonniers environ. La prison devrait abriter également le tribunal qui instruira le procès des pirates suspects. Les magistrats vont être formés aux spécificités du droit de la mer et de la piraterie. Et un système informatisé sera mis en place permettant la gestion des dossiers comme des liaisons vidéo (utiles pour entendre des témoins à distance). Des interprètes assurant la traduction vers le Somali et le Français seront également.

 

 

 

 

 

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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 17:00

Les pirates somaliens ont pris, au petit matin du 28 juin, le contrôle d'un tanker battant pavillon de Singapour, le MV Golden Blessing, à environ 60 miles nautiques du nord de la côte somalienne, confirme le QG anti-piraterie de l'UE à Northwood (opération Atalanta). L'hélicoptère de la frégate allemande Schleswig-Holstein a survolé le navire et confirmé la présence de pirates suspects à bord après que le capitaine ait alerté les forces multinationales. Aucun blessé n'a été signalé parmi les membres de l'équipage (19 Chinois). Le MV Golden Blessing est un tanker de 14.446 Tonnes, transportant du glycol éthylène.

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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 16:40

SousMarinBruinvis-Nl020605.jpgC'est très officiel.... Le ministère néerlandais des Affaires étrangères a confirmé que les Pays-Bas allaient déployer un sous-marin pour combattre la piraterie au large de la Somalie. Les ministres de la Défense, Eimert van Middelkoop, et des Affaires étrangères, Maxime Verhagen, ont envoyé une lettre à la Seconde Chambre pour annoncer que ce navire participerait à l'opération de l'OTAN "Ocean Shield" de septembre à novembre 2010.

Objectif de ce déploiement : parfaire la surveillance des unités dans la zone opérationnelle, et assurer le complément avec les hélicoptères ou les avions de patrouille maritime. Ca c'est l'objectif officiel. On peut considérer aussi que ce sous-marin aura une vocation de surveillance plus soutenue (et discrète) des ports pirates ou des différents mouvements de navires suspects, voire d'assurer un soutien en cas d'assaut pour récupérer un bateau capturé par les pirates.

Coût de ce déploiement : 2,3 millions d'euros, payé sur le budget "gestion de crises".

A noter : les PaysBas déploieront également une frégate : le HNLMS Tromp, de mars à juin 2011, ainsi que les frégates De Zeven Provinciën et HNMLS De Ruyter pour l'opération européenne Atalanta (la planification est en cours).


 
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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 14:06

InsBrahmaputraF31-Ind.jpgAprès la discussion sur le service diplomatique à Madrid, la diplomate en chef de l'UE, Cathy Ashton s'envole vers l'Inde, quatrième destination importante après Washington, Moscou, Pékin. La piraterie et la politique de sécurité et de défense figurent au programme. Objectif (entre autres) : resserrer les liens avec l'Inde tant dans la gestion de crises - dans la lignée de la déclaration finale du sommet UE-Inde de Marseille en 2008 (1) - que dans la lutte anti-pirates. Elle emmène d'ailleurs avec elle le "monsieur terrorisme" de l'UE (Gilles de Kerchove) ainsi que le chef d'Etat-Major militaire de l'UE (Ton Van Osch) et devrait notamment rencontrer à Delhi, le conseiller indien à la sécurité nationale, Shiv Shankar Menon.  

Coté piraterie, la marine indienne est en effet très active, et il importe ainsi d'avoir une coopération plus rapprochée, voire de conclure un accord de transfert des suspects (ce qui paraît difficile), d'autant que la piraterie se rapproche des côtes indiennes. La marine indienne vient d'ailleurs de publier son bilan, depuis octobre 2008, le début de sa présence dans le Golfe d'Aden. Elle a ainsi escorté très exactement 1037 navires, dont 134 battant pavillon indien et 903 battant un autre pavillon. Et le ministère de la Défense a récemment exprimé son intention de maintenir en permanence au moins un navire de guerre dans la zone.

(1) Plusieurs thèmes de coopération étaient inscrits, notamment "l'échange de bonnes pratiques sur les opérations de contruction de la paix, y compris en Afrique, ou l'intensification des échanges en matière de lutte anti-terroriste".Téléchager le Joint Action Plan (JAP)

(crédit photo : Marine Indienne - la frégate Brahmaputra F31)

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20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 20:58

Le canot des pirates présumés ont été entourés par des vedettes rapidesSix pirates ont été interceptés par les marines néerlandais du Jo han de Witt (qui participe à l'opération anti-piraterie de l'UE "EUNAVFOR Atalanta") dans le Golfe d'Aden, vendredi. Ils avaient été repérés dans la matinée par un avion de patrouille maritime allemand P3C Orion à bord d'une embarcation considérée comme suspecte avec une échelle sur le pont.

A l'approche des Marines, les six suspects avaient d'ailleurs balancé échelle et armes par-dessus bord. Et des tirs de sommation ont été nécessaires pour les stopper. Après interrogatoire et examen médical, à bord du Johan de Witt, les six Somaliens ont été relâchés et ramenés à terre.

