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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 13:36

pirates.jpgVoici une réponse de la Commission (en anglais Svp) à mon article, transmis par son service du porte-parole, dont je laisse aux lecteurs d'appliquer la sagacité juridique et la pertinence politique. Je n'ai pu m'empêcher d'ajouter quelques commentaires.

Législation. « At this stage, the European Commission is not foreseeing to present a proposal regarding maritime piracy. However,  existing EU instruments in the field of criminal law and police cooperation can provide an added value.  The questions is rather complex and involves policy areas of several of the DGs. We are in contact with our colleagues from RELEX (responsible for EU operations in ex Somalia), MARE (law of the sea), MOVE (security of transports) ...»

  • Cela confirme complètement que la Commission a étudié la question et ne voit pas la valeur ajoutée d'un nouvel instrument. Quant aux contacts entre DG, on ne saura rien. C'est le genre de réponses qui permet de refiler le bébé aux autres. NB : Le directeur de la direction générale JAI (Justice Affaires intérieures), Jonathan Faull, a dénié formellement, de son coté, avoir bloqué le dossier renvoyant la question au niveau politique.

European Arrest Warrant. « Piracy is not included as such within the list of offences that may give rise to surrender without verification of the double criminality of the act, BUT 1- offences that may be relevant in case of piracy are (e.g. participation in a criminal organisation, counterfeiting currency, murder). 2- for others criminal acts, surrender may be subject to the condition that the act for which surrender is requested constitutes an offence under the law of the executing Member State (double criminality rule). »

  • J'ai quelques doutes sur cette analyse. Tout d'abord sur le plan des incriminations en cause. Le meurtre est plutôt rare du coté des pirates. La contrefaçon de monnaie serait (très) délicate à invoquer, selon moi : s'il y en a, c'est qu'il y eu rançon versée, avec des faux billets... Il serait donc nécessaire de poursuivre également... le fournisseur de la fausse-monnaie (l'armateur voire l'Etat), ainsi que les complices (les forces spéciales, militaires ou policières qui se sont prêtés à l'opération)... Quant à l'organisation criminelle, ce n'est pas automatiquement facile à prouver). Cela montre combien la voie du mandat d'arrêt européen est étroite, sans une modification formelle de cette proposition.

Europol. « With the agreement of the Member States, Europol recently opened an Analysis Work File (AWF) dedicated to fight against Maritime Piracy. Interpol also participates in the project. Europol's commitment to the fight against piracy is also witnessed by its participation and support to a recent first-ever international Conference on Maritime Piracy Financial Investigations, organised by Interpol. »

  • Curieuse réponse. Car ces deux organisations ne sont pas concernées par l'harmonisation législative. Quant au travail mené, il reste très confus. Interpol, l'organisation policière internationale, a ainsi pris très tard le train de la piraterie. Ce n'est qu'en janvier 2010 qu'un groupe d'études sur les circuits financiers de la piraterie a été mis sur pied (plus d'un an après le démarrage de l'opération militaire européenne). Sans suite concrète pour l'instant, du moins d'après ce que j'ai compris du représentant d'Interpol qui s'est exprimé publiquement lors du séminaire "piraterie", jeudi dernier au Parlement européen. Mais les journalistes sont sans doute trop ignares pour comprendre la subtilité de l'action d'Interpol. :-)
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Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Piraterie Golfe d'Aden - Océan Indien
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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 07:20

(A Luxembourg) Les 27 Ministres des Affaires étrangères ont approuvé un volumineux rapport, d'une centaine de pages, à destination du Parlement européen, qui recense en quelque sorte tout ce qui a été fait en matière de politique étrangère de l'UE en 2009. C'est le premier rapport rédigé sous l'autorité de Cathy Ashton, la diplomate en chef de l'UE. Il balaie tous les secteurs des menaces (prolifération d'armes de destruction massives ou conventionnelles, sécurité énergétique, terrorisme, changement climatique), la résolution des différents conflits (au Moyen-Orient, Afghanistan Pakistan, Somalie, Darfour, Congo - Rwanda, Guinée Bissau, Sahel...), l'établissement de la stabilité en Europe et à ses frontières proches, le nouvel ordre multilatéral, la promotion de la démocratie et des droits de l'homme ainsi que les différents partenariats entamés dans le monde (USA, Russie, Chine, Inde...), ainsi que le renforcement des capacités de l'Europe de la défense (surveillance maritime, capacités civiles, groupes d'experts en stratégie de réforme de la sécurité, ....)

