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La politique européenne de sécurité et de défense commune (PeSDC) avance discrètement derrière les murs du Justus Lipsius (le Conseil de l'UE), le Cortenberg 150 (l'Etat major) ou la rue des Drapiers (l'Agence européenne de Défense). Missions militaires et civiles (Kosovo, Tchad, Afghanistan, Israël, Ouganda, Irak...), logistique et transport aérien

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Le projet de radar en République tchèque suspendu ?

La nouvelle administration américaine renoncera probablement à l'installation d'un radar en république tchèque dans le cadre du bouclier anti-missile américain. C'est le président de la commission des affaires étrangères du Sénat tchèque, Jiri Dienstbier, qui l'affirme à la télévision nationale. L'ancien dissident et porte-parole de la Charte 77, et ancien ministre des Affaires étrangères (de Vaclav Havel), ajoute que la seule possibilité de réaliser ce bouclier serait dans un cadre Russie-USA. Selon lui, "Soit le projet de défense antimissile sera commune - OTAN, Russie et États-Unis - soit il ne se fera pas". Il a rappelé également que le nouveau vice-président américain Joe Biden avait toujours été contre la "guerre des étoiles" (Joe Biden devrait faire une annonce importante à la conférence sur la sécurité de Münich en fin de semaine).

L'actuel ministre tchèque des Affaires étrangères, Karel Schwarzenberg, qui préside actuellement aux destinées de l'Union européenne, a rejeté l'idée de renégocier l'accord conclu avec les Américains pour y inclure les Russes, estimant que "tout nouvel accord serait désavantageux pour la république Tchèque". Mais il a cependant reconnu que le projet de radar "n'était pas une priorité" de la nouvelle administration américaine et qu'il pouvait être "raisonnable" de relier la défense des Etats-Unis et de la Russie. Quant au spécialiste de l'administration Clinton pour la sécurité nationale, l'américain d'origine polonaise, Zbigniew Brzezinski, il estime que le bouclier anti-missile n'est pas "vraiment nécessaire aujourd'hui" et est même un peu dépassé, reposant sur une menace vieille de dix ans. La menace la plus grande venant de "l'instabilité interne" de certains pays comme le Pakistan ou du nucléaire comme avec la Corée du Sud ou l'Iran où les négociations internationales sont en cours. 


(Photo : Jiri Dienstbier © Télévision tchèque

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