L'ancien dirigeant de Patria, la firme finlandaise d'armements, Jorma Witakorpi devrait resté en prison accusé d'esprionnage industriel et fait de corruption aggravé, ainsi en a décidé jeudi le tribunal d'Helsinki. Il avait été arrêté lundi dernier par le bureau national d'enquête (BNE). Même punition pour Veijo Varis, membre de l'équipe de direction de Patria (il était responsable du département Land & Armement). Une équipe de police conjointe des polices finlandaises et slovènes ont travaillé ensemble. En effet, c'est pour la vente de véhicules blindés fabriqués par Patria aux forces armées slovènes que l'affaire est née. Le dirigeant inculpé a toujours nié les faits. Et aucune trace d'une action illégale n'a pour l'instant été trouvée, indique le quotidien Helsingin Sanomat. L'ancien Premier ministre slovène, Janez Jansa, avait également été mis en cause, comme un des destinataires possibles de l'argent, par une
enquête de la télévision finlandaise. Mais il avait toujours nié ce fait. Le BNE mène toujours une enquête sur un autre cas de corruption pour la vente d'artillerie en Egypte.
La livraison continue. Patria a cependant indiqué continuer à livre les blindés. Le premier des 130 véhicules a été livré en Slovénie vendredi. Et plusieurs autres devraient suivre d'ici la fin de l'année. Pour l'instant, tant qu'il n'y a pas condamnation, le contrat (de 278 millions d'euros) reste valable. Cependant une clause "anti-corruption" a été insérée dans le contrat et permet à la Slovénie de l'annuler en cas de jugement avéré. Une possibilité éventuelle car une partie des équipements est fabriquée en Slovénie...