A télécharger ici

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Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Défense UE (droit doctrine politique)
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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 23:40

(A Luxembourg), les 27 Ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne, réunis à Luxembourg aujourd'hui ont pondu des conclusions sur le Kirghizstan qui semblent un peu en deçà de la situation. Ils expriment ainsi leur "sérieuse inquiétude" face aux violences entre Ouzbekhs et Kirghizes qui agitent le sud du Kirghizstan qui ont fait "un nombre significatif de victimes".

Les 27 soulignent la "nécessité de restaurer l'ordre public et le respect de l'Etat de droit et insiste pour que toutes les violences et provocations puissent cesser immédiatement. Le dialogue doit être restauré comme une priorité. Ils appellent également "toutes les parties concernées, aussi bien que les pays voisins (NB : l'Ouzbékistan notamment), à prendre les mesures appropriées pour préserver l'accès aux populations vulnérables et contribuer, si c'est approprié, à des corridors et points d'appui humanitaire, en conformité avec le droit international."

L'UE a envoyé son représentant spécial dans la région, Pierre Morel en lien étroit avec l'OSCE et l'ONU. La Commission européenne prépare une décision financière d'urgence (1).

Télécharger la déclaration

Une déclaration un peu faiblarde.

Or, les violences interethniques ont fait plus de 100 morts et plus de 1200 blessés au dernier bilan selon les autorités kirghizes (bilan qui est passé à 170 morts et 1800 blessés, le 15 juin). Un bilan très provisoire. Car selon le CICR, le Comité international de la Croix-Rouge « il est probable que le nombre de morts confirmés augmentera à mesure que les corps pourront être récupérés. 80 000 personnes ont fui leur foyer. (...) Selon diverses sources, les patients blessés et malades ne se rendent plus dans les hôpitaux par crainte d’être victimes de violences ; le personnel médical a été attaqué alors qu’il cherchait à évacuer les patients. » A écouter ces témoignages, on a l'impression d'un mini-rwanda. Un premier avion humanitaire est arrivé, dimanche, une douzaine d'autres ont été programmés.

(Mise à jour 15 juin)

La Commission européenne a débloqué, le 15 juin, 5 millions d'euros pour financer l'aide aux victimes. « Les nouvelles du Kirghizstan ne sont pas bonnes » a expliqué, à cette occasion, Kristalina Georgieva, la commissaire européenne à l'aide humanitaire. "Nombre de personnes sont mortes et des milliers de civils innocentes ont fui pour sauver leur vie en Ouzbékistan." L'aide européenne est diversifiée (nourriture, eau, aide médicale d'urgence, abris, assistance psychosociale aux victimes) et sera distribuée aux ONG et aux organisations de l'ONU et "bénéficieront aux Kirghizes comme aux Ouzbekhs".

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Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Asie centrale-Géorgie-Russie
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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 23:18

Un premier verdict est tombé au Kosovo contre Albin Kurti. Leader de Vetëvendosje, opposé à la présence internationale, était soupçonné d'avoir fait obstruction aux forces de l'ordre lors d'une manifestation en février 2007 qui avait dérapé. Les forces de police internationale (à l'époque de la MINUK) avaient tiré avec des balles plastiques et fait 2 morts et plusieurs dizaines de blessés. Albin Kurti a été condamné, lundi 14 juin, à 9 mois de prison par la Cour de Pristina composé d'un juge kosovar et deux juges européens. Il a cependant été relâché immédiatement après le temps fait en préventive.

C'est le premier procès de ce type au Kosovo depuis l'indépendance. Et la mission européenne "Eulex" (Etat de droit) en avait fait un test de la capacité de la justice kosovare de remplir son rôle. Le procès, qui avait été entamé en 2007, puis interrompu et repris en février 2010, avait d'ailleurs été marqué par plusieurs incidents : une fois l'avocat n'était pas là, une fois c'était l'accusé, une fois c'était un juge. La libération d'Albin Kurti clot aussi une affaire judiciaire qui avait des relents de règlement de compte politique.

NB : Proche de Demaci, le chef de l'UCK, l'armée de libération du Kosovo, Albin Kurti avait également été arrêté en 1999 par les forces serbes puis inculpé pour menace à l'intégrité territoriale et liens avec mouvements terrorisme.                                                                                                                                                                                                                                                         

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Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Balkans-Bosnie-Kosovo
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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 16:04

(A Luxembourg - mis à jour 17h30) Les 27 ministres des Affaires étrangères réunis à Luxembourg ce lundi (14 juin) ont mis un peu plus encore la pression sur Israël pour qu'elle ouvre les portes vers Gaza. Mais ils ont renoncé à l'idée d'une enquête internationale, se contenant de l'enquête israélienne

Si la déclaration adoptée (1) se veut équilibrée condamnant les tirs de roquette (venant de la bande Gaza) et demandant la libération du soldat Ghilad Shalit, son objectif principal reste, ainsi que Catherine Ashton, la diplomate en chef de l'UE  l'a souligné, dans les colonnes du International Herald Tribune ce matin - de souligner le coté "insupportable" du blocus engagé par Israël contre Gaza ; un blocus « insoutenable » est-il mentionné plus diplomatiquement dans la déclaration. Ainsi qu'annoncé dans notre précédent post, les 27 se disent prêts à contribuer à la mise en oeuvre d'un « mécanisme » basé sur l'accord de 2005 pour permettre la réouverture des points frontières.

