La politique européenne de sécurité et de défense commune (PeSDC) avance discrètement derrière les murs du Justus Lipsius (le Conseil de l'UE), le Cortenberg 150 (l'Etat major) ou la rue des Drapiers (l'Agence européenne de Défense).
Missions militaires et civiles (Kosovo, Tchad, Afghanistan, Israël, Ouganda, Irak...), logistique et transport aérien
La petite armée slovène serre la vis pour 2009 et réduit de 20% son budget (1). Le budget prévu pour 2009 de 631 millions d'euros sera ainsi réduit à 589 millions d'euros. Voire 552 millions d'euros. En effet, il a été nécessaire d'augmenter l'enveloppe consacrée aux traitements (20 milions d'euros).
Du coup, les économies prises essentiellement sur la modernisation et les investissements (60 millions d'euros), le fonctionnement de l'armée (35,2 millions d'euros) et les frais administratifs du ministère (4,7 millions d'euros). Concrètement plusieurs postes seraient touchés : la formation, les frais de maintenance du matériel, les coinvestissements dans les infrastructures, la coopération internationale et certains achats (y compris le nombre de véhicules tout terrain 8x8).
"Une réduction dramatique", selon le porte-parole du SDS (parti d'opposition de centre-droit), président du comité de la Défense,Jožef Jerovšek, cité par mes confrères slovènes de Sta (l'agence de presse slovène). "Nous sommes devenus le pays le plus pauvre de l'OTAN".
(1)Elle n'est pas la seule d'ailleurs - c'est quasiment le cas dans tous les pays d'Europe. J'en avais déjà parlé ici. Mais il semble que la plupart des pays revoient encore leurs prévisions budgetaires à la baisse (la crise s'installant durablement). (crédit photo : la Ministre de la défense,Ljubica Jelušič, lors d'un exercice "Kfor" de l'armée slovène)