La politique européenne de sécurité et de défense commune (PeSDC) avance discrètement derrière les murs du Justus Lipsius (le Conseil de l'UE), le Cortenberg 150 (l'Etat major) ou la rue des Drapiers (l'Agence européenne de Défense). Missions militaires et civiles (Kosovo, Tchad, Afghanistan, Israël, Ouganda, Irak...), logistique et transport aérien
L'armée britannique - et son nouveau chef d'Etat major, General Sir David Richards - étudie un retrait partiel en Afghanistan. Ou plutôt un repli sur les villes les plus importantes de la province de Helmand, en abandonnant notamment certaines bases, comme Now Zad ou Musa Qala reconquise sur le Talibans en 2007 au prix de lourdes pertes. L'information est parue dans le Sunday times, ce week-end. Et elle devrait faire du bruit. Elle marquerait ainsi une inflexion très nette de la stratégie des Occidentaux dans le pays. De fait, celle-ci reprendrait en partie la stratégie suivie par les Soviétiques. Comme l'explique un officier supérieur au journal : « Nous devons concentrer nos efforts sur quelques zones géographiques. Nous devons sélectionner quelques zones à tenir et faire le job convenablement ». Ce recentrage a été, plus ou moins, confirmé officiellement par le ministre de la Défense, Bob Ainsworth au Sunday Times. Sans vouloir s'étendre sur les détails du plan, il a expliqué qu'il fallait se concentrer sur « les zones entre Gereshk et Lashkar Gah » où vivent la plupart des habitants.