 

Un appel à la levée du blocus. « La situation à Gaza reste insoutenable. La politique continue de fermeture est inacceptable et politiquement contreproductive » soulignent les 27 (2). L'UE promeut « un changement fondamental et urgent conduisant à une solution durable à Gaza » et lance un appel « à une ouverture immédiate, soutenable et inconditionnels des points frontières pour le passage de l'aide humanitaire, des marchandises commerciales et des personnes de et vers Gaza, incluant les marchandises de la Cisjordanie ». 

L'offre de service des 27. L'Union européenne souligne sa disponibilité « sur la base de l'accord de 2005 » à un mécanisme permettant « la reconstruction de Gaza et la revitalisation de l'économie ». « L'objectif » est d'établir « un droit de passage régulier et entier par les points frontières terrestres, et si possible par mer, basé sur une liste de marchandises interdites » avec « dans le même temps un contrôe strict sur la destination des marchandises importées ». La Haute représentante, Catherine Asthon reçoit ainsi le mandat « d'engager des discussions avec le gouvernement d'Israël et l'Autorité palestinienne, les membres du Quartet et d'autres ». La discussion continuera ensuite au prochain Conseil des Affaires étrangères, en juillet, pour présenter « différentes options » (lire également : Les 27 pourraient proposer un mécanisme de levée du blocus de Gaza). 

L'enquête internationale.

La mesure est de mise, plus que de mise. L'UE estime qu'une enquête « immédiate, impartiale, entière » restent sur les évènements et les circonstances est « essentielle ». Mais le coté international de l'enquête n'est plus une condition. C'est surtout une mesure d'efficacité. « Pour garder la confiance de la communauté internationale, elle devrait inclure une participation internationale crédible ». Et c'est tout. En fait les Européens acceptent ce qu'ont proposé les Israéliens : la création d'une commission d'enquête nationale, avec la participation de deux personnalités internationales : l'une Britannique, Lord Trimble (ancien Premier ministre protestant d'Irlande du Nord et prix Nobel de la paix 1998), l'autre canadienne, Ken Watkin, (ex-avocat général de l'armée canadienne). Comme l'a précisé B. Kouchner à quelques journalistes lors d'une intersession du Conseil : « l’aspect de l’enquête n’est pas abandonnée. Mais si on veut moins de pesanteur sur Gaza, il ne faut pas mélanger les choses. »

(mis à jour) Les commentaires de Bernard Kouchner : "De cette crise pourrait ressortir un allègement du blocus".

Lors d'une intersession du Conseil, le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, est en effet sorti pour donner quelques commentaires sur les discussions aux journalistes. « Nous voulons soulager la vie quotidienne de Gaza. Il faut leur donner de l’air. La situation actuelle n'est pas tenable. Le nombre de camions autorisés (2000) n'est pas suffisant, il en faudrait 12.000 pour ravitailler Gaza. » Et d'ajouter : « De cette crise pourrait ressortir un allègement du blocus. Le plus gros succès à confirmer serait d’arriver à une liste limitative de produits interdits ».

Ccela ne semble pas évident. « Ce n’est pas fait encore. » ajoute-t-il aussitôt. Il faut le « consentement israélien. Mais « Il y a des signes positifs » est-il. « Nous sommes dans le bon chemin. On pourrait avoir un assentiment dans la semaine. Si cela se fait, on pourra dire que la participation de l'UE aura été décisive. » Et de détailler : « Eubam n’est pas encore acceptée mais évoquée. Mais pas les marchandises, il va falloir y travailler. Quant à l'accès par la voie maritime, il est « pour l’instant inenvisageable. Et de toute façon le port de Gaza - qu'on a déjà reconstruit une fois - n’est pas adapté. » selon Bernard Kouchner. Concrètement « les points de passage seraient directement administrés par « Israéliens et l'autorité palestinienne (comme dans l'accord de 2005).

L'optismisme prudent est partagé par d'autres délégations. Ainsi un diplomate de la présidence espagnole m'a confié qu'Israël - mis sous pression américaine - sait "qu'il doit bouger". Mais il y a un point délicat à gérer, a-t-il souligné : « comment ouvrir les frontières sans donner l'impression que le Hamas est gagnant ». Et l'ouverture des frontières, même relative, fera une victime : « le business des tunnels qui alimente actuellement Gaza ».