Le Johan de Witt a également à bord une équipe de protection embarquée maltaise (Lire également : Malte va participer à l'opération Atalanta et Eutm Somalia).

(crédit photo : Bundeswehr)

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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 23:44

DhowSuspectControl-Swe1006.jpgIntéressante hypothèse qu’ont développée des étudiants du Master Etudes Internationales et Européennes, Sciences Po Grenoble, Paul Houot & Jonathan Crozier : "et si l’emploi de gardes privés à bord des navires n’était pas la meilleure réponse à la piraterie ?" La consigne de l'exercice - comme ils l'expliquent - était d'incarner une société de consulting basée à Bruxelles (société fictive néanmoins) contactée par des groupes d'armateurs tel que la CMA-CGM afin de répondre à leurs exigences sécuritaires lors du passage du Golfe d'Aden. Les étudiants sont en effet partis d'une déclaration d'un délégué de la CMA-CGM dans la presse (publiée par mon collègue du Point, Jean Guisnel sur son blog "Défense ouverte"), demandant la généralisation de l'embarquement de contractuels armés sur les navires pour les protéger des attaques de pirates. Et ils ont voulu défendre "cette option, assez polémique, (pour) en étudier tous les aspects afin de la rendre aussi crédible et efficace que possible".

Le travail est plutôt réussi. Vous pouvez en juger vous-même (en téléchargeant le mémoire). Le format – façon étude, cabinet de lobbying – est facile à lire. Et l'ironie qu'ils y ont maniée est séduisante. Le texte est travaillé et documenté. L’argumentaire se veut très engagé et convaincant. Un peu trop même. Car une telle initiative qui a un certain avantage économique ou opérationnel, présente également de sérieux inconvénients. A commencer par le contexte international et juridique, mais aussi au niveau international. Quelques points que je veux développer ici...

Contexte juridique et de responsabilité.

Au plan international, seules les autorités militaires ou publiques sont, en effet, habilitées à traquer la piraterie maritime. Le devenir des pirates qui pourraient être appréhendés, blessés ou tués est également laissé en suspens. Quant aux problèmes de responsabilité de l’armateur ou du capitaine du navire, ils restent complexes. L’emploi de gardes privés armés peut être (et est souvent) considéré par les assurances comme un facteur de risque supplémentaire (et peut aboutir non pas à une diminution mais une augmentation la prime, ou alors à des conditions d’exclusion de l’assurance).

La question de la qualification et du sérieux des compagnies privées de sécurité. On a vu dans un passé, pas si lointain, quelques gardes privés s’enfuir du navire qu’ils étaient sensés gardés. L’armateur est là triplement perdant : il paie la sécurité, le bateau est capturé, les pirates ne sont pas enclins à des concessions si les conditions d’abordage ont été « dures ». Enfin, le risque de dérapage et de transformation n’est pas apprécié. La piraterie ressort pour l’instant d’un banditisme armé, parfois brutal mais pas sanguinaire. L'emploi de gardes privés ne peut donc se faire sans un sérieux encadrement par l'Etat du pavillon, un peu comme l'ont fait les Espagnols avec les gardes déployés sur les thoniers battant leur pavillon.

Une activité régalienne par excellence

Enfin, il y a à mon sens une question de principe. l’exercice de fonctions régaliennes de police et de justice ne peuvent être déléguées à des personnes privées, que sous certaines conditions.  Si le privé peut intervenir dans certaines fonctions, de soutien (analyse, conseil, entraînement…) voire de présence à bord, le développement de milices privées à bord des bateaux aurait un coût inflationniste et ne résoudrait pas vraiment la piraterie de façon globale. Les pirates soit s’en prendraient à des bateaux qui n’auraient pas de protection – ce qui en termes de protection collective n’arrangerait rien -, soit recourraient à des moyens plus brutaux.

On peut concevoir que la sécurité des 16.000 navires marchands dans le Golfe d’Aden attire des sociétés privées en recherche de marché. On ne peut pas renoncer à ce qui constitue une des motivations primaires d’un État. La sécurité a un coût certain pour la collectivité. Mais c’est pour cela que les Etats ont été instauré : assurer la sécurité collective et le monopole de l’emploi de la force comme de sa légitimité. L’emploi de forces privées ne peut donc pas être seulement considéré sous l’angle de l’efficacité technique et du coût. 

(photo : contrôle d'un dhow suspect par les forces maritimes anti-piraterie de l'UE - marine suédoise)

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 16:16

Le gouvernement kenyan a pris toute une série de mesures, relayée aujourd'hui par la presse kenyane, pour mieux surveiller la circulation "d'argent sale" dans le pays. Il veut mettre ainsi sous surveillance les bureaux de change de monnaie étrangère (forex) ainsi que mener un audit dans ces bureaux. Un amendement à la loi sur la banque centrale (Central Bank of Kenya Act) a été rédigé afin de pouvoir accéder aux informations obtenus de ces audits. On soupçonne notamment les pirates d'utiliser ces voies pour "blanchir" l'argent des rançons. Le gouvernement, très préoccupé par la question, et mis sous pression internationale, semble désormais prêt à agir.

