La politique européenne de sécurité et de défense commune (PeSDC) avance discrètement derrière les murs du Justus Lipsius (le Conseil de l'UE), le Cortenberg 150 (l'Etat major) ou la rue des Drapiers (l'Agence européenne de Défense). Missions militaires et civiles (Kosovo, Tchad, Afghanistan, Israël, Ouganda, Irak...), logistique et transport aérien
Je viens de publier dans Europolitique un long entretien de Javier Solana, réalisé avec quelques collègues français, complété d'un portrait (télécharger ici portrait et interview - english version). Curieux personnage, en effet, ce Haut représentant pour la politique étrangère et de sécurité commune de l’Union européenne. Homme discret, on pourrait le croire, à première vue, ennuyeux ou pusillanime. Au contraire de cette image rapide, l’homme est tenace et imprégné de fortes convictions européennes. Mais, au poste où il est nommé en 1999 : Haut représentant d’une politique étrangère européenne, qui existe peu – et que la plupart des Etats membres ont peu l’intention de laisser exister —, il sait très bien que s’il veut réussir son pari : doter l’Europe d’une politique étrangère commune – cela a une rançon : la discrétion. Alors il voyage et reçoit, à tour de bras. Inconnu quasiment à Bruxelles, méprisé dans certaines capitales européennes, il est cependant l’image et la voix de l’Europe ailleurs.