La politique européenne de sécurité et de défense commune (PeSDC) avance discrètement derrière les murs du Justus Lipsius (le Conseil de l'UE), le Cortenberg 150 (l'Etat major) ou la rue des Drapiers (l'Agence européenne de Défense).
Missions militaires et civiles (Kosovo, Tchad, Afghanistan, Israël, Ouganda, Irak...), logistique et transport aérien
La force de sécurisation européenne qui va être déployée en Haïti pourrait comprendre au moins 300-350 personnes. En l'état des offres, on parle de 100-140 Français (Gendarmerie), 100 Italiens (Carabinieri), 60 Néerlandais (Marechaussee), 23 Espagnols (Guardia Civil) et éventuellement des Portugais (ceux-ci devraient confirmer leur participation d'ici quelques jours).
Une coordination européenne. Celle-ci serait placée dans la structure hiérarchique de la Minustah (la force des Nations-Unies à Haïti) mais l'apport européen serait coordonnée par la cellule EUCO mise en place à Bruxelles. Il s'agit ainsi d'avoir une "visibilité européenne" à des efforts des Etats membres et d'éviter l'impression de dispersion laissée dans les opinions publiques. Un point sur lequel ont insisté plusieurs ministres lors du conseil des Affaires étrangères, ce 25 janvier.
Des gendarmes mieux outillés que des militaires. Comme l'a expliqué Karel de Gucht, le commissaire à l'Aide humanitaire, lors du Conseil : « Ce n'est pas vraiment de militaires en armes dont on a besoin sur place. Mais de personnel capables de faire du maintien de l'ordre ». «Nos gendarmes sont parfaitement adaptés à cette tâche» a ajouté Pierre Lelluche, le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes, à la sortie du Conseil : «Maintenir l’ordre en milieu difficile, en ville, dans la banlieue, en campagne… C'est leur travail de tous les jours.Haïti n'est pas un pays en guerre.» (photo : ministère de la Défense Fr / Dicod)