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La politique européenne de sécurité et de défense commune (PeSDC) avance discrètement derrière les murs du Justus Lipsius (le Conseil de l'UE), le Cortenberg 150 (l'Etat major) ou la rue des Drapiers (l'Agence européenne de Défense). Missions militaires et civiles (Kosovo, Tchad, Afghanistan, Israël, Ouganda, Irak...), logistique et transport aérien

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Pierre Lellouche tire à vue sur la "bureaucratie" de l'Otan

Pierre Lellouche, le secrétaire d'Etat (français) aux Affaires européennes était, ce lundi, en visite de travail. Une visite consacrée à la PESD et à d'autres sujets. Il a ainsi visité l'Etat-Major de l'UE, le Conseil de l'Union européenne et l'Agence européenne de Défense. Le Ministre qui ne cache pas son intérêt pour la politique de défense - il compte au sein de son cabinet un conseiller spécialement dédié à la politique de défense, un militaire, ce qui en soit est une première pour un portefeuille aux affaires européennes - s'est confié à quelques journalistes dans les locaux de la Représentation permanente française (photo © NGV).

Un beau potentiel pour l'UE... « Notre capacité est toute petite. Nous avons 200 militaires sur 30000 fonctionnaires de l’Ue pour 500 millions d’habitants. Mais nous avons là un petit outil de planification mais qui marche : nous avons pu déployer en 72 heures une mission en Géorgie, et mener une mission anti-piraterie. Il y a un vrai potentiel. Ce qui manque c’est sans doute un peu d’impulsion politique. Et je vais y travailler. »

... mais l'Otan doit se réformer en profondeur. Pierre Lellouche n'a pas caché son agacement en revanche sur l'OTAN. « Je souhaite à Rasmussen (le patron de l'Otan) de réformer en profondeur (son organisation). » Mais le Ministre ne s'arrête pas là et charge, sabre au clair : « J’ai vu le Shape. Je lui ai dit combien j’étais ému des 2700 membres de l’Etat major qui sont présents à Kaboul, ce sont là presque (trois) bataillons. Il y a beaucoup, beaucoup vraiment à réformer sur l’allure bureaucratique (de l'organisation). Avoir (15.000) personnes à l’OTAN, c’est beaucoup. On ne fait pas la guerre à Bruxelles. On pousse beaucoup de papier. »

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