La politique européenne de sécurité et de défense commune (PeSDC) avance discrètement derrière les murs du Justus Lipsius (le Conseil de l'UE), le Cortenberg 150 (l'Etat major) ou la rue des Drapiers (l'Agence européenne de Défense). Missions militaires et civiles (Kosovo, Tchad, Afghanistan, Israël, Ouganda, Irak...), logistique et transport aérien
Coupes sévères dans les programmes d'équipement ou les missions à l'étranger ? Certains projets d'achat d'équipement pourraient donc être revus. Des programmes tels que celui de la construction de la corvette « Gawron » - variante polonaise du Meko A-100 allemand, ce programme entamé en 2001, repoussé à plusieurs reprises, s'est avéré très couteux - pourrait être touché en premier. Mais également l'équipement en blindés de transport de troupes « Rosomak » (dérivé du Patria finlandais fabriqué sous licence), l'avion de transport « Bryza », ainsi que les livraisons de matériel pour l’unité missiles de la côte ou la modernisation des bases aériennes. Autre facteur possible d'économie : les effectifs de certaines missions extérieures seraient abaissés. La réduction concernerait plutôt les Balkans ou le Proche-Orient, voire le Tchad, a précisé Stanislaw Komorowski. Mais "pas la mission en Afghanistan" qui resterait inchangée. Même le budget de 10 millions pour l'organisation du Conseil des ministres de la Défense de l'Otan à Cracovie en février pourrait être touché en rognant sur certaines dépenses comme les locations de limousines...