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La politique européenne de sécurité et de défense commune (PeSDC) avance discrètement derrière les murs du Justus Lipsius (le Conseil de l'UE), le Cortenberg 150 (l'Etat major) ou la rue des Drapiers (l'Agence européenne de Défense). Missions militaires et civiles (Kosovo, Tchad, Afghanistan, Israël, Ouganda, Irak...), logistique et transport aérien

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Des commandos Belges à bord des navires = 115 000 euros

Le gouvernement belge, réuni jeudi, a décidé de proposer aux navires battant pavillon belge de mettre à leur disposition une équipe de militaires à bord pour les protéger des attaques des pirates. Des attaques qui ont fortement augmenté ces derniers jours dans l'Océan indien et le Golfe d'Aden (un navire belge a ainsi été kidnappé le 18 avril). Cette demande pourra être exécutée sous deux conditions 1° l'armateur doit avoir demandé la protection de la force européenne, EUNAVFOR Atalanta, et celle-ci n'est pas disponible (une frégate belge participera à Atalanta en septembre) ; 2° l'armateur doit accepter les conditions juridiques et financières posées par les ministères des Affaires étrangères et de la défense belges (cf. ci-dessous). Cette offre fera l'objet d'une période de test, entre mai et juin, avant - éventuellement d'être prolongée.

Cette mise à disposition ne sera pas gratuite. L'armateur devra assurer les frais de l'équipe de huit militaires qui sera à bord (115 000 euros selon les estimations pour une mission d'une semaine environ). Par ailleurs il devra signer un engagement "renonçant à toute poursuite à l'encontre de l'Etat belge en cas de dommages causés à l'embarcation, à la cargaison ou à l'équipage".

Une solution à généraliser ?
On sait, en effet, que la question de la responsabilité et du coût des militaires sont les deux principaux problèmes qui se posent et qui a, jusqu'ici, retardé la généralisation de l'embarquement de militaires à bord des navires marchands. La triple solution mise en place par la Belgique - condition préalable de non-disponibilité des forces sur place, prise en charge des coûts, et dégagement de responsabilité - est, somme toute logique et pourrait être généralisée à l'ensemble des navires et des bateaux européens. Faire payer les armateurs - même si elle est une solution qui pourrait apparaître choquante - peut apparaître justifié au regard des moyens que la puissance publique met pour les protéger.

La question du pavillon à envisager.
Il serait délicat de ne choisir de protéger que les navires sous pavillon national. Mais on pourrait ajouter une nuance, à mon sens, une sorte de "tarif" différencié pour la contribution, selon que le navire est sous pavillon national (européen) ou non. Il n'est, en effet, pas logique qu'un armateur qui a choisi un pavillon national (donc assume certains coûts supplémentaires déjà) ne paie pas la même "contribution" que celui-ci qui a choisi un pavillon exotique, national ou de complaisance, justement pour échapper à certains coûts et certaines obligations.
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