La politique européenne de sécurité et de défense commune (PeSDC) avance discrètement derrière les murs du Justus Lipsius (le Conseil de l'UE), le Cortenberg 150 (l'Etat major) ou la rue des Drapiers (l'Agence européenne de Défense).
Missions militaires et civiles (Kosovo, Tchad, Afghanistan, Israël, Ouganda, Irak...), logistique et transport aérien
Les responsables EUNAVFOR Atalanta - l'opération militaire anti-pirates - avait prévu de réorienter une partie de ses moyens, actuellement concentrés sur le Golfe d'Aden, vers l'Océan indien. Tout simplement, car le nombre d'attaques dans cette seconde zone a augmenté régulièrement, depuis décembre, et l'a même dépassé. La recrudescence des attaques de pirates le week-end du 4 avril devrait, donc, accélérer ce mouvement.
Deux moyens sur place rapidement. Un avion (Falcon) pourrait bientôt surveiller la zone de façon temporaire (durant une semaine). Et la frégate amirale, le Numancia, se rend aux Seychelles dans les prochains jours, pour environ une semaine. Rien n'interdit également de recourir à d'autres moyens qui passent dans la zone, comme la frégate française - le Nivose - qui doit remonter de la Réunion pour prendre son tour de garde dans Atalanta, ou la frégate allemande Rheinland-Pfalz qui termine une mission d'accompagnement pour l'Amisom.
Renforcer Atalanta. Mais couvrir une telle zone - située entre Seychelles, côte sud de la Somalie et le Kenya - autrement plus conséquente que celle du Golfe d'Aden, est peu aisé, avec seulement 4-5 navires et 1-2 avions. Va donc se poser la question aux Etats membres de renforcer les moyens actuellement délégués (lire également les moyens aériens).