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La politique européenne de sécurité et de défense commune (PeSDC) avance discrètement derrière les murs du Justus Lipsius (le Conseil de l'UE), le Cortenberg 150 (l'Etat major) ou la rue des Drapiers (l'Agence européenne de Défense). Missions militaires et civiles (Kosovo, Tchad, Afghanistan, Israël, Ouganda, Irak...), logistique et transport aérien

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Vers une coopération navale européenne

Lors du Conseil des Ministres de la Défense de l’UE, le 10 novembre, neuf pays (Belgique, Allemagne, Espagne, France, Grèce, Italie, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni) ont signé une déclaration d’intention pour lancer un projet « d’interopérabilité aéronavale ». L’objectif – comme l’a expliqué Hervé Morin, le ministre français qui présidait la réunion – est d’avoir toujours un porte-aéronef européen en mer et que les navires ou avions qui l’accompagnent puissent être d’un autre pays membre». Les quatre pays de l’UE (France, Royaume-Uni, Espagne, Italie) qui disposent d’un porte-aéronef participent au projet. Cette capacité ainsi créée pourra être « mise à disposition aussi bien de l’UE que de l’Otan ».

Cette initiative comprendra : l’ouverture de dialogues entre les différentes unités et groupes concernés, des entraînements communs, l’échange de bonnes pratiques entre forces et états-majors, l’harmonisation des programmes d’entretien et d’activité. Le but n’est pas de « mutualiser les forces pour épargner le développement de moyens » précise-t-on à la présidence française « mais de travailler ensemble pour faire davantage avec les moyens existants ou à venir ». Toutes précautions prises pour ne pas avoir l'air de remettre en cause la construction d’un second porte-avion à propulsion nucléaire - qui reste un débat délicat en France et a déjà été repoussée plusieurs fois.

Le « cœur » de cette coopération sera constitué d’un ou plusieurs porte-aéronefs et de groupes aériens embarqués. Il sera renforcé de bâtiments d’escorte, de défense aérienne, des frégates et sous-marins, dont certains dotés de missiles de croisière, et complétés d’unités de soutien (plates formes de guet aérien et de contrôle, ravitaillement en vol, hélicoptères « Search and Rescue » (repérage et sauvetage), moyens de soutien logistique et de liaison. Ce groupe sera testé, grandeur nature, lors d’un exercice commun en 2009.

(article publié dans Europolitique)
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