La politique européenne de sécurité et de défense commune (PeSDC) avance discrètement derrière les murs du Justus Lipsius (le Conseil de l'UE), le Cortenberg 150 (l'Etat major) ou la rue des Drapiers (l'Agence européenne de Défense).
Missions militaires et civiles (Kosovo, Tchad, Afghanistan, Israël, Ouganda, Irak...), logistique et transport aérien
Le Kenya a finalement accepté de prendre en charge les sept pirates que la corvette suédoise Malmö (opération Atalanta), avait appréhendés, le 26 mai dernier, alors qu'ils tentaient d'aborder un navire marchand grec dans le Golfe d'Aden. Ils doivent être transférés ces prochains jours par avion à Mombasa, a annoncé le quartier général d'Atalanta. Ce qui serait en soit une première. D'ordinaire, les suspects étaient amenés en bateau, ce qui occasionnait un long déplacement. Cela fait plusieurs mois qu'Atalanta prépare les possibilités de transfert aérien. C'est la première fois qu'il est utilisé. En revanche, on voit que le Kenya se fait de plus en plus prier pour accepter les suspects et les traîner devant les tribunaux.Cette fois-ci, il a fallu près d'une semaine pour obtenir l'accord de Nairobi.Une petite centaine de suspects sont actuellement devant la justice Kenyane. Et le pays souhaiterait que les Occidentaux (l'Union européenne) participe un peu plus que ce qui était prévu à l'origine (1,7 millions d'euros pour aménager les prisons et les frais de justice).
(Mise à jour) Une difficulté liée également à la négociation d'un accord de transit aérien. Lire le commentaire.
Si les choses ont pris du temps, ce n'est peut-être pas du à une réticence du Kenya, mais au temps nécessaire à l'analyse légale du nouveau mode de transfert. Dans le cas d'un transfert des détenus par avion, on sépare les suspects des preuves matérielles, c'est à dire les armes, les échelles nécessaires à l'assaut, mais aussi le skif. Ce dernier élèment est déterminant pour montrer que l'embarcation est sans pavillon et donc ne relève pas de la juridiction d'un état particulier. Parfois de simples photos prises par des tiers ne suffisent pas auprès des cours de justice.