(1) télécharger la déclaration des 27

(2) « The situation in Gaza remains unsustainable. The continued policy of closure is unacceptable and politically counterproductive. The EU calls for an urgent and fundamental change of policy leading to a durable solution to the situation in Gaza. »

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Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Proche Orient - Israel Liban Palestine
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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 12:34

HsPelikanHaiti@Nl100115Après le séisme à Haïti, il est temps d’en tirer les leçons. Un rapport rédigé par les services de Catherine Ashton et de Kristalina Georgieva, a été présenté aujourd’hui, aux ministres des Affaires étrangères de l'UE réunis à Luxembourg (NB : il sera discuté cet après-midi).

J'ai pu lire ce rapport intégralement (en avant-première). Et il est intéressant car il trace de nombreux points à améliorer même s'il pêche par certains points (lire mon commentaire).

Le rapport souligne combien la réponse européenne a été « rapide, sur une grande échelle et globale » face à l'intensité de la catastrophe (1). Mais il se garde bien de tout triomphalisme. « Il y a de bonnes raisons d’être relativement satisfait (…) mais il ne n’y a pas de place pour la complaisance. » Si l’ensemble des structures a fonctionné « dans l’esprit de Lisbonne », le séisme a souligné - explique le rapport - la nécessité « d’améliorer la capacité de réponse de crises de l’UE lors des catastrophes majeures, à la fois en termes d’efficacité, de coordination et de visibilité » souligne le rapport. Il faut « renforcer l’efficacité de chacune des composantes (protection civile, aide humanitaire et si nécessaire moyens militaires) » et assurer leur coordination.

NB : Pour plus de lisibilité, j'ai regroupé sous forme de dix recommandations les différents aspects du rapport.

1. Une règle d'utilisation des moyens militaires en cas de catastrophe.

Haïti a montré « l’utilité d’une contribution de moyens militaires robustes » qui ont permis de combler des gaps critiques de capacité « notamment en matière de transport (cargo, avions, hélicoptères) et génie ». Mais les modalités et les circonstances de la mobilisation des moyens militaires doivent être en ligne avec les principes et lignes directrices, fixées dans le consensus européen sur l’aide humanitaire: « approche basée sur les besoins, complémentarité en dernier ressort quand les capacités humanitaires ne sont pas remplies, et sous direction civile. »

2. Des stocks prépositionnés et une capacité de transport.

Côté humanitaire, le système de dépôts de secours et stocks pré-positionnés (mis en place par l’ONU et la Croix-Rouge) a montré son efficacité. L’UE doit renforcer la capacité des dépôts humanitaires (faits par les ONG ou les Etats membres).

Le transport reste le « talon d’Achille » des opérations et « a affecté la capacité opérationnelle » de ces stocks. L'UE doit investir dans des capacités logistiques ou de transport des organisations humanitaires ou des Etats membres (voir mon commentaire).

3. Une planification des moyens de protection civile et des forces en stand-by.

Côté protection civile, le mécanisme existant a bien fonctionné mais il « repose encore (trop) sur le volontariat et les contributions/offres ad hoc, soumises à des modalités de décision nationale différentes ». Ce qui implique « inévitablement un degré d’improvisation » dans la phase de réponse de crises. Les décisions de déploiement sont reportés. Et il n’est pas possible de garantir la disponibilité des ressources nécessaires.

Quatre solutions sont mises sur la table :

- la planification des opérations de protection civile sur la base de scénarios de référence, avec une connaissance plus précise des capacités des Etats membres ;

- l’extension des accords de « stand-by » et la création d’un poll d’Etats-Membres clés qui peuvent être utilisés lors d’opérations de l’UE (NB : le mot d'EU Fast n'est pas prononcé. Mais on y pense) ;

- le renforcement du rôle de la cellule « protection civile » (MIC) de l’UE ;

- le développement d’accords de transports, pour permettre un déploiement (NB : là aussi !).

4. Une meilleure interaction civils et militaire.

Le peu d'expériences de déploiement conjoint « explique la situation actuelle ». Le rapport préconise donc une « plus grande familiarité » entre les strutures de la PeSDC et de la Commission européenne. (NB : que c'est joliment dit !) Et la coordination « devrait être améliorée dans le futur ».

5. Déploiement de personnels sur le terrain : experts techniques, soutien consulaire, officiers de liaison de l'UE.

Coté européen, il reste encore nombre de points à améliorer également.

Si les procédures de déploiement rapides (fast-track procedures) existent pour l'aide humanitaire et protection civile, des procédures similaires seraient nécessaires pour les autres groupes d'experts (administratif, logistique, sécurité, assistance aux Etats membres dans la gestion consulaire ou l'information). Le déploiement d'experts sur ces questions devrait être envisagé. Et la présence d'officiers de liaison de l'UE au sein du dispositif ONU devrait être envisagée.