Lire également: Le Kenya veut tracer l'argent illégal (des pirates) sur son territoire

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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 16:04

C'est effectivement la première condamnation par un tribunal européen de pirates ... depuis des lustres. La Cour de Rotterdam (Pays-Bas) a ainsi condamné, jeudi 17, les 5 pirates qui avaient attaqué le Samanyolu, un navire battant pavillon des Antilles, à 5 ans de prison. Les suspects avaient d'abord prétendus être de simples pêcheurs puis qu'ils n'avaient pas voulu attaquer un navire mais demandaient de l'aide. Les juges néerlandais n'ont pas accepté cette argumentation et ont bien estimé qu'il y avait une volonté d'attaquer le navire marchand. Les militaires danois qui étaient intervenus pour faire cesser l'attaque et ont arrêté les 5 Somaliens ont témoigné dans ce sens. La peine est cependant légèrement inférieure à ce que réclamait le ministère public. Les juges ont, en effet, estimé que la mauvaise situation économique et leur situation personnel, et le fait qu'aucune preuve ne pouvait permettre de lier les accusés à une organisation de piraterie jouait en leur faveur. Une trentaine de pirates somaliens ont ainsi été rapatriés en Europe : 15 en France, 2 en Espagne et 8 en Allemagne et les 5 qui viennent d'être condamnés aux Pays-Bas.

Lire également : Comment les pirates arrêtés sont jugés ? Le point... (Maj4)

 

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 08:50


GardesCotesDjiboutiEntrain-US.jpgCe n'est pas encore fait ! Mais on progresse... lentement.

A Luxembourg, les ministres des Affaires étrangères ont bien sûr prolongé l'opération européenne anti-piraterie Atalanta pour deux ans (1). Mais ils ont également eu une discussion avec le Rear Admiral Hudson sur le bilan des opérations et les évolutions futures. Parmi celles-ci, une mission "gardes-cotes" dans les pays riverains. Pour être plus exact, la "construction d'une capacité maritime régionale" dans la corne de l'Afrique, selon la terminologie officielle.

 

Mission exploratoire au Yemen et Djibouti

Une mission exploratoire s'est ainsi rendue au Yemen et à Djibouti. Deux pays riverains qui hébergeront l'un le centre de formation et documentation (à Doraleh, Djibouti), l'autre le centre de partage de l'information (à Sanaa, Yemen), initiatives soutenues et financées par l'Organisation maritime internationale, le Japon et l'Union européenne. Le retour est « très positif », selon mes informations. Les gouvernements du Yemen et de Djibouti sont « demandeurs » que l'UE renforce sa coopération dans ce domaine et prêts à coopérer pour cela. Maintenant il reste à déterminer comment cela peut s'articuler avec les différentes initiatives bilatérales entamées sur place par des pays tiers (Etats-Unis, Japon...) comme certains Etats membres (France notamment). Espérons que cela ira plus vite maintenant !

Un dossier qui traîne, coté européen

C'est, en effet, juillet 2009 que les Ministres se mettent d'accord sur la nécessité d'une telle mission (2 ). Un document sur une possible action de la PeSDC est élaboré et présenté en décembre (3). Et des discussions commencent dans les groupes de travail (CIVCOM et groupe politico-militaire). Le COPS a demandé des études complémentaires, notamment pour clarifier le champ d'un action au titre de la PeSDC et délimiter ses tâches avec les autres instruments de l'UE (certains Etats ne sont pas très chauds pour une action nouvelle de la PeSDC).

GardesCotesYemen-Us09.jpg
(crédit photo : US Coast guard)

Le Yemen renforce son dispositif, à l'aide des Américains

Au Yemen, le gouvernement a déclaré vouloir établir une ligne de surveillance de ses côtes qui s'étirent sur plus de 2000 km, de la mer rouge à Oman. Il planifie ainsi la mise en place d'une base de gardes-côtes à Hadramout, province la plus à l'est du pays, qui permettra de compléter le dispositif prévu, en septembre dernier, pour établir des centres anti-pirateries dans les villes portuaires de Aden et Mukkhala dans le Golfe d'Aden et d'Hudeidah dans la mer rouge.

Ce renforcement est soutenu par les Américains qui - dans le cadre de leur programme foreign military sales (FMS) program - ont déjà livré 20 navires de gardes-côtes au Yemen et s'apprêtent à en livrer deux autres, commandés aux chantiers navals américains Bollinger pour un coût de 28 millions $ (livraison prévue en 2011).

Lire également :

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logo_ouestfrancefr.pngL'éditeur : Nicolas Gros-Verheyde. Journaliste, correspondant "Affaires européennes" du premier quotidien régional français Ouest-France après avoir été celui de France-Soir. Spécialiste "défense-sécurité". Quelques détails bios et sources.