La politique européenne de sécurité et de défense commune (PeSDC) avance discrètement derrière les murs du Justus Lipsius (le Conseil de l'UE), le Cortenberg 150 (l'Etat major) ou la rue des Drapiers (l'Agence européenne de Défense). Missions militaires et civiles (Kosovo, Tchad, Afghanistan, Israël, Ouganda, Irak...), logistique et transport aérien
− revêtir un caractère civil et/ou humanitaire,
− revêtir un caractère permanent,
− pouvoir être mobilisé à tout moment et dans les plus brefs délais,
− agir sous la bannière de l'Union européenne,
− respecter le droit humanitaire international,
− être ouvert aux coopérations avec d'autres acteurs humanitaires,
− être disposé à coopérer avec le système des Nations unies,
− être ouvert aux contributions de pays tiers,
− respecter le caractère volontaire de la participation des États membres au dispositif à mettre en place,
− être soucieux de la mise à niveau permanente des capacités tant humaines que matérielles mobilisables à tout moment,
− se fonder sur le principe du "partage des charges".
Prière d'être un peu plus actif Lady ! C'est en résumé ce qu'on dit assez diplomatique à la Haute représentante de l'UE pour les affaires étrangères. Les députés l'ont, en effet, "invité" — ainsi que la commissaire à la coopération internationale, l'aide humanitaire et à la réponse aux crises — « à jouer un rôle moteur dans la coordination de la réponse de l'Union européenne aux situations de crise, en faisant usage des compétences instaurées par le traité de Lisbonne pour mieux coordonner la réponse de l'Union européenne aux futures crises et en se fondant sur les avancées déjà obtenues ». Si ce n'est pas un avertissement...