La MIC devrait aussi envoyer « systématiquement » les équipes de soutien et d'assistance technique (TAST), accompagnés de kits de communications et autres structures transportables.

6. Une évaluation renforcée : équipes conjointes et évaluation post-désastre

La capacité d'évaluation de l'UE doit être améliorée en envoyant des équipes conjointes d'évaluation ECHO-MIC et Etats membres.

Le rapport préconise aussi d'avoir une meilleure évaluation de la première aide de reconstruction, post-urgence (PDNA), avec des experts pré-identifiés, à la Commission et les Etats membres qui auront développé un concept commun pour la PDNA, avec un système de rotation et une formation adéquate.

7. Rationaliser les centres de crises existants.

Il faut « rationaliser les centres existants » (NB : on en compte presqu'une dizaine aujourd'hui). Heureusement, le traité de Lisbonne favorise cet état d'esprit. D'un coté, l'intégration de la protection civile et de l'aide humanitaire dans une même direction ; de l'autre, le futur centre de réponse de crises du Service diplomatique (SEAE/EEAS) qui regroupera trois cellules : le Sitcen (veille information et protection consulaire), la cellule watchkeeping (WKC) de l'Etat-Major de l'UE (en direct des missions de la PeSDC) et la plate-forme de crises de la DG Relex (analyse politique). En cas de crise majeure, les deux dispositifs devraient être réunis, selon une approche type « task-force ». Quant à la coordination des moyens militaires, le rapport est moins prolixe, précisant qu'elle doit tenir "là où est disponible l'expertise militaire", c'est-à-dire au niveau de l'Etat-Major militaire.

8. Une règle de coordination politique.

Haïti a été la première « real-life experience » de l'application des dispositions du Traité de Lisbonne (alors que toutes les structures de celui-ci ne sont pas encore mises en place). Le rapport préconise donc une ligne directrice, Dans le cas d'une catastrophe de ce type, majeure et multidimensionnelle, c'est le Haut représentant pour les Affaires étrangères, par ailleurs vice-président de la Commission (HR/VP) qui assure le lead politique de la coordination de l'UE (couvrant l'action de l'UE et de ses Etats-membres) et pour représenter l'UE à tous les niveaux. « La présentation de positions unies de l'UE, comme cela s'est passé à la conférence des donateurs pour Haïti à New-York » doit devenir la norme ». En cas de catastrophes "normales", de moindre dimension, qui « ne nécessitent pas un engagement conjoint de toutes les mesures de l'UE », c'est la Commission européenne qui « assure le lead opérationnel en étroite coopération avec le HR ».

9. Et une règle de coordination sur le terrain.

Le « chef de délégation de l'UE devrait jouer un rôle plus central dans la coordination et le partage d'information plus efficace de la famille de l'UE sur le terrain (en incluant les missions des Etats membres) ». Il doit assurer également, à un niveau politique, le contact et la liaison entre l'UE et les autorités locales et les autres acteurs clés internationaux. Si nécessaire Bruxelles doit être capable de rapidement renforcer la délégation de l'UE en lui fournissant matériel et personnel.

10. La visibilité à revoir.

« L'effort substantiel de l'UE n'était pas toujours visible du public européen ou international » (NB : c'est un euphémisme, voir également l'interview avec K. Georgieva). Pour y remédier, le rapport
préconise quelques solutions :

- la présentation des données de l'aide de l'UE de façon globale en incluant les données des Etats membres (NB : c'était un problème lors de l'opération de secours en Haïti) ;

- obliger les partenaires (ONU, Croix-Rouge, ONG...) à afficher le logo de l'UE ;

- avoir un badge UE (double badge éventuellement UE/National) pour les personnels de l'UE et des Etats membres déployés sur le terrain ;

- déployer sur le terrain des experts média et communication.

HaitiSauvetagAmericainFrancais@Us100115
Une rescapée sortie des décombres par une équipe de secours française avec le soutien américain (crédit photo : US Army !)


Commentaire : un rapport intéressant mais trop incomplet pour être crédible

Au final, ce rapport est très intéressant. Mais il me semble plutôt assez conformiste, incomplet et peu approfondi, en particulier sur le volet militaire. Il ne permet pas à mon sens de bien tracer les nécessités (NB : je sais, je suis sévère. Mais c'est la réalité).

