La politique européenne de sécurité et de défense commune (PeSDC) avance discrètement derrière les murs du Justus Lipsius (le Conseil de l'UE), le Cortenberg 150 (l'Etat major) ou la rue des Drapiers (l'Agence européenne de Défense). Missions militaires et civiles (Kosovo, Tchad, Afghanistan, Israël, Ouganda, Irak...), logistique et transport aérien
« L’UE devrait envisager d’envoyer une mission de stabilisation au titre de la Politique européenne de sécurité et de défense (PESD) », a souligné Jacek Saryusz-Wolski, au nom du groupe des Chrétiens démocrates (PO / PPE-DE), lors d’une discussion en session plénière du Parlement européen, le 7 mai. Une demande suivie par certains groupes (ADLE), mais pas par tous. La Russie « viole les accords existants et l’intégrité territoriale de la Géorgie et sape les efforts de paix internationaux », estime Saryusz-Wolski qui a appelé les forces de l’ONU sur le terrain à devenir une « véritable force de paix internationale ». Il a invité le Conseil de l’UE à envisager une mission d’évaluation au titre de la PESD le plus rapidement possible en Abkhazie. « L’UE ne doit pas seulement être un bailleur de fonds mais se poser en véritable acteur », a-t-il ajouté. Fustigeant l’effet déstabilisateur des troupes russes, le letton Georgs Andrejevs (Libéral et démocrate, ADLE) a approuvé ce point de vue et l’idée de l’envoi de troupes placées sous la supervision de l’UE. Mais il a aussi appelé le gouvernement géorgien à mettre en place un « climat démocratique » pour les prochaines élections. « Les instances administratives de Géorgie n’ont pas fait tout pour convaincre qu’elles ont pris en compte les préoccupations du scrutin précédent ».