Cela fait partie d'un deal entre présidences tchèque et française. La France va continuer d'assurer en Afrique la continuité de la politique européenne et de fait la présidence de l'UE. La république Tchèque n'a apparemment pas d'appétance pour le continent noir. Elle y entretient très peu d'ambassades. Et la France y est en position de force.
Appareil diplomatico-militaire. Dans nombre d'ambassades de pays africains, ce sera donc la France qui sera en première ligne (...). Et les autorités tchèques ont demandé aux Frnaçais de continuer de suivre certaines missions militaires notamment celle au Tchad et en Somalie. Toutes choses relativement discrètes normalement et qui ne devraient pas dépasser les contours d'un cénacle européen bien averti. Mais on peut compter sur la paire Sarkozy-Kouchner pour que cet agrément ne se fasse pas dans la discrétion.
Présence politico-médiatique. Première illustration de ce principe : le président français Nicolas Sarkozy se rendra en visite avec Bernard Kouchner, le ministre des Affaires étrangères, au Congo, en janvier pour rencontrer les principaux protagonistes du conflit qui menace la stabilité des Grands lacs. Sans doute au moment où l'UE devra se décider (enfin) à mettre en place une "mini opération militaire" de soutien à la MONUC.