Ainsi il mentionne l’apport militaire, et son utilité, mais n’en tire pas vraiment de conséquence. Il démontre également une profonde méconnaissance, voire une ignorance totale de la réalité de la PeSDC, notamment son volet civil et ses évolutions récentes. Par exemple, en matière des transports, un des besoins primordiaux rencontrés, il ne mentionne pas la mise en place imminente du commandement aérien européen (EATC) à Eindhoven (en septembre) (3). C’est cependant une partie de la réponse à ce besoin. Un haut gradé m’a confirmé récemment, en effet, la disponibilité de ces moyens tactiques et stratégiques de transport. Ce qui devrait faciliter grandement demain la réponse européenne puisqu’il suffira d’un seul coup de fil, à Eindhoven pour avoir les moyens nécessaires (si les Etats membres le désirent). Une nette avancée !

En matière de visibilité, également je trouve cela assez "léger", pour ce qui a été l'échec majeur de l'action de l'UE en Haïti (4). Un beau loupé pour la com' européenne). Parmi les solutions proposées, certaines sont déjà résolues depuis longtemps dans d'autres enceintes. Ainsi les personnels civils ou militaires de la PeSDC ont déjà un double badge UE/national. Si les militaires y arrivent, pourquoi pas les civils !

Lire également

(1) Séisme à Haïti. L’aide européenne: 6 navires, 3000 hommes… En détail

(2) K. Georgieva : nous ne devons pas garder notre drapeau dans notre poche

(3) Feu vert au commandement aérien européen EATC. Une petite révolution

(4) Haïti. Un beau loupé pour la com’ européenne…

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Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Secours - Sécurité Civile
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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 06:52

HaitiRapatriementCasa2@Fr100115(A Luxembourg) Le premier intérêt du rapport présenté aux ministres des Affaires étrangères, ce lundi, est de dresser, a posteriori, une synthèse des moyens envoyés par l'UE.

Le séisme en Haïti (qui s'est produit le 12 janvier) a été une des pires catastrophes car elle n’a non seulement occasionné de nombreuses victimes (212.000 morts, 300.000 blessés, 4.000 amputés, 1 million de sansabris, 2,6 millions qui nécessitent une aide alimentaire), elle a aussi détruit les infrastructures de transport, de communication tout comme l’administration du pays et atteint les institutions internationales présentes. Les forces de l’ONU ont été particulièrement déstructurées. Mais la présence européenne également. La délégation de l’UE a aussi été atteinte directement : le chef de la délégation a été évacué, le chargé d’affaires tué, plusieurs membres du staff blessé. Quant à l’ambassade espagnole qui assurait la présidence elle a été détruite et son ambassadeur évacué. Les autres représentations des Etats membres ont aussi été touchées.

La première réponse européenne a été rapide. Les premiers experts d’ECHO – l’office d’aide humanitaire – sont arrivés 14 heures après et ceux du mécanisme européen de protection civile (MIC) dans la foulée. Le SITCEN a également déployé sur place deux experts. Une première aide de 3 millions d’euros a été débloquée en urgence.

Le total de l’assistance humanitaire s’est monté à 460 millions d’euros (dont 120 millions sur le budget communautaire – ECHO). Plus de 800 experts civils ont été fournis à travers le mécanisme de protection civile : 12 équipes de secours et recherche (USAR) ont été déployées avec leurs chiens (440 personnes), ainsi que 2 hôpitaux de campagne, 5 postes médicaux avancés et 38 équipes médicales ainsi qu’une aide au transport (4,5 millions d’euros). Plus de 2000 militaires ont été déployées avec des bateaux, avions, hélicoptères et forces du génie dont 260 officiers de gendarmerie fournis par la France, l’Italie et l’Espagne pour renforcer la MINUSTAH.

Côté recosntruction et développement. Un premier paquet d’aide à la reconstruction de 100 millions d’euros a été débloqué par la Commission européenne avec la France, l’Espagne et la Belgique. Et une deuxième enveloppe de 1,2 milliards d’euros (le 2e plus gros montant) a été annoncée lors de la conférence de New-York. Sur ce montant, 460 millions d’euros sont assurés par le budget européen et 300 millions ont déjà été engagés

Côté politique et de la coordination, un conseil extraordinaire des affaires étrangères a été convoqué dans la semaine de la catastrophe (le 18 janvier). Et une petite cellule (EUCO Haïti) a été mise en place du côté du SITCEN.

(crédit photo : DICOD/Ministère de la Défense)

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Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Amériques - Haïti
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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 06:30

 

GeorgivaNgv-2269a.jpgAu Conseil des Affaires étrangères de lundi à Luxembourg, les 27 ministres vont trouver dans leurs volumineux dossiers (entre l'Iran, Gaza et la Somalie) un rapport sur le retour d'expérience (les lessons learns) de l'intervention européenne sur le séisme à Haïti (article à suivre). Un rapport préparé par Catherine Ashton, diplomate en chef de l'UE et Kristalina Georgieva, la commissaire (bulgare) à l’aide humanitaire et la réponse de crises (lire : article à venir). Me Georgieva a accepté il y a quelques jours de me recevoir pour détailler ses premières réflexions sur l'intervention européenne à Haïti et ses prochaines priorités en matière de protection civile.

