La politique européenne de sécurité et de défense commune (PeSDC) avance discrètement derrière les murs du Justus Lipsius (le Conseil de l'UE), le Cortenberg 150 (l'Etat major) ou la rue des Drapiers (l'Agence européenne de Défense).
Missions militaires et civiles (Kosovo, Tchad, Afghanistan, Israël, Ouganda, Irak...), logistique et transport aérien
Il y a dix ans, l’UE qui voulait développer une Politique européenne de sécurité et de défense (PESD), mais était dépourvu de moyens militaires, s’était tournée vers l’OTAN. Ainsi avait été conclu un accord de coopération, dénommé "Berlin Plus", préparé en 1999 et officialisé en 2003. Il permet à l'UE de bénéficier des structures de commandement de l'Alliance atlantique. Mais aujourd’hui, à écouterJamie Shea, le directeur de la planification politique à l’OTAN (et ancien porte-parole de l’organisation), cet accord paraît dépassé ou du moins à compléter. Et c'est l'OTAN qui, désormais, paraît demandeuse : de pouvoir utiliser cet accord Berlin+ qui tend à tomber en désuétude, et surtout de conclure un accord "Berlin+ Civil". Carle besoin de capacités civiles dans les opérations,particulièrement en Afghanistan, est crucialpour gagner... Le renversement de situation paraît notable !