La politique européenne de sécurité et de défense commune (PeSDC) avance discrètement derrière les murs du Justus Lipsius (le Conseil de l'UE), le Cortenberg 150 (l'Etat major) ou la rue des Drapiers (l'Agence européenne de Défense). Missions militaires et civiles (Kosovo, Tchad, Afghanistan, Israël, Ouganda, Irak...), logistique et transport aérien
Les Norvégiens sont parmi les fondateurs de ce groupe et ont mis à sa diposition une unité d'hélicoptères à Rygge, près de Fredrikstad. Mais il n'a jamais été utilisé. En fait le Shirbrig n'a jamais atteint sa puissance maximale et n'a pas été utilisé comme prévu. Le chef de la défense norvégien, le général Sverre Diesen a donc écrit une lettre au commandant du Shirbrirg, annonce le quotidien Aftenposten. La "Norvège ne contribuera plus au Shirbrig". Et son existence même doit être discutée. Ce n'est pas un désengagement de l'Onu, se justifie le secrétaire d'Etat au Ministère norvégien à la Défense, Barth Eide. "Nous travaillons durement pour mettre en place certaines opérations, comme au Darfour. (...) Mais la Norvège n'a pas assez de capacité militaire pour contribuer plus que ce qui est déjà dans des opérations internationales, comme celle menée en Afghanistan". Ce que confirme le directeur général du ministère finlandais de la Défense Pauli Järvenpää, il ne s’agit "pas seulement de nécessités pratiques ou d’une volonté politique, mais également de raisons financières".