 

• Quelles sont les leçons (les lessons learned :-)) que vous tirez de l'intervention européenne sur le séisme en Haiti ?

Je vois trois piliers sur lesquels on doit construire notre action : la coordination, la cohésion et la visibilité de nos actions. Sur la coordination, nous respectons le rôle de chacun. Le rôle de coordination de ONU est ainsi, pour nous, essentiel. On doit absolument aider et renforcer ce rôle des Nations-Unies et non le circonvenir. Sur la cohésion de notre action, on voit bien l'importance des 27 Etats dans la réponse de crises et, notamment, le rôle des moyens militaires qui, dans un tel désastre, aussi important, sont primordiaux. Les militaires ont été très utiles en Haïti. 3e leçon : la visibilité...


• La visibilité n'a pas été vraiment au rendez-vous ? A quoi l'attribuer ?

Non, la visibilité n'a pas été le point réussi de cette opération. Nous avons agi, peut-être pas autant que les Etats-Unis mais de façon notable et rapide. Mais cela ne s'est pas su et ne s'est pas vu. Les Haïtiens me l’ont dit : vous étiez les premiers mais pas visibles. Nous sommes sans doute trop modestes. Il ne s'agit pas de faire comme les Américains, sans doute, en affichant partout notre présence. Mais nous n’avons pas à rougir de notre action et de notre drapeau. Au contraire ! On ne doit pas garder notre drapeau dans notre poche.  Je n’accepte pas l’argument selon lequel la visibilité est accessoire. Certes c'est l'action sur place qui est la première nécessité. Mais pour notre population, c’est aussi important de savoir où passe son argent et ce que nous faisons. C’est une question de responsabilité. Nous devons êtes fiers de ce que nous avons fait et ce que nous faisons encore.


• Les Etats membres n'ont pas voulu jusqu'ici mettre en place une force européenne de protection civile type Europe Aid comme le proposait le rapport Barnier ou EU Fast comme le proposent les Belges, comment allez-vous les convaincre ?

C'est effectivement la question. Ces contributions sont très intéressantes. Maintenant il faut se poser la question pourquoi rien ne s’est pas passé.   Il faut donc d'abord savoir ce que souhaitent les Etats membres, écouter tous les arguments, voir ce qu’ils ont besoin, savoir où sont leurs lignes rouges. J'ai commencé à le faire. Et il y a des propos divers. Certains veulent être « plus efficaces », d’autres avoir des « incitations » pour renforcer les capacités. Je crois aussi qu'il n’y a pas eu de véritable analyse des différentes options possibles, ni du ratio coûts - avantages des différentes options. Entre la proposition d'une Euroforce et le zéro action, nous n'avons pas de proposition intermédiaire. Il faut commencer par là.  Mon approche se veut pragmatique, pratique. Peut-être qu'il faudra proposer un ensemble d'action, une panoplie d'instruments ou d'actions possibles.


Une communication d'ici la fin de l'année sur la réponse aux crises


DSC02276.JPG• Vous croyez qu'on peut progresser ? La crise est-elle un facteur négatif ou favorable ?

Je n'ai aucun doute la dessus. Il y a une nouvelle dynamique, un nouveau contexte institutionnel. Le Traité de Lisbonne nous permet d'agir. Il y a un commissaire à la réponse de crises et un Haut représentant de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité commune. Et la crise économique et budgétaire va nous pousser à agir. Quand on regarde la tendance sur les dernières années, que constate-t-on ? Les catastrophes augmentent et nos budgets ont tendance à diminuer. Pour concilier les deux, la seule solution pour moi est le partage des capacités. Pour des raisons institutionnelles comme économiques. Mais il faut rester pragmatique, je le répète. J'en suis persuadée.

 

• Comme pour les feux de forêts, ce projet pilote sera-t-il renouvelé ?

Oui c'est un excellent projet. Il sera renouvelé cet été. Et nous verrons ensuite comment le pérenniser. C'est une initiative intéressante qu'on pourrait développer ou étendre à d'autres causes de catastrophes. Pourquoi ne pas avoir un système identique pour les inondations, par exemple.

 

• Que  la MIC (cellule d'intervention de la Protection civile au niveau de la Commission européenne) ?

Cela fonctionne bien. Il faut la renforcer sans doute. On a vu l'utilité de la réponse de crises européenne lors des inondations en Pologne (et dans plusieurs pays d'Europe centrale). Quand la Pologne a sollicité notre aide, quelques heures à peine après notre appel, nous avions le matériel recherché.


• Quand présenterez-vous une proposition sur ce sujet ?

 J'espère bien le plus vite possible. Je compte présenter une communication d'ici la fin de l'année suivie d'une proposition législative l'année prochaine. Nous avons engagé un dialogue très intensif (NB : très difficile) sur le sujet avec les Etats membres (NB : la communication pourrait être présentée en novembre et la consultation inter-services entamée à l'été ou l'automne au plus tard).

 

• Vous êtez aussi commissaire à l'aide humanitaire. Quelles sont vos autres priorités ?

Tout d'abord, le plan d’action pour la mise en oeuvre du consensus humanitaire.  Et également une proposition législative sur le corps de volontaires européens (prévue par le Traité de Lisbonne) ; je veux présenter un texte l’année prochaine.


(crédit photos : ©NGV)

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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 18:46

Logo-EUNAVFORSomalia.gifLes 27 ministres des Affaires étrangères devraient, lors de leur réunion mensuelle lundi à Luxembourg, approuver la prolongation de l'opération européenne anti-piraterie EUNAVFOR Atalanta pour deux ans de plus, "jusqu'à décembre 2012" (1).

Ils devraient approuver également - selon les informations obtenues - son "accord pour une extension de la zone d'opérations" à la fois vers l'est (vers les Maldives et plus très loin de l'Inde) et le sud (vers la Tanzanie, Mayotte et Madagascar), "afin de réagir à l'élargissement du champ d'action des pirates". Ce qui serait la seconde extension depuis le début de l'opération, en décembre 2008.

Les 27 devraient, enfin, adresser une piqûre de rappel, en guise d'avertissement la communauté maritime internationale pour qu'ils insistent "davantage pour que les transporteurs se conforment strictement aux bonnes pratiques".

Satisfecit pour Cathy Ashton

Au passage, les 27 devraient adresser un message d'encouragement pour Cathy Ashton, en la "félicitant des efforts déployés sans relâche" auprès des pays de la région pour favoriser la mise en place d'une coopération régionale dans la lutte contre la piraterie (article à venir) et "pour trouver des solutions durables pour éviter que ces crimes restent impunis" (sur ce point, lire également : L'île Maurice offre ses services dans la lutte anti-piraterie).

Décision stratégique d'ici la fin 2010

Les 27 annoncent également leur intention de tenir prochainement un "débat stratégique" sur cette opération. Ce serait au début de l'automne, avec l'objectif d'examiner l'action globale de l'UE dans la région. La Haute représentante et la Commission européenne devraient ainsi être mandatées pour faire des propositions sur "une stratégie globale de l'UE dans ses relations avec les pays de la Corne de l'Afrique".

(1) Cette opération resterait sous commandement britannique durant ces deux années, avec l'OHQ de Northwood. Le général Howes assurant le commandement en 2010-2011, avant un éventuel retour du contre-amiral Hudson sur la période 2011-2012.

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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 14:35

Les forces de l'OTAN ont face à elles un ennemi de poids : les services secrets pakistanais (ISI) financent et soutiennent les talibans affirme une étude de la London School of Economis, révélée par la BBC.

Depuis longtemps on soupçonnait des liens entre talibans et l'ISI. Mais l'auteur de l'étude, Matt Waldman, qui a pu discuter avec neuf commandants talibans de terrain, affirme qu'il a des preuves d'une coopération soutenue et approfondie . C'est "une politique officielle de cette agence" explique-t-il. L'aide n'est "pas occasionnelle ou limitée. (...) Il y a un soutien significatif... au niveau opérationnel comme stratégique". Conseils, entrainement, armes... sont fournies par l'ISI. Ces déclarations sont étayées de commentaires d'un analyste occidental et d'un haut fonctionnaire de l'ONU basés à Kaboul. Une politique qui s'explique, selon lui, par la volonté de lutter contre l'influence indienne et pour le Pakistan de contrôler son voisin après le départ des troupes US.

Le gouvernement pakistanais dément formellement ces allégations y voyant une campagne contre les agences de sécurité du pays. On pourrait y croire. Mais l'ex-chef du service de renseignement, Amrullah Saleh, qui a démissionné, a confirmé à l'agence Reuters que l'ISI est une "partie de la campagne de destruction" de l'Afghanistan, et fournit un abri aux leaders talibans.

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logo_ouestfrancefr.pngL'éditeur : Nicolas Gros-Verheyde. Journaliste, correspondant "Affaires européennes" du premier quotidien régional français Ouest-France après avoir été celui de France-Soir. Spécialiste "défense-sécurité". Quelques détails bios et sources.